Thème Israël

Le Royaume-Uni devient encore plus fou dans sa défense d’Israël

Caitlin JOHNSTONE

Maintenant, ils annulent les visas de commentateurs politiques ordinaires et mainstream pour avoir critiqué l'État d'Israël, et ils enquêtent sur des personnes pour crimes de haine antisémite lorsqu'elles dénoncent des sionistes qui ne sont même pas juifs.

Le Royaume-Uni devient de plus en plus fou dans sa défense d'Israël. Maintenant, ils annulent les visas de commentateurs politiques ordinaires et mainstream pour avoir critiqué l'État d'Israël, et ils enquêtent sur des personnes pour crimes de haine antisémite lorsqu'elles dénoncent des sionistes qui ne sont même pas juifs. Le commentateur progressiste américain Cenk Uygur et son neveu Hasan Piker se sont tous deux vu refuser des visas par le gouvernement britannique, qui a déclaré qu'ils étaient empêchés d'entrer dans le pays en raison de leurs critiques envers Israël. « J'ai été interdit de séjour au Royaume-Uni, » a déclaré Uygur dans un tweet. « J'ai essayé de prendre un vol pour Londres afin de participer au SXSW London et de donner une conférence à Oxford. J'ai été interdit pour avoir critiqué Israël. Sommes-nous encore libres ? C'est une oppression des citoyens occidentaux par nos propres gouvernements pour le compte d'un autre pays ! » « Le Royaume-Uni a également (…)

Lutte autour de l’exposition de l’impunité israélienne à la Biénnale de Venise.

Leila Seurat

Venise et sa Biennale sont le terrain d'une vraie lutte avec un véritable enjeu politique, et la mobilisation de multiple avec force. Le but : expulser la représentation israélienne, qualifiée de "génocidaire", d'un très haut et très ancien lieu de la culture universelle.

À l’inauguration de la Biennale de Venise 2026, la contestation de la présence israélienne a transformé l’événement en scène politique mondiale. Entre grèves de pavillons, mobilisations d’artistes et tensions institutionnelles, la manifestation révèle les contradictions du soft power culturel et l’incapacité des instances internationales à traiter la question du génocide. L’ouverture de la 61e Biennale de Venise, le 9 mai, a été marquée par une situation inédite : en réponse à la présence d’un pavillon israélien, contestée depuis plusieurs mois, la plupart des exposants se sont mis en grève et n’ont pas ouvert leurs portes au public[1]. Des tracts ont été distribués, des bannières brandies et des drapeaux palestiniens déployés un peu partout dans la Biennale, y compris sur certaines œuvres. L’inauguration a également été marquée par la mobilisation de milliers de manifestants défilant le long du canal des Giardini jusqu’à l’Arsenal. Les images de la répression policière ont (…)

Israël, un chef d’œuvre de propagande

Djamel LABIDI

L'idéologie sioniste historique avait déjà popularisé une image des juifs faite de persécutions, de violences subies, de souffrances, de dangers, de menaces, d'exils, de messianisme. Etrangement, c'est la même image qui va être reprise, reconstruite par la propagande israélienne alors même que cette représentation est supposée n'avoir plus d'objet avec la réalisation du projet sioniste c’est-à-dire l'existence de l'Etat Juif.

Dans la première partie de ce texte (1) nous avions vu qu'Israël était un paradoxe en cela que son existence dépendait d'autres puissances, principalement des Etats Unis sur les plans : militaire, économique. Nous avions vu, que le principal argument d'Israël était que ses ennemis voulaient sa destruction et que cet argument, supposé justifier la politique violente d'Israël, révélait en fait la fragilité congénitale de son existence. Et nous avons découvert stupéfaits que son existence morale, son identité ne dépendaient pas d'une histoire dense, matérielle, documentée, physique comme pour toutes les nations, mais qu'elle ne tenait qu'à un fil, celui d'un récit mythique sur ses origines. De ces caractéristiques, Il va découler que le récit sur Israël, la propagande et la communication vont jouer un rôle essentiel dans sa relation avec le monde et dans la justification de son existence. Israël est, sous cet angle, aussi une création de la propagande, et même un chef d'œuvre de la (…)

Iran – USraël ou la quadrature du cercle

Daniel VANHOVE
Nonobstant les déclarations aussi insensées qu’erratiques de la part du président américain, le suivi régulier de ce dossier ne trompe aucun observateur. Dans une situation aussi complexe pour différentes raisons, le régime israélien a piégé la stupide administration américaine, et celle-ci est désormais prise à revers. Malgré des menaces répétées et le déploiement d’une armada massive dans la région, elle a compris ne pouvoir atteindre aucun des objectifs militaires visés par ses forces conventionnelles tout en s’isolant d’une majorité d’États ne la suivant pas dans cette aventure absurde. C’était la guerre à ne pas faire ! Le retour à la diplomatie semble donc la seule issue pour le gouvernement Trump, afin de trouver une porte de sortie lui permettant de ne pas être totalement humilié et se présenter avec un message quelque peu positif, même s’il ne dupera personne. Le temps joue contre l’administration républicaine qui doit impérativement tenter de sauver les meubles avant (…)

Israël, un paradoxe.

Djamel LABIDI

Disons-le carrément, Israël est un paradoxe. S'il n'y avait pas les Etats-Unis, Israël n'existerait pas ou plus exactement ne pourrait exister. C'est évident militairement, mais ça l'est aussi économiquement. On peut même dire aussi culturellement car Israël n'a aucune aucun lien culturel, aucune attache, aucune relation, aucune activité culturelles dans la région où il se trouve.

Il n'y est pas inséré, intégré, il est de culture occidentale. De fait, c'est à une autre région, la région européenne, qu'il a été rattaché que ce soit pour les manifestations culturelles internationales (par exemple "l'Eurovision") que pour les manifestations sportives. Sur le plan militaire, les importations d'armes militaires par Israël des Etats Unis sont pour la plus grande partie financées par l'aide militaire américaine elle-même. Les Etats Unis fournissent 69% des armes conventionnelles d'Israël. Entre 2023 et 2024, période du génocide de Gaza, les États-Unis ont déboursé un record de 17,9 milliards de dollars en aide militaire directe. Le fameux "dôme de fer" est financé essentiellement par les Etats Unis. L'économie israélienne, quant à elle, est profondément dépendante de celle des Etats-Unis, on pourrait dire même imbriquée : en 2025, les échanges commerciaux s'élevaient à 64 milliards de dollars. La plus grande part revient aux services en haute technologie pour (…)