Christopher BLACK
« J’accuse ! » La phrase d’Émile Zola qui a ébranlé un pays parce qu’il demandait justice pour un homme faussement accusé, la phrase dont on se souviendra à jamais, ainsi que de l’homme qui l’a écrite, est aujourd’hui utilisée pour condamner des gens, sans procès, sans audience équitable, sans droit de réponse, sans justice. La phrase « j’accuse » n’est maintenant plus une demande de justice, mais est considérée comme une preuve de n’importe quelle accusation qui la suit ; elle est devenue une demande d’injustice.
« J’accuse X de ceci. » « A accuse B de cela. »
Les médias (dûment horrifiés) s’écrient « Horreur ! Horreur ! Le tissu social se déchire. Pendez-le. Pendez-la. Pendez-les tous ! »
Les consommateurs de cette information, la masse des gens qui ont été dépouillés de leur raison et ne peuvent réagir que comme des automates irréfléchis, répondent consciencieusement : « Avez-vous entendu ? Elle l’accuse de ceci. Terrible. Terrible. Il devrait être abattu et écartelé. »
« Avez-vous entendu ce que les Russes ont fait ? Mon Dieu, on devrait leur apprendre qui est qui. »
« Avez-vous entendu que Jean Dupont a fait ça pour... ? Il doit être puni. Ruinez-le. Jetez-le en prison ! », résonnent les cris de dérision.
Les lyncheurs sont de retour, mais cette fois ils tapent leurs appels à la punition sur les claviers de leurs ordinateurs et sur les médias sociaux. Les moulins à rumeurs font des heures supplémentaires. Les vigiles sont partout, les comités de surveillance, les informateurs, (…)
Christopher BLACK
En 2003, avec quelques avocats étasuniens, membres de la National Lawyers Guild, j’ai eu la chance de pouvoir voyager en Corée du Nord, c’est-à-dire en République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord), afin de me faire une idée précise de ce pays, de son gouvernement et de son peuple.
Publié à notre retour, cet article a été intitulé “La grande tromperie”. Ce titre a été choisi parce que nous avons découvert que le mythe péjoratif de la propagande occidentale sur la Corée du Nord est une immense tromperie conçue pour cacher aux peuples du monde les réalisations des Nord-Coréens, qui ont réussi à créer leurs propres conditions, leur propre système socio-économique indépendant basé sur les principes socialistes, libres de la domination des puissances occidentales.
Lors de l’un de nos premiers dîners à Pyongyang, notre hôte, Ri Myong Kuk, un avocat, a dit en termes passionnés, au nom du gouvernement, que la force de dissuasion nucléaire de la Corée du Nord est nécessaire au vu des agissements et des menaces du monde étasunienne contre elle. Il a dit, et cela m’a été répété plus tard pendant mon voyage, lors d’une réunion de haut niveau avec des représentants du gouvernement de la Corée du Nord, que si les Étasuniens signaient un traité de paix et un accord de (…)
Christopher BLACK
J’ai été avocat de la défense la plus grande partie de ma vie professionnelle et je n’ai pas l’habitude de recueillir des preuves pour engager des poursuites, mais les circonstances m’ont incité à ouvrir un dossier pour le procureur de la Cour pénale internationale, ou peut-être un futur tribunal citoyen. Ce dossier contient la preuve que les dirigeants de l’OTAN sont coupables du plus grave crime contre l’humanité, le crime d’agression. Je voudrais partager avec vous quelques brèves notes intéressantes provenant de ce fichier, que je soumets à votre réflexion.
L’Article 8bis du Statut de Rome, le statut régissant la Cour pénale internationale, stipule :
Aux fins du présent Statut, on entend par « crime d’agression » la planification, la préparation, le lancement ou l’exécution par une personne effectivement en mesure de contrôler ou de diriger l’action politique ou militaire d’un État, d’un acte d’agression qui, par sa nature, sa gravité et son ampleur, constitue une violation manifeste de la Charte des Nations Unies.
Le communiqué de l’OTAN publié à l’issue du congrès de Varsovie le 9 juillet est la preuve directe d’une telle planification et préparation et donc d’une conspiration par les dirigeants de l’OTAN pour commettre des actes d’agression contre la Russie. Cela ferait l’objet d’un acte d’accusation de la Cour pénale internationale contre les dirigeants de l’alliance militaire si la procureure de la CPI était effectivement indépendante, ce qu’elle n’est pas. Et bien sûr, si les articles relatifs aux crimes d’agression étaient (…)