Thème Angola

Angola, Playa Girón africain

Fidel CASTRO

Ces jours-ci marquent le cinquantième anniversaire du début de la mission internationaliste de Cuba en Angola : Operación Carlota. Voici deux discours de Fidel en rapport, celui de 1976 quand conclut la première partie de l’opération avec le départ des envahisseurs ; et celui de 2005, quand Fidel réfléchit sur l’ensemble de l’Opération. Bien entendu, aucun écho dans la presse internationale. C’était pourtant beau un peuple du tiers monde faisant - mais à l’envers, pour la bonne cause - ce qu’ont toujours fait les impérialistes et colonisateurs : dépêcher des troupes pour aider un autre peuple ! C’était alors la Révolution cubaine dans toute sa gloire. - Jacques-François Bonaldi

Allocution de Fidel Castro pour le quinzième anniversaire de la victoire de Playa Girón, le 19 avril 1976 Chers compañeros, Il y a juste quinze ans, à cette heure précise, les derniers échos de la bataille qui déjouait une des actions les plus sinistres et les plus traîtresses de l'impérialisme yankee contre un peuple d'Amérique latine ne s’étaient pas encore éteints. Girón est passé à l’histoire comme la première défaite de cet impérialisme sur ce continent. Il serait totalement vain de chercher le moindre principe éthique dans un système dont toutes les actions sont marquées du sceau de l’exploitation, du pillage, de la fourberie et du crime. Toute l’histoire des Etats-Unis d’Amérique par rapport aux peuples latins de ce continent, depuis qu’ils ont enlevé au Mexique plus de la moitié de son territoire jusqu’à l’organisation de leur coup d’Etat criminel et fasciste au Chili qui a abouti à l’assassinat de son président illustre, révolutionnaire et digne, Salvador Allende, (…)

La politique étasunienne en Afrique

IndymediaArgentina

Pour les États-Unis, l’Afrique reste un lieu où l’on peut gagner de l’argent rapidement et facilement. Cependant, les moyens d’obtenir ces revenus n’ont jamais été un sujet de préoccupation pour les Étasuniens...

En ce qui concerne la question des profits, la Maison Blanche a toujours été historiquement impliquée dans des pratiques douteuses, telles que les tromperies, les trahisons, la corruption et des conflits sanglants. Les actions présentent de Washington en Angola démontrent que rien n’a changé depuis lors. La Maison Blanche continue d’appliquer l’ancienne politique coloniale du « diviser pour mieux régner », en essayant de créer autant de conflits internes et externes que possible afin de gagner de l’argent. Et pourquoi changer quelque chose si le schéma fonctionne et apporte des résultats ? Une affaire étasunienne en Angola. Le principal projet des Étasuniens en Angola est, sans aucun doute, la création du corridor de transport Lobito. Il est indéniable que sa promotion médiatique est très attrayante. Il n’est pas surprenant que les Étasuniens en fassent activement la promotion. Cependant, si nous analysons la question de plus près, il n’est pas difficile de se rendre compte (…)

Un peu d’histoire #1 : L’aide cubaine à l’Afrique- partie 2

RÉPUBLIQUE SOCIALE

L’Histoire nous permet d’apprendre ce qui nous a précédé. En son temps, Karl Marx avait averti que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre », démontrant ainsi la nécessité pour chacun de connaître les événements passés qui, bien souvent, fournissent une source d’explication pour les événements présents et futurs. Mais connaître l’histoire c’est aussi raconter ce qui est passé sous silence, ou volontairement oublié par certains. Au travers de cette série d’articles, je vais m’efforcer de mettre à jour des faits ignorés aujourd’hui mais ô combien importants.

Pour cette deuxième partie consacrée à l’aide cubaine à l’Afrique, j’ai choisi de me concentrer plus particulièrement sur la solidarité envers l’Angola. La situation de l’Angola, avant son indépendance est particulière. Trois mouvements de libération ont émergé, et s’opposent plus ou moins les uns les autres. Plus ou moins car deux sont soutenus par le camp occidental, tandis que le troisième est lui soutenu par le camp socialiste, puis par Cuba. Le leader de ce dernier mouvement (MPLA : Mouvement populaire de libération de l’Angola), Agostino Neto s’est, dès les années 60, rapproché de l’URSS. Et pour cause, il prône en effet comme idéal politique le socialisme. Mais un socialisme pour et par les Angolais, à la manière de Cuba. UNITA (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola) et FNLA (Front national de libération de l’Angola) sont les deux autres mouvements indépendantistes. Le premier est soutenu par les Etats-Unis, via le régime d’apartheid Sud-Africain, le (…)

Lire et relire « Missions en conflit »

Rémy HERRERA
Très important. L’ouvrage Missions en conflit : La Havane, Washington et l’Afrique, 1959-1976, que vous vous apprêtez à lire grâce aux Éditions Delga, est très important. Son thème central est l’histoire des missions internationalistes de Cuba en Afrique et leur confrontation avec l’impérialisme des États-Unis sur ce continent, entre 1959, année du triomphe de la révolution cubaine, et 1976, soit le temps des premiers succès militaires des forces armées cubaines combattant au côté du Movimento Popular de Libertação de Angola (Mouvement populaire de libération de l’Angola, ou MPLA) d’Agostinho Neto, président de la République après la proclamation de l’indépendance de ce pays le 11 novembre 1975. Au-delà de la propagande des médias dominants, des mensonges des puissances impérialistes, de la haine raciale, la voix de la vérité finira par se faire entendre. Cette vérité, pour les progressistes du monde, c’est la générosité de l’internationalisme cubain qui finit par traverser l’océan (…)

Missions en conflit

Piero GLEIJESES
Cet ouvrage présente un récit haletant de la politique cubaine en Afrique de 1959 à 1976 et de son conflit croissant avec les États-Unis. L’auteur conduit le lecteur des premiers pas de Cuba pour aider les rebelles algériens combattant la France en 1961, à la guerre secrète entre La Havane et Washington au Zaïre en 1964-65 — où 100 Cubains menés par le Che Guevara ont affronté 1 000 mercenaires contrôlés par la CIA — et, finalement, à l’envoi héroïque de 30 000 Cubains en Angola en 1975-76, qui a stoppé l’avance sud-africaine sur Luanda et condamné la grande opération masquée d’Henry Kissinger. Seul chercheur étranger à avoir eu accès aux archives cubaines, l’auteur a étayé ses travaux sur des ressources complètement inédites et des entretiens de première main dans presque tous les pays concernés. Ce travail complet et équilibré apporte un éclairage nouveau sur la politique étrangère américaine et les opérations secrètes de la CIA. Il révolutionne notre vision du rôle (…)