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Auteur : John PILGER

La disparition du journalisme (Consortium News)

John PILGER
Le décès de Robert Parry, survenu plus tôt cette année, fut un adieu à l'ère du journalisme. Parry était 'un pionnier du journalisme indépendant', selon Seymour Hersh, avec qui il avait beaucoup en commun. Hersh a révélé le massacre de My Lai au Vietnam et le bombardement secret du Cambodge, Parry a exposé Iran-Contra, un complot de trafic de drogue et d'armes dont les ramifications s'étendaient jusqu'à la Maison-Blanche. En 2016, ils ont produit séparément des preuves convaincantes que le gouvernement Assad en Syrie n'avait pas utilisé d'armes chimiques. Ils n'ont pas été pardonnés. Rejeté par le 'mainstream', Hersh doit publier son travail à l'extérieur des Etats-Unis. Parry a créé son propre site d'information indépendant, Consortium News, où, dans un dernier article à la suite d'un accident vasculaire cérébral, il a fait référence à la vénération du journalisme pour les 'opinions approuvées' alors que 'les preuves non approuvées sont écartées ou dénigrées quelle que soit leur qualité'. Bien que le (...) Lire la suite »

Ramenez Julian Assange à la maison

John PILGER
Voici une version abrégée du discours de John Pilger lors d'un rassemblement à Sydney, en Australie, pour marquer les six années de détention de Julian Assange à l'ambassade d'Équateur à Londres. La persécution de Julian Assange doit cesser. Ou ça finira en tragédie. Le gouvernement australien et le premier ministre Malcolm Turnbull ont une occasion historique de décider de l'issue. Ils peuvent garder le silence, pour lequel l'histoire leur sera impitoyable. Ou bien ils peuvent agir dans l'intérêt de la justice et de l'humanité et ramener ce remarquable citoyen australien chez lui. Assange ne demande pas un traitement de faveur. Le gouvernement a des obligations diplomatiques et morales claires pour protéger les citoyens australiens à l'étranger de toute injustice flagrante : dans le cas de Julian, d'une erreur judiciaire flagrante et du danger extrême qui l'attend s'il sort sans protection de l'ambassade équatorienne à Londres. Nous savons depuis l'affaire Chelsea Manning ce à quoi il peut (...) Lire la suite »

L’étrange silence de la gauche sur Julian Assange (Mint Press News)

John PILGER, Dennis J. BERNSTEIN
Lors d'un échange récent entre Randy Credico, un partisan d'Assange, producteur de bandes dessinées et de radio, et Adam Schiff, membre de la Commission judiciaire de la Chambre des Représentants [Assemblée Nationale des Etats-Unis - NdT], la crainte d'Assange d'être arrêté et extradé vers les États-Unis fut confirmée par le leader de la frénésie autour de l'affaire Russia-gate. Credico a reçu la réponse suivante de Schiff après avoir rencontré les assistants du député, dans laquelle Credico essayait de mettre Assange et Schiff en relation : "Notre comité serait prêt à interviewer Assange lorsqu'il sera en détention aux États-Unis et pas avant". Dennis Bernstein s'est entretenu avec John Pilger, un ami proche et partisan d'Assange le 29 mai. L'interview a débuté par la déclaration que Bernstein a prononcée pour Pilger au Left Forum le week-end dernier à New York lors d'une conférence consacrée à Assange et intitulée "Russia-gate et WikiLeaks". Déclaration du Pilger « Il y a un silence parmi beaucoup de (...) Lire la suite »

L’isolement de Julian Assange nous réduit tous au silence

John PILGER

Dans cette lettre, vingt-sept écrivains, journalistes, cinéaste, universitaires, anciens agents du renseignement et démocrates appellent le gouvernement équatorien à permettre à Julian Assange d’exercer son droit à la liberté d’expression.

Si certains doutaient encore du fait que l’affaire Julian Assange n’a jamais uniquement été une affaire judiciaire, mais une lutte pour la protection des droits fondamentaux de l’homme, le doute est désormais levé. Invoquant ses tweets critiques à l’encontre de la récente incarcération de Carles Puigdemont en Allemagne, et suite à des pressions exercées par les gouvernements étasunien, espagnol et britannique, le gouvernement équatorien a installé un brouilleur électronique afin d’empêcher Assange de communiquer avec le monde extérieur via internet et son téléphone. En plus d’avoir organisé son isolement total, le gouvernement équatorien lui refuse également le droit de recevoir des visiteurs. Malgré deux décisions de l’ONU qualifiant sa détention d’illégale et ordonnant sa libération immédiate, Assange est effectivement emprisonné depuis sa première mise en isolement dans la prison londonienne de Wandsworth en décembre 2010. Il n’a jamais été inculpé de crime. L’affaire suédoise s’est écroulée et a été (...) Lire la suite »

La véritable première victime de la guerre

John PILGER

La censure par le journalisme est virulente en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis - et cela peut faire la différence entre la vie et la mort pour les gens des pays lointains.

[Avril 2006] : Dans les années 1970, alors que je filmait clandestinement en Tchécoslovaquie, alors sous une dictature stalinienne, le romancier dissident Zdenek Urbánek m'a dit : 'À certains égards, nous sommes plus chanceux que vous en Occident. Nous ne croyons rien de ce que nous lisons dans les journaux et regardons à la télévision, rien de la vérité officielle. Contrairement à vous, nous avons appris à lire entre les lignes, parce que la vérité est toujours subversive.' Ce scepticisme aigu, cette capacité à lire entre les lignes, est aujourd'hui devenu une nécessité urgente les sociétés supposées libres. Prenons le cas d'un reportage sur une guerre parrainée par l'État. Le cliché le plus ancien est que la vérité est la première victime de la guerre. Je ne suis pas d'accord. C'est le journalisme qui est la première victime. De plus, le journalisme est devenu une arme de guerre, une censure virulente qui n'est pas reconnue aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans d'autres démocraties ; une censure par (...) Lire la suite »

Assassiner l’Histoire

John PILGER
L'un des « événements » les plus en vogue de la télévision américaine, The Vietnam War (La guerre du Vietnam), a débuté sur la chaîne de télévision PBS. Les auteurs sont Ken Burns et Lynn Novick. Acclamé pour ses documentaires sur la guerre de Sécession, la Grande Dépression et l'histoire du jazz, Burns dit que ses films sur le Vietnam « vont encourager notre pays à commencer à parler et à réfléchir sur la guerre du Vietnam d'une manière entièrement nouvelle ». Dans une société souvent dépourvue de mémoire historique et en proie à la propagande sur son « exceptionnalisme », la guerre du Vietnam « entièrement nouvelle » de Burns est présentée comme une « œuvre historique épique ». Sa campagne de publicité luxueuse fait la promotion de son plus grand bailleur de fonds, Bank of America, qui, en 1971, a été incendié par les étudiants de Santa Barbara, en Californie, comme symbole de la guerre haïe au Vietnam. M. Burns dit qu'il est reconnaissant envers « toute la famille de Bank of America », qui « a longtemps soutenu les (...) Lire la suite »
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Comment le monde pourrait finir. (Consortium News)

John PILGER
Le capitaine du sous-marin américain dit : « Nous devons tous mourir un jour, tôt ou tard. Le problème a toujours été que vous n'êtes jamais prêt, parce que vous ne savez pas quand cela se produira. Eh bien, maintenant nous le savons et il n'y a rien que nous puissions faire. » Il dit qu'il sera mort d'ici septembre. Il faudra environ une semaine pour mourir, même si personne ne peut en être certain. Ce sont les animaux qui survivent le plus longtemps. La guerre n'a duré qu'un mois. Les protagonistes furent les États-Unis, la Russie et la Chine. Il n'est pas clair si elle fut déclenchée par accident ou par erreur. Il n'y eut pas de vainqueur. L'hémisphère nord est à présent contaminé et sans vie. Un rideau de radioactivité se déplace vers le sud en direction de l'Australie et la Nouvelle-Zélande, l'Afrique Australe et l'Amérique du Sud. En septembre, les dernières villes, villes et villages succomberont. Comme au nord, la plupart des bâtiments resteront intacts, certains éclairés par les derniers (...) Lire la suite »

Le problème, ce n’est pas Trump. C’est nous. (Counterpunch)

John PILGER

John Pilger s’amuse de ceux à qui l’élection de Trump arrachent des cris d’orfraie, alors qu’ils étaient silencieux durant ces années où Obama balançait 72 bombes par jour sur les pays les plus pauvres de la planète. Il y a pourtant une ligne droite qui a mené d’Obama à Trump.

Le jour où le président Trump sera investi, des milliers d'écrivains aux États-Unis exprimeront leur indignation. « Pour nous guérir et aller de l’avant…, disent les membres de Writers Resist, nous voulons contourner le discours politique direct, à la faveur d’un regard inspiré sur l’avenir et sur la manière dont nous, en tant qu'écrivains, pouvons être une force unificatrice pour la protection de la démocratie ». Et d’ajouter : « Nous exhortons les organisateurs et les orateurs locaux à éviter d’utiliser les noms de politiciens ou d’adopter la langue “anti” comme point central de leur événement Writers Resist. Il est important de veiller à ce que les organisations à but non lucratif, qui sont interdites de campagne politique, soient mises en confiance pour participer et parrainer ces événements. » Ainsi, toute véritable protestation doit être évitée, car elle n’est pas exonérée d’impôt. Comparez ces railleries avec les déclarations du Congrès des écrivains américains, tenu au Carnegie Hall, à New York, en (...) Lire la suite »

John Pilger : « J’ai fait ce film pour briser le silence sur la guerre nucléaire »

John PILGER
John Pilger : « J’ai fait ce film (The Coming War on China) pour briser le silence sur la guerre nucléaire » John Pilger a couvert la guerre du Vietnam pendant dix ans lorsqu’il était encore un jeune journaliste. Depuis lors, il a mis en lumière ce que cachaient les nombreux conflits et s’est avéré être l’un des analystes les plus fiables en termes de politique internationale ainsi qu’un cinéaste talentueux. En tant qu’ennemi juré de la guerre de propagande, il a salué l’action des lanceurs d’alerte qui ont exposé les terribles abus des gouvernements occidentaux commis avec le silence complice et parfois même l’appui des grands médias. Dans cette entrevue exclusive qu’il a accordée à Investig’Action, John Pilger nous parle de son nouveau film La guerre à venir contre la Chine. Il nous interpelle également sur les dangers actuels d’un déploiement de la guerre nucléaire qui menacerait l’humanité toute entière. Le 5 décembre, votre nouveau film La guerre à venir contre la Chine sera diffusé pour la première (...) Lire la suite »
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A l’intérieur du gouvernement invisible : Guerre, Propagande, Clinton & Trump

John PILGER
Le journaliste américain, Edward Bernays, est souvent présenté comme l'inventeur de la propagande moderne. Neveu de Sigmund Freud, le pionnier de la psychanalyse, Bernays a inventé le terme « relations publiques » comme un euphémisme pour désigner les manipulations et les tromperies. En 1929, il a persuadé les féministes de promouvoir les cigarettes pour les femmes en fumant lors d'une parade à New York – un comportement considéré à l'époque comme saugrenu. Une féministe, Ruth Booth, a déclaré, « Femmes ! Allumez un nouveau flambeau de la liberté ! Luttez contre un autre tabou sexiste ! » L'influence de Bernays s'étendait bien au-delà de la publicité. Son plus grand succès a été de convaincre le public américain de se joindre à la grande tuerie de la Première Guerre mondiale. Le secret, disait-il, était « de fabriquer le consentement » des personnes afin de les « contrôler et orienter selon notre volonté et à leur insu ». Il décrivait cela comme « le véritable pouvoir de décision dans notre société » et (...) Lire la suite »
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