Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher


Allons au-delà de la devise «  Ne pas tout dire, ce n’est pas mentir ! » !

On a l’impression, à travers les multiples déclarations de Madame Michèle Alliot-Marie, dans son offensive médiatique tous azimuts, pour sa fébrile défense concernant les variables cachées de son escapade tunisienne, que Madame Alliot-Marie a perdu le sens des réalités et, par suite, qu’elle ne sait plus ou bien qu’elle ne maîtrise plus ce qu’elle dit ; ainsi, par exemple, « elle a eu une parole qui lui a échappé », a noté Valérie Pécresse. MAM a oublié que la Politique ( et surtout la Diplomatie) n’a rien à faire des états d’âme [ en vrac : je suis meurtrie ; quand je suis en vacances, je ne suis plus Ministre des Affaires Étrangères, je suis Michèle Alliot-Marie ; je vais en vacances en Tunisie comme beaucoup de Français ; la prochaine fois, je ne quitterai pas la Dordogne ; j’essaie de vivre le plus normalement possible ; il n’est pas question que je remonte dans un avion privé quelles que soient les circonstances tant que je serai Ministre ; je ne recommencerai pas puisque cela choque ;…]. En un mot, dans sa plaidoirie, elle s’est conduite comme une petite fille prise, en flagrant délit, le doigt dans le pot de confiture.

Dans ce contexte, il est bon de rappeler que « ce n’est pas le Droit, mais la décence, qui devrait commander que soit maintenue une ligne de démarcation entre l’exercice de hautes responsabilités d’Etat et des relations privées dans la sphère sensible des affaires internationales ».

Au-delà de l’escapade tunisienne de MAM, le vrai événement que retiendra l’Histoire est la connivence, du moins la complaisance, de la France, pays des Droits de l’Homme, avec un régime dictatorial et ses suppôts, régime qu’elle a soutenu jusqu’à l’agonie. Cette connivence, ou complaisance, a conduit son Diplomate au plus haut niveau à commettre un impair historique en proposant, officiellement, alors que la Tunisie était à feu et à sang, devant les représentants du Peuple français, que la France prête main forte au dit régime dictatorial, et ce en mettant à la disposition des « autorités tunisiennes le "savoir-faire" de la France en matière de maintien de l’ordre » afin de réprimer le soulèvement populaire qui fut le fer de lance de la "Révolution de Jasmin".

Et Lorsque le Dictateur a pris la fuite, le 14 janvier 2011, le Gouvernement français s’est contenté, timidement, de « prendre acte de la transition constitutionnelle » tout en souhaitant « une solution démocratique et durable à la crise » ; alors qu’à Washington, le Président Barack Obama, a salué, immédiatement et chaleureusement, dans une déclaration officielle, « le courage et la dignité des Tunisiens », déclaration qui nous a rassuré, compte tenu de l’angoisse et de l’incertitude de l’instant, et a réchauffé nos coeurs : deux Diplomaties, deux styles !

Pour le moment, les divers errements au Quai d’Orsay se sont soldés, simplement, par le rappel de l’Ambassadeur de France à Tunis. Dans ce cadre, l’Histoire retiendra que, le 14 janvier 2011, à quelques heures de la fuite en Arabie Saoudite de l’ex-chef de l’Etat Tunisien, un télégramme de l’Ambassadeur de France annonçait : « Le président tunisien a repris le contrôle de la situation » (sic).

Pour être complet, il convient de mentionner que ladite connivence (ou complaisance) n’est pas, en réalité, l’apanage de la majorité, mais est partagée par certains ténors de l’opposition. Ainsi Dominique Strauss-Kahn [qui est d’origine tunisienne, via la lignée Fellous (mot arabe signifiant : poussin)], candidat potentiel à la Primaire Socialiste Présidentielle pour 2012 et Président du FMI, a déclaré, le 18/1/2008 : « La Tunisie est un bon exemple à suivre pour beaucoup de pays qui sont émergents » (sic).

HORCHANI Salah
Professeur à la Faculté des Sciences de Tunis

URL de cet article 12727
   
LES CHEMINS DE LA VICTOIRE
Fidel CASTRO
« En ce qui me concerne, à cette étape de ma vie, je suis en mesure d’offrir un témoignage qui, si cela a une certaine valeur pour les générations nouvelles, est le fruit d’un travail acharné. » "• Fidel Castro Dans ce premier tome de son autobiographie, Fidel Castro révèle de façon inédite les coulisses de la révolution cubaine. Il fait part de sa défiance pour l’impérialisme des États-Unis qui asservissait les Cubains par l’entremise de Batista, et interdisait à l’île tout développement. Il raconte le (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Je pense que nous risquons de devenir la société la mieux informée à mourir par ignorance.

Reuben Blades


Cuba - Tchernobyl : Lettre à Maria.
24 août 2006. Chère Maria, Je ne sais pas si mon nom vous dira quelque chose. A vrai dire, je ne crois pas vous avoir laissé un souvenir impérissable. C’est pourtant vous qui m’avez donné, au détour d’une seule phrase, une des plus belles leçons d’humanité qu’un homme puisse recevoir. Il y a déjà quelques années de cela mais, comme vous pouvez le constater, je n’ai pas oublié. Vous souvenez-vous, Maria, de cet occidental en visite sur votre île qui voulait vous poser quelques questions ? En réalité, et (...)
Cette épuisante sensation de courir dans l’eau (plaidoyer pour rompre définitivement avec le PS)
Vous avez déjà essayé de courir dans l’eau ? Epuisant n’est-ce pas ? Au bout de quelques pas, je me dis que j’irai plus vite en marchant. Alors je marche. Comme je n’ai jamais pris la peine de me chronométrer, je ne sais ce qu’il en est réellement, mais la sensation d’aller plus vite et plus loin est bien là. Et quoi de plus subjectif que le temps ? Préambule défoulant : Socialistes, j’ai un aveu à vous faire : je ne vous supporte plus. Ni vos tronches, ni vos discours, ni vos écrits, ni vos (...)
58 
Revolucionarios : "On ne nait pas révolutionnaire... on le devient."
Chères lectrices, cher lecteurs du Grand Soir Nous vous proposons à la diffusion un documentaire intitulé « Revolucionarios ». Durée 57 Min – Version VOSTFR. Ce film, le premier d’une série, c’est la révolution cubaine racontée par celles et ceux, souvent anonymes, qui y ont participé d’une manière ou d’une autre. Des témoignages qui permettront de comprendre la réalité de ce que vivait le peuple cubain avant l’insurrection, de découvrir les raisons de cet engagement dans la lutte et de voir comment chacun (...)
20 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.