RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Auteur : Arnold AUGUST

Sur le mantra fourre-tout américain qu’est la « liberté d’expression » : demandez à Julian Assange (Council On Hemispheric Affairs)

Arnold AUGUST

La « liberté d’expression » et les pièges du marché tels qu’il se jouent à Cuba ces jours, nous fournissent quelques précieuses leçons. Le Décret 349 de Cuba sur la culture est officiellement entré en vigueur le 7 décembre 2018. Sa mise en œuvre se fait toutefois graduellement tandis que le ministère de la Culture consulte les artistes de tout le pays sur la façon dont la loi sera appliquée au moyen de règles complémentaires. Cette consultation est toujours en cours au moment de la rédaction de cet article.

Il remplace un précédent décret sur la culture qui ne pouvait pas prendre en compte de nouvelles formes d’influence étrangère. Il porte sur la diffusion de la banalité, de la vulgarité, de la violence, de la grossièreté, des discriminations envers les femmes, du sexisme et du racisme. (Venant du Canada et en particulier du Québec, où nous avons une forte tradition culturelle populaire, cependant de plus en plus submergée à Montréal par les stars américaines et leur banalité, ma première réaction instinctive a été : « Nous avons besoin de ce type de loi au Canada ! ») Le ministère cubain de la Culture affirme que cette tendance est en train d’éroder la politique culturelle de la Révolution. On peut observer ces phénomènes dans les espaces étatiques, privés et publics, dont certains n’ont même pas d’autorisation légale. Avec l’expansion des affaires privées, certains intérêts tirent profit de la nouvelle situation pour promouvoir un groupe d’artistes qui défient les normes de la culture cubains ainsi que les lois du (...) Lire la suite »

La révolution bolivarienne et les « pacifistes » belliqueux

Arnold AUGUST
« Oh, je suis contre l’intervention militaire ! », Lance un récit « pacifiste » entendu dans le nord, qui sert de prétexte à une déclaration sur le Venezuela. Ce prélude console l’âme, libère la conscience libérale et s’efforce de conserver les références souhaitées – mais de plus en plus évasives – « progressives » académiques, journalistiques et politiques. Cependant, le « pacifisme » dont il est question ici n’a rien à voir avec le récent geste de la Norvège en faveur d’une solution pacifique. Le gouvernement du président Nicolás Maduro est bien entendu pleinement associé à cette dernière tentative de négociations. En fait, le gouvernement vénézuélien a proposé cela tout au long de la crise. Par exemple, le 1er mai, le secrétaire d’État Mike Pompeo , l’un des principaux architectes de ce récit « pacifiste », aux côtés de John Bolton et du président Trump , a déclaré : « Une action militaire est possible. Si c’est ce qui est nécessaire, c’est ce que les États-Unis vont faire... Nous essayons de faire tout ce qui est en (...) Lire la suite »

Maduro : « Aucun soldat yankee n’entrera au Venezuela »

Arnold AUGUST
Caracas - 11 février 2019 : Après avoir passé deux jours à Caracas les 3 et 4 février, entre autres pour une réunion semi-privée avec le président Maduro, voici mon impression générale. La situation à Caracas est à l’opposé de ce que décrivent les grands médias internationaux aux États-Unis, au Canada et dans d’autres pays occidentaux. C’est calme, personne ne souffre de la faim, il n’y a pas de violence. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de crise économique, mais elle est due en grande partie aux sanctions économiques paralysantes et aux pressions que les États-Unis ont imposées au Venezuela au cours des dernières années. Les sanctions et les menaces ont commencé sous Obama en mars 2015 et ont été poursuivies par Trump, le gouvernement libéral de Justin Trudeau et d’autres. Allons au cœur du sujet. De nombreux articles sérieux ont déjà été publiés sur le site Mondialisation concernant, d’une part, l’élection légitime de Maduro au dernier scrutin de mai 2018 et, d’autre part, la violation du droit vénézuélien (...) Lire la suite »
11 

Les "attaques sonores" de Cuba à l’épreuve scientifique de l’Université d’Édimbourg : 40% de mystère !

Arnold AUGUST
'Le seuil de 40% est à peine un détail. Bien au contraire, il n'est même pas reconnu dans nos tests scientifiques ou cliniques', ont déclaré les critiques de l'étude écossaise. Le 15 août 2018, le Département d’État américain a annoncé une nouvelle mesure visant à réduire le personnel de l’ambassade de La Havane et son efficience, en limitant les séjours des diplomates à un an. Cette catégorie de décisions extrêmement limitées s'applique normalement aux pays en guerre, tels que l'Afghanistan et l'Iraq. Le changement dans la politique des États-Unis est basé sur un supposé problème de santé cognitif, détecté par Washington et touchant ses diplomates de La Havane. Avec un avertissement aux citoyens américains voulant visiter Cuba et des services consulaires limités qui affectent à la fois les citoyens américains et les Cubains sur l'île, l'administration Trump a considérablement réduit les relations diplomatiques et les services consulaires dégelés par Obama. Des neurologues défient le rapport américain sur sa (...) Lire la suite »
TeleSur s’entretient avec le spécialiste de Cuba, Arnold August, à propos de la retraite imminente de Raúl Castro et des relations Cuba–États-Unis.

Perspectives d’avenir pour la Révolution cubaine en 2018

Arnold AUGUST
Cinquante-neuf (59) ans après le triomphe de la Révolution, pensez-vous que la célébration revêt un caractère particulier cette année, étant donné les élections prochaines et la retraite imminente de Raúl Castro ? Si je me fie aux publications de la presse cubaine des derniers jours de décembre jusqu’aux célébrations du 1er janvier, ainsi qu’aux conversations que j’ai eues avec des collègues cubains, on ne fait nullement mention de l’élection de la nouvelle présidente ou du nouveau président le 19 avril 2018. Quels sont alors les thèmes qui ont marqué le passage de 2017 à 2018 ? Les Cubains, comme partout ailleurs dans le monde, ont souligné d’abord et avant tout les événements de l’année qui s’achève. Par exemple, le quotidien officiel Granma passait en revue les principaux événements et réalisations de 2017. À l’échelle du pays, on y soulignait les réussites dans le domaine de la santé. À l’international, on mentionnait, entre autres, les efforts continus en faveur de l’intégration et de la coopération (...) Lire la suite »

Au Venezuela, « l’opposition » dont on ne parle jamais.

Arnold AUGUST
À 35 ans, grand et mince, la démarche assurée de son imposante stature dénote une confiance empreinte de modestie qui ne cède pas à la séduction et au charisme naturel. À titre de député, il est le leader d’un groupe de 55 députés de l’Assemblée nationale du Venezuela. Selon toute vraisemblance, sa personnalité et l’importante position qu’il occupe devraient attirer les médias corporatifs des États-Unis à la recherche de nouvelles à sensation, accrochés au moindre mot et très friands de capture d’images des députés et de leurs sympathisants pour fabriquer une « histoire ». Il y a toutefois un problème, pour eux et pour Washington. Héctor Rodríguez est devenu le leader de ce groupe minoritaire de 55 députés d’allégeance chaviste (Bloque de la Patria) à l’issue des élections législatives du 5 décembre 2015, alors que le parti socialiste au pouvoir [Parti socialiste unifié du Venezuela] perdait sa majorité à l’Assemblée nationale. Rodríguez s’oppose à la majorité dans ce qui est devenu une Assemblée nationale bourgeoise, (...) Lire la suite »

Fidel, le guérillero de 2015-2016 et au-delà (Cubadebate)

Arnold AUGUST
Durant la visite historique d’Obama à Cuba du 20 au 23 mars 2016, je commentais à La Havane l’évènement avec des collègues cubains pour la chaîne de télévision TeleSUR basée à Caracas. Pour les Cubains, l’évènement était assombri par la diplomatie cubaine habilement menée, dans une situation complexe, par le président Raúl Castro et le ministre des Affaires étrangères. Quant à l’Administration Obama, le voyage faisait aussi partie de la diplomatie. Il était toutefois entaché d’une dose massive de discours et d’entretiens faisant la promotion de la politique des États-Unis envers Cuba, laquelle est très opportuniste. La résistance à Cuba, des Cubains et d’autres étrangers, tels que moi, à cette offensive culturelle, politique et idéologique, avait apparemment été reléguée au second plan. Toutefois, quelques jours après le départ d’Obama, soit le 27 mars, Fidel Castro a publié sa réflexion, ironiquement intitulée « Frère Obama ». Elle a eu l’effet d’une bombe sur Cuba et ailleurs dans le monde. Nous l’analyserons très (...) Lire la suite »

Jean-Guy Allard : Un modèle pour les journalistes progressistes œuvrant dans un système capitaliste

Arnold AUGUST
Jean-Guy Allard, né à Shawinigan, au Québec, est décédé le 16 août, dans sa chère Havane d’adoption à l’âge de 68 ans, des suites d’une maladie. Tout comme ses nombreux amis et collègues du Québec, je l’ai visité lui et son fils à plusieurs reprises, dans sa modeste demeure de La Havane. En fait, c’était bien plus que des visites occasionnelles, c’était une sorte de pèlerinage laïc. Il était particulièrement fier du tableau qui ornait son mur, l’encadrement d’un texte de Fidel Castro dans lequel le chef cubain soulignait le travail de Jean-Guy. J’ose espérer qu’il a pu suivre, à la télévision, les activités organisées à Cuba pour célébrer le 90e anniversaire de Fidel, le 13 août dernier. Nos visites chez Jean-Guy étaient toujours un moment solennel, tant sa position de principe contre la soi-disant liberté de presse chez Quebecor nous impressionnait. Cette entreprise, comme tous les Québécois le savent, est l’immense monopole médiatique qui contrôle le Journal de Québec pour lequel Jean-Guy travaillait. Jean-Guy ne (...) Lire la suite »

1er Forum "Notre Amérique" le 8 octobre à Ottawa, Canada

Arnold AUGUST

Intervention d’Arnold August lors du 1er Forum "Notre Amérique" le 8 octobre à Ottawa, Canada, dans le cadre de l’atelier « Les formes de participation sociale, la prise du pouvoir et les organisations communautaires."

Premièrement, la condition préalable pour la prise du pouvoir social et la participation substantielle du peuple est la conquête du pouvoir politique par le peuple. Il y a des formes différentes de lutte qui peuvent permettre la prise du pouvoir politique par le peuple, malgré les imperfections de son exercice tant au commencement qu'au long de son développement. La ligne de démarcation entre le pouvoir de l'élite minoritaire au détriment de l'immense majorité du peuple et le pouvoir du peuple s'établi lorsqu'on défini l'acteur qui exerce le pouvoir politique. Pour clarifier ce point, je tiens à offrir quatre exemples : Cuba, le Venezuela, la Bolivie et l'Équateur, bien qu'il y aie d'autres pays, mais les contraintes de temps m'empêchent d'aborder d'autres exemples. Chacun de ces pays s'est développé dans des contextes différents et a développé des méthodes et formes de lutte adaptées à leurs différentes réalités historiques. Cuba est le pays pionnier de la région. C'est là que s'est organisée la (...) Lire la suite »

Lettre ouverte au président Barack Obama au sujet de René Gonzalez et des Cinq Cubains

Arnold AUGUST

Le 8 octobre 2011 en tant que membre du Comité Fabio Di Celmo pour les Cinq de la Table de concertation de solidarité Québec-Cuba et du Comité international pour la liberté des Cinq, j’ai présenté une lettre ouverte sous forme de proposition lors de un Forum à Ottawa « Notre Amérique : réalité, identité et culture » Près de 100 militant(e)s d’origine autochtone et d’Amérique latine du Canada (de Vancouver, Toronto, Ottawa et Montréal) ont accepté de considérer cette lettre comme faisant pleinement partie des conclusions du Forum ; elle a ensuite été envoyée à M. Obama.

Lettre ouverte au président Barack Obama au sujet de René Gonzalez et des Cinq Cubains Nous, participants au 1er forum « Notre Amérique : réalité, identité et culture », qui s'est tenu le 8 octobre 2011 à Ottawa, Canada, constatons les faits suivants : Cinq Cubains, soient Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez ont été arrêtés en 1998 à Miami, en Floride, alors qu'ils infiltraient des groupes terroristes qui avaient exécuté des attaques à partir de cette ville contre le peuple de Cuba depuis des décennies. Le seul but des cinq Cubains étaient de révéler ces activités terroristes aux autorités étasuniennes afin d'arrêter le massacre et la destruction contre les citoyens cubains et les propriétés cubaines, ainsi que de mettre fin au danger que posent ces activités violentes et insensées sur les vies même des Étasuniens préparées à partir de cette base dans le sud de la Floride. Au lieu d'arrêter les terroristes, les cinq Cubains ont été faits prisonniers par les (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10