Thème Haïti
Haïti, 1986 - 2026 : De l’horizon démocratique à l’extinction anthropologique
Le 7 février 1986, une lueur d'espérance colorait le ciel nuageux et obscur d'Haïti. À l'horizon de l’expérience politique haïtienne, avaient scintillé les premières lueurs d'une aube démocratique qui annonçait la promesse d'un apprentissage collectif de la responsabilité pour atteindre le rêve inespéré d'une innovation sociale. D'abord célébrée collectivement comme une seconde indépendance, elle a ensuite connu le même déclin, la même trajectoire d'enfumage que cet envol historique du collectif haïtien vers l’assumation de sa dignité et la résurgence de son humanité, que fut l'indépendance. Comprendre la dynamique anthropologique shitholisante qui relie et anime ces deux événements historiques, modéliser contextuellement le repère qui a orienté le pilotage des élites haïtiennes et établir le bilan des forces globales qui ont influencé cette évolution shitholique, telle est la triple quête de cette raisonnance qui se veut une analyse rétrospective de ce segment historique du passé (1986 – 2026), dans le prisme du présent gangstérisé, pour entrevoir les chances d’un possible sursaut des générations futures d'Haïti vers une trajectoire d'intelligence stratégique et d'apprenance collective.
La fabrique de l’ignorance collective par l’insignifiance culturelle anoblie Partie 4 : Exemples de Cas des biais académiques et médiatiques
Nous voici pour le quatrième acte de cette tribune qui problématise l’insignifiance culturelle anoblie comme l’une des failles béantes qui alimentent l’engrenage de l’errance anthropologique haïtienne. Comme nous le postulons dans les manuscrits de l’axiomatique de l’indigence, l’écosystème haïtien est troué de failles béantes et profondes, lesquelles, creusées dans la conscience des groupes dominants, laissent éroder les valeurs irradiantes et le potentiel transformateur de l’imaginaire du collectif. Ce qui donne lieu à des interactions déshumanisantes entretenues, dans l’enfumage se quelques réussites, par des processus de boîte noire qui participent à la fabrique de l’ignorance collective. Laquelle est le grand propulseur de l’auto-déshumanisation du local et le verrou de sa dépendance asservissante vis-à-vis de la géostratégie de la globalisation. A travers les exemples de cas de Gary Victor (écrivain prolifique et éditorialiste au journal Le National), de Pierre-Louis Naud (Chercheur associé à la Chaire de recherche du Canada en politiques étrangère et de défense canadienne) et du regretté Franck Étienne (Écrivain, Artiste, légende littéraire nationale) que nous proposons dans cet article pour déconstruire le mythe des réussites culturelles et académiques, en montrant leurs liens avec l’écosystème indigent, nous nous attaquons à du lourd. Oui, nous avons conscience d’augmenter ainsi le nombre de nos ennemis dans la population, de resserrer les verrous de notre mise en quarantaine professionnelle et peut-être même d’accélérer notre mise à mort, tant nous savons combien le shithole est solidaire et uni dans les impostures qui mettent en avant les succès individuels dans les rêves blancs d’ailleurs. Mais, c’est le prix à payer pour embellir l’imaginaire collectif ! Car c’est toujours par le sacrifice de quelques-uns que se créent, dans le voile des ténèbres épaisses, les brèches qui éclairent vers d’autres possibles plus dignes. Bonne lecture.
La fabrique de l’ignorance collective par l’insignifiance culturelle anoblie. Partie 3 : des biais fonctionnels à contre sens éthique à l’errance anthropologique
L’enchevêtrement des évènements sur le théâtre social haïtien précipite le shithole, une fois de plus, dans la lumière médiatique internationale. Des sanctions internationales, depuis 2022, contre la quasi-totalité de la représentation politique gangstérisée haïtienne, qui a été promue en 2011, par les groupes dominants économiques haïtiens et leur soutien diplomatique, derrière l’écran de fumée du projet Haïti is open for business, aux arrestations, en 2025, de deux puissants hommes d’affaires, parmi les dizaines se trouvant catalogués par le Canada, les États-Unis et l’Organisation des Nations Unies (ONU) comme les principaux sponsors de la criminalité transnationale qui shitholise Haïti, jusqu’au vote du Conseil de Sécurité des Nations Unies, le 30 septembre 2025, pour une prétendue mission de suppression des gangs, tout se déroule selon un scénario macabre qui prend sa source dans ce que nous appelons le processus d’attrition stratégique d’Haïti. Nous espérons que l'originalité de la thématique abordée ici et la rigueur avec laquelle nous la traitons compenseront la longueur de ce texte. Nous sommes de ceux qui continuent de croire qu'il existe encore des lecteurs et lectrices qui ne recherchent pas que des contenus courts et expéditifs, et qu'ils peuvent avoir l'autonomie intellectuelle pour résister à la reprogrammation de leur structure neuronale et refuser de céder à la dictature du "short" et du passage à vide cognitif d'un texte à l'autre sans aucune appropriation pour une action transformatrice.
Modélisation de l’architecture de l’écosystème économique et social gangstérisé haïtien
L'arrestation récente de Dimitri Vorbe, un puissant membre du réseau des affaires économiques en Haïti, aux États-Unis, après celui de Réginald Boulos, puissant chef de file des amis de Clinton qui ont accéléré la ''shitholisation'' d'Haïti entre 2011 et 2025, et intouchable faiseur et tombeur de rois dans le shithole durant ces 39 dernières années, nous oblige à proposer à nos lecteurs et lectrices, en marge de notre tribune sur la fabrication de l'ignorance collective, cet article qui modélise l'architecture de l'écosystème économique et social haïtien gangstérisé.


