auteur Jean-Emmanuel DUCOIN
5 novembre 2017
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Capitaine Marleau cartonne. Le triomphe politique de Corinne Masiero
Jean-Emmanuel DUCOIN
« Je suis une révoltée, une révolutionnaire… C’est une vocation périlleuse. » Connaissez-vous beaucoup d’actrices capables de prononcer semblable phrase dans les couloirs de la rédaction de l’Humanité ? Et d’ajouter ceci : « Depuis toujours j’ai pris le parti des humbles et des opprimés – car c’est mon parti – à la face de tous les pouvoirs établis, surtout celui de l’oligarchie financière. »
Celle qui parlait ainsi en 2015, lors d’une de ses plus belles prestations (« rédactrice en chef d’un jour » du journal de Jaurès), cartonne tous les mardis soir sur France 3. Un succès colossal qui nous réjouit autant qu’il nous conforte. Corinne Masiero, née à Douai, y campe la « Capitaine Marleau », cette héroïne atypique au franc-parler et à l’accent chti qui pénètre dans nos salons chaque semaine pour une séance de maintien et/ou de rattrapage politique. Le bloc-noteur assume ce qu’il vient d’écrire. Car le personnage de cette gendarme gradée, outre qu’elle nous ferait aimer toute la (…)
10 avril 2014
Préoccupation(s)
Jean-Emmanuel DUCOIN
J'extrais d'un article de l'Humanité.fr le passage relatif aux résultats du PCF aux municipales parce qu'il est difficile de les trouver sous cette forme synthétique. Comme le début de l'article traite de Normal 1er dont il est suffisamment parlé ailleurs, et que la fin se place sous la thèse qu'il ne s'agit que de situations locales trop diverses pour qu'un enseignement puisse en être tiré au niveau national, elle ne m'a pas paru suffisamment intéressante pour être retenue. Mauris Dwaabala
Et maintenant, place au fait.
PCF. L’avantage de la situation pourrait consister à dire que l’heure est plus que jamais à la recomposition d’une gauche de transformation la plus élargie possible, que les circonstances sont presque réunies pour en entrevoir la possibilité, et que, enfin, ce serait la condition des conditions pour continuer à « penser » et réorienter la gauche vers sa raison d’être, le combat social, l’égalité, la justice.
De bien grandes phrases, n’est-ce pas, alors que tout semble noir, bien assombri, et que nous tentons quand même, presque malgré nous, de ne pas trop faire bande à part pour ne pas rompre la chaîne dont nous ne sommes qu’un maillon.
D’autant que la réalité voisine souvent avec les choses qui inquiètent un peu, beaucoup, car elles nous concernent particulièrement : nous parlons là du sort des villes communistes. Le constat global est connu. La vague bleue n’a épargné aucune formation de gauche, même si elle a fait voler en éclats le parti (…)
18 décembre 2013
Exhortation(s) : quand le pape François parle des classes...
Jean-Emmanuel DUCOIN
Dans Evangelii Gaudium (la joie de l’Évangile), diffusé mardi 26 novembre, premier texte officiel publié de sa main depuis son élection sur le trône de Pierre, l’évêque de Rome offre une ligne de conduite tous azimuts, façon feuille de route.
François Ier. Être au monde dans ses mutations ne va pas sans soubresauts, ni hésitation. Ici, non pas la chronique de la peur mais contre la peur, quand la solitude se brise par la grâce d’espoirs sollicités. Voici le temps de l’aveu, celui qui doit inciter à l’optimisme malgré les périls en vue et les éventuelles déceptions. Que craindre le plus, en effet : l’effroi prévisible des consciences ou le combat des hommes en tant que potentialité ? Bien sûr, gardons-nous toujours d’un enthousiasme trop aveuglé par la puissance symbolique des actes et des mots. Mais, une fois encore, le pape François vient de nous surprendre plutôt agréablement. Pourquoi devrions-nous le taire et tenir à distance des informations assez importantes, qui, en tout orgueil, confortent nos impressions initiales ? Dans Evangelii Gaudium (la joie de l’Évangile), diffusé mardi 26 novembre, premier texte officiel publié de sa main depuis son élection sur le trône de Pierre, l’évêque de Rome offre une ligne de (…)


