auteur Valentine DELBOS

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Je suis balcon ?

Valentine DELBOS

Approuver ou bien critiquer nos concitoyens qui sortent applaudir sur leurs balcons tous les soirs à 20h en signe de soutien aux personnels hospitaliers ? Choisis ton camp camarade.

Voilà, comme très souvent face à un phénomène de société de ce genre, on voit très rapidement deux catégories qui se définissent au sein de la gauche militante : approuver ou bien critiquer nos concitoyens qui sortent applaudir sur leurs balcons tous les soirs à 20h en signe de soutien aux personnels hospitaliers ? Le pessimisme de la raison Tout d’abord les éternels aigris, celles et ceux qui ne sont jamais contents car ce n’est jamais assez bien pour eux. Applaudir sur les balcons ? Trop facile, trop hypocrite, trop ceci et évidemment pas assez cela. Comme les gilets jaunes : trop beaufs, pas assez politisés, populos mais pas assez rouges, qui ont le malheur de reprendre des chants empruntés aux stades de foot au lieu d’entonner l’Internationale. Ainsi, tous ces « cons » qui applaudissent alors qu’ils ont sûrement provoqué la situation que nous traversons en votant pour Macron, ou pour toute autre option qui n’était pas la bonne, c’est-à-dire la nôtre. Toujours cette même (…)

Le Venezuela est-il victime d’une guerre économique ?

Valentine DELBOS

Un gouvernement autoritaire qui affame son peuple et le réprime à coups de matraques : c’est de cette manière que la situation au Venezuela est présentée par les médias occidentaux. Le gouvernement de la révolution bolivarienne, quant à lui, n’a de cesse de dénoncer une stratégie de déstabilisation comparable à celle mise en place contre le président Salvador Allende, au Chili (1970-1973), laquelle se solda par un coup d’Etat. La comparaison est-elle valable ?

Le Venezuela traverse une situation extrêmement tendue et, malheureusement, les médias dominants – donnant une vision très incomplète des événements en cours dans ce pays– n’aident en rien à la compréhension de la situation pour le citoyen lambda se trouvant à des milliers de kilomètres de Caracas. Si tous les journalistes s’accordent à dire que le pays sud-américain traverse une terrible situation économique, rares sont ceux qui se penchent en profondeur sur les multiples raisons qui l’alimentent. Alors que pour l’expliquer la plupart des médias mettent uniquement en avant l’incompétence du gouvernement en matière de gestion et une corruption qui battrait tous les records, diverses voix et jusqu’au président Maduro s’unissent pour dénoncer de leur côté et depuis plusieurs années une guerre économique… que la presse cite peu ou de façon presque sardonique, faisant passer le mandataire pour un affabulateur ou un « complotiste ». En effet, il n’est pas de bon ton de mentionner « (…)