auteur Mounir KILANI
13 juin 2026
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La fin du monde où la puissance suffisait
Mounir KILANI
Il existe des guerres qui déplacent des frontières, d'autres qui désaxent les centres de gravité de l'histoire. La confrontation avec l'Iran est de cette seconde espèce.
Rien, à première vue, n'indique une rupture. Aucune capitulation. Aucun traité humiliant. Aucun effondrement visible. Les États-Unis frappent encore. Israël agit encore. Les alliances tiennent. Les bases restent en place.
La puissance semble intacte.
Et pourtant, quelque chose s'est déplacé. Pas sur les cartes. Pas dans les communiqués. Mais dans la manière dont la guerre produit – ou ne produit plus – ses effets.
Ce qui s'est joué face à l'Iran n'est pas une défaite militaire. C'est une défaite du modèle qui permettait à l'Occident de transformer la puissance en domination. La puissance est restée. Son pouvoir de transformation a disparu.
Cinq concepts pour comprendre la rupture
Avant d'examiner les cas concrets, posons les mécanismes qui traversent l'ensemble des conflits récents.
1. La « Guerre (…)
23 février 2026
Ukraine 2026 : l’effacement stratégique de l’Occident
Mounir KILANI
Le 24 février 2026, la guerre entrera dans sa cinquième année. Ce qui devait être un éclair s'est transformé en un marasme. Derrière la stabilisation des lignes de front, une mutation profonde s'opère : la capacité de l'Occident à dicter le rythme du monde s'est enlisée dans les plaines ukrainiennes. Analyse d'un basculement stratégique.
Quatre ans. Une durée que personne, au printemps 2022, n'avait sérieusement envisagée. À Moscou comme à Kiev, à Washington comme à Bruxelles, on pariait sur un choc bref, décisif, transformateur. L'histoire devait s'accélérer. Elle s'est installée.
Quatre ans plus tard, les lignes de front ont bougé, les arsenaux se sont vidés puis reconstitués, les économies se sont adaptées, les opinions se sont lassées. Pourtant, la transformation la plus profonde n'est pas territoriale. Elle est mentale.
Cette guerre n'a pas seulement redessiné des lignes sur une carte. Elle a fissuré les certitudes stratégiques héritées de la guerre froide et mis fin à l'illusion d'un ordre occidental incontesté.
L'enjeu, désormais, dépasse le sort de l'Ukraine. La capacité de l'Occident à imposer son tempo stratégique s'est érodée.
Drones, données, endurance économique, guerre des récits : autant de facteurs qui redéfinissent les rapports de force. Loin d'être un simple affrontement régional, la (…)
21 décembre 2025
Bruxelles punit la pensée : l’affaire Jacques Baud ou la faillite intellectuelle européenne
Mounir KILANI
Ancien colonel suisse, expert du renseignement, auteur s’appuyant sur des sources occidentales, Jacques Baud n’a commis ni crime ni délit.
Son tort ? Avoir analysé la guerre en Ukraine sans se plier au récit officiel.
En le sanctionnant sans procès, l’Union européenne franchit une ligne rouge : celle où la bureaucratie remplace le débat, et où la neutralité suisse se dissout dans le silence.
Le 15 décembre 2025, le Conseil de l’Union européenne a ajouté un nom pour le moins inattendu à sa liste de sanctions : Jacques Baud.
Ni oligarque.
Ni espion.
Ni trafiquant d’armes.
Un ancien colonel suisse, analyste stratégique, spécialiste du renseignement, auteur d’ouvrages documentés sur la guerre en Ukraine.
Ce geste, présenté comme une mesure technique de lutte contre la « désinformation pro-russe », constitue en réalité un tournant politique grave : Bruxelles a décidé de punir non pas un crime, mais une pensée. Et, ce faisant, elle expose crûment sa propre faillite (…)
20 novembre 2025
Le rapport secret de l’OTAN : on a perdu, mais surtout ne le dites pas au peuple
Mounir KILANI
Un « rapport secret » ? C’est en réalité un aveu public d’impuissance, habillé en grand soir diplomatique.
Ce document, intitulé « Ensuring a Just and Durable Peace for Ukraine », a été adopté le 11 octobre 2025 par le Comité politique de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN. Il porte la signature de la députée italienne Simona Flavia Malpezzi. Bien que publiquement accessible sur le site nato-pa.int, il est passé sous silence par la grande majorité des médias mainstream européens.
La raison de ce black-out médiatique est simple : pourquoi relateraient-ils la preuve même de leur propre impuissance ? Derrière le jargon diplomatique et les formules creuses se dissimule une vérité plus crue : les élites occidentales sont dans le déni, obnubilées par la préservation de leurs intérêts et de leurs privilèges. Tout le reste n’est que secondaire.
Les « Principes Nobles »... ou la pensée magique en action
Voici une liste de principes relevant plus de la pensée magique que de la (…)
L’OTAN, l’ennemi intérieur : corruption, blindés en panne et le spectre d’Eisenhower
Mounir KILANI
Au cœur de l’OTAN, la machine logistique s’enraye : pots-de-vin, contrats truqués, et conflits d’intérêts à la NSPA. Soixante ans après Eisenhower, le spectre du complexe militaro-industriel hante à nouveau l’Alliance.
L'Heure des Comptes : la NSPA entre la logistique et l'ombre
Une machine bien huilée... jusqu'à ce qu'elle grince.
Dans l'écrin discret de Capellen, au Luxembourg, la NATO Support and Procurement Agency (NSPA) orchestre une logistique colossale : elle coordonne les achats d'armement des 32 pays de l'Alliance. Munitions, drones, carburant naval - en 2025, son portefeuille s'élève à 9,5 milliards d'euros, un budget en forte croissance sous l'effet des tensions géopolitiques.
Pourtant, sous les apparences d'une mécanique rodée, un scandale de corruption éclate au printemps 2025. Il expose les fissures d'un système où opacité et réseaux d'influence ont prospéré.
Plutôt que de retracer la chronique judiciaire - arrestations, pots-de-vin, sociétés écrans -, explorons ce scandale par ses coulisses humaines. Et ses paradoxes : une organisation conçue pour protéger, mais vulnérable à ses propres rouages.
Les artisans de l'ombre
Imaginez un ancien officier, la cinquantaine, (…)




