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Auteur : Kharroubi HABIB

Quand Israël découvre qu’il est mis en échec

Kharroubi HABIB
Pour Israël, la tournure que prend l'évolution de la géopolitique moyen-orientale qui se dessine à travers les développements des conflits régionaux qu'il a contribué à faire éclater et à attiser vire au cauchemar. Son ministre de la Défense Avigdor Lieberman en a fait l'aveu en sollicitant des Etats-Unis, l'allié stratégique de son pays, qu'ils s'impliquent militairement encore plus directement dans la région qu'ils ne le font. Lieberman et les autres dirigeants de l'Etat sioniste sont véritablement affolés au constat que la situation dans la région qu'ils ont cru allant devenir favorable aux intérêts d'Israël tourne au désavantage de celui-ci dans le sillage des victoires que remportent dans ces conflits ceux qui sont pour eux les pires ennemis régionaux de leur Etat. Inspirateur intéressé du plan étasunien de recomposition géopolitique du Moyen-Orient visant à l'éclatement des Etats de la région en entités qui de par leurs faiblesses et leurs inévitables rivalités ne constitueraient plus une menace (...) Lire la suite »

L’indépendance du Kurdistan, une séquence du GMO

Kharroubi HABIB
Malgré l'opposition fermement exprimée du gouvernement irakien, le vote contre par le Parlement de Baghdad et sa suspension prononcée par la Cour suprême irakienne, le référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien voulu par les autorités de la région a eu lieu hier 25 septembre. Comme il fallait s'y attendre, les Kurdes irakiens qui aspirent à un Etat indépendant ont massivement participé à la consultation et le sens de leur vote ne fait aucun doute. Pour autant, il n'est pas acquis que l'indépendance du Kurdistan irakien leur sera chose acquise. La perspective suscite des oppositions en Irak et dans les pays voisins qui en se conjuguant pourront lui faire échec. Il est en effet certain que ni le gouvernement irakien pour qui il n'est pas question que la région kurde se sépare du reste de l'Irak, ni la Turquie, l'Iran ou la Syrie qui ont eux aussi leurs minorités kurdes ne resteront les bras croisés devant la situation qu'elle créera. La probabilité de leur réaction à ce qu'ils considèrent (...) Lire la suite »

Un discours et des menaces atterrants

Kharroubi HABIB
L'arrogant et belliqueux discours prononcé par le président des Etats-Unis devant l'Assemblée générale des Nations unies a atterré la majorité de ceux qui l'ont écouté. De l'aveu d'observateurs qui suivent depuis longtemps les déroulements des assemblées générales onusiennes, jamais chef de l'Etat, même américain, n'a prononcé un discours de la sorte qui n'a été rien d'autre qu'une suite de digressions malvenues sur ce que devrait être l'ONU selon Donald Trump et de menaces à l'encontre des pays avec lesquels l'Amérique est en mauvais termes. Les réactions à la prestation du président américain ont été de consternation chez ceux qui l'ont pensé acquis à la vision multilatérale de la gouvernance du monde dont l'ONU en est l'enceinte et de réprobation outrée chez ceux à qui ses menaces et violences verbales ont été destinées. Tous ont compris néanmoins que l'Amérique de Donald Trump est de « retour » non pas pour mettre sa puissance et son influence au service de la concorde et de la concertation entre les nations (...) Lire la suite »

Retour sur le bide de Lomé

Kharroubi HABIB
L'annonce la semaine dernière par les autorités togolaises du report « sine die » du sommet israélo-africain qui devait se tenir dans la capitale de leur pays Lomé du 23 au 27 octobre relativise la « percée » africaine qu'Israël serait parvenu à opérer dans le sillage des visites effectuées à deux reprises sur le continent noir par son Premier ministre Benjamin Netanyahu au cours des 16 derniers mois. Ce sommet israélo-africain devait en effet dans l'esprit de ceux qui en ont eu l'idée à Tel-Aviv être la traduction du résultat triomphal de l'offensive diplomatique menée en Afrique par l'Etat sioniste et l'occasion pour Netanyahu de faire la démonstration qu'il est parvenu à réaliser l'objectif qu'il s'est fixé en matière de politique étrangère sur le continent qu'il a résumé comme devant aboutir au « retour d'Israël en Afrique et de celle-ci en Israël ». Le report du sommet leur a causé du désenchantement car provoqué par une levée de boucliers sur le continent contre sa tenue qui a refroidi même des (...) Lire la suite »

Syrie : Une seconde bataille pour Deir Ez-Zor se profile

Kharroubi HABIB
Parvenue à briser le siège imposé par l'Etat islamique aux quartiers de la ville de Deir Ez-Zor dans lesquels un certain nombre de ses soldats ont résisté à ses assauts pendant près de trois années, l'armée syrienne est en voie de reprendre le contrôle de pratiquement l'ensemble de la cité. Ce qui enlève tout crédit à la raison invoquée par les groupes armés rebelles stipendiés par la coalition menée par les Etats-Unis pour justifier l'offensive qu'ils prétendent vouloir déclencher en vue de chasser l'Etat islamique de Deir Ez-Zor. En fait, le véritable but de leur branle-bas guerrier est celui de tenter d'empêcher les forces gouvernementales d'asseoir leur contrôle sur la ville qui contrarie le plan pour cette ville et sa province élaboré par la coalition consistant à les maintenir en dehors de l'autorité du régime de Damas. Il est clair que si ces groupes rebelles persistent dans leur intention, ils entreront inévitablement en confrontation avec les troupes loyalistes, ce qui pourrait donner lieu à un (...) Lire la suite »

« America First » garant béton de l’Etat sioniste

Kharroubi HABIB
La résolution votée en décembre dernier par le Conseil de sécurité dénonçant et condamnant la poursuite par Israël de la colonisation juive en territoires palestiniens occupés n'a été en rien dans la décision du Premier ministre Benyamin Netanyahou d'ordonner le démantèlement de la petite colonie « sauvage » d'Amona en Cisjordanie. Il y a été contraint par le jugement rendu par la Cour suprême de l'Etat sioniste ayant décrété illégale au regard de la loi de cet Etat la construction de cette colonie. Il se serait probablement dispensé de rendre exécutoire l'arrêt de justice s'il ne craignait pas que son obstruction lui vaudrait l'ouverture d'un conflit avec le pouvoir judiciaire qui serait assurément malvenu pour lui alors qu'il est sous le coup d'enquêtes juridico-policières visant à établir la réalité des soupçons de corruption dont il est l'objet. Tout en concédant par calcul le démantèlement de la colonie en question, Netanyahu a concomitamment rendu publique une autre décision prise par son cabinet : celle (...) Lire la suite »

L’aveu de John Kerry

Kharroubi HABIB
Les dix pays dont les représentants ont participé à la réunion de Paris sur la situation à Alep ont en commun que depuis le début du siège que subissent les quartiers de cette ville tenus par la rébellion hétéroclite qui s'y terre, ils soutiennent que la population qui y est prise au piège est totalement acquise à cette dernière et que si elle n'a pas emprunté les couloirs humanitaires ayant été mis en place pour lui permettre de quitter les quartiers assiégés, c'est à la fois par solidarité avec les combattants anti régime et par peur de la répression qui s'abattrait sur elle dans les zones sous contrôle des forces du régime. Faisant de cette désinformation le leitmotiv de leur propagande anti régime, ils martèlent l'accusation que ce régime poursuit une opération génocidaire contre une population ayant pris fait et cause pour ses adversaires. C'est ce qu'ils ont encore rabâché au cours de leur réunion à Paris. Sauf qu'au sortir de cette réunion à laquelle il a participé, le secrétaire d'Etat américain John (...) Lire la suite »

Indignation sélective de la France

Kharroubi HABIB
Devant les tragédies humaines qui résultent des conflits armés ayant cours au Moyen-Orient, la France manifeste assurément une indignation sélective. Elle en fait la preuve dans l'attitude qui est la sienne sur ce qui se passe à Alep en Syrie et ce qui a eu lieu il y a trois jours à Sanaa au Yémen. Concernant Alep dont les forces du régime bombardent les quartiers sous contrôle des groupes amés djihado-terroristes, Paris clame qu'il n'est pas « possible de fermer les yeux ou de rester indifférent » face à la situation et son ministre des Affaires étrangères s'est frénétiquement employé à tenter de faire voter par le Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution au contenu contraignant uniquement pour le régime syrien et son allié russe. Mais si la France s'indigne face aux bombardements d'Alep et les dénonce comme étant des crimes de guerre dont les responsables devront rendre compte devant la justice internationale, elle observe une retenue dans la condamnation du carnage commis à Sanaa, la capitale (...) Lire la suite »

Pourquoi pas un nouveau tribunal Russell ?

Kharroubi HABIB
Un groupe de lobbyistes irakien baptisé Arab Project s'inspirant du vote récemment par les parlementaires des deux chambres du Congrès des EU d'une loi autorisant leurs concitoyens à poursuivre judiciairement des pays dont l'action a conduit à la mort d'Américains sur le territoire des Etats-Unis se propose de demander au Parlement irakien de prendre l'initiative d'un texte de loi qui permettrait lui aux victimes de l'intervention militaire étasunienne en Irak d'ester Washington en justice pour en obtenir réparation. Si elle vient à se concrétiser, son initiative mettra la moralisante Amérique devant des situations juridiques embarrassantes dont elle ne pourrait nier le bien-fondé car ayant admis que celles que ses citoyens pourront créer à d'autres Etats le sont. Les commanditaires des attentats du 11 septembre 2001 sont à poursuivre en justice – pourvu qu'existent contre eux des preuves irréfutables. Ceux qui ont ordonné et conduit l'illégale et criminelle intervention militaire en Irak doivent (...) Lire la suite »

Le « juge » de paix a parlé

Kharroubi HABIB
En réaction aux violations de la trêve en Syrie instaurée par l'accord conclu entre ses homologues russe et étasunien, l'insipide et fantomatique ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a rappelé son existence en mettant ces atteintes sur le dos du régime de Bachar El Assad. Il ne fallait pas s'attendre à une autre appréciation sur la responsabilité des violations intervenues en Syrie de la part du chef de la diplomatie d'un pays qui a opté pour travailler au départ sans préalable de Bachar El Assad et au renversement de son régime. Il a formulé son accusation au mépris de la réalité sur le terrain en Syrie telle qu'elle est rapportée par des observateurs que l'on ne peut soupçonner d'avoir de l'empathie pour le président syrien et son régime qui ont fait état que les forces de celui-ci ne font que répliquer à des attaques dont ils sont les cibles. Mais ce qui a enlevé toute crédibilité à l'accusation portée par Ayrault contre le régime est qu'elle a été formulée alors que les groupes (...) Lire la suite »
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