RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Auteur : Vladimir MARCIAC

Charlie Hebdo et sa « canaille » grimacière sur la 5 contre Mediapart

Vladimir MARCIAC

Le Grand Soir a très peu de raisons de défendre Médiapart. Tout ce que LGS peut attendre de Plenel, un de ces quatre, c’est un missile inattendu et immérité.
Cependant, comment se taire quand, dans la polémique qui l’oppose à Médiapart, Charlie Hebdo se vautre dans le n’importe quoi, sans scrupule, pariant (à juste titre) que les mensonges proférés en direct ne seront pas contredits et que, s’ils sont découverts ensuite, ils ne seront pas relevés, surtout s’ils visent le camp qu’il faut viser ?

LGS

Fabrice Nicolino, de Charlie Hebdo débattait dimanche 12 novembre 2017 dans l’émission C politique sur la 5 avec Fabrice Arfi, responsable des enquêtes à Mediapart autour de la polémique déclenchée par la Une de Charlie Hebdo accusant Edwy Plenel de complaisance vis-à-vis de Tariq Ramadan. Fabrice Nicolino a sans doute quelques talents, mais on ne les as pas vus lors de cette émission. Bouffi de contentement de soi, il multipliait ad nauseum des grimaces molles d’un visage de latex pour signifier sa désapprobation quand son contradicteur parlait. Moment hallucinant que celui où il a cru porter l’estocade contre Edwy Plenel qui avait tweeté cette phrase de Romain Rolland : « Ils peuvent me haïr, ils ne parviendront pas à m'apprendre la haine ». Nicolino, triomphal, annonça qu’il allait dire des choses « très graves » : « Romain Rolland est un homme, est un homme, est un homme qui a soutenu efficacement et ouvertement pendant toutes les années 30 la dictature stalinienne de l’Union soviétique… » En (...) Lire la suite »
11 

Charlie Hebdo voit le diable grimaçant, mais pas la vierge

Vladimir MARCIAC

Le Grand Soir l’a toujours dit ici : « Je ne suis pas Charlie ».
Pour plusieurs raisons :

1- Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs étaient qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Nous avons écrit alors que, pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui était ainsi tranquillement proférée. Au cours de plusieurs contacts avec l’auteur (qui nous a tout de go révélé que « les anti-impérialistes [l]e font gerber »), nous avons appris que son inspiratrice était une journaliste qui, par dépit d'avoir été déboutée dans sa tentative de rejoindre notre équipe, cracha quelques mois après notre refus, sous pseudo, un article au vitriol où elle affirmait que LGS publiait « depuis 3 ou 4 ans » des articles fascisants. Nous avons contacté Charb et nous (...) Lire la suite »
52 
Des noms ! Des noms !

Liste des premiers signataires du Manifeste pour un nouveau média citoyen, liste des young leaders, et liste des bénéficiaires de chèques à l’ambassade du Qatar

Vladimir MARCIAC

Attention, les trois listes ne se recoupent pas !
La première qui appelle à la création d’un média indépendant, collaboratif, coopératif, écologiste, pluraliste, féministe, humaniste, antiraciste, progressiste, s’affranchissant de la dictature de l’urgence, ouvert à la confrontation des idées et aux débats de fond, valorisant la création culturelle et la francophonie, renforçant des solidarités humaines... n’a rien à voir avec les deux autres, dont l’une affiche la soumission atlantiste de nos « élites » et l’autre leur vénalité.

Les cinquante premiers signataires du Manifeste pour un nouveau média citoyen (voir le texte tout en bas en complément de cet article) : Cécile Amar (journaliste), Christian Audouin (directeur de rédaction), Laurent Baffie (chroniqueur), Josiane Balasko (comédienne), Blick Bassy (chanteur), Lucas Belvaux (réalisateur), Marie-George Buffet (députée), Bernard Cassen (président d’honneur d’Attac), Judith Chemla (comédienne), Sophia Chikirou (communicante), Antoine Comte (avocat), Jean-Pierre Darroussin (comédien), Antoine Deltour (lanceur d’alerte), Jack Dion (journaliste), Aurélie Filippetti (ancienne ministre), Bruno Gaccio (auteur), Raquel Garrido (avocate), Frédéric Gros (philosophe), Robert Guédiguian (réalisateur), Thomas Guénolé (politologue), Janette Habel (politologue), Cédric Herrou (agriculteur), Eva Joly (députée européenne), Pierre Joxe (ancien ministre), Jul (dessinateur), Juliette (chanteuse), Aude Lancelin (journaliste), Dany Lang (économiste), L.E.J (chanteuses), Philippe Lioret (...) Lire la suite »
63 
Qui a vu passer le poignard du fondateur du FN ?

Alors, Laurent Joffrin : Le Pen ou Le Che ?

Vladimir MARCIAC

« Le Che, double des jihadistes »
Sous ce titre d’une colossale subtilité, Laurent Joffrin (photo ci-contre avec Le Pen) signe le 5 septembre 2017 une longue recension du livre de Marcela Iacub, « Le Che, à mort » (éditions Robert Laffont) dont il nous dit d’emblée qu’il s’agit d’« Un éclairage sur les ressorts du fanatisme contemporain ».

En février 2013, Marcela Iacub, directrice de recherche au CNRS, chroniqueuse à Libération, publie chez Stock « Belle et Bête », un « roman » sur sa liaison de janvier à août 2012, avec DSK. Il lui fait un procès qu’elle perd. Son éditeur et elle doivent lui verser 50 000 euros de dommages et intérêts et le tribunal ordonne l'insertion, en en-tête de chacun des exemplaires, d'un encart écrit par Dominique Strauss-Kahn. Ce dernier a en effet été manipulé depuis le début par l’auteur qui va confesser dans un mail (dont elle dit n’avoir pas gardé trace, mais dont l’existence est prouvée) : « Mon livre sur ton affaire américaine, je l’ai écrit parce que ce sont eux qui me l’ont demandé. Le fait de chercher à te rencontrer était parti du même projet. Sans te dire tout le reste. Il m’a fallu te faire croire que j’étais éprise de toi, que j’étais folle de toi. Et puis que j’avais mon coeur meurtri, que j’étais jalouse et tout ce que tu sais. ». Bref, un coup monté en service commandé, un piège, des mensonges pendant 8 (...) Lire la suite »
21 

Comment reconnaître une dictature ?

Vladimir MARCIAC

Le Monde.fr du 29.08.2017 affirme que : « Le 17 août, l’Assemblée nationale constituante issue du chavisme s’est arrogé les pouvoirs qui incombaient à l’Assemblée nationale, dominée par l’opposition ».
C‘est faux, mais qui le dira ? La vérité est que Maduro, après consultation du peuple, applique à la lettre des dispositions de la Constitution, adoptée par référendum en 1999.

« Article 347- Le peuple du Venezuela est le dépositaire du pouvoir constituant d'origine. Dans l'exercice de ce pouvoir, il peut convoquer une Assemblée Nationale Constituante pour transformer l'Etat, créer un nouvel ordre juridique et rédiger une nouvelle Constitution. Article 348- L'initiative de la convocation de l'Assemblée Nationale Constituante pourra être prise par le Président ou la Présidente de la République en Conseil des Ministres, l'Assemblée Nationale avec l'accord des deux tiers de ses membres, les Conseils Municipaux réunis en conseil municipal avec l'accord de deux tiers de leurs membres ou de 15% des électeurs inscrits sur les listes électorales. Article 349- Le Président ou la Présidente de la République ne pourra faire d'objections à la nouvelle Constitution. Les pouvoirs constitués ne pourront en aucune façon empêcher les décisions de l'Assemblée Nationale Constituante ». Bref, l’actuelle l'Assemblée Nationale Constituante ne résulte pas d’un coup de force de Maduro, mais d’un (...) Lire la suite »
11 

Un perroquet s’en va, une perruche arrive

Vladimir MARCIAC

Il y a deux façons de traiter l’information : celle des domestiques qu’on jette comme des kleneex et celle des journalistes qui sauront ce qui leur en coûte sans pérorer pendant 15 ans au JT de 20 heures.

Un chouette mensonge de Pujadas qui n’a pas ému le CSA Le lundi 8 octobre 2012, revenant sur ce qu’avait dit David Pujadas la veille, le journal télévisé de 20 h de France 2, faisait son mea culpa : « Contrairement a ce qui a été dit hier sur cette chaine, le taux de pauvreté au Venezuela n’est pas de 80%. Il était de 49% quand Chavez est arrivé au pouvoir et il est maintenant de 29%. De même contrairement à ce qui a été dit, il n’y a pas qu’une seule ligne de chemin de fer pour les voyageurs au Venezuela. Il y a plusieurs lignes qui relient les grandes villes ». Entre l’information inventée et son rectificatif, avait eu lieu la réélection du président Hugo Chavez, le dimanche 7 octobre 2012. Le scrutin clos, le mensonge n’avait plus d’utilité. De plus, il était si gros, que France 2 ne pouvait pas le laisser vivre la longue vie des mensonges journalistiques dont la particularité est de surgir, ça et là, à l’improviste, comme une taupe dans le jardin. La vérité était tout autre Car la situation au (...) Lire la suite »
Epargner les riches et les forts, savater les pauvres et les faibles

Le DECODEX du Monde sur la route descendante ouverte par Robert Ménard.

Vladimir MARCIAC

Rappel : Une équipe de bras cassés du Monde a inventé le DECODEX un « Index » moderne par lequel des inquisiteurs clouent au pilori des organes de presse Internet, comme Le Grand Soir : « Ce média diffuse régulièrement des fausses informations ou des émissions trompeuses »(1).

Samuel Laurent, initiateur du DECODEX a accordé le 15 mars 2017 un entretien au site lepetitjournal.com (http://lepetitjournal.com/expat-politique/2013-01-14-14-01-21/francais...) On y lit cette perle : « Notre souci n’est pas de juger les autres médias, de mettre une mauvaise note au Point ou à l’Express par exemple ». Non ! Pas à l’Express ni au Point ? Le Point appartient à Pinault, L’Express à Drahi et Le Monde à Niel, Bergé, Pigasse. Tous ces messieurs contrôlent ces médias grâce à leur compétence journalistique et à leur capacité à informer sans parti pris (idéologique ou économique). Pas touche, donc ! Samuel Laurent a trop lu Robert Ménard. Dans son livre « Ces journalistes que l’on veut faire taire » (Albin Michel, 2001), Robert Ménard expliquait avec un mélange de naïveté et de cynisme pourquoi Reporters sans frontières n’émettait jamais de critiques sur les médias français « Parce que, ce faisant, nous risquons de mécontenter certains journalistes, de nous mettre à dos les grands patrons de (...) Lire la suite »

Le rire télévisé pour les nuls et les salauds

Vladimir MARCIAC

Le 3 juin 2013, j’ai signé sur Le Grand Soir un article sur le comportement indigne de la bande de Cyril Hanouna (« Touche pas à mon poste ») morte de rire devant une jeune femme, une opératrice-prompteur, qui est sortie des coulisses pour intervenir quelques secondes en direct.

Il s’agissait de Sophie Tissier, 34 ans, mère célibataire, qui a voulu dénoncer les baisses de salaires (25 % en ce qui la concerne) que subissaient les intermittents depuis le rachat de la chaîne par le groupe Canal Plus. Quand elle a avancé que le chiffre d’affaires de Canal Plus est de 5 milliards, Hanouna s’est moqué et les chroniqueurs de l’émission se sont tordus de rire ICI. Or, non seulement le chiffre était bon, mais la jeune femme était en détresse et prenait un risque en s’aventurant sur le plateau (elle a payé cette audace par la suite). Dans le brouhaha, on a entendu l’invité, Jean-Luc Mélenchon, dire en voix off « C’est sérieux ! », puis il est apparu à l’écran, tourné vers les rieurs en soutenant la jeune femme : « C’est bien ! Elle a…. » (le reste est inaudible). Après quoi il est intervenu pendant 3 minutes pour dénoncer une « exploitation terrifiante » subie par les intermittents et les journalistes pigistes. Les petits marquis ont ravalé leurs rires. Je ne croyais pas revoir une telle (...) Lire la suite »
22 
Comment passer de 260 000 abonnés à 50 000 en 2 ans.

Charlie Hebdo, toujours pro-OTAN et pro-USA

Vladimir MARCIAC

Deux ans après l’attaque meurtrière qui a privé l’hebdomadaire de ses éléments talentueux (et situés à gauche), 50.000 exemplaires sont vendus en kiosques chaque semaine et autant par abonnement. A la suite de la tragédie, 260.000 abonnements avaient été enregistrés, mais la plupart n’ont pas été renouvelés. Si l’on voulait tomber dans le mauvais jeu de mots tels que les aime l’hebdomadaire, on parlerait d’hémorragie.

Depuis 2015, on a constaté le départ de plusieurs membres de l’équipe (et pas les plus mauvais) : le dessinateur Luz, le médecin urgentiste Patrick Pelloux et la journaliste Zineb El Rhazoui, laquelle s’interroge « sur la faculté de Charlie Hebdo à continuer à porter le flambeau de l’irrévérence et de la liberté absolue ». Nous devons « peut-être être plus offensif », hasarde Riss, directeur de la publication et possesseur de 70 % des actions du journal. Plus offensif ? Sur quels sujets ? Sur la rigolade devant un cadavre d'enfant ? Riss l'a déjà fait et il pourrait difficilement faire mieux. Plus offensif probablement contre « Cette gauche qui s’est toujours couchée devant les despotes », comme le titre Fabrice Nicolino, coutumier d’articles que pourrait signer Obama. En tout cas, la cible est réaffirmé : la gauche Depuis des décennies déjà, Charlie hebdo s’est positionné discrètement dans le camp impérialiste, soutenant toutes les guerres de l’OTAN, fustigeant les Arabes sous couvert d’une religion, (...) Lire la suite »
18 
Le credo enfumeur d’un journaliste engagé et de ses comparses

Une nouvelle abjection de Jean-Hébert Armengaud, du Courrier international *

Vladimir MARCIAC

Le numéro du 1er décembre de Courrier international annonçait en « une » que Cuba était libérée et proposait un éditorial dont le titre affichait toute la neutralité, tout le désir d’objective information, toute la délicatesse qu’on peut attendre de celui qu’il faut bien présenter d’emblée comme un fieffé menteur. Je vais en faire la démonstration.

L’abjection éditoriale, signée du rédacteur en chef, Jean-Hébert Armengaud, est titrée : « Fidel Castro : la momie est morte ». Tout le reste est de ce niveau. Cet homme participe activement au discrédit des médias et il œuvre inconsciemment à la future disparition d’un hebdomadaire en déclin (1) dont il est devenu le rédacteur en chef après avoir, naguère, semé ses mensonges dans Libération où il fut Chef adjoint du service étranger. Ses mensonges ? Vous voulez parler, minimiserez-vous, d’articles dont l’orientation politique est différente de la vôtre. Que nenni ! Je parle de mensonges. Vous allez découvrir (ou vérifier) ce que toute lacune dans la déontologie, toute absence de sens moral, tout mépris envers le lecteur, toute l’arrogance de celui qui écrit sans risquer d’être contredit par son lectorat et ses confrères, peuvent donner dans nos médias. Sans être contredit ? Pas tout à fait. Il y a Le Grand Soir, Acrimed (voir ICI l’irréfutable article d’Henri Maler) et quelques autres. Le credo antisémite de (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50