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Auteur : Jean ORTIZ

« Ensemble ! » s’égare

Jean ORTIZ
Lorsque le vent souffle en sens contraire, commencer à lâcher un peu, c’est souvent capituler beaucoup. « Ensemble ! » vient de publier ce 4 août un communiqué effarant, à charge quasi totale, contre le président Maduro et son gouvernement bolivarien. On dirait ce texte repris aux médias « chiens de garde ». Le déséquilibre de ce communiqué ne peut qu’inquiéter. Il ne s’agit même pas d’un renvoi dos-à-dos, mais d’une accusation en règle contre l’une des parties qui serait la principale responsable de la « répression des opposants », des « violences contre les manifestants », etc. Les manifestations de l’opposition donnent lieu aujourd’hui à de véritables émeutes, fomentées par des groupes violents. Les images tournent en rond dans les médias et réseaux sociaux, le plus souvent attribuées aux chavistes, alors qu’il s’agit de « guarimbas », sortes d’insurrections urbaines. La gravité de la crise, les affrontements, créés par la droite et l’extrême-droite, sont mis, essentiellement, sur le dos du Président Maduro. (...) Lire la suite »
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Vive le Che !

Jean ORTIZ
Comment expliquer en 2017 le prestige têtu de Che Guevarra, la fascination qu’il exerce encore et toujours ? Le nouvel ouvrage de Jean Ortiz propose une analyse et un point de vue fournis et argumentés, à contre-courant des poncifs et des contre-vérités qui ne manqueront pas de ressurgir en ce cinquantième anniversaire de son assassinat. Il est évident que se joue sur cette figure du combat anticapitaliste comme dans son legs au mouvement pour l’émancipation humaine, une bataille toujours aussi féroce entre les classes dominantes et les « changeurs » de monde. Plus qu’une œuvre pour mémoire, puissent ces pages contribuer à l’utopie nécessaire aujourd’hui autant qu’hier. Che incarne l’idéal d’une révolution désirable, affranchie de tout modèle. Le lecteur découvrira ses réflexions visionnaires sur l’Union soviétique, la place centrale qu’il accorde à l’éthique en politique, à l’engagement total, altruiste, au rôle de l’individu dans le processus révolutionnaire. « C’est sans doute la première fois, écrit-il, (...) Lire la suite »

Tous bolivariens !

Jean ORTIZ

Dans quelques heures le Venezuela peut être plongé dans un bain de sang par ceux qui, nationalement et internationalement, ne supportent pas que les pauvres refusent de le rester, et qui voudraient faire main basse sur les énormes réserves en hydrocarbures du pays. L’enjeu géopolitique dépasse Caracas.

Les secteurs majoritaires et d’extrême droite de l’opposition connue comme « Table d’union démocratique » (MUD en espagnol) tentent de bloquer le pays pour empêcher les élections à l’Assemblée constituante et en appeler à l’intervention de Washington. Le président TRUMP et la CIA ont prévenu : s’il y a vote, « l’empire » prendra des sanctions immédiates contre le droit à l’auto-détermination d’un peuple. Ce qui se joue au Venezuela aujourd’hui, quelles que soient les erreurs qu’ait pu commettre le président Maduro, a et aura des répercussions continentales et internationales lourdes. Washington (soutenu en sous-main par l’Union européenne) s’apprête à violer la souveraineté du Venezuela. Ils tentent de provoquer une rupture dans l’armée. Pour les États-Unis, le Venezuela bolivarien constitue « une menace pour la (sa) sécurité ». La formule est de ce « bon » président Obama. Le Venezuela redevient le cœur de la stratégie impérialiste. Il doit plus que jamais faire battre le cœur de tous les démocrates. Le Haut (...) Lire la suite »

Jupi t’es rien ?

Jean ORTIZ

"Nous l’avions dit, le réveil sera rapide, brutal, et beaucoup auront la gueule de bois. Nier qu’on y est serait niais ! Jupi t’es de plus en plus « rien ». Alors, tirons tous ensemble sur le pieu (« l’estaca ») !"

Il se prenait pour le roi des dieux, nom de Dieu... rien moins que Jupiter. Le dieu des dieux romains, nom de Zeus, le Grec ! Dès octobre (un bon mois, bolchévisé) 2016, il se proclamait, du haut d’une Olympe aristo-financière, par anticipation, « jupi-terrien ». Quelle modestie !!! Quelle simplicité !! Etre ainsi aussi proche du peuple ! Mais comment rester les pieds sur terre lorsque l’on a disposé, paraît-il, d’un SMIC par jour comme argent de poche ? Jupi-terrien !! Le plus haut, le plus fort, le plus autoritarien, le plus « hors de portée » des pouilleux si terriens, si dissolus. Le roi de la terre, et des cieux, le roi des hommes, le monarque absolu devenu la plus haute divinité... Absolue. Ab-so-lue. La cuisse de Jupiter fait des miracles ... en trompe-l’œil. Lui et ses marionnettistes de la finance, des médias, ont réussi un coup d’arnaque : avec 15% de vote d’adhésion, ils ont fait main basse sur le peu de démocratie qu’il nous restait. Pour cela, ils n’ont pas hésité à cacher un moment leurs (...) Lire la suite »
Un pays pétrolier qui résiste à l’Empire depuis plus de quinze ans et qui a sorti du néant ses « fils de rien »

VENEZUELA : le bain de sang approche. Que fait la gauche internationale ?

Jean ORTIZ

Il ne faudra pas venir pleurer demain lorsque l’on assassinera, torturera, « disparaîtra », les militants chavistes. Les précédents historiques sont malheureusement nombreux.

Les classes dominantes vénézuéliennes veulent une revanche sociale, liquider la « révolution bolivarienne », ou ce qu’il en reste, afin que le peuple des anciens « invisibles » ne relève plus jamais la tête. L’oligarchie veut que ces « fils de rien », auxquels le chavisme a donné statut et dignité, retournent au néant. On peut émettre des critiques sur la gestion, sur la stratégie du président Maduro. Mais il a été élu, certes de peu, mais élu. Donc légitime. Il propose le dialogue, et a le droit de se défendre contre des émeutiers. La plupart des médias vénézuéliens et étrangers s’acharnent à donner une image chaotique du pays, à mettre sur le dos des chavistes les exactions commises par des groupes violentissimes, masqués, souvent armés, les « guarimbas », qui veulent la guerre civile. L’opposition vénézuélienne n’est pas toute favorable à ce coup d’Etat permanent, qui va déboucher sur un massacre. Mais les secteurs qui dominent cette opposition sont parvenus à la radicaliser, à instrumentaliser le dépit de (...) Lire la suite »
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De nombreux mouvements sociaux latino-américains sont nés sous le signe de la révolution cubaine et du Che, saint laïque et justicier.

Vive le Che !

Jean ORTIZ

Extrait de Vive le Che ! (pp. 195-202).
L’INFLUENCE GUÉVARIENNE

Comme aime à le répéter le spécialiste pionnier Michael Löwy, quand le Mur (de Berlin) est tombé, il n’est pas tombé sur le Che. Il est l’une des rares figures révolutionnaires du XXe siècle qui reste présente dans l’imaginaire rebelle.

L’héritage du guévarisme, comme idée révolutionnaire et en tant que résistance irréductible à l’ordre établi, reste vivace dans la gauche authentique, ainsi que dans les mouvements sociaux, les « Sans terre » au Brésil, les « Zapatistes » au Chiapas, les « Masistes » en Bolivie, les « piqueteros » en Argentine... Le socialisme, pour le Che, demeure le projet historique d’une société nouvelle[1], alors que capitalisme est immoral par nature, antithétique à toute morale humaniste et au bien commun. Comment peut-il y avoir accumulation de capital sans exploitation des peuples, sans spoliation, sans prédation envers l’homme et la nature ? Mais parler aujourd’hui de socialisme, après la chute du Mur de Berlin, alors que ce terme traîne une très forte connotation négative depuis l’effondrement du « bloc socialiste », c’est se heurter à une véritable « démonisation » ; pourtant, l’heure est à persévérer dans la reconquête du contenu et même de la sémantique. Álvaro García Linera, ancien guérillero devenu vice-président (...) Lire la suite »
Il n’y a pas que la politique dans la vie, il n’y a pas de vie sans politique

Le silence d’un blog

Jean ORTIZ

« Chroniques Latines », c’est le titre du blog de Jean Ortiz dans l’Humanité, qui précise : « Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l’Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien... ».

Ajoutons qu’avec Jean Ortiz, c’est toujours « l’humain d’abord » et c’est pourquoi, « à cause d’un diable de scanner qui a marqué un avant et un après », alors que sa grande carcasse lui envoie de sombres signaux dont ses amis avaient consigne de ne pas parler, il livre aujourd’hui une chronique singulière où le « moi » s’avance pour mieux se masquer derrière le « nous ». Et, au passage, derrière le Che que Jean Ortiz connaît mieux que personne.

Le Grand Soir

Mes amis s’inquiètent... J’écris de moins en moins sur mon blog « humanite.fr ». Ce blog communiste était devenu un espace iconoclaste de colères, de passions, de propos et d’analyses décalés, voire d’intimités, de complicités militantes, de provocations jamais gratuites, de fidélité à une histoire, à des valeurs, celles de ma naissance et de mes classes militantes au pays de Jaurès (« qu’il » a, sans scrupules, tenté de « macroniser »), au pays des prolétaires du textile, de la sidérurgie, de la mine... La CGT, le PCF, l’Amérique « latine », mon père Enrique, la lutte des classes, l’école publique laïque, « l’ascenseur social », ont fait le reste. J’écris de moins en moins sur mon blog, soyons sincère, tout simplement à cause d’un diable de scanner qui a marqué un avant et un après. Sidérant. Un nom de code qui te glace. L’ennemi s’est infiltré en toi. Il voudrait te voiler le soleil, celui qui allume le courage, celui qui refuse de n’éclairer que lui. Il prétend t’encrasser la tronche, te filer le blues de la défaite. (...) Lire la suite »
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Je l’ai rêvé, il va le faire.

Jean ORTIZ

Françaises, Français

Je vous ai compris. Je viens de battre le Front National à plate couture. J’ai enfin réglé le problème. Le fascisme n’est plus à nos portes (jusqu’à la prochaine fois). Nous n’avons pas eu à prendre les armes, d’ailleurs mes amis ont montré leur pacifisme aux moments les plus durs de notre histoire.

Plutôt le marché que l’ultra marché. Nous pouvons désormais reprendre le fil, un temps interrompu, de la seule politique possible, le néolibéralisme décomplexé, cette politique qui depuis les « Chicago boys » au Chili de Pinochet a permis à dames et sieurs Reagan, Thatcher, Gonzalez, Sarkozy, Merkel, Valls, Hollande, El Khomri, d’éviter le pire à leur peuple : « l’extrême gauche », le « populisme », le « castro-chavisme », tous ces uberlulus qui croient en ces vieilles lunes de la « révolution » et de la lutte des classes. Moi je suis contre l’affrontement des classes en primaire et en secondaire. Les meilleurs élèves, doués par naissance, doivent le rester. Quant à la révolution, si elle permet à des sans dents de vivre avec dentier et comme un rentier, avec un SMIC par jour, je m’y oppose. Que se mettront les autres sous la dent ? Ne confondons pas « cent dents » et « sans argent ». Ne confondons pas justice sociale et laxisme, progrès et charité, richesse et patrimoine, souffrance et jouissance, ENA et ETNA, (...) Lire la suite »
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Appel au désistement unitaire de Benoît Hamon

Jean ORTIZ

Que la gauche soit présente au second tour des Présidentielles, et batte la droite et l’extrême droite, devient possible aujourd’hui si nous redoublons d’efforts et resserrons les rangs.

Nous appelons Benoît Hamon, dont nous ne doutons pas de l’attachement à de nombreuses valeurs que nous partageons, à se désister, ou à trouver une solution pour que les votes de gauche ne s’éparpillent pas au premier tour. Benoît Hamon est loin derrière JM Mélenchon et tout indique que pour les électeurs progressistes, la gauche, dans le combat actuel, est majoritairement incarnée par la campagne et le programme de Jean-Luc Mélenchon, soutenu notamment par le PCF. La gauche véritable, de transformation sociale, de rupture avec le passé, avec le système néolibéral, peut avoir l’occasion historique de l’emporter et demain de gouverner ensemble. Jean Ortiz, Maître de conférences honoraire, Pau Si vous êtes d’accord avec cet appel, faites-le circuler et signer : Nom, prénom, profession, ville/village Retour à (...) Lire la suite »

Expliquer le racisme aux jeunes, oui, mille fois oui

Jean ORTIZ

C’est la « Semaine de l’éducation contre le racisme et l’antisémitisme » dans les établissements scolaires. Nous ne pouvons que nous en féliciter. Mais pourquoi disjoindre racisme et antisémitisme, comme si dernier, tout aussi intolérable et criminel que le rejet des Arabes, des gitans, des homosexuels, des Noirs, des Indiens... n’était pas une forme de racisme ?

Le mot générique « racisme » me paraît pouvoir englober toutes les formes d’intolérance, de refus de l’autre, de négation de l’altérité... En préciser les différentes formes peut nous amener involontairement à hiérarchiser... ou à en oublier... ou à prêter le flanc à l’instrumentalisation. Je hais tout autant le racisme anti-Arabe que le racisme anti-Juif. Sait-on suffisamment que de nombreux Juifs antifascistes, réfugiés en France pour échapper aux persécutions, rejoignirent parmi les premiers les groupes de Résistance de la MOI (Main d’Œuvre Etrangère), des FTP... Pour que la « Semaine d’éducation contre le racisme et l’antisémitisme » soit tout à fait féconde, il faudrait expliquer aux jeunes : que le racisme n’est pas l’état normal de l’individu, qu’il ne tombe pas du ciel. Toutes les initiatives de type « reconduites à la frontière », chasse aux « sans papiers », aux migrants, déchéance de la nationalité, double peine, délits de faciès.... vont à l’encontre de la nécessaire solidarité des femmes, des hommes et (...) Lire la suite »
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