Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher


Intox médiatique sur la situation interne au PCF

Un certain nombre de liens sont placés dans ce texte à l’intention des journalistes politiques qui ont envie d’exercer leur métier, au lieu d’être manipulé avec ou à l’insu de leur consentement par des apparatchiks porteurs de Louis Vuiton au service du PS.

L’article d’agence de presse ci-dessous continue la campagne de désinformation organisée par la droite du groupe dirigeant du PCF pour faire pression sur le groupe qui entoure Marie George Buffet, et sur MGB elle-même pour provoquer la liquidation. Cette tentative de putsch (qui selon les lois du genre se présente comme un "contre putsch") s’explique par la peur qu’ils ressentent devant la montée dans le parti du refus de la liquidation, l’opposition de gauche sous ses diverses formes, et la perspective de voir cette opposition unie peser de tout son poids dans le débats. André Gerin, en obligeant Marie George à déclarer sa candidature au renouvellement de son poste, a aussi semé la panique.

Il est évident que la tentative est désespérée : en effet s’il y a une direction que les communistes ne veulent pas voir revenir c’est bien Robert Hue, et ses proches. Marie Pierre Vieu n’a laissé que le souvenir du saccage des écoles de formation, et Zarka, Martelli et tous les refondateurs sont grillés depuis le sabotage de la campagne présidentielle. Il n’est pas exclu cependant qu’un Gayssot par exemple soit assez fou pour briguer la place de Marie George en croyant qu’il a une chance. Mais le vrai but de l’opération est ailleurs.

Il s’agit d’occulter par la contestation de droite la véritable opposition, à gauche du PCF, qui ne peut évidemment pas compter sur la complicité des médias. Le fond de l’affaire, c’est de faire apparaître MGB comme le rempart du parti, faisant face aux liquidateurs. Ce qui est bien entendu un conte pour enfants : Marie George a à peu de chose près les mêmes idées que ceux qui sont présentés par la presse comme une opposition, et qui participent à sa majorité de congrès. Il s’agit ni plus ni moins du groupe dirigeant sortant, qui doit rendre des comptes pour sa gestion désastreuse et sa stratégie calamiteuse et qui essaye de donner le change. Si ces gens là pouvaient changer quelque chose, ils l’auraient fait, ils sont aux manettes depuis plus de dix ans. Et la rupture tant prônée a déjà eu lieu : il s’agit de la "mutation" et on a vu pour quels résultats. Si la presse veut savoir ce que la véritable opposition a à dire, voir l’entretien avec Emmanuel Dang Tran, ou avec Jean Jacques Karman sur Réveil Communiste

Il est symptômatique que toute cette presse ne mentionne pas la candidature d’André Gerin aux secrétariat national, qui est la seule pour le moment, et à l’heure actuelle la seule aussi susceptible de menacer le groupe dirigeant. Si on veut avoir une idée du parti réel, voir toujours sur RC la rencontre avec les communistes du Nord et du Pas de Calais à Paris, lors de la marche pour l’emploi, le 27 octobre 2007.L’enfumage commence ici :

Gérard Bon Reuters - Lundi 9 juin, 11h47

PARIS (Reuters) - Des opposants à la direction du PCF appellent Marie-George Buffet a déverrouiller le débat pour permettre une "transformation profonde" du parti dans la perspective du congrès de décembre prochain.

Une vingtaine de personnalités ont réaffirmé leur position lors d’une réunion regroupant lundi matin à Paris des proches de l’ancien numéro un Robert Hue, tel Pierre Blotin, et de refondateurs comme Roger Martelli et Pierre Zarka, ancien directeur de l’Humanité.

Parallèlement, les animateurs d’un deuxième front de contestation à la secrétaire nationale du PCF devaient se retrouver mardi à l’initiative de "non alignés" comme Marie-Pierre Vieu, figure montante du parti.

Des militants soupçonnent Marie-George Buffet, qui s’était engagée à passer la main lors du congrès de décembre, de vouloir rester à la tête du PCF jusqu’aux régionales de 2010 et de maintenir à dessein le statu quo.

La secrétaire nationale du PCF avait évoqué son départ après son score historiquement bas de la présidentielle (1,93%), en partie compensé par la bonne tenue du parti aux municipales.

Mais Daniel Brunel, vice-président PCF du conseil régional d’Ile-de-France et initiateur de la réunion de lundi assure qu’il ne s’agit pas d’une question de leadership.

"Elle reste, elle part, je ne suis pas obsédé par ça", dit-il à Reuters.

Pour Daniel Brunel, le PCF ne peut pas être en situation de travailler sur une alternative à gauche s’il n’engage pas une véritable "rupture" "Soit on reste comme on est, mais le déclin est historique maintenant, ou alors on entreprend autre chose."

DROIT DANS LE MUR ?

Face à la montée des contestations, la secrétaire nationale s’est défendue de verrouiller le débat et a même appelé "tous les communistes qui ont des idées nouvelles, qui ont une opinion sur telle ou telle transformation à les apporter, à les donner".

"Il n’y a aucun moyen de verrouiller le débat dans le Parti communiste français. Il ne faut pas d’autocensure", a-t-elle affirmé lors d’une conférence de presse la semaine dernière.

Mais les opposants à la secrétaire nationale dénoncent une reprise en main destinée, selon eux, à faire en sorte que "rien ne change" sous une apparence de débat qui "noie les vraies questions."

"La façon fermée dont la direction prépare ce congrès nous envoie droit dans le mur", a ainsi affirmé Michel Maso, proche de Robert Hue.

Dans Libération, Marie-Pierre Vieu a récemment dit partager l’inquiétude des militants découragés de voir qu’Olivier Besancenot, le porte-parole de la LCR "nous dépouille en invitant Jean Ferrat chez Drucker", une émission de télévision grand public.

Daniel Brunel, qui prévoit "d’autres initiatives", souhaite qu’on mette entre les mains des communistes "cette alternative entre rester comme on est, bouger un petit peu, ou changer radicalement, transformer."

"Je serai respectueux des décisions mais il n’y a pas de mi-parcours, je fais un petit pas en avant, un petit pas en arrière", explique-t-il.

URL de cet article 6773
   
1914-1918 La Grande Guerre des Classes
Jacques R. PAUWELS
Dans l’Europe de 1914, le droit de vote universel n’existait pas. Partout, la noblesse et les grands industriels se partageaient le pouvoir. Mais cette élite, restreinte, craignait les masses populaires et le spectre d’une révolution. L’Europe devait sortir « purifiée » de la guerre, et « grandie » par l’extension territoriale. Et si la Première Guerre mondiale était avant tout la suite meurtrière de la lutte entre ceux d’en haut et ceux d’en bas initiée dès 1789 ? C’est la thèse magistrale du nouveau (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Des millions de gens ont vu tomber une pomme, Newton est le seul qui se soit demandé pourquoi.

Bernard Baruch


Revolucionarios : "On ne nait pas révolutionnaire... on le devient."
Chères lectrices, cher lecteurs du Grand Soir Nous vous proposons à la diffusion un documentaire intitulé « Revolucionarios ». Durée 57 Min – Version VOSTFR. Ce film, le premier d’une série, c’est la révolution cubaine racontée par celles et ceux, souvent anonymes, qui y ont participé d’une manière ou d’une autre. Des témoignages qui permettront de comprendre la réalité de ce que vivait le peuple cubain avant l’insurrection, de découvrir les raisons de cet engagement dans la lutte et de voir comment chacun (...)
20 
« SIN EMBARGO » - Paroles cubaines sur le blocus (et le reste aussi) - Préambule - 1/13
PREAMBULE « Un microphone ? Hum... » Ca y’est, deux jours à la Havane et je commence à me sentir comme un fucking Chevalier de la Table Ronde à la recherche du Graal. Oui, j’ai besoin d’un microphone, avec une petite prise, pour le brancher là. « Tu veux acheter un microphone ? » Ben oui, à peine arrivé, le mien est tombé en panne, alors j’ai besoin d’un microphone. « Oui, oui, je comprends. Un microphone... ». Je suis dans un centre culturel. Un grand centre culturel. J’ai l’impression de voir des (...)
Hier, j’ai surpris France Télécom semant des graines de suicide.
Didier Lombard, ex-PDG de FT, a été mis en examen pour harcèlement moral dans l’enquête sur la vague de suicides dans son entreprise. C’est le moment de republier sur le sujet un article du Grand Soir datant de 2009 et toujours d’actualité. Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies. Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse. (...)
68 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.