auteur Pino CABRAS
12 avril 2021
100 000 morts contre 35 morts. Peut-on dire qu’ici tout est à refaire ?
Pino CABRAS
100 000 – ou du néo-libéralisme
Le 8 mars 2021, la macabre comptabilité de la crise Covid a dépassé en Italie le seuil psychologique des 100 000 morts. Sur un mode tragique, ce chiffre rond nous incite à réfléchir et à comparer. Tous les Etats et toutes les sociétés, quel que soit leur type de régime politique, sans exception, ont eu, dans ces 400 derniers jours, une priorité : adapter radicalement, règles, dépenses, comportements, prophylaxies à l’immense nouveauté du coronavirus. A de très rares exceptions près, la politique et les médias italiens n’étendent pas la comparaison mondiale au-delà du cercle restreint et limité des pays qui s’appellent eux-mêmes pompeusement « la communauté internationale » : c’est-à-dire les pays capitalistes occidentaux et leurs vassaux marqués par des décennies de néo-libéralisme. Tout le reste de l’oïkoumène – même s’il compte maintenant plus de pays, plus de population, plus même de PIB – n’est pas inclus dans le concept de « communauté (…)
Syrieleaks : comment attribuer la faute à Assad. (Sinistra in rete)
Pino CABRAS
Un titre bien net sur le Daily Mail, un quotidien de deux millions d'exemplaires en kiosque et trois millions de lecteurs online par jour : "Plan soutenu par les USA pour lancer une attaque aux armes chimiques contre la Syrie et en attribuer la faute au régime d'Assad."
Le titre en question remonte au 29 janvier 2013. L'édition online du Daily Mail a publié une histoire intéressante -sous la signature de Louise Boyle- susceptible de projeter la lumière d'une enquête pertinente sur les tragiques attaques au gaz qui ont eu lieu en Syrie sept mois après, en août 2013.
De temps en temps, la grande presse rapporte un fait important qui fait entendre un son de cloche totalement différent du récit de fond - mais, quand cela arrive, c'est un feu de paille aussitôt éteint.
Naturellement, quelques jours après la publication, l'article avait déjà disparu des archives online du journal, mais, heureusement, il n'est pas aussi facile de faire disparaître l'information d'internet une fois (…)
28 février 2013
Grillo, les mouvements et les palais pontificaux (Megachip)
Pino CABRAS
Deux octogénaires puissants et fatigués tournent en rond en ce moment dans deux somptueux palais de Rome, tous deux longtemps habités par les papes. L'un est justement le Pape, bien que seulement pour quelques heures encore. L'autre est le Président de la République, en fonction pour quelques heures de plus. Ils sont affaiblis parce que ce qu'ils ont voulu tenir loin de leurs magnifiques salons y fait irruption avec d'autant plus d'énergie et bouleverse leurs inutiles et séniles prudences conservatrices. Joseph Ratzinger a désormais pris acte de la disproportion de ses forces avec l'Histoire : il sort déjà de scène : "que d'autres s'en chargent, adieu les migraines". Par contre, Giorgio Napolitano doit assumer tous ses maux de tête : un Parlement ingouvernable, un système politique formé de partis trop forts pour permettre aux autres de gouverner et trop faibles pour gouverner seuls, tandis que le premier parti lui est hostile.
C'est lui qui a introduit au Palais un des plus (…)

