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Auteur : Philippe ARNAUD

Après 52 ans sur son pas de tir, la fusée Lecanuet a enfin décollé…

Philippe ARNAUD

Les remarques ci-après ont déjà été présentées à de multiples reprises (par Atlantico, Le Point, Mediapart, France Inter, Les Échos, Boulevard Voltaire, etc.) lors de ces derniers jours. Néanmoins, en dehors des professeurs et étudiants d’histoire, et des férus d’histoire politique, elles ne peuvent parler qu’aux sexagénaires (et plus...). Je vais donc essayer de ne pas répéter ou recopier ces médias.

Qu'est-ce qui rapproche les deux hommes ? 1. Leur jeunesse et leur allure : Emmanuel Macron a 39 ans et Jean Lecanuet, pour la présidentielle de 1965, en avait 45. Même si 45 ans, en 2017, est vu comme un âge plus "tendre" qu'en 1965 (compte tenu de l'allongement de l'espérance vie et de l'amélioration de la santé et de la condition physique en 52 ans), il n'empêche que Lecanuet apparaissait comme "jeune" par rapport à de Gaulle (75 ans), à Mitterrand (près de 50 ans, mais une longue carrière derrière lui), à Tixier-Vignancour (58 ans), à Pierre Marcilhacy (55 ans). Dans l'allure, il s'agit d'hommes minces, élancés, au visage avenant. [Cette jeunesse et cette allure pouvait faire penser, aux Français, au souvenir tout proche du président Kennedy - récemment assassiné - et qui avait été président de son pays à 43 ans.] 2. Leur parcours de "bons élèves" : Jean Lecanuet avait été le plus jeune agrégé de philosophie à 22 ans, et, plus tard, directeur de cabinets ministériels. Emmanuel Macron a eu la mention (...) Lire la suite »
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France 2, Macron, Delanoë

Philippe ARNAUD
J'ai regardé le Journal télévisé de France 2 le 28 avril 2017 à 13 h. Le premier sujet était présenté ainsi par Marie-Sophie Lacarrau : "Jean-Luc Mélenchon pressé de toutes parts. Que fera le candidat de la France insoumise le 7 mai prochain ? Il doit sortir de son silence aujourd'hui. De plus en plus de voix s'élèvent pour qu'il donne une consigne de vote claire et précise". Après un bref sujet sur le manque de présidents et d'assesseurs pour le deuxième tour, compte tenu de l'élimination, au premier tour, des candidats L.R. et P.S., qui avaient fourni d'importants contingents pour tenir les bureaux de vote, on repasse à Jean-Luc Mélenchon. Marie-Sophie Lacarrau : "Et ce vendredi, on attend surtout la déclaration de Jean-Luc Mélenchon, qui doit s'exprimer sur les réseaux sociaux. Que fera-t-il pour le second tour ? Donnera-t-il une consigne aux 7 millions d'électeurs qui ont voté pour lui dimanche dimanche dernier ? Le candidat de la France Insoumise est sous pression. Margot Manière". Margot (...) Lire la suite »
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Mon capital santé

Philippe ARNAUD
22 février, journal télévisé de 13 h de France 2. J'ai retenu deux sujets. 1. Le premier sujet concernait l'espérance de vie des Françaises qui augmente et qui pourrait, pour les petites filles qui naîtront en 2030, atteindre 88 ans et 6 mois "en moyenne" (le "en moyenne" est important). Cependant, un médecin vient tempérer l'optimisme qui pourrait en résulter car prolonger la vie jusqu'à près de 90 ans n'est pas une fin en soi, et nombre de passants interrogés lors d'un "micro-trottoir" font remarquer, avec bon sens, que vivre jusqu'à 90 ans (ou au-delà) présente peu d'intérêt si on est souffrant, si on est invalide, et, surtout, si l'on n'a pas toute sa tête. C'est ce que confirme un médecin, spécialiste du vieillissement, le Dr Christophe de Jaeger. Ce n'est toutefois pas sur ce point que porte ma remarque, mais sur sa façon de s'exprimer et sur les termes qu'il emploie. En effet, ce médecin dit : "... notre combat à nous, aujourd'hui, en tant que physiologistes, ça va être justement de mener un (...) Lire la suite »

Les chômeurs britanniques doivent payer !

Philippe ARNAUD

Ce 3 janvier 2017 à 20 h, j’ai suivi, sur le journal télévisé de France 2, un reportage intitulé "Au Royaume-Uni, les chômeurs soumis à un régime drastique". Sous titre : "France 2 a enquêté sur le système dénoncé par le réalisateur Ken Loach dans son film Moi, Daniel Blake, auréolé de la Palme d’or au festival de Cannes".

Reportage : Voix du journaliste : "Beaucoup disent y aller la peur au ventre, comme on répondrait à une convocation du commissariat de police. Le Job Centre, l'équivalent britannique de Pôle emploi, est interdit aux caméras. Ce chômeur est l'un des rares à avoir filmé en caméra cachée son évaluation bimensuelle. Il a écrit noir sur blanc toutes ses recherches d'emploi, mais visiblement cela ne suffit pas, d'autant qu'il a osé postuler à des offres en dehors de son champ de compétence." Voix de l'employée du Job Centre : "Vous n'avez même pas postulé. Vous avez regardé des offres d'emploi qui ne vous correspondant pas. Vous n'avez pas l'expérience nécessaire." Voix du chômeur : "Oui mais vous ne comprenez pas ce que je vous dit. Vous m'avez dit de faire ça..." Voix de l'employée du Job Centre : "Vous n'avez pas utilisé les sites officiels..." Voix du chômeur : "Non, mais, attendez, ce n'est même pas marqué sur le formulaire..." Voix du journaliste : "Il y a 31 règles à respecter. La première d'entre (...) Lire la suite »
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"L’impôt est un tribut que le peuple se verse à lui-même"

Philippe ARNAUD
J'ai suivi, sur le journal télévisé de 13 h de France 2, ce jour, le sujet suivant : "Une baisse d'impôts dès janvier 2017, une mesure polémique". Le journaliste : "Surprise fiscale en vue, la baisse d'impôts sur le revenu attendue pour l'été 2017 arrivera finalement dès janvier pour les contribuables mensualisés, en février pour les autres. Avis divergents dans les rues de Toulouse (Haute-Garonne) sur cette mesure anticipée. "Ça ne servira pas à sauver le bilan de ce gouvernement, mais c'est toujours ça de pris", explique un Toulousain. "On ne va pas dire non, ça nous fera plus de pouvoir d'achat pour partir en vacances ou autre chose", estime un autre homme. Une femme dit : "De toute façon, même s'ils baissent, pour une petite partie des classes moyennes, de toute façon on a de plus en plus d'impôts locaux". Le journaliste de nouveau : "Concrètement, cinq millions de contribuables seront concernés. Dans le détail, un célibataire sans enfant touchant 1 700 euros par mois verra ses mensualités (...) Lire la suite »

La victoire de Trump et la haine de classe

Philippe ARNAUD
La journée du 8 novembre a vu l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Sur les médias que je suis (France Inter, France 2 et France 3), les journalistes n'ont pu cacher à la fois leur effroi, leur incompréhension de ce vote et leur mépris à la fois du candidat Trump mais aussi de son électorat – en tant que cet électorat était formé d'une bonne partie de “petits Blancs”, c'est-à-dire de gens (pas forcément “Blancs”, d'ailleurs) ayant peu fait d'études, travaillant dur, et ne rechignant pas à la peine – pour des salaires à peine décents – et qui, d'un point de vue “sociétal” (rapports hommes/femmes, sexualité, autorité, police, justice, traitement de la délinquance, modalités de l'enseignement, conception de l'art, etc.) sont plutôt traditionnels, si ce n'est traditionalistes. Cet électorat est aussi, pour une part, en France, celui du Front national. Remarque 1. Contrairement à ce qu'on imagine, une partie de cet électorat ne hait pas les très riches (représentés, aux États-Unis, par Donald Trump (...) Lire la suite »

Sainte mère Teresa et le petit David

Philippe ARNAUD
J'ai regardé au journal télévisé de France 2 de 20 h, un sujet qui traitait de la canonisation de la mère Teresa de Calcutta. Ce sujet était présenté en onzième position (donc de façon relativement secondaire), à 22 mn 46 s sur 36 mn 38 s de journal, après les événements au Gabon, la famille Bongo, les rapports franco-gabonais, la hausse des impôts locaux, la baisse des aides aux familles défavorisées, Emmanuel Macron, la disparition du secrétariat d’État à l'égalité réelle, la jungle de Calais, l'échec de la formation du gouvernement en Espagne et l'explosion de la fusée d'Elon Musk. Il lui était tout de même "consacré" (c'est le cas de le dire...) 1 mn 43 s, ce qui est important pour un sujet. Voici comment ce sujet était présenté : David Pujadas : "A l'étranger encore, une goutte de délivrance dans un océan de souffrance, mais une goutte indispensable à la mer. Voilà comment qualifier cette jeune femme souriante. Son action lorsqu'elle s'installa en Inde dans les années 40 pour secourir les plus misérables. Eh (...) Lire la suite »
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Les "élites" selon France 2

Philippe ARNAUD
Ce soir, au cours du journal télévisé de 20 h de France 2, un sujet était réservé au golf, dont il était dit qu'il se démocratisait. Je ne veux pas parler ici du golf lui-même, mais d'un terme employé à son propos par Julian Bugier, le présentateur : "un sport qui, on le sait, a longtemps été réservé à une élite". Mais qu'est-ce donc que cette "élite" ? D'après le Dictionnaire historique Robert de la langue française, une "élite" se dit des personnes considérées comme les meilleures dans un groupe, une communauté. Ou de celles qui occupent le premier rang, dans tous les domaines. Par exemple, l'élite des mathématiciens, en France, peut être identifiée comme le groupe des mathématiciens qui ont eu le prix Abel, la médaille Fields, ou qui se trouvent à l'Académie des sciences, au Collège de France, ou qui enseignent dans un grand établissement du supérieur. L'élite des sportifs français, ce sont ceux qui vont concourir aux Jeux olympiques, etc. 1. Il est révélateur que, dans les connotations de ce terme, (...) Lire la suite »

Le coup d’Etat en Turquie : perspective historique

Philippe ARNAUD
Les remarques ci-après ont pour sujet la tentative de coup d'État militaire en Turquie, dans la nuit du 16 au 17 juillet dernier, tentative qui a donné l'occasion au président turc, Recep Tayyip Erdogan, de procéder à de vastes purges - qu'il avait peut-être déjà envisagées, et que l'échec du coup d’État n'aurait, en ce cas, fait qu'anticiper et, surtout, qu'amplifier. [Ce que le Monde diplomatique (avec prescience ?), avait peut-être subodoré par ses deux articles de juillet]. Il est intéressant de noter que les médias qui, à cet égard, ont rappelé les divers coups d’État qui ont eu lieu en Turquie depuis la guerre (1960, 1971, 1980, 1997), et qui furent tous des coups d’État réussis (du point de vue de leurs instigateurs), n'aient pas rappelé une autre rébellion militaire, dans cette même Turquie, bien longtemps auparavant, rébellion elle aussi ratée, celle des janissaires, exterminés par le sultan Mahmoud II le 16 juin 1826. Quel rapport y a-t-il entre l'un et l'autre événement ? A. Dans l'un et l'autre (...) Lire la suite »

Brexit, médias et magouilles à venir

Philippe ARNAUD

Depuis la victoire du Brexit, je constate, dans les médias, une volonté systématique de dévaloriser, de déconsidérer, de ridiculiser le vote des Britanniques en faveur de la sortie de leur pays de l’U.E. et d’essayer de tourner, par tous les stratagèmes, la volonté populaire et ce afin de garder le Royaume-Uni dans l’U.E.

1. L'évocation de la "gueule de bois" (L'Express, Le Huffington Post), comme si les Britanniques avaient voté sous l'emprise d'une soûlerie nationale, et qu'ils se rendaient compte, à l'instar de quelqu'un qui est dessoûlé, que, durant cette période d'ébriété, ils ont commis quelque chose d'irrémédiable, comme de pousser leur enfant par la fenêtre ou de violer une femme. Il y a quelque chose de profondément méprisant à assimiler les partisans du Brexit à des alcooliques, à des ivrognes, incapables de se contrôler et qui font n'importe quoi... 1.1. Une variante de cet état d'esprit est, comme je l'ai entendu au journal de France 2 de 13 h de ce jour (lundi), rapportant le propos d'un ministre de David Cameron favorable au Brexit, est de dire que les partisans du Brexit "n'ont pas de plan B". Ou même, carrément, qu'ils n'ont pas de plan tout court. Autrement dit, les partisans du Brexit sont des gens qui ne se gouvernent que par instinct, par antipathie, et qui sont incapables de mesurer les (...) Lire la suite »
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