auteur Fabien WALD

Sixième question parlementaire sur l’extension du 3919 aux hommes : une première initiative sénatoriale

Fabien WALD
Le débat sur l’égalité d’accès aux dispositifs d’écoute pour les victimes de violences conjugales franchit une nouvelle étape. Pour la sixième fois, un parlementaire interpelle le gouvernement sur la nécessité d’ouvrir le numéro national 3919 aux hommes victimes. Mais cette fois-ci, il s’agit d’une première au Sénat. Un rappel des précédentes initiatives Depuis deux ans, plusieurs députés ont successivement interrogé le gouvernement sur l’exclusion des hommes du dispositif 3919. Chaque fois, les réponses de l’exécutif se sont appuyées sur l’« historique » du numéro, considéré comme réservé exclusivement aux femmes. Les cinq premières questions parlementaires sont recensées et analysées dans un article publié le 16 juillet dernier :« 5ᵉ coup de force parlementaire : le 3919 enfin ouvert aux hommes ? ». L’initiative de cette rentrée 2025 marque donc un tournant, puisque c’est la première fois qu’un sénateur porte officiellement la revendication. La question du sénateur Cédric (…)

« Faut-il ouvrir le 3919 aux hommes victimes   ? Maud Petit relance le débat à l’Assemblée 

Fabien WALD
Ce 15 juillet 2025, la députée Maud Petit (MoDem) a adressé une nouvelle question écrite au gouvernement concernant l’élargissement du numéro d’écoute 3919 aux hommes victimes de violences conjugales. Il s’agit de la cinquième* tentative parlementaire en quelques mois pour faire évoluer ce dispositif, historiquement réservée aux femmes. Dans sa question, Maud Petit rappelle que 14 % des appels au 3919 proviennent déjà d’hommes, bien que le service soit officiellement réservé aux femmes. Elle souligne que ces victimes masculines restent peu visibles, souvent confrontées à des freins culturels ou à la peur de ne pas être prises au sérieux. Tout en reconnaissant l’importance de préserver un espace sûr pour les femmes, la députée propose soit un élargissement encadré du 3919, soit la mise en place d’un numéro parallèle, mais tout aussi efficace et bien financé. Elle alerte aussi sur le manque de moyens accordés aux associations spécialisées dans l’écoute des hommes victimes. Les (…)
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Communiqué du Collectif Défendre les Enfants : droit de réponse à la position du ministère de l’Égalité concernant l’extension du 3919

Fabien WALD

Suite à l’interpellation de plusieurs parlementaires, le Ministère de l’Égalité a récemment publié une réponse concernant notre demande d’extension du 3919 – numéro national destiné aux victimes de violences conjugales – aux hommes victimes. En tant que collectif engagé pour la défense des droits de tous les enfants et de tous les parents victimes de violences intrafamiliales, quels que soient leur sexe ou genre, nous souhaitons faire entendre notre profond désaccord avec cette réponse, à plusieurs titres.

La question Mme Christine Le Nabour attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur l'ouverture du numéro 3919 aux hommes victimes de violences conjugales. Le numéro 3919 constitue depuis 2014 un dispositif d'écoute et d'orientation pour les femmes victimes de violences conjugales. Ce service, accessible 24h/24 et 7j/7, a été un outil essentiel pour soutenir les victimes dans un contexte de crise sanitaire, avec plus de 112 000 appels reçus en 2023, dont près de 74 % pour des violences faites aux femmes. Cependant, bien que les femmes constituent la majorité des victimes de violences conjugales, il est également essentiel de reconnaître la réalité des violences faites aux hommes, qu'il s'agisse de violences au sein d'un couple hétérosexuel ou homosexuel. Selon les données du ministère de l'intérieur, en 2022, environ 14 % des victimes de violences (…)

Résidence alternée : Monaco franchit un cap historique en faveur de l’intérêt de l’enfant, quid de la France ?

Fabien WALD
Mercredi 18 juin 2025, le Conseil National de Monaco a adopté à l’unanimité le projet de loi n°1106 modifiant en profondeur le régime de la résidence alternée pour les enfants de parents séparés. Jusque-là conditionnée à l’accord des deux parents, la mise en place d’une résidence alternée pourra désormais être décidée par le juge seul, lorsque l’intérêt supérieur de l’enfant l’exige. Ce vote marque une évolution majeure du droit de la famille en Principauté, et vient consacrer plusieurs années de mobilisation politique et associative. Une avancée décisive pour le droit de l’enfant Ce changement législatif s'inscrit dans une volonté claire de mieux protéger l’enfant face aux conflits parentaux. Le Conseil National a souligné dans un communiqué que cette réforme s’adaptait à « l’évolution des réalités familiales, en particulier les séparations parentales, [qui] peuvent parfois entraîner des situations délicates à vivre pour les enfants ». Le texte donne au juge une latitude (…)