auteur Jimmys LLAMA
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8 mars 2018
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Assaut contre Wikileaks (septième partie) : le réseau du renseignement US
Jimmys LLAMA
Après que le FBI a essentiellement orchestré le piratage de Stratfor par l'intermédiaire de leur informateur Hector Xavier Monsegur ('Sabu') et les pirates informatiques ont violé, pillé et effacé le contenu des serveurs de la société, le présumé membre de l'AntiSec Jeremy Hammond, a non seulement continué à pirater des systèmes pendant des mois, il espionnait involontairement sur d'autres pays au nom du gouvernement US. Selon le Daily Dot, Hammond a violé (ou tenté de violer) des bases de données contenant les « informations d'identification, les détails financiers et les e-mails privés de citoyens étrangers » dans plus de trente pays différents et chaque cible lui avait été désignée par Sabu. Au cours de son procès, Hammond n'a pas été en mesure de nommer publiquement ces cibles étrangères, mais peu après sa comparution devant le tribunal, Jacob Applebaum publia un lien vers la liste non expurgée et tweeta : « J'ai maintenant vu la liste non expurgée des cibles que le FBI a (…)
Assaut contre Wikileaks (sixième partie) : les fichiers Stratfor et Syrie I
Jimmys LLAMA
Dans l'une des décisions judiciaires les plus spectaculaires de l'histoire récente, le Westminster Magistrates' Court britannique a confirmé la semaine dernière un mandat d'arrêt contre Julian Assange, qui découlait d'une enquête suédoise de 2010 qui a été close depuis. Malgré les protestations du public, deux décisions de l'ONU en faveur d'Assange et le fait que le Royaume-Uni a récemment révélé qu'il encourageait la Suède à maintenir l'enquête ouverte malgré volonté du procureur suédois de la clore en 2012, il semble que le Royaume-Uni continue d'exécuter les ordres de marche reçus de Washington, quelles que soient les implications. Bien sûr, il n'y a pas (encore) de preuves démontrant que les États-Unis se sont directement immiscés dans l'affaire et je pourrais broder autour mieux qu'un journaliste d'Intercept sous médocs prescrits par le gouvernement. Mais à la différence de Micah Lee, cette histoire a des éléments tangibles pour étayer une telle hypothèse, dont le fait que le (…)
3 mars 2018
Assaut contre Wikileaks (cinquième partie) : L’ennemi intérieur
Jimmys LLAMA
Quelque chose qui ne cesse de m'étonner, c'est le manque de sérieux des médias grand public face aux attaques auxquelles Julian Assange et WikiLeaks ont été confrontés au fil des ans, mais comme je l'ai mentionné précédemment, le gouvernement des Etats-Unis a joué un rôle important dans le contrôle de la diffusion de l'information et je peux vous assurer que la dernière chose qu'ils veulent c'est que les gens soient informés sur les crimes qu'ils ont commis et tous ceux qu'ils ont retournés pour faire tomber Julian Assange. Prenons par exemple l'opération secrète du FBI en Islande. Si vous n'en avez jamais entendu parler ou si vous ne savez pas exactement de quoi il s'agit, prenez une tasse de café et attachez votre ceinture. Vous vous demandez comment le collectif de pirates Anonymous a pu jouer un rôle quelconque dans WikiLeaks ? Prenez un verre car, quelque part dans le monde, c'est l'heure de l'apéro. Et enfin, si vous n'avez jamais vu le film de Laura Poitras, Risk, laissez (…)
1er mars 2018
Assaut contre Wikileaks (quatrième partie) : Poupées russes
Jimmys LLAMA
« Mensonges imbriqués. Vérité massacrée. » Dans le climat politique actuel, je ne peux penser à des termes plus appropriés pour illustrer les allégations selon lesquelles Julian Assange a travaillé pour le Kremlin ; le récit russe est un nid de mensonges fabriqué et propagé par Hillary Clinton, la DNC (organe dirigeante du Parti Démocrate - NdT) et l'État profond. En fait, l'État profond est 'imbriqué' dans les médias grand public et trompe le public depuis des décennies et la Russie n'est que l'un des mille mensonges qu'ils ont « propagandisés ». Ils ont passé des années à mener une guerre contre Assange avec l'aide de journalistes, de médias et même de gouvernements étrangers, apparemment chaque fois qu'ils le souhaitent. Des bénévoles traîtres de WikiLeaks aux mouchards du FBI en passant par un grand jury fédéral et une ordonnance secrète d'extradition, Assange a subi un barrage d'attaques ininterrompues qui ont diffamé sa personne, restreint sa liberté et nié le droit de (…)
27 février 2018
Assaut contre Wikileaks (troisième partie) : trahis pour l’argent et le pouvoir ?
Jimmys LLAMA
Lorsque la Freedom of the Press Foundation (FPF) fut créée à la fin de 2012, Wikileaks avait déjà fait face à un barrage d'attaques de la part des gouvernements américain et suédois, des médias et des studios de cinéma, d'anciens volontaires de Wikileaks, et d'institutions bancaires et financières comme PayPal, Visa et MasterCard, qui ont imposé un blocus financier contre Wikileaks en décembre 2010. Lorsque Julian Assange et John Perry Barlow ont décidé de créer la FPF, c'était en réponse directe au blocus illégal qui faisait perdre la majeure partie des revenus de Wikileaks. Étonnamment, après sa création, trois membres du conseil d'administration de la FPF se sont vus offrir des postes confortables de journaliste et de technicien grâce la haute bienveillance de Pierre Omidyar, dont l'entreprise PayPal était directement impliquée dans le blocus financier. De façon choquante, ils ont accepté.
En 2007, le journaliste Glenn Greenwald a écrit,
« Je pense qu'il est pertinent de (…)
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