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Auteur : Jean-Luc MELENCHON

La France doit offrir l’asile politique à Julian Assange

Jean-Luc MELENCHON
Communiqué du 6 février 2018 La justice britannique vient de refuser de lever le mandat d’arrêt en cours contre Julian Assange, alors que les accusations sur lesquelles se basent ce mandat ont été classées par la Suède en mai dernier. C’est une honte ! Déjà en décembre, le Royaume-uni avait refusé d’accorder à Julian Assange le statut diplomatique demandé par l’Équateur, qui lui aurait permis de quitter l’ambassade équatorienne de Londres dans laquelle il vit retranché depuis six ans. Les Britanniques se font ainsi les commis zélés de l’ingérence des États-Unis dans cette affaire. La protection des lanceurs d’alerte devrait tous nous mobiliser. Dans le cas présent, c’est également les droits de l’homme qui sont attaqués : ses conditions de détention, inacceptables, ne lui permettent même pas l’accès aux soins médicaux que ses avocats réclament. La France doit intervenir et offrir l’asile politique à Julian (...) Lire la suite »
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Emmanuel Macron : le libéralisme autoritaire

Jean-Luc MELENCHON

« Un vrai libéral ». Voilà comment la sphère médiatique a décrit et consacré Emmanuel Macron dans sa phase d’accession au pouvoir.

Cela signifiait : il appliquera une politique économique d’inspiration patronale mais il sera vigilant et ouvert à propos des libertés publiques et individuelles. C’est là le malentendu du moment politique. Les mois qui passent ne laissent voir qu’une réalité au grand jour : le libéralisme économique n’accroit pas la liberté. Il ne le peut pas. Il la brime. Il ne peut faire autrement. Sur le sujet, la racine est profonde. Mais le contexte donne une violence spéciale à ce code génétique. Les « libéraux » agissent comme si la liberté n’avait d’espace qu’en dehors de l’application des règles toujours trop « rigides » pas assez « flexibles » et cadenassant toujours les énergies qu’il faut donc d’urgence « libérer » de ce carcan. Fondamentalement, les règles sont pour eux autant d’entraves au libre-jeu du marché. Pour eux c’est grave. Car ce qui est en jeu c’est la possibilité pour celui-ci de faire émerger le point d’équilibre spontané que seule la plus grande circulation et la plus libre circulation des marchandises et (...) Lire la suite »
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Les journalistes sont des saints. Pas une feuille d’impôt incomplète, pas une affaire de mœurs, pas une violence, pas un pot de vin, pas une conférence subventionnée, pas un emploi familial, pas un placard doré.

D’abrutis à médiacrates : du calme !

Jean-Luc MELENCHON

Eh beh monsieur Brunet ! Je suis tout espanté ! Abrutis ? Abrutis ? Carrément Brunet, là ! Allez, monsieur Brunet, c’est pas de votre faute ! C’est tous les autres qui vous ont fait boire tout ce fiel ! Et maintenant vous vous sentez tout bête, hein ! Allez monsieur Brunet, on vous comprend. On a bien vu. On le sait, monsieur Brunet : (presque ) toute la scène médiatique est en proie à un stupéfiant délire contre les Insoumis. On a vu aussi l’ambiance à « C’est dans l’Air » ! Les vaches sacrées de la scène politique sont devenues des vaches folles.

Du calme s’il vous plaît ! Cette fois-ci c’est la fin d’un monde. On peut le penser en lisant leur prose en cette rentrée. Le Monde lui-même, parangon de toutes les vertus, consacre un éditorial à la menace que les insoumis font peser sur la démocratie et la liberté de la presse. Une fois encore, l’atelier aux Amfis d’été « Faut-il “dégager” les médias ? » sert de point de départ pour une indignation corporative en grand drapé et trémolos. Mais les lecteurs ne sauront pas davantage que dans toutes les autres critiques ce qui a pu se dire dans cette réunion animée par Sophia Chikirou avec la participation d’Aude Lancelin, Olivier Berruyer et Thomas Guénolé. Que ce soit trois gens de métier ne fait pas réfléchir. D’ailleurs rien ne fait réfléchir ces gens-là. Seul le titre de l’atelier compte. Ce pauvre Jean-Michel Aphatie s’est fait prendre la main dans le sac sur ce point : non il « n’a pas regardé la vidéo ». Il parle sans savoir. C’est cette pratique là que défend Le Monde : le journalisme non comme pratique mais (...) Lire la suite »
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D’abord se taire pour que la charrette des médiacrates s’enfonce jusqu’aux essieux

Venezuela ! Venezuela !

Jean-Luc MELENCHON

En a-t-on lu, en a-t-on entendu des impatients qui devinaient dans le silence estival des vacances de Jean-Luc Mélenchon (occupées aussi à préparer le Rendez-vous de la FI à Marseille) le début d’un lâchage du Venezuela. Il fallait qu’il parle, vite, fort, au moment choisi par les éditocrates et sur ce sujet choisi par eux. Qui n’a remarqué la répétitivité de la question rituelle de fin des interviews des représentants et députés de la FI : « En 30 secondes, le Venezuela, dictature… » ?
Partout ou presque, jusqu’à chez des lecteurs du GS (avouez…), le doute accusateur s’insinua, qui devint presque une certitude pour d’aucuns et jusque dans un article que nous avons publié où, sur la foi d’une citation tronquée par Europe 1 d’une déclaration sur CNews d’un dirigeant de la FI, l’idée germa que par opportunisme politique, la FI abandonnait le Venezuela aux chiens.
Nous ne l’avons jamais cru et nous l’avons dit plusieurs fois en intervenant dans les 157 commentaires d’un article lu près de 10 000 fois.

Le Grand Soir.

Bigre ! Le Premier ministre et le président de la République en personne m’interpellent ! Mon avis sur le Venezuela les empêche de rentrer dans le calme face à l’opposition. En être rendu à sortir le Venezuela ! Je crois que nous dérangeons beaucoup, nous autres de « la France insoumise ». En effet nous avons réussi notre percée sur la scène de l’opposition au président Macron. Nous avons totalement résisté aux dégâts qu’il a provoqués dans toutes les autres formations politiques. Dès lors, l’opinion a trouvé en nous un emploi d’appui. Et cela se voit non seulement dans les réactions populaires enthousiastes qui s’observent, mais surtout dans la dégringolade des opinions favorables au pouvoir. Finalement, toute la situation nous ramène au rapport de force tel qu’il était le soir du premier tour de l’élection présidentielle, avant le tour de passe-passe du choix « Le Pen ou Macron ». Dès lors, après un week-end politique réussi avec nos universités d’été, le parti médiatique et la présidence de la République ont (...) Lire la suite »
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Le pilori médiatique est une infamie contre laquelle on ne peut rien, mais...

... la dénonciation calomnieuse est (aussi) un délit

Jean-Luc MELENCHON

Une personne membre du FN, elle-même mise en examen, faisait des dénonciations pour accuser d’autres de ce qui lui était reproché. C’est la technique du ventilateur à bouillasse ! Mais elles restaient sans effet. Le FN a donc fait depuis des « dénonciations complémentaires ». La méthode de la dénonciation est un grand classique de l’extrême droite et sa forme suprême de courage.

Au cas précis, cela aura pourtant suffi à déclencher une « enquête préliminaire » sur une dizaine de députés européens parmi lesquels Yannick Jadot, Patrick le Hyaric et combien d’autres. Dont moi. Un gros gibier ! J’ai donc droit à une place particulière sur le pilori médiatique habituel où tout le monde est montré comme coupable avant d’avoir eu le temps d’ouvrir la bouche. Je veux rappeller que je ne suis nullement mis en examen ! Je fais juste l’objet d’une « dénonciation complémentaire ». C’est le moment de dire qu’une dénonciation sans fondement est une dénonciation calomnieuse. C’est un délit. Il va donc en cuire à cette personne ! Comme à tous ceux qui auront relayé ladite dénonciation calomnieuse. Je me prépare donc à porter plainte à mon tour pour dénonciation calomnieuse contre cette militante du FN et ses complices. Ce qui est pénible à cet instant, c’est évidemment que je comprends parfaitement le rôle de diversion que cette accusation joue dans le contexte où « la France insoumise » est lancée de toutes (...) Lire la suite »

Ultimes heures avant vote

Jean-Luc MELENCHON

Voici (photo) à quoi ressemble un bulletin de vote de la France insoumise.
L’enjeu de l’élection législative a changé de nature au cours des dernières heures de la campagne. En général et dans le cas particulier de « la France insoumise ». Après des jours d’étouffement dans le néant de « l’affaire Ferrand » et les délires du culte de la personnalité du nouveau chef d’État, reviennent les dossiers de fond qui dispersent les miasmes de l’ambiance hallucinogène ! Quatre jours avant le vote, nous apprenons par le journal « Le Parisien » l’ampleur de la remise en cause du code du travail prévue par le gouvernement.

Trois jours avant le vote, grâce au journal « Le Monde », nous découvrons un projet de transposition dans le droit commun des dispositions de l’état d’urgence. Ainsi, tout le droit social et tout le système des libertés individuelles de notre pays sont désormais en cause. Dans le même temps, les excès incroyables de la campagne de dénigrement contre moi reviennent en boomerang sur le système qui les produit. Mes conseillers avaient vu juste : ne répondre à aucune provocation, ni avec la presse ni avec les adversaires, ne répondre à aucune polémique, notamment à Marseille, mais assumer le conflit voulu par Cazeneuve, restaurer la mémoire de ceux qui avaient oublié le cas Rémi Fraisse et la foule des mauvais traitements subis pendant la mobilisation de la loi El Khomri. Au total, cela déclenche dans nos rangs une belle remobilisation des hésitants et des « aquoibonistes ». On peut donc imaginer des dizaines de seconds tours pour nos candidats. Et des dizaines de cas où l’on va vérifier que les « unitaires » (...) Lire la suite »
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Si Macron reçoit une majorité absolue, il foncera. Il aura les pleins pouvoirs. Et ça va faire très mal.

En campagne sans trêve

Jean-Luc MELENCHON

Dans le train de Marseille vers l’est, je reprends le clavier. Un post commencé et abandonné plusieurs fois me sert de support pour reprendre la parole par écrit. L’exercice s’ajoute à « La Revue de la semaine » https://www.youtube.com/watch?v=-TvcSII1qbc&list=PLnAm9o_Xn_3CzSZh... à laquelle je reste bien fidèle comme au premier de mes médias personnels. En effet, plus que jamais on ne peut pas compter sur la médiasphère officielle pour faire autre chose que du bruit de couloir, du dénigrement et de la confusion.

Aucun débat sur les sujets en cause, une fois de plus, toujours les mêmes campagnes répugnantes contre nous avec quelques records battus par les habitués du genre. Mais surtout c’est la confusion par les ignorants et fainéants qui continuent à nous nommer « Front de gauche » alors que cette organisation a disparu depuis deux ans. Et maintenant, nous découvrons même des « France insoumise-PCF » pour pronostiquer le nombre des sièges que nous emporterions alors même que le PCF a déjà décidé de siéger dans son propre groupe et d’opposer ses candidats aux nôtres sur le terrain. Une fois de plus, la démocratie est lourdement mise en danger par la médiasphère officielle devenue au mieux crassement ignorante, au pire une pure machine à créer du sensationnel macroniste à n’importe quel prix. Contourner ces médias et nous exprimer directement est un enjeu essentiel, comme pendant la présidentielle. Carnet de campagne Je mouille la chemise : en une semaine j’ai couru trois circonscriptions de Lille, quatre à Paris, une (...) Lire la suite »
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Le téléphone rose n’a pas sonné

Jean-Luc MELENCHON

Je ne lui en veux pas. Benoît Hamon n’a pas eu le temps de me téléphoner depuis sa victoire contre Valls. Pourtant il disait dans sa campagne qu’il me contacterait dès le lendemain du vote interne au PS.

De toute façon, je suis à la campagne cette semaine. Je ne lui en veux pas car j’aurai mal pris d’être calé entre un rendez vous chez Cazeneuve, un autre chez Hollande ou bien juste derrière sa rencontre avec le groupe des parlementaires PS, à qui il fut dit que la démarche vers moi est essentiellement destinée a me marginaliser. Je préfère cette pause dans les postures car l’image serait très brouillée et négative pour moi si je figurais dans une telle série. En effet, un nombre considérable de gens ne supportent plus l’idée de voter PS, quel que soit l’emballage. Un nombre remarquable de gens n’ont aucune envie de se faire faire une deuxième fois le coup du Bourget ou de « la renégociation du traité européen » ! Ces personnes savent avec quel aplomb un candidat PS peut mentir sur les sujets essentiels et tromper tout le monde sans vergogne. On a payé pour voir ! Je crois que bien des politiciens ne comprennent rien à cet état d’esprit protestataire. Ils pensent qu’un peu de pipeau unitaire couvrira bien (...) Lire la suite »
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Valls valse, encore une victoire du dégagisme !

Jean-Luc MELENCHON

Après une semaine d’ubuesques publications de résultats, qui ne furent jamais ni définitifs ni exacts, le deuxième tour de la primaire du PS s’est déroulé dans les conditions ordinaires : saturation médiatique intense, amandine cécité sur le bilan des candidats et le contenu précis de ce qu’ils avançaient. Mais cela n’est pas une nouveauté et, par conséquent, cela ne mérite pas qu’on s’y arrête.

L’évènement c’est que le PS a organisé une primaire hors du commun. Sa tenue a d’abord auto-bloqué et asphyxié son président sortant en exercice. Puis elle a conduit à faire voter massivement contre le Premier ministre qui a été l’inspirateur du quinquennat. Le fait n’est donc plus la primaire mais ce qui s’exprime à travers elle. Considérée vue de haut, la situation manifeste un moment particulièrement fort dans la maturation du phénomène « qu’ils s’en aillent tous ». L’insoumission, annoncée par le nom de notre mouvement, partait du constat que ce phénomène travaille en profondeur notre société. Ce phénomène que les Tunisiens avaient nommé le « dégagisme » par référence au slogan omniprésent de leur révolution démocratique à l’adresse du PS de Ben Ali : « dégage ». Car ce résultat est totalement inédit pour un exercice du type d’une primaire. On doit donc en déduire que tout cela constitue une tendance lourde du moment politique. C’est cette pulsion « dégagiste » qui ouvre les saisons de grand remuement des sociétés. (...) Lire la suite »
Vidéo : au pied de la statue de Bolivar à Paris

Hommage à Fidel Castro par Jean Luc Mélenchon

Jean-Luc MELENCHON

Le samedi 26 novembre 2016, Jean-Luc Mélenchon rendait hommage à Fidel Castro, décédé la veille au soir. Il a rappelé que Cuba avait subi un embargo américain durant des décennies mais qu’il avait pourtant toujours apporté son aide aux pays en difficulté, en particulier en envoyant ses médecins lors de catastrophes naturelles.

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