auteur Fabrizio VERDE

Naples : le premier scudetto de l’ère multipolaire

Fabrizio VERDE, Francesco GUADAGNI

A la suite du match nul remporté sur le stade d’Udine, le Napoli a finalement obtenu la certitude arithmétique d’avoir gagné le championnat italien de football, 33 ans après son dernier exploit.

L’écusson si convoité est revenu à Naples, cette fois sans la présence sur le terrain du Dieu du foot, Diego Armando Maradona. La fête a immédiatement éclaté ; mais pas seulement à Udine et, évidemment, à Naples où on a célébré une sorte de Nouvel An du mois de mai : la fête a été globale. De nombreux Napolitains, souvent obligés de vivre loin de leur cité, ont célébré, dans diverses parties du monde, l’exploit sportif de l’équipe parthénopéenne. Bref, on peut affirmer que le championnat de football n’a jamais, autant qu’en cette occasion, représenté le meilleur du changement des temps. On peut, sans risque d’erreur, définir le scudetto (écusson) conquis par le Napoli comme le premier de l’ère multipolaire. La victoire de l’équipe parthénopéenne a fait le tour du monde. Même les éditions locales de petits quotidiens ont, comme nous l’avons constaté dans des pays comme le Venezuela, donné un large écho à cette information, mettant en évidence la fête indescriptible qui a (…)

"Le Venezuela a montré qu’une voie différente du néolibéralisme est possible"

Fabrizio VERDE

La résistance du Venezuela aux assauts impériaux de Washington a déclenché une nouvelle vague progressiste en Amérique latine. Cuba donne des leçons au monde avec ses vaccins malgré le blocus. La présence croissante en Amérique latine, la Chine représente un défi majeur pour les États-Unis... Ce sont les sujets que nous avons abordés avec Hernando Calvo Ospina.

Même au Chili, patrie du néolibéralisme, un candidat progressiste a remporté la victoire. Quelle importance a eu la résistance du Venezuela bolivarien dans l'arrivée de cette nouvelle vague progressiste en Amérique latine ? Tout comme Cuba, avec sa révolution de 1959, a donné au continent une secousse aux conséquences inimaginables et durables, au point d'obliger les États-Unis à repenser leurs stratégies dans tous les sens du terme, l'arrivée du président Chavez au gouvernement vénézuélien et la décision de mener à bien la révolution bolivarienne ont à nouveau secoué le continent et beaucoup de choses n'ont plus jamais été les mêmes. De la même manière que Washington a réagi pour stopper l'expansion de l'exemple cubain, en parsemant l'Amérique latine de dictatures, avant que l'exemple de Chavez ne conduise de nombreuses nations à des gouvernements progressistes et révolutionnaires, il a également réagi en utilisant les organes de l'État, comme le pouvoir judiciaire ou le (…)