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Remettre à plat nos institutions confisquées, manipulées, par une nomenklatura prédatrice ?

Jean-Luc Mélenchon : Il a raison mais il se trompe…

« On n’a rien fait contre les idées tant que l’on n’a pas attaqué les personnes. »

Joseph de Maistre

Un lutin glissa, parmi mes cadeaux de Noël (oui, j’ai un camion de retard dans mes lectures…), le livre de Jean-Luc Mélenchon :
« Qu’ils s’en aillent tous ! » (1). A priori, je l’avoue, j’aurais préféré un sachet supplémentaire de meringues saupoudrées au chocolat…

Je ne suis pas consommateur de ces ouvrages de "personnages politiques" , dans leur quasi-totalité rédigés par des scribes intérimaires, célébrant leurs exploits à longueur de page. Ils ont toujours eu raison grâce à leur génie, leur octroyant en homme prédestiné parmi une multitude de qualités hors de portée du commun des mortels : l’infaillibilité.

Se portraiturant, dans le contentement de soi, en "rassembleur" pour les élections présidentielles. Eternelle rengaine, imbuvable purge narcissique et mensongère, du "Demain on rasera gratis, grâce à moi" … Avec tout un mixage de calculs, supputations, sur des alliances dans un enchevêtrement de chapelles, cénacles et coteries. Me donnant l’impression d’assister aux guerres tribales de cette île fabuleuse, aux mille langues et vallées, qu’est la Papouasie.

Mais : surprise !...

Sa lecture a été la rencontre avec une approche de la politique dont je partage plusieurs idées fondamentales. Le livre ne se veut pas un programme politique, son parti les affiche et les discute sur son propre site, simplement des repères de réflexion et d’action pour sauver notre pays à la dérive. Comment redresser la barre ?...

Du souffle, du réalisme, de la conviction. Un zeste de mauvaise foi, nous donnant l’occasion de nous chamailler avec lui (prendre des sportifs comme têtes de Turc du "sport-fric" , alors qu’ils ne sont que la partie visible et manipulée de cet iceberg mafieux…). De la générosité, du panache même.

Livrant un constat que peu d’hommes politiques français ont le courage et, surtout, l’envergure intellectuelle de formuler. Face à un système politique en pleine déliquescence, avec ses ravages sociaux et économiques, Jean-Luc Mélenchon pose une priorité fondamentale : remettre à plat nos institutions républicaines confisquées, détournées, manipulées, par une nomenklatura prédatrice.

D’où, la première étape à franchir : la formation d’une Assemblée Constituante. Avec pour assise, dans cette refondation républicaine, la renaissance des "valeurs" donnant du "sens" à notre vie en collectivité, dans la solidarité et la justice. A l’opposé de celles imposées par la caste au pouvoir, tous partis confondus : l’aliénation citoyenne, soumise à la loi du plus fort et au culte du fric-roi. Parodie des films de gangsters régnant sur une ville.

Visiblement, un homme qui maîtrise ses dossiers. C’est en bosseur et non pas en frimeur, qu’il a certainement exercé ses responsabilités d’élu et de membre d’un gouvernement. Rare dans ce milieu, englué dans le carriérisme et les pratiques de spadassin.

Député européen, connaissant les arcanes de l’UE comme le fond de sa poche, donnant lucidité et légitimité à sa critique de cette usine à gaz devenue ingérable pour les citoyens européens. Ses décapants comptes-rendus de séances au parlement de Strasbourg, sur son site, sont une radiographie, exceptionnelle de qualité, d’une bureaucratie ubuesque en plein naufrage. Sauf pour les lobbies, distributeurs d’enveloppes matelassées s’envolant à tire-d’aile dès palpation vers les paradis fiscaux limitrophes.

La force du livre est de redonner le goût du combat politique, en découvrant un "citoyen en lutte" dans la tradition d’un Jaurès. Non pas un politicien tournant sa veste, ou trahissant son camp, au premier courant d’air. Ni courbant l’échine, pour un strapontin ou un maroquin dans un gouvernement. Il y a du Cyrano chez lui.
Suscitant l’envie de suivre la plume de son chapeau, pour ferrailler à ses côtés, pourfendre marquis enrubannés et faux dévots laïcs.

Car, il est un authentique « laïc ». Pour qui la "laïcité" n’est pas une caisse à outils destinée au montage de campagnes de désinformation à répétition, gangrénant nos institutions républicaines, créant des dissensions dans notre collectivité, dressant l’opinion publique contre une communauté citoyenne de notre pays stigmatisée en bouc émissaire. Mais le respect de chacun, à égalité dans ses droits et devoirs, face aux valeurs de notre République, ciment de notre cohésion nationale.

Pas le genre à aller s’incliner, dans une allégeance bigote, pour baiser l’anneau du cardinal New Look présidant le pèlerinage annuel de ce que la nomenklatura appelle, dans l’obséquiosité courtisane, le « dîner du CRIF ». Ce Vatican nouveau, prétendant nous dicter ce que nous devons lire, voir, entendre, exprimer, débattre, remettre en cause, dans la négation de nos libertés fondamentales : d’expression et de réunion. Jusqu’à donner sa bénédiction, son intronisation, à nos ministres des affaires étrangères et autres responsables aux plus hautes fonctions de l’Etat français.

La "laïcité" commence là . Ne l’oublions pas ! Ne pas laisser instrumentaliser une religion, une croyance, par une idéologie voulant régenter notre pays, tout en ayant vocation d’imposer régimes d’apartheid, guerres coloniales ou dictatures sanguinaires, dans les régions du monde de leur choix ou de leur paranoïa.

Coulis de framboise sur la chantilly, Jean-Luc Mélenchon est détesté des médias de la propagande ploutocratique !F... Du poil à gratter pour "journalistes" et "animateurs" télévisuels ou radiophoniques, aussi véreux, incultes, qu’incompétents.

Un bol d’air frais, de bravoure et d’intelligence. Il me plaît le bonhomme…

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2012 …

Sa candidature à l’élection présidentielle de 2012, quel qu’en soit son résultat, va relever le niveau du débat. Tout en élargissant, par capillarité, la diffusion des idées, programmes et, encore plus important, valeurs républicaines fondement du Contrat Social qui nous lie les uns aux autres. Enfin, seront abordés les priorités de notre pays !

Habituellement, les élections présidentielles, je le confesse : j’en pétille d’impatience comme un bloc de marbre. Tellement ce théâtre de marionnettes est insupportable de cynisme, d’hypocrisie et de mensonges.

Sarkozy n’a pas plus d’importance sur mon destin de citoyen français que Tartempion. Comme l’étaient Thatcher et Reagan, lui, Cameron, Merkel, Obama, ne sont que des vendeurs, des chargés de mission, des fondés de pouvoir, chargés de mettre en forme ce que leur dictent les réels détenteurs du pouvoir sur notre planète.

La France ?...

Ses forces armées, son budget de la défense ?... Caricatures des lubies mégalomaniaques et impériales du Pentagone, increvable planche à billets de l’industrie de l’armement, imposées via l’OTAN.

Sa diplomatie ?... Concentré d’analphabétisme géopolitique, copié-collé des thèses délirantes de suprématie raciste, impériale, des évangélistes US et du Likoud. (2) Eternuant à répétition : Sanction ! Embargo ! Sanction ! Sauf pour ses propres crimes. Véhiculant l’imbécillité structurelle des traîneurs de sabre, rêvant à longueur d’année de "guerre préventive" .

Son économie, les richesses du pays produites par la collectivité nationale ?... Spoliées par les "financiers" spéculateurs de Wall Street et de la City, sous les coups de trique des milliardaires corrompus du Congrès des USA, relayés par les bureaucrates serviles de l’Union Européenne.

Alors, quand je crois élire un "président" de mon pays, j’élis en fait une "baudruche" . Nous sommes en plein décor, ou habillage de vitrine. Window dressing (3), comme disent nos amis anglophones. Je donne mon suffrage, quels que soient les deux candidats présents au dernier tour de scrutin, à un VRP de ce que la désinformation désigne, pudiquement, par : « l’Atlantisme ».

Et moi, je ne veux pas vivre dans une "colonie" gérée par une nomenklatura pour le compte d’intérêts étrangers à ceux de mon pays, de son présent, et de son futur. Mais, dans un pays « souverain », maître de ses choix d’avenir, de ses décisions collectives, dans la justice et la solidarité, économiques et sociales en premier lieu.

Dans la paix et le respect à l’égard des autres nations, quelles que soient leurs croyances et coutumes. Notamment, de leur droit à l’autodétermination. Travaillant ensemble, dans la coopération et le respect mutuel, pour l’avenir si précaire de notre Terre, pour notre bien et celui des générations futures.

Ce n’est pas changer à la présidence de mon pays le pantin X par le polichinelle Y qui est vital, mais rénover les institutions à bout de souffle d’une république devenue, au fil des décennies, le régime d’un parti unique avec deux casquettes : "droite" et "gauche" . Dans un simulacre d’alternance, mise en scène orchestrée par les médias de la propagande, avec son inévitable face-à -face télévisuel du dernier tour pour mieux vendre lessives, malbouffes, et autres biens d’abrutissement, via les pubs débiles.

Amusant la galerie dans une "politique-spectacle" théâtralisée en course hippique. Servant de fond de commerce aux chroniqueurs politiques chargés d’anesthésier l’opinion, dans l’infantilisme de leurs "analyses" , sur les problèmes urgents de notre société. Chaque politicien présidentiable étant assimilé à un cheval : Va-t-il courir ou pas ? S’il court, sous quelle casaque ? Va-t-il changer d’écurie ? Près de l’arrivée, va-t-il passer le relais à mieux placé que lui ? Ainsi de suite…

Pendant ce temps, cyniquement, en toute quiétude, riant sous cape, la ploutocratie s’en met plein les poches. L’argent "hors impôts" coule à flot, alimenté par la spéculation et autres rentes sans risques, sans oublier les colossaux marchés publics sans aucun contrôle.

Un exemple, un chiffre, que je regrette ne pas retrouver dans le livre de Jean-Luc Mélenchon, la France affiche chaque année, sous gouvernement de "droite" ou de "gauche", un des premiers budgets mondiaux de défense nationale : 67 milliards de dollars. Colossal budget, dont on n’exige aucune recette pour en équilibrer la dépense. Qui ne connaît aucune cure d’austérité. Au contraire.

Très exactement : 67, 316 milliards de dollars en 2009, montant figurant dans la base de données comparatives de tous les budgets militaires de la planète, convertis en dollars pour faciliter les comparaisons, sur le site du Stockholm International Peace Research Institute (4). Deux fois plus que les Russes par habitant dont le pays, gorgé de ressources naturelles extrêmement convoitées, a une superficie plus de trente fois supérieure à celle de la France.

La France, à l’échelle de la Chine, n’est qu’une de ses petites sous-préfectures, en termes de superficie et nombre d’habitants. Sous-préfecture, extrêmement riche, représentant le 5° plus important PNB de la planète. (5) Autorisant, ainsi, la ploutocratie à dire aux Français : Les caisses sont vides… L’endettement, vous comprenez…

L’immense richesse de cette petite sous-préfecture, à l’échelle mondiale, ne lui permet pas de financer les retraites de ses habitants, la prise en charge de leurs soins, la généralisation de logements décents, un enseignement supérieur de qualité, une recherche scientifique de haut niveau autre que militaire. Et, l’hiver, des hommes et femmes y meurent de froid, sans domicile. L’Etat-Providence n’existant que pour les établissements financiers en faillite, industrie automobile, laboratoires pharmaceutiques, marchands de canons ou de béton… Par milliards.

Chaque année, la Chine sort de la misère et de la précarité des dizaines de millions de personnes. La France y plonge avec ardeur ses concitoyens. Par milliers de charrettes, dans le chômage et la détresse.

Les Français ne veulent pas admettre cette fatalité. Aussi stupides que pessimistes !

Les sondages le prouvent : ils sont "champions du monde du pessimisme" ! (6) Chaque année 160.000 tentatives de suicides recensées officiellement, avec une moyenne de 10.000 décès annuels (1 suicide toutes les 52 minutes), soit un taux de mortalité plus de 2 fois supérieur aux accidents de la route, 1 agriculteur chaque jour qui se suicide étranglé de désespoir par le racket de la grande distribution. Ils râlent en plus !

Salauds de pauvres ! (7)

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En sabots fourche à la main

Face à cette arnaque de la nomenklatura qui étouffe, désespère et pille notre pays (8), Jean-Luc Mélenchon se dresse. Il a raison : Qu’ils s’en aillent tous !

Raison de se présenter aux élections présidentielles 2012, de faire entendre la voix de ceux qui ne sont jamais écoutés, proposer, formuler, mobiliser pour une renaissance de notre pays. Ceux surtout qui, tellement dégoutés des politiciens, ont renoncé à leur droit de vote.

Mais, il se trompe. De décennie…

Nous ne sommes pas au lendemain de la deuxième guerre mondiale, de La Libération. Où la redistribution du revenu national était envisagée, organisée, plus ou moins bien il est vrai via l’action sociale, comme résultat légitime d’un effort collectif de reconstruction. Bénéficiant de la rivalité entre bloc communiste et bloc occidental. Ce furent les Trente Glorieuses, ces années où la contribution de chacun paraissait aussi évidente qu’indiscutable, où les grandes formations politiques et organisations syndicales, étaient en mesure de mobiliser en permanence une masse importante de salariés ou d’agriculteurs.

A présent, délocalisation sauvage des grandes industries et privatisation des services publics, bastions de la mobilisation syndicale et politique, démantèlement continu des acquis sociaux, ont annihilé les capacités de résistances de notre collectivité.

« Ils » ne voudront jamais s’en aller. Prêts, à utiliser tous les moyens pour rester. L’Assemblée Constituante ?...
Profitant de l’affaiblissement de notre corps social, ils en torpilleront non seulement l’idée, mais la réalisation. La crise bancaire l’a démontré, leur organisation en réseau international s’est révélée efficace pour protéger leur domaine réservé.

Actuellement, sans contrepouvoir dans un monde unipolaire, cette nomenklatura mondiale est plus que dangereuse. Assumant, dans la bonne conscience de La Loi du Plus Fort, une mentalité de killers, de tueurs, sans foi ni loi. Considérant nos sociétés, comme une jungle où elle bénéficie du privilège du "prédateur-roi" du fait de la prééminence de sa force et de sa violence. Irresponsable, délirante, car à la seule recherche de l’impossible satisfaction de son narcissisme et de sa mégalomanie.
No limit…

Contrairement aux apparences, nous vivons dans une "fausse" démocratie. Nous ne sommes pas face à l’Abbé Pierre, pour discuter ou proposer des solutions afin de corriger les désastres économiques, sociaux, humains, de nos sociétés. Mais, face à Al Capone et ses seconds couteaux, protégeant leur Business.

Nous vivons un contexte similaire à celui précédant la première guerre mondiale où les ploutocraties européennes, vendeurs d’acier, de charbon, d’armes, banquiers, voulaient la guerre. Des morts par centaines de milliers ne les préoccupaient pas. « Ils » ont assassiné Jaurès qui, réussissant à mobiliser les partisans de la paix même en Allemagne, s’y opposait. Acquitté son meurtrier, bénéficiant des plus hautes protections, dans une parodie de justice poussant le cynisme jusqu’à faire payer les frais du procès à sa veuve.

Millions de morts, destructions immenses, ne leur font pas peur. « Ils » en vivent grassement. La vie, la dignité, la liberté, n’ont aucune valeur. Tuer, torturer, quoiqu’ils en disent, est leur credo. Droits de l’Homme ? Un habillage de propagande pour dissimuler leurs crimes et anesthésier l’opinion.

Ce qui se passe en Egypte crève les yeux et le coeur : démocratie, élections libres, autodétermination, n’ont aucune réalité.
Maintenir une dictature sanguinaire est leur priorité, au mépris de la volonté populaire. Aucun état d’âme pour imposer en successeur du tyran, comme vice-président, le tortionnaire en chef de son règne sanglant, ex-responsable des services secrets. Maintenir en esclavage et dans le sous-développement un pays de 85 millions d’habitants est fondamental pour ces prédateurs. Pour mieux protéger, ainsi, leurs spoliations et pillages dans la région.

« Ils » ont détruit un pays, l’Irak, dans des massacres épouvantables, sur fondement d’un mensonge. « Ils » affament 1,5 million de personnes dans le camp de concentration de Gaza. « Ils » rasent les villages de vallées entières en Afghanistan. Sans broncher. Pour sauver La Civilisation

En Amérique latine, « ils » se sont livrés à toutes les prédations et exactions, et « ils » continuent. En Afrique, en Asie, la liste de leurs forfaits rejoint l’infini…

S’acharnant à détruire tout modèle économique et social qui ne répond pas à l’exigence de leur capitalisme sauvage. Les révolutionnaires Cubains qui avaient renversé l’effroyable dictature de Batista, et souhaitaient un autre modèle économique et social, se sont vus enfermés dans un embargo qui dure encore, maintenu par une propagande diffamatoire aux énormes budgets. Il est vital de démonter qu’un système concurrent n’est pas en mesure d’exister. Jusqu’à renverser et assassiner Allende, au Chili…

Souvenons-nous du cynisme de la phrase de Madeleine Albright, symbole de leur mentalité, de leurs "valeurs" . Ministre des Affaires étrangères du président Clinton, alors qu’on l’interrogeait sur le rapport de 1995 de la FAO, établissant qu’au minimum 567.000 enfants de moins de cinq avaient péri suite aux sanctions de l’ONU sur l’Irak (9) :

" Je pense que c’est un choix difficile, mais le prix… nous pensons que le prix le vaut bien" .

Comme dans la pub… Personnalité célébrée par nos gouvernements en France, droite et gauche, y compris sur les sites officiels. (10)

« Qu’ils s’en aillent tous ! »… Assemblée Constituante ? Rénover les institutions de la République ?
Redistribuer la richesse nationale ? Justice économique et sociale ? Plutôt des millions de morts que cette perspective.

Pire que les Versaillais, « ils » sont prêts à tuer des centaines de milliers de citoyens pour conserver leurs privilèges. Mais, « ils » n’en ont pas besoin. Fiers de leur Etat policier, aux méthodes sophistiquées : « ils » détiennent les médias, la grande distribution, le transport. Il suffit de ne pas approvisionner les caddies, les stations services, un "attentat" ou deux dans un métro ou un train assaisonnés à la sauce Al-Qaïda, et le tour est joué. Toute velléité de réforme sera tuée dans l’oeuf.

« Ils » le pensent et le préparent, du moins l’espèrent. Leurs forces de répression sont prêtes à cogner, gazer, au moindre prétexte. Nous avons tous été témoins en France, ces jours-ci, de cette "expertise des forces de l’ordre que le monde entier nous envie" ... (11)

Oui. Jean-Luc Mélenchon se trompe.

Quoique…

Me mettant dans la peau d’un Chinois regardant la France avec son microscope électronique, dans la tradition des observateurs de la vie française tels Usbek et Rica des Lettres Persanes, je serais tenté de formuler la question :

« Peut-être est-ce avec détermination et enthousiasme que les Français auront à se tromper avec Jean-Luc Mélenchon ?... »

Croire à l’improbable…

Les peuples d’Amérique latine donnent des exemples impressionnants de mobilisation. Nos médias l’occultent, évidemment, essayant d’appliquer la même tactique pour dissimuler l’intensité de la révolte populaire en Tunisie et au Caire. Mais, trop difficile car trop proche. Les informations circulaient sans eux. Comme lors des massacres de Gaza. Ils en devenaient ridicules.

La réalité historique peut être dissimulée lorsque le théâtre d’action est éloigné d’une opinion publique. Mais, pas lorsqu’elle se déroule sous son balcon.

En France, des "hommes libres" de la trempe d’un Thierry Pelletier, ouvrent la voie, en première ligne, au contact, à bras-le-corps, avec ce qui ne cesse de s’étendre dans notre pays : précarité, misère, exclusion, paupérisation, humiliation. Celles que nos médias ne montrent jamais sauf chez les autres.

D’une précision chirurgicale, il nous a prévenus :

" De toute façon, seuls les imbéciles et les porcs peuvent encore croire à la pérennité d’un tel monde ".

Citoyens n’acceptant pas que leur pays soit progressivement réduit à une auge où, dans la bousculade de la voracité, une caste porcine ne cesse de s’empiffrer enivrée de son impunité. Vampirisant ses concitoyens dans l’insolence, à l’abri de ses médias et milices.

Peut-être, est-ce en héritier des sans-culottes de La Révolution, en sabots fourche à la main s’il le faut, tel un Bolivien, un Vénézuélien, un Thaïlandais, un Tunisien ou un Egyptien, qu’ils rejoindront ceux qui, avec Jean-Luc Mélenchon, veulent défendre l’idéal vers lequel doit tendre notre Vie en Collectivité : Liberté, Egalité, Fraternité  ?…

Défendre aussi, à travers lui et au-delà , l’émergence de ce qui n’existe plus dans notre V° République, exsangue et corrompue :

Un Homme d’Etat.

Georges STANECHY

 

(1) Jean-Luc Mélenchon, Qu’ils s’en aillent tous !, Flammarion, 2010.

(2) Parti belliciste, raciste et fanatique au pouvoir en Israël. Lire, par exemple, l’article halluciné de haine, sous la signature de Jacques Kupfer, dans "Likoud de France" : "Gaza doit pleurer" . Extrait :

« … La guerre contre des barbares assoiffés de sang ne peut être soumise à des lois civilisées… Israël et le peuple Juif se retrouvent une fois de plus aux avant-postes de la guerre contre la barbarie et le terrorisme. Israël et le peuple juif doivent vaincre.

C’est pourquoi Gaza doit pleurer. Pas faire semblant pour les télévisions étrangères mais réellement. Gaza doit pleurer des larmes de sang. »

http://www.likoud.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=58

(3) Le "Window dressing" , dans le jargon des financiers, est une technique employée pour améliorer la présentation d’un bilan comptable. Exemple : en fin d’exercice, je crédite une filiale dans un pays étranger de quelques millions d’euros le 31 décembre pour l’enregistrer dans sa trésorerie. Et, le 1er janvier je rapatrie illico cette somme sur un compte de la maison-mère…

(4) SIPRI : http://www.sipri.org/databases/milex & http://milexdata.sipri.org/

(5) Chiffres 2010 établis par le FMI :

http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_countries_by_GDP_%28nominal%29

(6) Sondage : les Français champions du monde du pessimisme, Le Point, 4 janvier 2011, http://www.lepoint.fr/societe/sondage-les-francais-champions-du-monde-du-pessimisme-04-01-2011-126436_23.php

(7) Célèbre expression sarcastique du peintre Gen Paul, revenu de la guerre de 14-18 avec plusieurs blessures et une jambe amputée. Orphelin de père à l’âge de dix ans, témoin et victime du broyage, dans une guerre stupide enrichissant banquiers et marchands de canons, de milliers de "pauvres" comme lui, de toutes nationalités…

(8) Lire le livre de Jacques Généreux, membre de l’équipe de Jean-Luc Mélenchon, La Grande Régression, éditions du Seuil, octobre 2010.

(9) Madeleine Albright : "I think this is a very hard choice, but the price—we think the price is worth it" , in 60 Minutes, 5 décembre 1996, http://www.fair.org/index.php?page=1084

(10) Encensée sur un site du gouvernement français : « … Madeleine Albright a été en outre appréciée pour son charisme, notamment dans les milieux diplomatiques, et pour la gestion attentive de son Ministère… »

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/droits-homme_1048/droits-femmes_4938/les-femmes-diplomatie_20356/madeleine-albright_60460.html

(11) Polémique autour d’une intervention musclée de la gendarmerie contre des manifestants, Le Monde, 2 février 2011, vidéo réalisée par Edmond Zimmermann, http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/02/polemique-autour-d-une-video-montrant-des-gendarmes-gazant-des-manifestants_1474151_823448.html

Illustrations : Les sans-culottes. Le tableau est de Louis-Léopold Boilly (1792-93)

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