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Auteur : Christian DELARUE

Olivier Besancenot et Arlette Laguiller : quel populisme ?

Christian DELARUE

Olivier Besancenot et Arlette Laguiller, chacun porte-parole du peuple, des populistes ? De quel peuple ? Quel populisme ? Cette analyse vaut pour Nathalie Arthaud et Philippe Poutou, les remplaçants au poste de porte-parole.

I - PREALABLE : POPULISME ET IDEOLOGIE POPULISME : Je reprends une définition répétée partout (en italique) mais avec quelques précisions complémentaires importantes : "Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques qui fait appel aux intérêts du peuple (d’où l'intérêt IMP de savoir quel peuple car cela détermine populisme de droite et populisme de gauche) et prône son recours, tout particulièrement en opposant ses intérêts à ceux de l'élite dominante POlitique (classe dirigeante politique) et-ou ECOnomique (le MEDEF, les FMN ou STN) ou ceux des oligarchies qu'il prend pour cible de ses critiques". Les grands médias sont aussi visés comme de grands appareils d'influence idéologique, tout comme les grandes religions, là ou elles influencent négativement et fortement les masses populaires. Il existe une critique du populisme sans adjectif qui se place du point de vue du centre et de la (pseudo) raison et qui très souvent masque les intérêts de l'oligarchie et des classes dominantes : (...) Lire la suite »

Gramsci, les « monstres », l’hyperpatriarcat et les intégrismes religieux.

Christian DELARUE

On cite beaucoup cette phrase de Gramsci en ce moment (1) : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Gus Massiah, ce vieux militant tiers-mondiste avant d’être altermondialiste (2), l’a encore fait le 28 janvier dernier à Paris lors de la réunion de refondation de la Fondation Copernic.

On a beaucoup cité dans cette réunion de la Fondation Copernic le néolibéralisme ou le capitalisme financier comme « monstre » qui sape les quelques bases conquises (en 36, en 46, plus tard encore en France) d’une civilisation démocratique sociale et écologique pourtant largement à construire (pour mériter le nom de socialisme ou d’éco-socialisme). On a moins évoqué le FN qui instrumentalise le féminisme sans jamais parler d’égalité. Tout comme tous les intégristes religieux de la planète. Ne les oublions pas ! Contre des rapports sociaux millénaires d’inégalités hommes - femmes. L’égalité hommes - femmes et la liberté des femmes constituent une conquête partagée par de nombreuses femmes et de nombreux hommes progressistes (qui ne se disent pas tous pour autant pro-féministes faute de s’y reconnaitre dans les différents courants), une conquête de civilisation fragile et à affermir certes, mais aussi à défendre face aux contre-mouvements réactionnaires dont le FN et les intégristes religieux qui, l’un et (...) Lire la suite »

Néolibéralisme et élites : S’adresser au peuple-classe, pas au peuple-nation.

Christian DELARUE

Contre le FN, contre la droite, contre la "gauche d’abandon ("mon ennemi n’est plus la finance comme au Bourget il y a 5 ans en janvier 2012) il faut un projet et une adresse explicite au peuple. Quel peuple ?

1 - Le national-populisme n’est pas le social-populisme. La différence apparait plus importante que ce qui semble faire point commun, l’adresse au peuple. Le national-populisme est surtout de droite et secondairement à gauche de facture crypto-stalinienne ou d’actualisation du chevènementisme car son nationalisme protège les élites prédatrices, surtout dans sa version droitière mais aussi pour le courant issu du marxisme stalinisé. C’est un communautarisme national qui cache la classe dominante tout comme le communautarisme religieux cache ses intégristes. Le néolibéralisme avec ses élites privées et publiques a largement brisé via un ensemble de mécanismes de distinctions, de séparations, de mise en corporations variables, la conscience de classe des travailleurs et travailleuses du privé et du public et plus largement, concernant la montée effarante des inégalités sociales, la conscience collective du peuple-classe . Cette dernière est réelle, quoique faible, avec la montée en force du (...) Lire la suite »

Nation, République, « commun » et cohésion sociale - Une critique.

Christian DELARUE

Dans les lignes qui vont suivre, rien sur le passé, sur l’histoire de cette thématique qui rapporte ici (dans cet article) Nation, République, et l’idée de « commun » (Nation surtout), à « cohésion sociale ». Le regard critique se porte sur le présent et l’avenir, sur les conquêtes sociales à maintenir et à gagner.

Plus il y a de cohésion sociale, de justice sociale (1) et plus l’idée de Nation ou de République ou de « chose commune » est forte et pertinente. Corrélativement, plus il y a d’inégalités socio-économiques, de fractures sociales, de richesses matérielles voisinant avec misères sociales et plus les idées de Nation, de République, de « commun » perdent de leur sens, et se voient instrumentalisées dans des batailles idéologiques diverses. Difficile de décrire plus sobrement un processus de construction-destruction de ce qui peut être du commun sur un territoire, au-delà la langue, de la laïcité, de la cuisine française et de son vin ! Autrement dit, plus ces notions de Nation, République, (communs) sont instrumentalisées pour unir artificiellement des résidents d’un territoire dans un imaginaire commun qui a de moins en moins de portée réelle, si ce n’est un passé plus ou moins mythifié (l’Etat social d’après-guerre souvent), et plus il s’agit d’un véritable fétiche, soit un double processus contradictoire (...) Lire la suite »

Essentialisation raciste : Haine du-des musulman-s car musulman-s.

Christian DELARUE

La critique de l’hypertextile ou plus simplement celle du port du voile islamique n’est pas raciste en soi. Je critique fermement – et je ne fais pas que critiquer (1) – le voile imposé par les intégristes musulmans et je ne suis pas pour autant islamophobe. Pourquoi ?

I - RACISME CONTRE LE MUSULMAN 1) Je n’entretiens aucune haine contre les musulmans parce que simplement musulmans. Cela mène au racisme. 2) Pour le dire autrement, je ne fais pas du musulman une ESSENCE. Pas plus que du juif ou du catho ou d’un autre membre d’une religion. 3) En conséquence des deux positions ci-dessus, je peux affirmer que je ne les « racise » pas ni en bien, ni en mal. Le faire est non seulement stupide mais dangereux. 4) Je refuse en général à la suite mais aussi au regard des différences internes (progressistes, conservateurs, intégristes) que l’on « communautarise » (tous dans un même sac communautaire) les musulmans, comme d’ailleurs les catholiques ou les autres croyants des autres religions. II - CRITIQUE DES FETICHES 5) Je constate que l’hypertextile est bien porté par certaines musulmanes soit « librement » (quoique de façon plus psychorigide que le port d’un bonnet d’un ado) soit sur injonction des intégristes musulmans. M’y opposer ne me pose pas problème car... 6) (...) Lire la suite »
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Critiquer une tendance régressive, ne pas agresser des femmes en burkini .

Christian DELARUE

On ne saurait admettre, dans un Etat de droit, que des femmes subissent la violence physique ou des injures sexistes (ou racistes) du simple fait du port d’un vêtement qui apparaît provocateur ou « lié au terrorisme islamique » (sic).

On ne saurait admettre aussi les formes diverses d’agressions des intégristes religieux contre les femmes non suffisamment couvertes à leurs yeux. Elles sont nombreuses en été et de toute conscience (athées ou croyantes de toute confession). Pour autant, on peut critiquer le burkini ou l’hypertextile de façon générale et ce sur plusieurs registres (droit de choisir son vêtement, sécularisme, etc) . Non seulement cela est de droit mais, de plus, cela est nécessaire, et d’autant plus nécessaire qu’il y a un rapport de force engagé au plan mondial par les intégristes religieux qui ont imposé depuis plusieurs années le sexoséparatisme là ou ils sont dominants. Ce n’est pas une mince oppression ! Elle est sans frontière. Ce qui est en jeu c’est la casse du dispositif juridico-culturel fait de libertés des femmes, d’égalité entre hommes et femmes, de laïcité et de sécularisme, un ensemble de droits et de pratiques qui forme ce qui a été difficilement conquis - avec des faiblesses certes - par les féministes et (...) Lire la suite »
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Ni signe syndical ostensible, ni signe religieux ostensible au contact des clients

Christian DELARUE

Pas de signe ostensible de toute nature en contact avec les clients en entreprise, au travail ! Ce principe peut connaître des exceptions.

Un signe syndical ostensible, c’est un badge syndical bien visible mais pas un petit pin’s de boutonnière (toléré en général), celui que met le syndicaliste dans ses fonctions lorsqu’il distribue un tract dans l’entreprise, ou que tout syndiqué peut mettre en manifestation, en général en extérieur mais pas en intérieur, sauf mouvement de grève et de contestation, mais c’est alors temporaire. Vouloir placer coûte que coûte son signe religieux ostensible (voile ici) au-dessus de tout, même pendant 5% du temps de travail, celui à la réception des clients est un coup de force - " intransigeantisme " - qui n’est pas toléré ordinairement pour d’autres expressions par signe ! En fait, on voit là le côté refus de transiger pour une courte période de temps. L’absence de souplesse, la rigidité de comportement, la volonté d’imposer coûte que coûte l’expression de sa conscience religieuse tranche avec les autres expressions de conscience des autres travailleurs (expression de type politique, syndical, associatif, par signe (...) Lire la suite »

Solidarité avec toute la gauche laïque d’Irak !

Christian DELARUE

Nous soutenons le peuple irakien et plus particulièrement la gauche laïque d’Iraq que, de loin, nous croyons capable de reconstruire le pays écrasé par divers maux.

Comme suite au carnage du 2 juillet 2016 ayant fait plus de 200 morts à Bagdad (quartier Kerrada), les militant(e)s de gauche de France militant contre le capitalisme, travaillant contre l’impérialisme et pour la paix, contre les guerres de religion et pour la paix et la laïcité pensent à vous fraternellement dans votre diversité. Nous sommes loin et nous ne vous connaissons pas mais nous vous soutenons ! Nous savons qu’il n’y a pas de paix véritable, en Iraq comme ailleurs, sans laïcité et que cette laïcité doit être construite par des athées mais aussi par des croyant(e)s progressistes de toute religion. Vu le nombre de croyant(e)s sur la planète il importe de mobiliser les secteurs progressistes contre les secteurs réactionnaires des religions, ce qui au passage ne concernent pas que les terroristes de l'EI. Il ne faut pas lâcher le combat contre l’intégrisme sexoséparatiste en Iraq comme ailleurs et cela doit être le fait aussi - en plus des athées - des croyant(e)s progressistes militants pour (...) Lire la suite »

Europe et courants idéologiques et politiques : une grille de lecture.

Christian DELARUE

Petite grille de lecture pour distinguer les courants idéologico-politiques (pas les partis politiques) qui s'affrontent sur la question de l'Union européenne, de l'Euro.

En 1993, le marché intérieur est réalisé autour des « quatre libertés » : libre circulation des biens, des personnes, des services et des capitaux. Beaucoup de libertés en Europe donc mais difficulté d'une Europe sociale . Les européens des peuple-classe 99% veulent eux surtout l'éga-liberté ! Ces libertés sont dominées par l'arrière plan doctrinal concurrentialiste (néolibéralisme) qui empêche toute harmonisation sociale et fiscale par le haut . Ce défaut de lien avec l'égalité et cette faiblesse des politiques d'harmonisation sociale et fiscale par le haut ont fait l'objet d'un large débat en 2004-2005 débouchant le 29 mai 2005 sur le rejet du Traité constitutionnel européen (TCE). Jamais en France autant de citoyen(e)s se sont mis à lire attentivement des textes juridiques européens peu compréhensibles pour le quidam ! Et ce TCE fut rejeté par des forces politiques bien caractérisées et des courants idéologiques différents, certains pro-Europe sociale, d'autres pro-nation française. Distinction qu'il est (...) Lire la suite »

De la fracture sociale à la fracture politique

Christian DELARUE

Sous l'effet de l'agression présente de ce printemps 2016, nous passons peu à peu de la fracture sociale à la fracture politique.

De la FRACTURE SOCIALE – essentiellement entre les classe(s) dominante(s) (soit le grand patronat, une fraction du petit patronat et globalement les riches du 1% d'en-haut) et classes dominées (l'ensemble du monde du travail public ou privé dans sa diversité) on est passé à la FRACTURE POLITIQUE (entre les élites politiques et le peuple politique). Ce qui est plus grave pour la démocratie, pour la "démocratie réellement existante" soit la démocratie-gouvernance ou la "démocratie rabougrie". On nomme ordinairement cette fracture "crise de la représentation" mais c'est plus là un terme générique, introductif et très euphémisé du réel . C'est une formule qui mesure mal la béance qui s'est créée, petit à petit, entre les couches et classes populaires et les élites politiques (en collusion avec les élites économiques) . On voit qu'il y a abandon . Bien qu'il subsiste, une "culture de l'Etat de droit" et du respect des règles chez les cadres supérieurs (pas le temps de préciser ici) il y a abandon car cette (...) Lire la suite »
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