Thème République arabe sahraouie démocratique
9 décembre 2025
50 ans de crimes et violations graves commis par l’occupant marocain au Sahara occidental
Sahara Press Service
Laayoune occupée, le 19 novembre 2025 (SPS)
Le Collectif des défenseurs des droits de l'homme sahraouis (CODESA) a publié un rapport documentant plus de 38.000 crimes et violations graves commis contre les civils sahraouis au Sahara occidental par l'occupation marocaine au cours des cinquante années de présence militaire sur ce territoire.
Selon le CODESA, le nombre total de crimes et violations graves des droits des Sahraouis s'élève à "38.041 cas, dont 317 exécutions extrajudiciaires, 13 décès résultant de condamnations à mort, 390 disparitions forcées de longue durée, 4.565 enlèvements de courte durée, 8.506 atteintes à l'intégrité physique et à la sécurité personnelle, 1.242 arrestations politiques".
Il s'agit également de "8.100 déportation ou déplacement forcé de la jeunesse sahraouie, 636 victimes de mines antipersonnel, 837 empêchements de l'accès à des observateurs internationaux, 1.241 restrictions ou privations du droit à la liberté de circulation et 9.806 raids (…)
3 novembre 2025
« Sahara occidental : vers une solution équilibrée entre le Maroc et le Front Polisario ? »
Reda Soufi
Alors que le conflit du Sahara occidental demeure l’un des plus anciens différends en Afrique du Nord, une proposition de paix originale émerge, appelant à un partage équitable du territoire entre le Maroc et le Front Polisario. Cette initiative, axée sur la justice, le dialogue et la coexistence pacifique, mise sur une réconciliation historique entre les peuples de la région.
Une nouvelle initiative de paix propose une solution équilibrée au conflit du Sahara occidental, fondée sur le partage du territoire entre le Maroc et le Front Polisario, représentant du peuple sahraoui.
Selon cette proposition, environ 60 % du territoire reviendrait au Maroc, tandis que 40 % seraient attribués au Front Polisario, afin de permettre aux Sahraouis de disposer d’un espace viable et souverain.
L’un des points centraux de cette proposition est la garantie pour les Sahraouis d’un accès à l’océan Atlantique, à travers la création d’un port autonome, leur permettant de développer leur économie, d’assurer leur indépendance et de préserver leurs droits fondamentaux.
L’accord de paix serait signé dans une démarche hautement symbolique : à la Grande Mosquée de Rabat et à la Grande Mosquée d’Alger, en présence des fidèles, des représentants de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, ainsi que de grands savants et imams des deux pays (…)
10 février 2022
Les médecins cubains, solidaires des Sahraouis
Rosa MOUSSAOUI
Depuis 1977, des soignants venus de La Havane se relaient auprès des réfugiés. Avec le Covid, cette brigade médicale est la seule à avoir maintenu une présence permanente dans les camps, en plein désert.
Dans la pierreuse asphyxie du reg, c’est le seul havre de fraîcheur à des lieues à la ronde, un patio planté de palmiers, de tamaris et de lauriers, ouvrant sur la pénombre silencieuse de longues coursives. Plus loin, un bloc chirurgical est déserté ; le sable s’y engouffre ; au mur, un gecko se prélasse : la pandémie de Covid a stoppé net les opérations pratiquées ici par des médecins étrangers, qui se succèdent en temps normal à l’hôpital central de Rabouni. Dans cette structure accueillant les patients des camps de réfugiés sahraouis de la région de Tindouf, une mission, pourtant, n’a jamais plié bagage : la brigade médicale cubaine, qui assure depuis 1977 une présence permanente auprès de ce peuple en lutte pour son droit à l’autodétermination. Elle a compté jusqu’à 21 membres, médecins, infirmiers, techniciens et formateurs ; ils sont 16 aujourd’hui, de nouvelles recrues n’ayant pu, encore, rejoindre leur affectation, coincés par la dernière vague de Covid. « Éduqués à (…)


