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Colombie, derrière le rideau de fumée. Histoire du terrorisme d’Etat

L’affaire Ingrid Betancourt et la question des otages ont mis la Colombie sous les feux de l’actualité… Mais, derrière le rideau de fumée médiatique, que se passe-t-il vraiment dans ce pays ?

La violence politique, conséquence de l’intransigeance de l’Etat et des énormes inégalités sociales, est au coeur de cet ouvrage,

Au fil de l’histoire, l’oligarchie nationale vorace, les Etats-Unis et certaines puissances européennes, avides de soumettre un peuple pour s’emparer de ses immenses richesses naturelles, ont fait de la violence leur spécialité.

Si par le passé, les troupes officielles semaient la barbarie, aujourd’hui ce sont les paramilitaires, qu’elles ont engendrés, qui ont pris le relais. Pourtant, sans relâche, d’importants secteurs de la population organisent la résistance en adoptant diverses formes de lutte.

« Un travail impressionnant, habilement développé grâce à un style caractéristique de la culture colombienne, et qui présente les faits les plus dramatiques sous une forme littéraire. » François Houtart, professeur émérite de l’Université de Louvain-la-Neuve

« Même s’il développe un thème complexe et cruel, chaque page invite à poursuivre la lecture. » Jean Ziegler, rapporteur spécial de l’ONU


Les éditions du Temps des cerises ont le plaisir de vous annoncer la parution du livre Colombie, derrière le rideau de fumée. Histoire du terrorisme d’Etat du journaliste et écrivain Hernando Calvo Ospina, en librairie à partir du 21 mars 2008.

Pour toute demande de service de presse ou contact avec l’auteur, merci de contacter Karine Alvarez par mail

karine_tdc@yahoo.fr ou au 06 62 97 21 35

Colombie, derrière le rideau de fumée. Histoire du terrorisme d’Etat

Le Temps des Cerises éditeurs, mars 2008, 400 pages, 20 Euros

Préface d’Ignacio Ramonet

Hernando Calvo Ospina, Colombien résidant en France, est écrivain, journaliste et collaborateur du Monde Diplomatique. Il a participé à des documentaires pour la chaîne de télévision britannique BBC, la franco-allemande Arte et l’allemande ARD. Il est l’auteur de plusieurs livres qui ont été traduits en plus de dix langues.

www.letempsdescerises.net


EN COMPLEMENT, UN ARTICLE DE JAMES PETRAS SUR CE LIVRE

Construction du régime terroriste totalitaire de Colombie, avec la collaboration des Etats-Unis, Europa et l’Amérique Latine.

Par James Petras
El Correo. Paris, le 19 août 2008.

Le livre récent de Hernando Calvo Ospina, " Colombie, derrière le rideau de fumée, histoire du terrorisme d’Etat ", est la plus importante étude sur la politique colombienne des dernières décennies, et une lecture essentielle pour éclairer la célébration par les médias et les hommes politiques occidentaux du président Alvaro Uribe. Cette enquête fournit une profusion de données historiques et empiriques qui éclairent la combinaison particulière en Colombie d’un régime électoral qui caractérise une démocratie capitaliste occidentale et d’une épuration permanente de la société civile et politique caractéristique, propre aux dictatures totalitaires

A la différence de la plupart des pays latinoaméricains, la Colombie n’a jamais connu la modernisation de son système politique. Depuis le 19ème siècle les partis libéraux et conservateurs dirigés par des oligarchies urbaines et rurales ont contrôlé le processus politique à travers la violence et le clientélisme.

La classe ouvrière et la classe moyenne radicale et les partis de centre gauche en Colombie ont été violemment réprimés et marginalisés, à la différence de la différenciation politique qui a pris place au Chili et en Argentine au début du 20 ème siècle. Aucun parti travailliste, social-démocrate, ou marxiste n’a été autorisés à établir une représentation et une légitimité, contrairement à ce qui s’est passé au Brésil, Venezuela, Pérou, Bolivie, ou ailleurs en Amérique du sud.

Le système bipartite basé sur les élites de l’oligarchie était mal préparé à faire de la place et accepter le défi d’une classe ouvrière urbaine émergente et des mouvements des paysans de l’après guerre mondiale. En Colombie, la résistance à une représentation sociale plurielle et à un système multipartis reflétant les intérêts des classes défavorisées a pris la forme d’une guerre civile- la violencia- alors que les partis libéral et conservateur ont eu recours dans les années 1950 à une saignée pour décider laquelle des deux factions de la classe dirigeante dirigerait. Le résultat fut un pacte d’alternance pour la présidence entre les deux partis. Le point clé théorique est que l’unité de l’élite colombienne était basée sur la violence de masse, l’exclusion sociale et le jeu du pouvoir politique.

La Colombie a raté la « transition vers la modernité » qui était basée exclusivement sur l’introduction de façon sélective d’institutions occidentales de contre-insurgence par une oligarchie traditionnelle tournée vers les politiques d’exclusion massive. La légitimité historique de la continuité de l’oligarchie et la violence de masse ont donné le cadre pour la pratique contemporaine d’élections et d’escadrons ce la mort.

L’enquête de Calvo Ospina donne des éléments détaillés sur l’influence envahissante des gouvernements US sur la politique colombienne. La totalité du corps des officiers supérieurs qui commande les troupes et contrôle les agences d’intelligence est passé par les programmes d’endoctrinement de l’armée étasunienne. En fait pour gravir les échelons le suivi et la certification des programmes militaires étasuniens sont nécessaires. Au coeur de ces programmes, la contre insurrection, l’entrainement des officiers colombiens à la répression violente de tout mouvement de masse ce qui suppose que l’oligarchie colombienne est alliée à Washington. Les stratégies enseignées par les instructeurs étasuniens incluent le recrutement et l’armement d’escadrons de la mort paramilitaires ; les jeunes officiers sont présélectionnés par l’armée étasunienne pour leur loyauté politique envers les Etats-Unis et leur aptitude à s’engager dans la guerre contre la gauche et les mouvements de masse dirigés par leurs propres compatriotes. Calvo Ospina fournit de nombreux exemples de généraux colombiens qui ont suivi ce plan de carrière : de la sélection et l’entraînement dans les écoles militaires de pointe étasuniennes, qui ont commandé des troupes, étaient promoteurs et protecteurs des escadrons de la mort, auteurs de multiples massacres contre les civils, mais récipiendaires de nombreuses décorations de la part de présidents colombiens ou de dignitaires politiques ou militaires étasuniens en visite. (P213)

L’enquête de Calvo Ospina synthétise une richesse de témoignages, documents, rapports, compte rendu de témoins oculaires et d’enquêtes des droits de l’homme détaillant les liens organiques entre le gouvernement colombiens ( y compris le cabinet Uribe) et plus de 60 membres du congrès ( alliés d’Uribe) des gouverneurs et des maires de droite et les 30.000 membres des escadrons de la mort, dont le principal groupe est les AUC. En fait, l’ascension d’Uribe de gouverneur d’Antioquia à la présidence est liée à ses relations avec les escadrons de la mort (page 235).

Le livre de Calvo Ospina démolit les affirmations selon lesquelles les escadrons de la mort opèrent indépendamment de l’Etat. Non seulement les escadrons de la mort sont une arme de l’Etat mais aussi ils jouent un rôle majeur dans le lien entre l’élite oligarchique et politique et le commerce multi milliardaire de la drogue. L’étude nous donne une vision claire du réseau complexe de liens entre la classe dirigeante colombienne, l’appareil impérial étasunien et l’armée colombienne. Alors que les paramilitaires jouent un rôle majeur dans la mort de milliers de leaders populaires et le déplacement de 3 millions de paysans, ils reçoivent l’appui de l’oligarchie colombienne. Une fois que les militaires et le régime - avec 5 milliards de dollars d’aide de l’armée étasunienne, ont pris possession des régions disputées aux guérillas, les paramilitaires ont été en partie démobilisés. La croissance et le déclin des paramilitaires fut clairement le résultat de la politique colombienne et étasunienne : c’étaient des instruments tactiques élaborés pour mener à bien les tâches sanguinaires d’épuration de la société civile d’une opposition populaire basée sur la masse.

L’enquête détaille le terrible record en matière de droits de l’homme des 5 premières années du mandat de Uribe : un contraste brutal au feu de la propagande favorable après la libération de l’otage franco colombienne Ingrid Betancourt, déversée par Bush, Sarkozy, Zapatero, Chavez et Castro parmi d’autres.

Durant les trois premières années de la présidence de Uribe, plus d’un million de colombiens ont été déplacés de force, la grande majorité des paysans violemment chassés et dépossédés de leur maison et de leurs terres par des paramilitaires /militaires qui ensuite ont découpé leurs terres au prétexte d’éliminer des supporters potentiels des Farc et d’autres mouvements sociaux. Les paysans devenus des squatters de villes, sont devenus des leaders locaux, ont été par conséquence assassinés par la police secrète politique ou les escadrons de la mort. Le régime d’Uribe a assassiné plus de 500 syndicalistes depuis qu’il est arrivé au pouvoir en 2003. Un dirigeant syndicaliste a résumé succinctement le triste choix politique pour les syndicalistes colombiens : en Colombie c’est plus facile d’organiser une guérilla qu’un syndicat. Celui qui doute de cela devrait essayer d’en organiser un à son travail » (page 348). Au cours des deux premières années de son mandat, Uribe fut responsable de l’assassinat ou la disparition de 6.148 civils non armés dans des circonstances de non combat.

L’utilisation d’escadrons de la mort paramilitaires promus/financés et protégés par le régime d’Uribe pour assassiner et faire disparaître les leaders populaires sert plusieurs objectifs politiques : cela permet au régime de diminuer le nombre d’abus sur les droits de l’homme attribués aux forces armées colombiennes ; cela facilite l’usage extensif de tactiques de terreur extrêmes, amputation et exposition publique des corps démembrés pour intimider l’ensemble des communautés (guerre psychologique) ; cela crée le mythe que le régime est « centriste » opposé à l’ « extrême gauche » (les Farc) et l’ « extrême droite » (les escadrons de la mort, notamment les Auc). Cet objectif est particulièrement vrai dans le suivi des relations diplomatiques du régime avec l’Europe et les Etats-Unis, fournissant un alibi convenable aux libéraux et sociaux démocrates qui donne une aide économique et militaire à la Colombie.

L’étude de Calvo Ospina des relations Etats-Unis-Colombie donne des éclairages utiles sur les bénéfices mutuels que tirent la classe dirigeante de la Colombie et l’empire. Les escadrons de la morts étaient au départ organisés par les élites colombiennes pour casser les mouvements paysans demandant une reforme agraire. Avec l’arrivée massive de 6 milliards de dollars d’aide militaire étasunienne et de milliers de membres de forces spéciales US, les escadrons de la mort se sont mués de tueurs locaux éparpillés en une force de 30 000 hommes, extension des forces de contre insurrection us et colombienne.

Ils étaient exclusivement tournés vers l’extermination de villages et d’organisations sociales dans les zones d’influence de la guérilla. L’enquête de Calvo Ospina met en lumière le rôle central des classes dirigeantes colombiennes, de même que de l’armée étasunienne dans le développement du terrorisme d’état. Cette étude rejette clairement la vue simpliste de beaucoup, qui à gauche voit l’oppression, l’exploitation, la terreur simplement imposées par des forces externes (impérialisme). Le point théorique est que l’entrée de l’armée étasunienne de même que son expansion et son rôle d’influence n’ont été possibles que parce qu’à long terme ils coïncidaient à des intérêts et besoins des classes dirigeantes colombiennes.

La plus importante contribution de l’étude de Calvo Ospina sur la politique colombienne est son récit sur la construction et l’élaboration d’un régime totalitaire terroriste avec la collaboration ouverte et le soutien des Etats-Unis, des démocraties capitalistes européennes et latino américaines.

L’infrastructure de la terreur totalitaire définit les limites, la teneur et les participants à la politique électorale. Cela inclut : le gouvernement par des décrets présidentiels suspendant toutes les garanties constitutionnelles (page 295), un réseau national de police secrète de 1,6 millions d’espions (page 298) des paysans recrutés de force et obligés d’agir comme collaborateurs locaux des militaires.

La Colombie est le pays le plus militarisé d’Amérique latine. Le congrès, pouvoir législatif civil et judiciaire n’exerce pas de contrôle réel. Les garde-fous constitutionnels sont totalement absents. Le territoire et l’importance des violations des droits de l’homme dépassent ceux de n’importe quelle dictature de l’histoire récente de l’Amérique latine, y compris celles d’Argentine, Brésil, Chili, Uruguay, Bolivie.

L’infrastructure terroriste totalitaire de l’état définit le caractère politique du système politique. Le processus électoral sert uniquement de façade facilitant des « relations normales » avec les régimes libéraux, conservateurs, socio-démocrates d’Europe et d’Amérique du nord et du sud. En effet leur louange et soutien à Uribe dans la suite de l’affaire Betancourt ont servi à légitimer le régime terroriste. Leur condamnation des Farc était aussi un rejet de la gauche anti-totalitaire et antiterroriste.

Alors que l’étude de Calvo Ospina permet d’approfondir notre compréhension de la structure et du fonctionnement des régimes terroristes totalitaires contemporains, il faut aller plus loin en examinant la masse émergente qui supporte ce régime. Uribe a mobilisé plus d’un million de colombiens contre les Farc au printemps de 2008 pour soutenir son régime totalitaire, à un moment où les médias, la justice colombienne et d’anciens chefs des paramilitaires révélaient que des parlementaires pro Uribe, des généraux, des membres de cabinets ministériels s étaient liées aux AUC. En d’autres mots, des centaines de milliers de gens de la classe moyenne colombienne soutiennent un leader totalitaire.

L’émergence d’un totalitarisme basé sur la masse remplaçant la traditionnelle oligarchie autoritaire fait partie de la montée d’une nouvelle aile droite virulente dans la politique en Amérique latine. En Bolivie, la classe dirigeante d’extrême droite de Santa Cruz s’est associée avec une base de la classe moyenne avec ses propres forces paramilitaires pour obtenir l’autonomie et le contrôle sur les revenus du gaz et du pétrole tirés des partenariats avec les multinationales. En Argentine la droite dure dans les provinces a établi une base de plusieurs centaines de milliers de gens autour de la défense des profits énormes sur les produits agricoles. Au Venezuela, la droite dure peut mettre des centaines de milliers de gens dans la rue et engage ses propres troupes paramilitaires.

L’émergence du totalitarisme de droite coïncide avec l’incapacité du centre gauche et de la gauche à capitaliser sur le boom des matières premières pour financer des changements structurels et organiser les pauvres travailleurs ouvriers ou paysans en « force de combat ».

En Colombie, le centre-gauche (Polo Democratico) a généralement rejoint la droite d’Uribe contre les Farc, et a donné une forte impulsion à l’attraction des masses urbaines de la classe moyenne vers le régime. Le soutien des régimes de « centre gauche » aux stratégies d’exportation des matières premières agricoles et du sous-sol dans le reste de l’Amérique Latine ont mobilisé les masses et ont énormément augmenté le pouvoir de la nouvelle droite totalitaire et encouragé l’utilisation de tactiques d’ « action directe ». La Colombie d’Uribe, loin d’être l’exception à une « vague progressive » en Amérique Latine, il est plus réaliste de le voir comme emblématique des nouveaux dirigeants totalitaires qui associent élections et terrorisme politique.

La Colombie, comme le décrit Calvo Ospina, est déjà le « laboratoire de l’extrême droite ». Le succès d’Uribe signifie danger pour les travailleurs, les paysans et les mouvements populaires en Amérique Latine.

Traduction de l’anglais pour El Correo de : Estelle Debiasi

http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=4144

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