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Auteur : Christian DELARUE

Augmentation des traitements des fonctionnaires des 99% d’en-bas !

Christian DELARUE

Á lire l’article de Laurent Mauduit dans Mediapart (1) : ce sont les fonctionnaires qui seront victimes de la politique d’austérité salariale d’Emmanuel Macron.

On comprendra aisément que la fraction de la catégorie A la mieux rémunérée soit peu inquiète. Par contre la grande masse des fonctionnaires de base – ceux de catégorie C et B plus une fraction de A – se voit pénalisée par cette politique d’austérité ciblée. Emmanuel Macron est surtout soucieux de défendre les intérêts des acteurs les plus en pointe dans le développement du capitalisme dominant et de sa logique de profit. Il aime les entrepreneurs capitalistes, ceux qui exploitent la force de travail comme la nature pour augmenter la croissance économique et la richesse des riches (ceux du 1% d’en-haut) et il semble détester les fonctionnaires qui par fonction sont des acteurs engagés dans la défense de l’intérêt général, un IG qui devrait être non calé sur les logiques financières des grands actionnaires et du 1% d’en-haut ! Dans cette réponse, ce sont bien les travailleurs du rang du privé et du public qui doivent se mobiliser ensemble (ce mois de septembre 2017) ! Et pas que pour des augmentations de (...) Lire la suite »

La classe d’appui des 1% chez Serge Halimi

Christian DELARUE

Le thème est abordé dans son texte « Le leurre des 99% » (1) publié ce mois d’aout 2017 dans Le Monde Diplomatique

Serge Halimi reconnait d’abord tout le poids des 1% non seulement au plan mondial face à l’humanité-classe mais aussi dans chaque nation avant de voir l’évidence d’une diversité au sein des 99%. Il écrit : « Certes, 1% de la population s’attribue la majorité des richesses produites sur Terre ; cela ne fait pas pour autant des 99 % qui restent un groupe social solidaire, encore moins une force politique en ébullition. » N’est-ce pas évident ! Y compris pour les jeunes d’Occupy ! Y compris pour moi qui ai développé le concept de peuple-classe ! Ou est le leurre ? Concernant le 1% il indique : "Diverses études venaient d’établir que la quasi-totalité des gains de la reprise économique avaient profité aux 1 % d’Américains les plus riches. Ce ne fut ni une aberration historique ni une particularité nationale. Un peu partout, un tel résultat n’a cessé d’être conforté par des politiques gouvernementales. Les projets fiscaux du président français Emmanuel Macron, par exemple, auront pour principaux bénéficiaires « (...) Lire la suite »

Insoumis φ : Lutte des classes sociales à l’Assemblée nationale ?

Christian DELARUE

Insoumis φ : Lutte des classes sociales à l'Assemblée nationale ? Travail contre capital, peuple-classe contre oligarchie, "insoumis" contre représentants des possédants et des dominants dans le système. Et d'autres contradictions !

Du social au politique pour "aller voter d'autres lois" ! Des militants de terrain qui ont passé plusieurs années de leurs vies à lutter pour l'émancipation (une ou plusieurs peu importe ici) peuvent avoir le désir et le projet réfléchi d'aller participer à la construction de lois conformes à leurs idées, à leur projet de réduction des inégalités sociales. En ce cas il va bien y avoir lutte de classe à l'Assemblée (et au Sénat aussi) puisqu'à priori il y aura des opposants de droite (ou assimilé) qui voudront maintenir les inégalités sociales et un fort libéralisme économique qui profite aux riches et aux patrons mais beaucoup moins aux autres et très très peu aux plus faibles, aux pauvres . Le néolibéralisme c'est çà depuis longtemps si j'ai bien lu M Husson et d'autres. I - Luttes symboliques : Du risque... Evidemment entrer au sein d'institutions conflictuelles, notoirement tenues par les dominants (économiques ou autres), pour réussir suppose une entrée en masse d'élus, sur un volume majoritaire (...) Lire la suite »

Olivier Besancenot et Arlette Laguiller : quel populisme ?

Christian DELARUE

Olivier Besancenot et Arlette Laguiller, chacun porte-parole du peuple, des populistes ? De quel peuple ? Quel populisme ? Cette analyse vaut pour Nathalie Arthaud et Philippe Poutou, les remplaçants au poste de porte-parole.

Le populisme est bien une notion opérante mais sous condition de dissipation des confusions, de la préciser. E.Balibar écrit : "C’est une notion opérante à condition de commencer par l’épurer. Il faut tenir compte des usages, qui ne sont pas les mêmes dans tous les contextes et toutes les langues, mais aussi dissiper des confusions qui sont loin d’être innocentes. Je suis frappé que le discours dominant dans la presse et les travaux politologiques s’acharne à établir une équivalence entre les soi-disant populismes de gauche et de droite, en prenant pour critère la critique du « système » (autrement dit du statu quo économique et politique), assimilée à de l’extrémisme. Comme s’il n’y avait pas aussi un « populisme du centre » I - PREALABLE : POPULISME ET IDEOLOGIE POPULISME : Je reprends une définition répétée partout (en italique) mais avec quelques précisions complémentaires importantes : "Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques qui fait appel aux intérêts du peuple (d’où l'intérêt (...) Lire la suite »
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Gramsci, les « monstres », l’hyperpatriarcat et les intégrismes religieux.

Christian DELARUE

On cite beaucoup cette phrase de Gramsci en ce moment (1) : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Gus Massiah, ce vieux militant tiers-mondiste avant d’être altermondialiste (2), l’a encore fait le 28 janvier dernier à Paris lors de la réunion de refondation de la Fondation Copernic.

On a beaucoup cité dans cette réunion de la Fondation Copernic le néolibéralisme ou le capitalisme financier comme « monstre » qui sape les quelques bases conquises (en 36, en 46, plus tard encore en France) d’une civilisation démocratique sociale et écologique pourtant largement à construire (pour mériter le nom de socialisme ou d’éco-socialisme). On a moins évoqué le FN qui instrumentalise le féminisme sans jamais parler d’égalité. Tout comme tous les intégristes religieux de la planète. Ne les oublions pas ! Contre des rapports sociaux millénaires d’inégalités hommes - femmes. L’égalité hommes - femmes et la liberté des femmes constituent une conquête partagée par de nombreuses femmes et de nombreux hommes progressistes (qui ne se disent pas tous pour autant pro-féministes faute de s’y reconnaitre dans les différents courants), une conquête de civilisation fragile et à affermir certes, mais aussi à défendre face aux contre-mouvements réactionnaires dont le FN et les intégristes religieux qui, l’un et (...) Lire la suite »

Néolibéralisme et élites : S’adresser au peuple-classe, pas au peuple-nation.

Christian DELARUE

Contre le FN, contre la droite, contre la "gauche d’abandon ("mon ennemi n’est plus la finance comme au Bourget il y a 5 ans en janvier 2012) il faut un projet et une adresse explicite au peuple. Quel peuple ?

1 - Le national-populisme n’est pas le social-populisme. La différence apparait plus importante que ce qui semble faire point commun, l’adresse au peuple. Le national-populisme est surtout de droite et secondairement à gauche de facture crypto-stalinienne ou d’actualisation du chevènementisme car son nationalisme protège les élites prédatrices, surtout dans sa version droitière mais aussi pour le courant issu du marxisme stalinisé. C’est un communautarisme national qui cache la classe dominante tout comme le communautarisme religieux cache ses intégristes. Le néolibéralisme avec ses élites privées et publiques a largement brisé via un ensemble de mécanismes de distinctions, de séparations, de mise en corporations variables, la conscience de classe des travailleurs et travailleuses du privé et du public et plus largement, concernant la montée effarante des inégalités sociales, la conscience collective du peuple-classe . Cette dernière est réelle, quoique faible, avec la montée en force du (...) Lire la suite »

Nation, République, « commun » et cohésion sociale - Une critique.

Christian DELARUE

Dans les lignes qui vont suivre, rien sur le passé, sur l’histoire de cette thématique qui rapporte ici (dans cet article) Nation, République, et l’idée de « commun » (Nation surtout), à « cohésion sociale ». Le regard critique se porte sur le présent et l’avenir, sur les conquêtes sociales à maintenir et à gagner.

Plus il y a de cohésion sociale, de justice sociale (1) et plus l’idée de Nation ou de République ou de « chose commune » est forte et pertinente. Corrélativement, plus il y a d’inégalités socio-économiques, de fractures sociales, de richesses matérielles voisinant avec misères sociales et plus les idées de Nation, de République, de « commun » perdent de leur sens, et se voient instrumentalisées dans des batailles idéologiques diverses. Difficile de décrire plus sobrement un processus de construction-destruction de ce qui peut être du commun sur un territoire, au-delà la langue, de la laïcité, de la cuisine française et de son vin ! Autrement dit, plus ces notions de Nation, République, (communs) sont instrumentalisées pour unir artificiellement des résidents d’un territoire dans un imaginaire commun qui a de moins en moins de portée réelle, si ce n’est un passé plus ou moins mythifié (l’Etat social d’après-guerre souvent), et plus il s’agit d’un véritable fétiche, soit un double processus contradictoire (...) Lire la suite »

Essentialisation raciste : Haine du-des musulman-s car musulman-s.

Christian DELARUE

La critique de l’hypertextile ou plus simplement celle du port du voile islamique n’est pas raciste en soi. Je critique fermement – et je ne fais pas que critiquer (1) – le voile imposé par les intégristes musulmans et je ne suis pas pour autant islamophobe. Pourquoi ?

I - RACISME CONTRE LE MUSULMAN 1) Je n’entretiens aucune haine contre les musulmans parce que simplement musulmans. Cela mène au racisme. 2) Pour le dire autrement, je ne fais pas du musulman une ESSENCE. Pas plus que du juif ou du catho ou d’un autre membre d’une religion. 3) En conséquence des deux positions ci-dessus, je peux affirmer que je ne les « racise » pas ni en bien, ni en mal. Le faire est non seulement stupide mais dangereux. 4) Je refuse en général à la suite mais aussi au regard des différences internes (progressistes, conservateurs, intégristes) que l’on « communautarise » (tous dans un même sac communautaire) les musulmans, comme d’ailleurs les catholiques ou les autres croyants des autres religions. II - CRITIQUE DES FETICHES 5) Je constate que l’hypertextile est bien porté par certaines musulmanes soit « librement » (quoique de façon plus psychorigide que le port d’un bonnet d’un ado) soit sur injonction des intégristes musulmans. M’y opposer ne me pose pas problème car... 6) (...) Lire la suite »
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Critiquer une tendance régressive, ne pas agresser des femmes en burkini .

Christian DELARUE

On ne saurait admettre, dans un Etat de droit, que des femmes subissent la violence physique ou des injures sexistes (ou racistes) du simple fait du port d’un vêtement qui apparaît provocateur ou « lié au terrorisme islamique » (sic).

On ne saurait admettre aussi les formes diverses d’agressions des intégristes religieux contre les femmes non suffisamment couvertes à leurs yeux. Elles sont nombreuses en été et de toute conscience (athées ou croyantes de toute confession). Pour autant, on peut critiquer le burkini ou l’hypertextile de façon générale et ce sur plusieurs registres (droit de choisir son vêtement, sécularisme, etc) . Non seulement cela est de droit mais, de plus, cela est nécessaire, et d’autant plus nécessaire qu’il y a un rapport de force engagé au plan mondial par les intégristes religieux qui ont imposé depuis plusieurs années le sexoséparatisme là ou ils sont dominants. Ce n’est pas une mince oppression ! Elle est sans frontière. Ce qui est en jeu c’est la casse du dispositif juridico-culturel fait de libertés des femmes, d’égalité entre hommes et femmes, de laïcité et de sécularisme, un ensemble de droits et de pratiques qui forme ce qui a été difficilement conquis - avec des faiblesses certes - par les féministes et (...) Lire la suite »
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Ni signe syndical ostensible, ni signe religieux ostensible au contact des clients

Christian DELARUE

Pas de signe ostensible de toute nature en contact avec les clients en entreprise, au travail ! Ce principe peut connaître des exceptions.

Un signe syndical ostensible, c’est un badge syndical bien visible mais pas un petit pin’s de boutonnière (toléré en général), celui que met le syndicaliste dans ses fonctions lorsqu’il distribue un tract dans l’entreprise, ou que tout syndiqué peut mettre en manifestation, en général en extérieur mais pas en intérieur, sauf mouvement de grève et de contestation, mais c’est alors temporaire. Vouloir placer coûte que coûte son signe religieux ostensible (voile ici) au-dessus de tout, même pendant 5% du temps de travail, celui à la réception des clients est un coup de force - " intransigeantisme " - qui n’est pas toléré ordinairement pour d’autres expressions par signe ! En fait, on voit là le côté refus de transiger pour une courte période de temps. L’absence de souplesse, la rigidité de comportement, la volonté d’imposer coûte que coûte l’expression de sa conscience religieuse tranche avec les autres expressions de conscience des autres travailleurs (expression de type politique, syndical, associatif, par signe (...) Lire la suite »
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