auteur Emmanuel LÉPINE

La grève des raffineurs à changé la donne !

Emmanuel LÉPINE

La grève des raffineurs pétroliers avec la CGT a modifié la donne sociale en France et en Europe en même temps que le débat sur les stratégies syndicales. Par ailleurs, il y aura et il y à déjà pour les travailleurs et leurs familles un prix élevé à payer pour la guerre en Ukraine voulue par les Etats-Unis et leurs vassaux européens. Cette situation interpelle le mouvement syndical et lui pose des questions inédites auxquelles il se doit d'apporter des réponses. La fédération des Industries chimiques est une des organisations parmi les plus combatives de la CGT. Son secrétaire général Emmanuel Lepine contribue ici à la clarté à partir d'un rapport devant les dirigeants de sa Fédération. En quelque sorte, il fait l'état des lieux !

L’actualité nous montre un monde déchiré par une impitoyable guerre des classes, et aussi par des guerres impérialistes dont le fondement est à la fois le territoire comme instrument de domination, à la fois les rivalités économiques issues des contradictions nées de la poursuite de l’accumulation infinie du capital dans un monde aux ressources finies. La guerre russe en Ukraine a franchi des caps qui rendent encore moins probable un règlement diplomatique du conflit. Ainsi, l’attentat vraisemblablement commandité par les Etats-Unis, des gazoducs North Stream 1 et 2, a sans doute définitivement mis ces tubes hors d’état de fonctionner, c’est une agression à la fois contre la Russie bien sûr, mais aussi contre l’Allemagne très dépendante du gaz russe, et par extension contre l’Union européenne, qui doit se tourner vers d’autres sources d‘énergie et aussi revoir sa programmation énergétique, comme par exemple en France, l’annonce de Macron, il y a quelques années, d’abandon du (…)

Assises de Martigues pour un changement de société.

Emmanuel LÉPINE

Le 29 octobre 2020 se sont tenues à Martigues des Assises pour un changement de société, regroupant 400 militants de la CGT issus de 70 départements et de 20 fédérations professionnelles. L’ensemble des organisations de la CGT, direction confédérale comprise, étaient invitées à y participer. Ces Assises faisaient suite à une série d’actions de mobilisation dans toute la France, les Marches pour l’emploi et la dignité, impulsées par l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône et reprises largement, qui ont convergé dans la manifestation parisienne du 17 octobre, avec les sans-papiers. Les conclusions d’Emmanuel Lepine secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats CGT des industries chimiques reflètent l’exigence des débats pour un changement de stratégie syndicale de la CGT, et revenir à nos valeurs de lutte de classe.

Durant ces Assises auront été abordés l’essentiel des sujets qui touchent l’ensemble du monde du travail d’aujourd’hui, une société marquée au fer par son mode particulier de production qu’est le capitalisme. La lutte, c’est la vie. C’est vrai dans l’ensemble des domaines qui touchent notre existence, les domaines économique, social, environnemental, les questions touchant l’école et l’université, la santé, les questions sociétales comme l’égalité femmes-hommes, les LGBT, la diversité, le soutien aux migrants et aux sans-papiers, la lutte contre la xénophobie... Sur l’ensemble de ces sujets, notre substance doit rester notre analyse de classe. L’analyse de classe, c’est notre lumière politique, celle qui éclaire la totalité des enjeux auxquels nous sommes confrontés, y compris par exemple, les droits humains, avec notamment le droit à disposer d’un environnement sain et de qualité. Si on oublie l’analyse de classe, on transforme totalement notre action qui se limite, du coup, (…)