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Auteur : Jean ORTIZ

Un peu de respect, bordel de merde !

Jean ORTIZ

Une adresse à ceux qui "revisitent" l’histoire du Che...
Merde, merde et merde !! Je viens de faire, comme d’hab, ma revue de presse. Ce matin, c’est « A mort le Che ! » avec l’éminente spécialiste de la sexualité de DSK, qu’elle appelle fort élégamment le « roi des porcs » dans son best seller malodorant, et interdit, « Belle et bête »...

Un livre sulfureux, pour « vendre ». Cette dame, de « haut » niveau scientifique, recommence une opération du même acabit avec Che. De la psychologie de bazar, des rumeurs élevées au rang de vérités historiques, des ragots de bistrot... On connaît la dame et son éthique. Mais que « Sud-Ouest dimanche », un journal d’ordinaire de qualité, où j’ai de nombreux amis, lui cire les pompes, je ne le comprends pas. Ou plutôt si, je comprends tout. Les « décideurs » ont converti en mercenaires de la plume, pour défendre le système, des littérateurs vénaux, afin de cracher sur le Che. Nous l’avons déjà écrit. Mais la ficelle est aussi grosse qu’une bitte d’amarrage (rien à voir avec les phantasmes de la dame). Ce sont les stigmatiseurs qui se couvrent de crachats. Mais attention, en criminalisant le Che, c’est d’abord nous qu’ils visent, nous tous qui voulons rompre avec le capitalisme. Il ne doit pas y avoir d’alternative ! Le capitalisme est l’état naturel de la société... Point à la ligne. Escrocs ! Et pourtant, une (...) Lire la suite »
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Tuer la mémoire et le mythe du CHE pour tuer l’espoir

Jean ORTIZ

Nous avions prévu l’opération, mais pas le si joli titre : « Le Che, à mort », un essai de la discrète « chercheuse au CNRS », Mme Marcela Iacub. Pour les classes dominantes et leurs pitbulls médiatiques, il faut en finir avec les résistances, avec « les grands récits » et les mythes porteurs de justice sociale, d’égalité, d’épanouissement de la femme et de l’homme. Le capitalisme, cette « cage invisible » (Che) ne saurait être ni contesté ni dépassé.

Libération a sonné la charge contre ce Che, assassiné le 9 octobre 1967, dont rien ne parvient à écorner l’image fascinante, l’enracinement populaire, la rébellion absolue. Ce Che qui reste un mythe universel, un référent pour la critique du capitalisme, pour les luttes de « los de abajo » (ceux d’en bas). Ce Che obsédé par l’éthique en politique, altruiste, qui éduquait par l’exemple. Ce Che qui fait la nique à tous ceux qui voudraient tuer l’étoile une bonne fois pour toute. Ce Che multiple, dont la pensée et les pratiques militantes, l’héritage, restent encore aujourd’hui un indispensable laboratoire, et dérangent à la fois vraie droite et fausse gauche. Ce Che, à effacer des mémoires, à criminaliser, ne se battait pas pour la gloriole, mais pour contribuer à libérer les peuples du « Tiers-Monde ». Il est allé jusqu’au bout d’un engagement réfléchi, intellectualisé, responsable, en sachant que dans la lutte à mort contre l’impérialisme, on peut y laisser la peau. Ce Che que Joffrin et Madame la chercheuse (...) Lire la suite »

CHE et « l’Humain au centre ».

Jean ORTIZ

Che, ce guérillero de la pensée, était d’une lucidité prémonitoire. En 1965, il écrit dans des notes de réflexion sur le socialisme (publiées près de 40 ans plus tard) : « On (l’URSS) est en train de retourner au capitalisme ». On (la pensée unique) a voulu faire passer le camarade Guevara pour un « doux rêveur » (et à la fois un assassin).

Le romantisme révolutionnaire ? Cela ne le gênait pas outre mesure, lui qui se voyait dans des lettres à sa famille comme un don Quichotte, lui qui répondait à ceux qui « nous disent que nous sommes des romantiques » : « sí se puede ! », « oui, c’est possible » : et alors ? Dans une multitude de discours, d’écrits, surtout à partir de 1962, Che insiste sur la nécessité pour un révolutionnaire, d’être « essentiellement humain » et de « ressentir chaque problème de l’humanité dans sa propre chair ». Il combat la bureaucratie, le dogmatisme, le formalisme, la « scholastique » officielle... Pour le Che, « les marxistes ont longtemps sous-estimé l’individu ». En 1964, il insiste : « C’est sans doute la première fois au monde, à Cuba, qu’un système socialiste met l’homme au centre, parle de l’individu, de son importance en tant que facteur principal de la révolution ». Che considère « l’humain » comme un levier, moteur et base de la transformation sociale, comme objectif principal de toute révolution. Les classes dominantes (...) Lire la suite »
Vous auriez préféré, M. le président, qu’un Pinochet vénézuélien « libère le peuple du communisme », à sa façon..

Lettre ouverte à Monsieur Macron, grand ami et connaisseur du Venezuela

Jean ORTIZ

Monsieur le président, jadis banquier d’affaires,

Que nous êtes drôle en défenseur du peuple vénézuélien ! Dommage que vous soyez si peu crédible !

Seul monsieur Rajoy, cet espèce de Franco sans barbe, fait mieux que vous sur le fond, mais il faut en convenir : vous êtes à peine un peu plus charismatique que lui. Le taiseux Rajoy a le charisme d’une brique. Et des briques, vous, vous en avez... De quoi payer des dizaines de milliers de chômeurs pour faire la queue à votre place, le jour où les marchandises viendraient à manquer : plutôt la pénurie que le Front populaire ! Outre votre ingérence insupportable, votre morgue n’a égale que votre méconnaissance de l’histoire latino-américaine, des conflits d’hier et d’aujourd’hui. En réalité, les mêmes « adversaires » depuis des siècles. Le colonialisme, l’impérialisme, les grands propriétaires, la bourgeoisie « compradora » (importatrice)... contre la multitude des « invisibles », ceux que Chavez, le métis, le « bâtard », aimait tant. Ceux pour qui, au milieu de la tempête actuelle, le régime a mis en place des comités d’approvisionnement, et subventionne les produits de base. Le président Maduro, élu (...) Lire la suite »
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De l’exploitation du terrorisme « djihadiste » par les néo-franquistes espagnols.

Jean ORTIZ

Alors que le peuple catalan a été admirable de sang-froid, de solidarité, d’unité, de courage, face au crime des « Ramblas », les dirigeants du Parti populaire en appellent à « l’unité nationale contre le terrorisme » (on connaît !) et tentent d’isoler, de discréditer, la mairesse de Barcelone : la progressiste et très populaire Ana Colau, à la tête d’une coalition podémiste, verts et rouges Catalans, nationalistes de gauche...

La stratégie anti-terroriste de la droite espagnole (le Parti populaire) relève plus de motivations et d’objectifs idéologiques que de préoccupations de sécurité. Des preuves ? En voici. De 2011 à 2016, le gouvernement de Madrid a refusé à la police autonome catalane, les « Mossos de Esquadra » des informations vitales pour lutter contre Daesh. Luis Olivera Serrano, le responsable pépiste matamoresque du Centre de renseignement contre le terrorisme (le CITCO), Olivera « le tsar de l’antiterrorisme » (alors qu’il ne possédait ni compétences ni formation) avait été chargé de mettre en place un boycott informatif contre la police catalane, pour faire la démonstration que l’autonomie, cela ne fonctionne pas. La droite a joué avec la peau des Catalans. Le superflic promettait ses grands dieux qu’il n’y avait « aucune menace terroriste globale ». Ce « ripoux » galonné avait même aidé le PP à se débarrasser de quelques affaires gênantes. Toutes ces révélations, tardives, ont envenimé davantage les relations entre (...) Lire la suite »

« Ensemble ! » s’égare

Jean ORTIZ
Lorsque le vent souffle en sens contraire, commencer à lâcher un peu, c’est souvent capituler beaucoup. « Ensemble ! » vient de publier ce 4 août un communiqué effarant, à charge quasi totale, contre le président Maduro et son gouvernement bolivarien. On dirait ce texte repris aux médias « chiens de garde ». Le déséquilibre de ce communiqué ne peut qu’inquiéter. Il ne s’agit même pas d’un renvoi dos-à-dos, mais d’une accusation en règle contre l’une des parties qui serait la principale responsable de la « répression des opposants », des « violences contre les manifestants », etc. Les manifestations de l’opposition donnent lieu aujourd’hui à de véritables émeutes, fomentées par des groupes violents. Les images tournent en rond dans les médias et réseaux sociaux, le plus souvent attribuées aux chavistes, alors qu’il s’agit de « guarimbas », sortes d’insurrections urbaines. La gravité de la crise, les affrontements, créés par la droite et l’extrême-droite, sont mis, essentiellement, sur le dos du Président Maduro. (...) Lire la suite »
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Vive le Che !

Jean ORTIZ
Comment expliquer en 2017 le prestige têtu de Che Guevarra, la fascination qu’il exerce encore et toujours ? Le nouvel ouvrage de Jean Ortiz propose une analyse et un point de vue fournis et argumentés, à contre-courant des poncifs et des contre-vérités qui ne manqueront pas de ressurgir en ce cinquantième anniversaire de son assassinat. Il est évident que se joue sur cette figure du combat anticapitaliste comme dans son legs au mouvement pour l’émancipation humaine, une bataille toujours aussi féroce entre les classes dominantes et les « changeurs » de monde. Plus qu’une œuvre pour mémoire, puissent ces pages contribuer à l’utopie nécessaire aujourd’hui autant qu’hier. Che incarne l’idéal d’une révolution désirable, affranchie de tout modèle. Le lecteur découvrira ses réflexions visionnaires sur l’Union soviétique, la place centrale qu’il accorde à l’éthique en politique, à l’engagement total, altruiste, au rôle de l’individu dans le processus révolutionnaire. « C’est sans doute la première fois, écrit-il, (...) Lire la suite »

Tous bolivariens !

Jean ORTIZ

Dans quelques heures le Venezuela peut être plongé dans un bain de sang par ceux qui, nationalement et internationalement, ne supportent pas que les pauvres refusent de le rester, et qui voudraient faire main basse sur les énormes réserves en hydrocarbures du pays. L’enjeu géopolitique dépasse Caracas.

Les secteurs majoritaires et d’extrême droite de l’opposition connue comme « Table d’union démocratique » (MUD en espagnol) tentent de bloquer le pays pour empêcher les élections à l’Assemblée constituante et en appeler à l’intervention de Washington. Le président TRUMP et la CIA ont prévenu : s’il y a vote, « l’empire » prendra des sanctions immédiates contre le droit à l’auto-détermination d’un peuple. Ce qui se joue au Venezuela aujourd’hui, quelles que soient les erreurs qu’ait pu commettre le président Maduro, a et aura des répercussions continentales et internationales lourdes. Washington (soutenu en sous-main par l’Union européenne) s’apprête à violer la souveraineté du Venezuela. Ils tentent de provoquer une rupture dans l’armée. Pour les États-Unis, le Venezuela bolivarien constitue « une menace pour la (sa) sécurité ». La formule est de ce « bon » président Obama. Le Venezuela redevient le cœur de la stratégie impérialiste. Il doit plus que jamais faire battre le cœur de tous les démocrates. Le Haut (...) Lire la suite »

Jupi t’es rien ?

Jean ORTIZ

"Nous l’avions dit, le réveil sera rapide, brutal, et beaucoup auront la gueule de bois. Nier qu’on y est serait niais ! Jupi t’es de plus en plus « rien ». Alors, tirons tous ensemble sur le pieu (« l’estaca ») !"

Il se prenait pour le roi des dieux, nom de Dieu... rien moins que Jupiter. Le dieu des dieux romains, nom de Zeus, le Grec ! Dès octobre (un bon mois, bolchévisé) 2016, il se proclamait, du haut d’une Olympe aristo-financière, par anticipation, « jupi-terrien ». Quelle modestie !!! Quelle simplicité !! Etre ainsi aussi proche du peuple ! Mais comment rester les pieds sur terre lorsque l’on a disposé, paraît-il, d’un SMIC par jour comme argent de poche ? Jupi-terrien !! Le plus haut, le plus fort, le plus autoritarien, le plus « hors de portée » des pouilleux si terriens, si dissolus. Le roi de la terre, et des cieux, le roi des hommes, le monarque absolu devenu la plus haute divinité... Absolue. Ab-so-lue. La cuisse de Jupiter fait des miracles ... en trompe-l’œil. Lui et ses marionnettistes de la finance, des médias, ont réussi un coup d’arnaque : avec 15% de vote d’adhésion, ils ont fait main basse sur le peu de démocratie qu’il nous restait. Pour cela, ils n’ont pas hésité à cacher un moment leurs (...) Lire la suite »
Un pays pétrolier qui résiste à l’Empire depuis plus de quinze ans et qui a sorti du néant ses « fils de rien »

VENEZUELA : le bain de sang approche. Que fait la gauche internationale ?

Jean ORTIZ

Il ne faudra pas venir pleurer demain lorsque l’on assassinera, torturera, « disparaîtra », les militants chavistes. Les précédents historiques sont malheureusement nombreux.

Les classes dominantes vénézuéliennes veulent une revanche sociale, liquider la « révolution bolivarienne », ou ce qu’il en reste, afin que le peuple des anciens « invisibles » ne relève plus jamais la tête. L’oligarchie veut que ces « fils de rien », auxquels le chavisme a donné statut et dignité, retournent au néant. On peut émettre des critiques sur la gestion, sur la stratégie du président Maduro. Mais il a été élu, certes de peu, mais élu. Donc légitime. Il propose le dialogue, et a le droit de se défendre contre des émeutiers. La plupart des médias vénézuéliens et étrangers s’acharnent à donner une image chaotique du pays, à mettre sur le dos des chavistes les exactions commises par des groupes violentissimes, masqués, souvent armés, les « guarimbas », qui veulent la guerre civile. L’opposition vénézuélienne n’est pas toute favorable à ce coup d’Etat permanent, qui va déboucher sur un massacre. Mais les secteurs qui dominent cette opposition sont parvenus à la radicaliser, à instrumentaliser le dépit de (...) Lire la suite »
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