Francesca Albanese
Le ministre des affaires étrangères français, M. Jean-Noël Barrot, persiste, signe et s’enferre : la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation dans les territoires palestiniens occupés doit démissionner… pour des propos qu’elle n’a pas tenus. Mme Francesca Albanese répond dans nos colonnes à la vaste campagne de dénigrement dont elle est victime.
Le Monde diplomatique
Mardi 31 mars 2026
Le 23 mars 2026, la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese a publié un nouveau rapport — « Torture and genocide » — qui étaye la qualification de génocide dans les territoires palestiniens occupés par Israël. Elle y établit un enchaînement précis : depuis le 7 octobre 2023, la torture est utilisée de manière systématique — dans les prisons, y compris contre des mineurs — puis s’étend hors des lieux de détention. À cela s’ajoutent les bombardements, les déplacements forcés et la destruction des conditions de vie. Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une logique : la contrainte s’exerce sur les corps comme sur les conditions d’existence, jusqu’au seuil du génocide. Le rapport a été rejeté par les autorités israéliennes et contesté par plusieurs gouvernements occidentaux. En France, en février 2026, le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait appelé à la démission de Mme Albanese en s’appuyant sur des propos (…)
Laurent DAURÉ
Et si la lutte contre le complotisme était devenue un outil de pouvoir ?
À l’ère des fake news et des réseaux sociaux, la bataille contre la désinformation s’est imposée comme une priorité politique et médiatique. Mais derrière ce combat nécessaire, une autre question se pose : qui décide aujourd’hui de ce qui est vrai ou faux ?
Dans cette enquête, Laurent Dauré révèle les coulisses de l’anticomplotisme officiel. À partir d’un travail inédit sur Conspiracy Watch et son environnement, il met au jour les liens entre expertise, pouvoir politique, financements et médiatisation. Il montre comment, au nom de la lutte contre la désinformation, se redessinent les frontières du débat démocratique.
Ni justification des théories du complot, ni défense naïve de la « post-vérité », ce livre appelle à retrouver un véritable esprit critique.
Sortie le 3 avril 2026
Format : 13 x 20 cm
Nombre de pages : 320
ISBN : 978-2-487232-15-0
Un ouvrage essentiel pour comprendre qui définit (…)
Jacques-Marie BOURGET
Le 16 septembre 1982, après avoir la planifié l'éradication des Palestiniens des camps de Beyrouth, les Israéliens passent à l'acte et lancent leurs mercenaires Phalangistes dans leur oeuvre d'extermination. Le massacre qui va faire disparaitre 4 000 vies, pour l'essentiel des femmes et des enfants a été reconnu acte de génocide par l'ONU. Aujourd'hui alors que l'histoire ne laisse aucun doute sur la volonté exterminatrice d'Israël, des propagandistes comme Benjamin Duhamel ou Natacha Polony nient ce rôle de l'état hébreux.
Benjamin Duhamel est comme une machine à sous qui sortirait le jack pot à tous les coups. Ayez le courage de l’écouter quelques minutes et voilà une sottise qui tombe, un mensonge qui sort, comme les euros du ventre d’un bandit manchot. Duhamel ne déçoit jamais les amateurs d’Histoire et de vérité. Il les enrage. Sa constance dans la certitude erronée est son label, comme il en existe pour la volaille ou le fromage. En plus, formidable, le robot ment avec la force d’une certitude absolue : Duhamel dit toujours le vrai, il l’oblitère.
Un exemple qui m’indigne. Mardi matin 24 mars sur France Inter, en uniforme de cachemire beige, le bambin reçoit David Guiraud, député Insoumis et nouveau maire de Roubaix. Chez les Duhamel on aime si peu les insoumis que la mère du petit journaliste, Nathalie Saint Cricq, s’est fait un jour pincer à l’antenne en brandissant une feuille de papier donnant l’ordre de flinguer Mélenchon. Cette haine est peut être un maladie génétique ? Face à Guiraud, (…)
Caitlin JOHNSTONE
Ils ne font même plus d'efforts.
L'envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a déclaré samedi à Fox News que l'Iran était « probablement à une semaine » de disposer des matières nécessaires à la fabrication d'une bombe nucléaire – une affirmation que les faucons iraniens répètent à l'envi depuis plus de trente ans.
Cette allégation est tellement manifestement mensongère que même le Jerusalem Post s'est moqué de Witkoff, ironisant sur le fait que « l'envoyé américain a omis de préciser que l'Iran n'a actuellement accès ni aux matières premières, ni aux machines pour les enrichir, ni à un programme d'armement pour les utiliser à des fins opérationnelles ».
Voilà le même homme censé avoir été chargé par la Maison Blanche d'instaurer la paix au Moyen-Orient, et qui nous sert les justifications les plus absurdes pour une guerre contre l'Iran.
Lol even the Jerusalem Post is calling out Witkoff for his absolute bs here https://t.co/h5sdB9Wh5I (…)
Ali ABUNIMAH
En janvier, un message que j'ai vu sur Twitter/X m'a choqué.
« URGENT : À l'heure actuelle, je n'ai plus aucun accès à mon argent », écrivait Hüseyin Dogru. « Je ne peux plus nourrir ma famille, dont deux nouveau-nés, à cause des sanctions de l'UE. »
Dogru est un journaliste allemand vivant à Berlin.
Après avoir lu son message, je lui ai envoyé un message privé pour lui proposer de commander des provisions et de les faire livrer à son domicile.
Sa réponse m'a encore plus choqué. « Malheureusement, je ne suis pas autorisé à accepter une aide financière ou matérielle », a écrit Dogru.
Dogru est le premier citoyen européen connu à vivre au sein de l'UE à faire l'objet de sanctions extrajudiciaires imposées par Bruxelles, qui le privent de ses droits civils et humanitaires fondamentaux.
Il est également la première personne à être sanctionnée spécifiquement pour ses reportages sur la Palestine.
« Je n'ai plus le droit d'exister, je n'ai plus le droit de subvenir aux (…)