Thème Nepal
24 septembre 2025
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Népal 2025 : La révolution Z, une femme au pouvoir et l’enjeu stratégique de l’uranium
Mounir KILANI
En septembre 2025, le Népal bascule dans une crise historique : la génération Z renverse le gouvernement, propulsant Sushila Karki, première femme Première ministre intérimaire, au pouvoir. Entre révolte pour les libertés, lutte contre la corruption et convoitises autour de l’uranium du Mustang, le pays se trouve à la croisée des chemins, sous le regard stratégique de l’Inde et de la Chine.
Le Népal traverse une tempête historique, secoué par une crise sans précédent qui pourrait redéfinir son avenir. Le 12 septembre 2025, Sushila Karki, ancienne juge en chef de la Cour suprême, devient la première femme Première ministre intérimaire, portée au pouvoir par un soulèvement massif de la génération Z. Ce mouvement, qui à forcé la démission de l'ex-Premier ministre K.P. Sharma Oli, est salué par certains comme un élan démocratique. Pourtant, il soulève des questions cruciales sur les dynamiques géopolitiques régionales et l'enjeu stratégique de l'uranium découvert dans le Mustang en 2014, une ressource qui place le Népal au cœur des convoitises internationales.
Le 8 septembre 2025, une étincelle met le feu aux poudres : l'interdiction controversée de vingt-six plateformes de médias sociaux, perçue comme une atteinte aux libertés fondamentales, déclenche des manifestations d'une ampleur exceptionnelle. (Facebook, TikTok , X, Instagram, WhatsApp, Discord etc..)
Menées (…)
Le Népal célèbre "l’avènement de la République"
L'Assemblée constituante népalaise, réunie en séance extraordinaire, a officiellement aboli la monarchie instaurée il y a 239 ans, conformément à l'accord de paix conclu en 2006 par les ex-rebelles maoïstes.
Les députés se sont prononcés par 560 voix contre 4 en faveur de cette mesure, que des milliers de Népalais avaient commencé à célébrer quelques heures plus tôt à travers tout le pays.
Beaucoup espèrent que ce changement de régime sera le dernier chapitre d'un conflit qui a fait plus de 13.000 morts en une dizaine d'années.
"L'avènement de la République"
"Célébrons l'avènement de la République avec éclat", crachait un haut-parleur relié à un taxi.
Plusieurs milliers de maoïstes, désormais majoritaires à l'Assemblée, ont défilé dans la capitale sous des drapeaux frappés du marteau et de la faucille en scandant "A bas la monarchie".
Ces scènes de joie masquent toutefois des craintes quant à la sécurité, ces derniers jours ayant été marqués par des attentats (…)
28 février 2008
Dans les campagnes du monde : des luttes armées méconnues
COMAGUER
Le discours sur le terrorisme dont abusent tous les pouvoirs menacés, particulièrement depuis le 11 Septembre 2001, tend à étouffer et même à interdire par des législations de plus en plus attentatoires à la liberté d’expression toute information sur les peuples, organisations ou mouvements qui ont décidé de recourir à la lutte armée
L'interdit politique s'accompagne souvent, principalement dans les classes moyennes des pays riches, d'un interdit moral tendant à stigmatiser toute violence et mettant sur pied d'égalité la violence d'Etat et la violence insurrectionnelle ou révolutionnaire.
Or cette égalité est doublement inacceptable : quantitativement : les moyens mis en oeuvre par la violence et le terrorisme d'Etat sont incommensurablement plus importants que ceux mis en oeuvre par les opposants qualitativement : en effet, comme l'a justement exprimé Nelson Mandela, les conditions de la lutte des opprimés sont entièrement déterminées par l'oppresseur. Le passage à la lutte armée n'est évidemment pas l'expression d'une violence innée ou congénitale, mais une réponse à un étouffement politique de classes dirigeantes. Celles-ci n'hésitent pas devant l'assassinat de masse, présenté lui comme « légal » pour reprendre la qualification de Max Weber, pour qui l'Etat a le monopole de la violence « légale ».
Il (…)

