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Auteur : Fidel CASTRO

Discours prononcé par Fidel Castro Ruz aux funérailles solennelles des victimes du sabotage du cargo La Coubre, au cimetière de Colon, la Havane, 5 mars 1960

Fidel CASTRO
Ci-joint le discours prononcé par Fidel le 5 mars 1960 à l’enterrement des victimes du La Coubre. Si je vous l’envoie, c’est parce que c’est du Fidel à son meilleur, avec sa capacité étonnante (quand on l’analyse rétrospectivement) de saisir le moment pour poser une fois de plus, comme je le dis dans mon bouquin de 1988, des "jalons de conscience" face au peuple cubain… Étonnant ! Étonnant, parce que la Révolution n’a que quatorze mois d’existence à peine, qu’elle est loin d’être consolidée, que les ennemis intérieurs sont encore coriaces, et que Fidel adopte pourtant un ton de victoire assurée, de conviction profonde qu’elle est indestructible, et ose employer un langage et une attitude qu’aucun gouvernement latino-américain ne s’était permis jusqu’ici ! Quelle faconde !! Mais quelle intelligence. C’est vraiment là où l’on se rend compte à quel point le « discours » de Fidel a joué un rôle capital (en plus des faits concrets de la Révolution) dans la conscientisation du peuple cubain, et combien cet orgueil, (...) Lire la suite »

Fidel Castro : "La dette ne doit pas être payée".

Fidel CASTRO

En 1985, Fidel Castro a lancé une campagne internationale pour la constitution d’un front des pays endettés confrontés à des dettes insoutenables. Fidel déclare dans ce discours prononcé en août 1985 à l’issue d’une rencontre internationale consacrée à la dette : « nous nous sommes rendu compte qu’(...) en définitive le mot d’ordre d’annulation de la dette était valable pour tous les pays du Tiers-monde. ».

Ses efforts pour favoriser une unité des peuples pour l’annulation de la dette du Tiers-monde ont connu un grand écho en Amérique latine parmi les mouvements sociaux et les intellectuels de la gauche radicale. En Afrique, Thomas Sankara, président du Burkina Faso, a repris ce mot-d’ordre et a tenté de lancer un vaste mouvement africain pour le non paiement de la dette. En Europe, le CADTM est né dans la foulée de cette campagne internationale partie de l’Amérique latine. Nous publions ce discours prononcé il y a plus de 30 ans, alors qu’une nouvelle crise de la dette des pays dits en développement se prépare suite à la baisse des recettes qu’ils tirent de l’exportation de leurs matières premières, alors que la croissance économique des pays les plus industrialisés est anémique et que de nouvelles bulles spéculatives finiront par éclater, notamment au niveau boursier. Ce discours de Fidel a été prononcé à la fin de la rencontre sur la Dette Extérieure de l’Amérique Latine et des Caraïbes, à La Havane, le (...) Lire la suite »

Nous poursuivrons notre marche et nous perfectionnerons tout ce qui doit l’être

Fidel CASTRO

Discours du leader de la Révolution cubaine Fidel Castro Ruz à la clôture du 7e Congrès du Parti communiste cubain au Palais des Conventions le 19 avril 2016, « Année 58 de la Révolution »

(Version sténographique du Conseil d’État) Bon, passons à un autre sujet (Rires) Diriger n’importe quel peuple en des temps de crise, camarades, représente un effort surhumain. Sans eux, les changements seraient impossibles. À une réunion comme celle-ci, où sont rassemblés plus d’un millier–on a expliqué ici qu’ils étaient 921 – de représentants choisis par le peuple révolutionnaire lui-même, qui leur a délégué son autorité, signifie pour tous le plus grand honneur qu’ils ont reçu dans leur vie, (Applaudissements) ce à quoi s’ajoute le privilège d’être révolutionnaire et qui est le fruit de notre conscience. Pourquoi ai-je été socialiste ? Plus clairement, pourquoi suis-je devenu communiste ? Ce mot qui exprime le concept le plus dénaturé et le plus calomnié de l’histoire de la part de ceux qui eurent le privilège d’exploiter les pauvres, dépouillés depuis qu’ils furent privés de tous les biens matériels que procurent le travail, le talent et l’énergie humaine. Depuis quand l’Homme vit-il ce dilemme tout au long (...) Lire la suite »
La réaction de Fidel au discours d’Obama au Gran Teatro.

Obama, notre frère

Fidel CASTRO
Les rois d’Espagne nous amenèrent les conquistadores et maîtres auxquels furent assignés non seulement les aborigènes qu’ils obligèrent à chercher de l’or dans le sable des cours d’eau, une forme d’exploitation abusive et honteuse, mais encore des domaines circulaires dont on peut retrouver les traces vues d’avion dans bien des endroits du pays. Le tourisme consiste aujourd’hui, pour une bonne part, à montrer aux visiteurs les beautés des paysages et à leur faire savourer nos excellents fruits de mer, mais à condition que ce soit en partage avec le capital privé des grandes sociétés étrangères dont les profits, sauf s’ils se chiffrent à des milliards de dollars par habitant, n’attirent l’attention de personne. Puisque je vois contraint de mentionner ce point, je tiens à ajouter – surtout à l’adresse des jeunes – que rares sont ceux qui prennent conscience de cette condition à ce moment singulier de l’histoire humaine que nous vivons. Je ne dirais pas que nous avons perdu notre temps, mais j’affirme sans la (...) Lire la suite »

La réalité et les rêves

Fidel CASTRO

Écrire est une manière d’être utile, si tu estimes que notre humanité meurtrie doit être plus et mieux éduquée face à l’incroyable ignorance qui nous entoure tous, à l’exception des savants qui cherchent dans la science une réponse satisfaisante. C’est un mot qui implique en peu de lettres son contenu infini.

Écrire est une manière d’être utile, si tu estimes que notre humanité meurtrie doit être plus et mieux éduquée face à l’incroyable ignorance qui nous entoure tous, à l’exception des savants qui cherchent dans la science une réponse satisfaisante. C’est un mot qui implique en peu de lettres son contenu infini. Dans notre jeunesse, nous avons tous entendu parler une fois ou l’autre d’Einstein, surtout après les largages des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, qui mirent fin à la guerre cruelle qui opposa le Japon et les États-Unis. Lorsque ces bombes furent lancées, à la suite de la guerre qui éclata après l’attaque de la base de Pearl Habor, l’empire japonais était déjà vaincu. Les États-Unis, dont le territoire et les industries avaient été épargnés par la guerre, émergèrent comme le pays le plus riche et le mieux armé de la Terre face à un monde détruit, rempli de morts, de blessés et d’affamés. À eux deux, l’URSS et la Chine avaient perdu plus de 50 millions de vies et subi d’énormes destructions (...) Lire la suite »

Notre droit à être marxistes-léninistes

Fidel CASTRO

Nous publions, extrait de Granma, un article du leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, à l’occasion de la commémoration du 70e anniversaire de la Victoire du peuple soviétique lors de la Grande Guerre Patriotique qui a pour titre : Notre droit d’être Marxistes-Léninistes et dans lequel il exprime sa profonde admiration envers l’héroïque peuple soviétique qui a rendu à l’Humanité un colossal service en imposant la défaite à l’Allemagne nazie.

Après-demain, 9 mai, nous commémorerons le 70e anniversaire de la Victoire du peuple soviétique lors de la Grande Guerre Patriotique. Étant donné le décalage horaire, au moment où j’écris ces lignes, les soldats et officiers de l’Armée de la Fédération de Russie seront déjà sur la Place Rouge, à Moscou, défilant fièrement au pas rapide et martial qui les caractérise. Lénine fut un génial stratège révolutionnaire qui n’hésita pas à assumer les idées de Marx et à les mettre en pratique dans un pays immense et incomplètement industrialisé, dont le parti prolétarien devint le parti le plus radical et le plus audacieux de la planète et cela après le plus grand massacre que le capitalisme avait perpétré dans le monde, guerre où, pour la première fois, les tanks, les armes automatiques, l’aviation et les gaz asphyxiants firent leur apparition, et même un célèbre canon capable de lancer un lourd projectile à plus de 100 kilomètres fut mis à contribution dans ce conflit sanglant. De ce massacre naquit la Société des Nations, (...) Lire la suite »

Message de Fidel au président Nicolás Maduro

Fidel CASTRO
Mardi 17 mars 2015 Monsieur Nicolás Maduro, président de la République bolivarienne du Venezuela La presse a fait savoir que les chefs d’État ou de gouvernement de l’ALBA se réuniront demain, mardi 17 mars, à Caracas pour analyser la politique insolite de l’administration étasunienne contre le Venezuela et contre l’Alliance. L’idée de cette Alliance est née de Chávez en personne, qui souhaitait partager avec ses frères caribéens les énormes ressources économiques dont la Nature a doté sa patrie mais dont les profits aboutissaient dans les poches de puissantes sociétés étasuniennes et de quelques millionnaires vénézuéliens. La corruption et le gaspillage ont été la façon de vivre fondamentale de la première oligarchie de tendance fasciste, adonnée à la violence et aux crimes. Ceux-ci ont été si intolérables pour l’héroïque peuple vénézuélien qu’il ne pourra pas les oublier et qu’il n’admettra jamais un retour au passé ignominieux de l’époque d’avant la Révolution, marqué entre autres par le pillage de centres (...) Lire la suite »

À mes camarades de la Fédération des étudiants universitaires

Fidel CASTRO
Chers camarades, Depuis 2006, pour des raisons de santé incompatibles avec le temps et l’effort nécessaires pour accomplir un devoir – que je me suis imposé à moi-même quand je suis entré à cette Université, le 4 septembre 1945, il y a 70 ans – j'ai renoncé à mes charges. Je n'étais pas fils d'ouvrier, ni dépourvu de ressources matérielles et sociales pour une existence relativement aisée. Je peux dire que j’ai échappé miraculeusement à la richesse. Bien des années plus tard, le Nord-américain le plus riche et sans doute le plus compétent, disposant de 100 milliards de dollars, a déclaré – selon une agence de presse le jeudi 22 janvier dernier – que le système de production et de distribution privilégié des richesses transformerait de génération en génération les pauvres en riches. Depuis les temps de la Grèce antique, pendant presque 3 000 ans, les Grecs, sans aller plus loin, furent brillants dans presque toutes les activités : physique, mathématiques, philosophie, architecture, arts, sciences, politique, (...) Lire la suite »

L’heure du devoir

Fidel CASTRO

NOTRE pays n’a pas hésité une minute avant de donner une réponse à la demande d’aide des organismes internationaux dans la lutte contre la brutale épidémie qui frappe l’Afrique occidentale

C’est ce que notre pays a toujours fait sans exclure quiconque. Le Gouvernement avait déjà donné les instructions pertinentes pour mobiliser en urgence et renforcer le personnel médical qui prête ses services dans cette région du continent africain. Une réponse rapide a également été donnée à la demande des Nations Unis, comme nous l’avons toujours fait face à une demande de coopération. Toute personne consciente sait que les décisions politiques qui comportent des risques pour le personnel, hautement qualifié, impliquent un niveau élevé de responsabilité de la part de ceux qui les appellent à accomplir une tâche dangereuse. Cela se révèle encore plus difficile que celle d’envoyer des soldats combattre et même mourir pour une cause politique juste, ce qu’ils firent toujours également comme un devoir. Le personnel médical qui part pour n’importe quel endroit pour sauver des vies, y compris au risque de perdre la sienne, est le plus bel exemple de solidarité que puisse offrir l’être humain, surtout lorsqu’il (...) Lire la suite »

Ce qu’on ne saurait jamais oublier

Fidel CASTRO

Dans sa livraison dominicale d’hier matin, 12 octobre, version numérique, le New York Times – un organe de presse qui, dans des circonstances données, fixe des orientations sur la ligne politique qui conviendrait le mieux aux intérêts des États-Unis – a publié un éditorial intitulé : « Le président Obama devrait lever l’embargo » et contenant des opinions sur ce que devrait faire l’administration.

À certains moments, ce genre d’articles est signé par un journaliste prestigieux, comme celui dont j’ai eu le privilège de faire la connaissance dans les premiers jours de notre lutte dans la Sierra Maestra, alors que nos forces avaient été presque totalement éliminées par l’aviation et l’armée de Batista. Nous étions alors passablement inexperts, et nous n’avions même pas l’idée que donner une impression de force devant la presse pouvait être critiquable. Ce n’était pourtant pas la façon de penser de ce courageux correspondant de guerre, Herbert Matthews, dont le prestige provenait de l’époque difficile de la lutte contre le fascisme. Notre prétendue capacité de lutte en février 1957 était un peu moindre, mais plus que suffisante pour user et vaincre le régime. Carlos Rafael Rodríguez, dirigeant du Parti socialiste populaire, put constater, après la bataille du Jigüe –une unité complète de troupes d’élite avait été contrainte de capituler au terme de dix jours de combat – que je redoutais que les forces (...) Lire la suite »
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