auteur Gregory WILPERT
21 juillet 2017
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Il est temps que la gauche internationale prenne position pour le Venezuela
Gregory WILPERT
Le Venezuela s’approche de plus en plus d’une situation dangereuse, dans laquelle une guerre civile de grande ampleur deviendrait une réalité. Jusqu’à présent plus de 100 personnes sont décédées à cause des manifestations (lorsqu’on connait les causes des décès). La possibilité d’une guerre civile devient encore plus probable, lorsque les médias internationaux noircissent le tableau qui permet de voir qui est le responsable de la violence, et tant que la gauche internationale reste en marge du conflit et ne montre pas sa solidarité avec le mouvement socialiste bolivarien du Venezuela.
Si la gauche internationale reçoit des informations sur le Venezuela principalement des médias internationaux il est facile de comprendre son silence. Après tout, ces médias du statu quo, omettent régulièrement de dire qui est en train d’inciter à la violence dans ce conflit. Par exemple, quelqu’un qui regarde CNN ou qui lit le New York Times, ignore que sur les 103 morts liés aux manifestations, 27 (…)
26 octobre 2012
Pourquoi la Colombie peut croire à la paix
Gregory WILPERT
Historique : les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et le gouvernement de M. Juan Manuel Santos ont annoncé l’ouverture, à partir du 15 octobre [initialement prévues le 8] à Oslo, de négociations de paix, à la suite d’un dialogue amorcé en secret. Pour la première fois depuis des années, nombre d’éléments semblent réunis pour qu’elles puissent aboutir. Notamment au sommet de l’Etat.
Après cinquante ans d'une guerre civile féroce et un nombre incalculable de négociations infructueuses, le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) sont convenus de redonner une chance à la paix. Le 27 août, le président Juan Manuel Santos annonçait son intention de renouer le dialogue avec la guérilla et de confier la médiation des pourparlers aux gouvernements du Venezuela, du Chili, de la Norvège et de Cuba. Rompant avec la politique d'escalade militaire suivie depuis dix ans, d'abord sous la présidence de M. Alvaro Uribe, puis sous celle de M. Santos " qui fut son ministre de la défense ", ce revirement soudain ne laisse pas de surprendre.
Deux facteurs au moins y ont concouru. En premier lieu, les deux belligérants ont pris conscience que ni l'un ni l'autre n'était en mesure de gagner cette guerre. Même si les rebelles ont essuyé de lourds revers durant la décennie Uribe (2002-2010), ils ont reconstitué l'essentiel de leurs (…)

