auteur Sébastien FONTENELLE
2 juillet 2013
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Kill, Kill, Kill, Kill, Kill The Poor (Ou Mourir)
Sébastien FONTENELLE
Depuis 2010, la Cour des comptes est dirigée par le « socialiste » Didier Migaud.
Il a été mis là par Nicolas Sarkozy, qui l’aimait beaucoup.
Le montant de son émolument n’est pas connu.
Mais sous sa houlette (et sous les hourras de la droite décoincée) : la Cour des comptes est devenue, en peu d’années, une espèce d’agence de com spécialisée dans la récitation des mantras du libéralisme, dont l’activité principale est (par conséquent) de psalmodier qu’il faut que la France réduise sa dépense publique (ou mourir).
Le gars est une espèce de Franz-Olivier Giesbert de la haute fonction publique, et bien sûr : cela lui vaut d’être adulé par la presse dominante, où des chefferies confites dans les mêmes obsessives dévotions libérales que les siennes lui font, à chaque fois qu’il répète qu’il faut que la France réduise sa dépense publique (ou mourir), de gigantesques ovations.
(Le Monde, quotidien vespéral dont la lecture fait chaque soir monter le taux d’humidité du patronat, (…)
30 avril 2013
« L’Abandon De l’Intérêt Général »
Sébastien FONTENELLE
« Il faudrait remonter loin dans le temps, sans doute à l’époque où les organisations syndicales et politiques n’étaient pas encore formées, pour trouver un État aussi complaisant aux riches et aux puissants, aussi dur aux faibles et aux isolés.
(…) Dans sa quête du « marché parfait », le libéralisme économique présuppose que le seul moteur de la vie économique et sociale demeure le profit ; ce qui est bon pour l’entreprise serait nécessairement bénéfique pour la société.
Dans cet univers, la reconnaissance du droit à la différence n’est plus que la reconnaissance des différences fondées sur l’argent ; le système est fondé sur quelques idées simples : les plus riches sont les plus dynamiques ; la puissance revient aux plus habiles ; les inégalités sociales résultant du profit sont légitimes.
Un tel retour au capitalisme sauvage et à l’individualisme bourgeois se traduit, dans la politique gouvernementale, par la réduction du rôle protecteur et redistributeur de l’État et des (…)

