Pavan Kulkarni
Marchant vers le consulat américain à Johannesburg, le Syndicat national des métallurgistes d'Afrique du Sud (NUMSA) a protesté le 24 janvier contre l'agression américaine contre le Venezuela.
Exigeant la libération du président vénézuélien Nicolás Maduro et de la première dame Cilia Flores, le plus grand syndicat d'Afrique du Sud a marché vers le consulat américain à Johannesburg le samedi 24 janvier.
« En défendant le Venezuela, nous défendons la souveraineté de toutes les nations », a conclu Irvin Jim, secrétaire général du Syndicat national des métallurgistes d'Afrique du Sud (NUMSA), qui compte plus de 460000 membres, dans le mémorandum lu à haute voix devant le consulat.
« C'est le Venezuela aujourd'hui... Ce sera l'Afrique du Sud demain », a averti Jim dans son discours à la manifestation. Le président américain Donald Trump, qui a bombardé des régions du Nigeria après avoir inventé une fausse histoire de « génocide chrétien » dans le pays, a également colporté des rumeurs sur un « génocide blanc » en cours en Afrique du Sud.
« Ce n'est pas une blague », a averti le NUMSA dans un communiqué. « Donald Trump pourrait facilement utiliser le mensonge d'un (…)
Yorgos MITRALIAS
« On est coupable non seulement quand on commet un crime, mais aussi quand on ne fait rien pour l’empêcher quand on en a l’occasion. »
(Dimitris Tsafendas)
Pourquoi avons-nous recours à l'histoire du ”tyrannicide” greco-mozambicain Dimitri Tsafendas, pour tenter d'expliquer le résultat désastreux du parti de Mandela aux récentes élections sud-africaines ? La raison en est simple : l'histoire à la fois héroïque et tragique de Tsafendas, qui a tué en 1966, « l’architecte de l'apartheid » et premier ministre de l'Afrique du Sud « blanche » d’alors, Hendrik Verwoerd, est au cœur de la situation critique du pays et met en lumière l'incapacité du Congrès National Africain (ANC), autrefois puissant mais aujourd'hui corrompu et en crise profonde, à améliorer la vie quotidienne de ses habitants africains, 30 ans après la fin de l'apartheid. En effet, les raisons qui expliquent le scandale du traitement ignoble réservé par les dirigeants sud-africains au héros Tsafendas, sont essentiellement les mêmes que celles qui expliquent la frustration et la colère profondes que suscite le bilan de leurs politiques chez la grande majorité de leurs (…)
Yorgos MITRALIAS
De l’Afrique du Sud à Israël, l’État grec a toujours eu un faible pour l’apartheid.
"Si certains pensent qu'ils peuvent répéter ce qu'ils ont pu voir dans d'autres pays et occuper des universités, planter des tentes et foutre le bordel, ils se trompent profondément”. Cette - si éminemment délicate - déclaration du Premier ministre grec, qui a suivi l'"évacuation" brutale de la faculté de droit le mardi 14 mai (28 arrestations), ne peut surprendre que les personnes non informées : l'État grec et ses gouvernements ont toujours eu un faible pour tout ce qui touche à l'apartheid et aux régimes d'apartheid ! Aujourd'hui Israël, jadis l'Afrique du Sud et la Rhodésie. Et ce, non seulement pour des raisons d'affinités électives idéologiques, mais surtout parce que les intérêts (matériels) des diverses élites grecques l'exigent. D’ailleurs, cette si manifeste "faiblesse" pour ces régimes monstrueux a presque toujours poussé l'État grec et ses gouvernements à braver les recommandations et les décisions de la soi-disant "communauté internationale" (ONU, etc.) et à violer les (…)
Rohini Hensman
L’Afrique du Sud a demandé à la Cour internationale de justice de déclarer Israël coupable d’"actes génocidaires" à Gaza. Les architectes de la Convention sur le génocide ont voulu qu’elle soit utilisée pour mettre fin aux massacres de civils avant qu’il ne soit trop tard.
Au début du mois, l'administration Biden s'est jointe aux gouvernements du monde entier pour célébrer le soixante-quinzième anniversaire de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1948. Au même moment, des représentants du gouvernement américain tentaient de repousser une action en justice les accusant de complicité avec le "génocide en cours" des Palestiniens de la bande de Gaza par Israël. Aujourd'hui, le gouvernement sud-africain a saisi la Cour internationale de justice, invoquant la convention sur le génocide et accusant Israël d'"actes de génocide".
Certains commentateurs ont rejeté avec mépris l'idée que la guerre d'Israël contre Gaza puisse être considérée comme un génocide, la qualifiant d'absurdes. Mais des experts universitaires ont présenté la question sous un jour très différent et ont insisté sur la nécessité d'un débat urgentet moralement sérieux.
L'attitude (…)
La requête de l'Afrique du Sud (longue et détaillée) a été traduite (traduction automatique) et se trouve en pièce jointe. Voici son introduction. En complément, vous trouverez la réaction (ça secoue) du Ministère des Affaires étrangères israélien.
DEMANDE INSTITUANTE D'UNE PROCÉDURE
Au Greffier de la Cour internationale de Justice, le soussigné, dûment autorisé par le Gouvernement de la République d'Afrique du Sud, déclare ce qui suit :
Conformément aux articles 36 (1) et 40 du Statut de la Cour et à l’article 38 du Règlement de la Cour, j’ai l’honneur de présenter la présente requête introductive d’instance au nom de la République d’Afrique du Sud (« Afrique du Sud »). contre l’État d’Israël (« Israël »). Conformément à l'article 41 du Statut, la requête comprend une demande tendant à ce que la Cour indique des mesures conservatoires pour protéger les droits invoqués ici contre une perte imminente et irréparable.
I. Introduction
1. Cette requête concerne des actes menacés, adoptés, tolérés, commis et actuellement commis par le gouvernement et l'armée de l'État d'Israël contre le peuple palestinien, un groupe national, racial et ethnique distinct, à la suite des attaques en Israël le 7 octobre 2023. L’Afrique du Sud (…)