Thème Politique/Idéologie

Résistances, contre-attaques et devoir d’avant-garde

Georges GASTAUD
RESISTANCES, CONTRE-ATTAQUES ET DEVOIR D'AVANT-GARDE I - SERRER LES RANGS FACE A LA MONTEE DES PERILS GEOPOLITIQUES Comme nous l’avons déjà maintes fois démontré, l’hégémonisme euro-israélo-étatsunien est le moteur principal de la marche à la guerre mondiale. C’est le cas de la Finlande à l’Ukraine, où l’avancée continue de l’UE-OTAN vers les frontières russes fut le vrai déclencheur du conflit dit russo-ukrainien, jusqu’à la Palestine génocidée, à l’Iran, à l’Irak, à la Syrie et au Liban continuellement agressés, au Caucase déstabilisé, sans oublier l’empoignade géopolitique en cours du Détroit de Taïwan à la Péninsule coréenne : avide de prendre sa revanche sur Pékin et Pyongyang, le Japon impérial se réarme frénétiquement dans le but de seconder l’armada nord-américaine porteuse d’armes atomiques tournées contre la Chine et la Corée populaires. La tendance est analogue quand on observe les fronts africain et latino-américain de la recolonisation globale du Sud. La mise (…)

BRICS, calculette & guerre sainte

Karim (BettBeat Media)

Ceux qui effraient l’Empire ne sont pas les plus plus riches, mais ceux qui possèdent ce que la concurrence économique de l’Empire a perdu : une histoire qui vaut la peine de mourir pour elle.

Par Karim pour BettBeat Media, le 20 mai 2026 Les BRICS ont bâti une économie. L’Empire y a greffé une religion. Un seul sort vainqueur des guerres. L’Empire a une idéologie. C’est une idéologie immorale, une idéologie dépravée, une idéologie qui a ensanglanté les cinq continents. Mais c’est néanmoins une idéologie, et elle guide chacune des actions de l’Empire. C’est l’idéologie de la domination. De la suprématie. De la loi du plus fort. De “Je te suis supérieur, et je te prendrai ce que je veux : tes ressources, ta terre, ton corps, tes enfants. Tu m’appartiens”. Regardez cette Américaine aux cheveux blonds et aux yeux bleus qui s’est installée dans un pays musulman et dit maintenant à la population locale, en pleine rue, que leur religion est un cancer, qu’ils ont intérêt à partir ou qu’elle les tuera. Elle n’est pas une aberration. Elle est un produit fini. Son rictus, sa certitude, son sentiment d’avoir un droit cosmique sur une terre et un peuple qui ne sont pas les (…)

M. Jean-Luc Mélenchon est élu. Les jours d’après

Frédéric Lordon

Imaginez. Le lendemain, aucune institution ne s’effondre. Les boulangeries ouvrent et les trains circulent. Les éditorialistes, en revanche, entrent dans un état de nervosité remarquable. Il n’est plus question du programme approuvé dans les urnes mais de la réaction des marchés, des taux d’intérêt, de la note de la dette française et de la « confiance des investisseurs ». Comme souvent, le suffrage universel est prié de produire ses effets avec modération. Dans son nouveau texte, Frédéric Lordon pousse la logique jusqu’au bout et pose la question : si une politique de rupture provoque effectivement l’épreuve de force avec le capital, alors la question devient moins « que faire ? » que : avec quels moyens matériels gouverner contre lui ?

l a été élu – Mélenchon. Et il a « son » gouvernement. Tout commence. Tout, quoi ? La réaction, en premier. Le tableau de ses mouvements est connu, il a déjà été dressé : médias en folie, marchés obligataires dégondés, taux d’intérêt ascensionnels, Banque centrale et Commission européennes prêtes à bondir, sabotage patronal. Entre réactions systémiques et intentions particulières de nuire, tout conspire à la mise en échec. Bien sûr, dans les degrés de liberté de la politique économique, il y a de quoi manœuvrer : 1) convaincre une fraction du patronat d’au moins attendre et voir — et mesurer qu’elle peut trouver son compte, par exemple dans le compromis de la planification écologique ; 2) convaincre la Commission que la taxation des riches et du capital a au moins le mérite de rétablir la situation des finances publiques — et puis lui faire avaler qu’il y aura de-ci, de-là quelques « désobéissances » (aides d’État, marché de l’énergie, etc.) ; 3) à ce propos, parler à nouveau (…)

Nos dirigeants prennent tellement et nous donnent si peu

Caitlin JOHNSTONE
Certes, les ploutocrates détruisent notre biosphère, mais au moins, ils créent des technologies qui nous évitent l’effort cognitif d’écrire et de penser par nous-mêmes. Certes, l’empire massacre des êtres humains à une échelle effroyable à travers le monde, mais le bon côté des choses, c’est que cela crée des réfugiés qui viendront s’installer dans votre pays et vous apporteront des gourmandises que vous pourrez commander via une application sur votre téléphone. Certes, l’extraction impérialiste pille les ressources et exploite les travailleurs des pays du Sud à des prix exorbitants, mais en contrepartie, vous pouvez porter une tenue neuve tous les jours car les vêtements commandés en ligne sont bon marché grâce au travail forcé transcontinental. Certes, nos dirigeants nous enferment rapidement dans un réseau de surveillance numérique toujours plus intrusif et contrôlant, mais bon sang, ils ne cessent de nous offrir ces plateformes de médias sociaux gratuites et géniales sur (…)
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LE COMMUNISME, AVEC OU SANS BERNARD FRIOT !

Bruno GUIGUE
Disons-le tout net : Bernard Friot est un auteur fécond dont les analyses originales ont la vertu d’aller droit au but et de faire réfléchir. Dans un texte publié le 25 avril 2026, “Pour une union du travail communiste”, il présente une nouvelle fois les thèses qu’il défend depuis plusieurs années, notamment dans le cadre du travail en commun mené avec Frédéric Lordon. Dernier-né de sa production intellectuelle, ce texte présente l’avantage de résumer sa pensée, son intention étant de prendre part aux débats préparatoires au futur congrès du PCF. Après avoir dressé le constat de l’affaiblissement du parti dans ce qui constituait son double enracinement, les entreprises et les municipalités, l’auteur invite à repenser l’action communiste : “Membres d’un parti révolutionnaire en déclin, il faut que nous sachions lire comment se vit aujourd’hui, en dehors de notre parti, le communisme dont il a été le fer de lance des années 20 aux années 70, que nous sachions faire alliance avec cet (…)