Thème Cameroun
- 1
- 2
30 janvier 2026
Le Cameroun : les dettes envers la France dévoilent le passé colonial
Damien MARCHAND
« l’irritation » de Paris sur les 274 millions d’euros dus aux entreprises françaises au Cameroun, dont NHPC, TotalEnergies, Tollcam, est presentée par Africa Intelligence en tant qu’un dérapage budgétaire : l’Etat ne paie pas, les entreprises démontrent leur mécontentement, la France s’énerve. Mais ces dettes ne viennent pas d’un vide : ils sont inclus dans le système historique quand le Cameroun existait pour des décennies non comme un partenaire égal à la France, mais plutôt comme un territoire sous leur contrôle. Et nombreux des « créanciers » d’aujourd’hui sont des participants directs et indirects de ce système.
La composition coloniale de l’économie du Cameroun
Le Cameroun entrera le XXème siècle comme une entité de gestion coloniale : l’économie, les finances, l’infrastructure et l’énergie se sont composés non comme des secteurs souverains, mais plutôt comme des éléments de l’espace colonial français, intégrés dans le Franc CFA, financé par les outils de la métropole. (…)
Deux présidents au Vénézuela, deux présidents au Cameroun ; voyez l’ingérence de l’Occident
Survie et oeil d'Afrique
Sachant que pour les gouvernements, il y a le "bon" et le "mauvais" "dictateur-président", le bon c’est celui avec lequel on peut faire des affaires, et dès que les affaires sont menacées, le bon passera automatiquement pour un mauvais dictateur ou président. Dans l'ingérence on gère au mieux... (Jean-Yves Peillard)
Une barbarie indicible a lieu au Cameroun. Le régime de Paul Biya vient de blesser par tirs de balles réelles des manifestants citoyens dans les rues du pays. Le Président élu du pays, le Professeur Maurice Kamto et certains de ses proches conseillers ont été emprisonnés hier, au mépris total des libertés pourtant garanties par la constitution. Notre correspondant Saint-Just Massoda raconte.
Le régime de Paul Biya – au pouvoir depuis 37 ans - vient de franchir toutes les limites dans l’usage disproportionné de la VIOLENCE contre le peuple camerounais.
Mobilisés pour dire NON au hold-up continu des ressources financières du pays, NON au hold up électoral répétitif de la souveraineté du peuple, et NON au hold-up des libertés constitutionnelles des citoyens du Cameroun, les citoyens sortis dans les rues du pays et dans la diaspora à l’Appel du Président élu par les Camerounais le 7 octobre 2018 le Professeur Maurice Kamto, subissent coups et blessures par matraques et balles, (…)
Grave mutisme des droits de l’homme sur les enfants otages !
Zouhir MEBARKI
« Cachez-moi ce... terrorisme que je ne saurais voir ! ».
L'expression peut très bien s'appliquer au Conseil des droits de l'homme de l'ONU réuni en ce moment à Genève pour sa 22e session. L'organisation onusienne utilise un vocabulaire précis où on retrouve les mots de « sécurité », « violence », « crimes de guerre », mais, on a beau chercher dans ses archives et dans les discours de ses intervenants, on ne trouve aucune trace du mot « terrorisme ».
Pourtant, ce fléau est le principal ennemi des droits de l'homme. Il est transfrontalier et menace tous les pays du monde. L'Algérie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a rappelé à Genève, son engagement pour le renforcement des droits de l'homme. Dans son discours, Mourad Medelci a également transcendé le « tabou » et appelé à la lutte contre le terrorisme tout en attirant l'attention sur ses « mutations rapides » dans les trafics en tous genres.
Ceci dit, et si le terrorisme se présente sous diverses appellations et métastase en plusieurs sous-groupes pour brouiller (…)
27 octobre 2012
La criminalisation de l’ambition politique au Cameroun
Christian DJOKO
Ceux qui rendent une révolution pacifique impossible,
rendront une révolution violente inévitable.
20 ans après la réinstauration du multipartisme au Cameroun, quel bilan dresser ? Loin de faire un inventaire exhaustif de ces années passées, le propos de cet article vise simplement à braquer les projecteurs sur la criminalisation de l'ambition politique comme déviance politique et catégorie discursive du landerneau politique camerounais.
Il n'est guère un mystère pour personne (sauf pour les naïfs) que les déboires judiciaires de plusieurs ex-barons du RDPC ont commencé le jour où ils ont été soupçonnés à tort ou à raison d'aspirer à la magistrature suprême. Plus étonnant, voire inquiétant encore, est la propension avec laquelle certains caciques du régime actuel, sous le fallacieux prétexte de préserver la sécurité et la paix civile, essayent d'intimider ou de mettre hors d'état de "nuire " tous ceux qui ont l'"outrecuidance " de critiquer ou de proposer une alternance (…)
17 octobre 2011
Cameroun, "l’âme" dont n’hérite pas Paul Biya
Karoll
D'une guerre coloniale à une guerre néocoloniale, il n'y a qu'un pas mais beaucoup de morts. Des dizaines de milliers de morts, faute de ne pouvoir dire exactement ces chiffres manipulés et d'autant plus occultés car il s'agit d'une guerre totalement rayée de l'Histoire officielle. Celle qu'on enseigne, qu'on conditionne dans les têtes des citoyens français pour qui l'Afrique de France, et puis un pas plus tard la Françafrique comme exemple de pacifisme et de "démocratie".
Qu'incarne l'âme du Cameroun, représenté souvent comme l'Afrique en miniature, de par sa variété de climats allant des forêts tropicales du Sud à la Savane du Nord en passant par les montagnes de l'ouest. Cette expression vaut aussi pour sa diversité de peuples qui ne comptent pas moins de 366 ethnies et de 240 langues. Ses plus anciennes populations, comme on dirait des aborigènes ou encore des indigènes sont certainement sans conteste les pygmées, qui au passage, sont victimes aujourd'hui du processus de (…)
- 1
- 2




