auteur José Antonio EGIDO
6 mars 2026
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Le gouvernement espagnol refuse de collaborer avec Trump et Netanyahu dans la guerre contre l’Iran
José Antonio EGIDO
Il est inhabituel que des pays européens, vassaux de Washington, refusent de soutenir une intervention militaire étatsunienne. C'est précisément pour cette raison que la position exprimée par le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, également secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), attire l'attention internationale.
Pedro Sánchez s’est opposé à la guerre contre l’Iran dès le départ. Le samedi 28 février, il a rejeté « l’action militaire unilatérale des États-Unis et d’Israël, qui représente une escalade et contribue à un ordre international plus incertain et hostile ».
Le dimanche 1er mars, son ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré : « Ces bases ne sont pas et ne seront pas utilisées à des fins autres que celles prévues par l’accord et qui ne soient pas conformes à la Charte des Nations Unies. » Les bases militaires de Rota et de Moron au sud de l’Espagne sont utilisées depuis des décennies par l’armée de l’air et la marine américaines pour leurs opérations d’agression, d’espionnage et d’intimidation dans diverses régions du monde. Il est très rare que l’Espagne refuse de coopérer avec les agressions militaires USaméricaines. Seuls les gouvernements espagnols de 1960 et 1986 ont refusé de collaborer.
Dans la nuit de ce même dimanche, onze avions ravitailleurs (…)
24 novembre 2023
Petite histoire du judaïsme antisioniste
José Antonio EGIDO, Iakov M. RABKIN, Michèle SIBONY
Judaïsme et sionisme, même combat ? C’est ce que voudraient nous faire croire les dirigeants israéliens et leurs partisans pour justifier leurs crimes coloniaux et criminaliser leur critique. Une instrumentalisation dangereuse qui pourrait nourrir des sentiments antisémites chez les moins instruits et les petits marchands de haine. Mais la réalité est très différente.
Le sionisme ne représentait pas, à ses débuts, l'ensemble des communautés juives réparties à travers le monde. Au contraire, il a été accueilli par la condamnation et le rejet le plus ferme de divers et influents secteurs juifs.
L´opposition juive au sionisme est large et variée. Elle comprend de nombreuses communautés religieuses ; les mouvements modernistes et éclairés comme la « Haskalah » [1] et 'Alliance juive universelle [2] ; le mouvement ouvrier juif ashkénaze et séfarade, aux tendances socialistes et communistes, représenté notamment par la Fédération travailliste juive ; les communautés juives de plusieurs pays comme l´Égypte, le Maroc, la Tunisie ou la Yougoslavie et d'importantes communautés locales comme les séfarades de Salonique, Sarajevo et Smyrne qui retirent leur soutien au sionisme en 1911.
À Katowice fut créé en 1912 le parti Agoudat Israel (Union d’Israël) pour coordonner l´opposition religieuse au sionisme. Le judaïsme orthodoxe dénonça le sionisme comme (…)

