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Auteur : John PILGER

L’isolement de Julian Assange nous réduit tous au silence

John PILGER

Dans cette lettre, vingt-sept écrivains, journalistes, cinéaste, universitaires, anciens agents du renseignement et démocrates appellent le gouvernement équatorien à permettre à Julian Assange d’exercer son droit à la liberté d’expression.

Si certains doutaient encore du fait que l’affaire Julian Assange n’a jamais uniquement été une affaire judiciaire, mais une lutte pour la protection des droits fondamentaux de l’homme, le doute est désormais levé. Invoquant ses tweets critiques à l’encontre de la récente incarcération de Carles Puigdemont en Allemagne, et suite à des pressions exercées par les gouvernements étasunien, espagnol et britannique, le gouvernement équatorien a installé un brouilleur électronique afin d’empêcher Assange de communiquer avec le monde extérieur via internet et son téléphone. En plus d’avoir organisé son isolement total, le gouvernement équatorien lui refuse également le droit de recevoir des visiteurs. Malgré deux décisions de l’ONU qualifiant sa détention d’illégale et ordonnant sa libération immédiate, Assange est effectivement emprisonné depuis sa première mise en isolement dans la prison londonienne de Wandsworth en décembre 2010. Il n’a jamais été inculpé de crime. L’affaire suédoise s’est écroulée et a été (...) Lire la suite »

La véritable première victime de la guerre

John PILGER

La censure par le journalisme est virulente en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis - et cela peut faire la différence entre la vie et la mort pour les gens des pays lointains.

[Avril 2006] : Dans les années 1970, alors que je filmait clandestinement en Tchécoslovaquie, alors sous une dictature stalinienne, le romancier dissident Zdenek Urbánek m'a dit : 'À certains égards, nous sommes plus chanceux que vous en Occident. Nous ne croyons rien de ce que nous lisons dans les journaux et regardons à la télévision, rien de la vérité officielle. Contrairement à vous, nous avons appris à lire entre les lignes, parce que la vérité est toujours subversive.' Ce scepticisme aigu, cette capacité à lire entre les lignes, est aujourd'hui devenu une nécessité urgente les sociétés supposées libres. Prenons le cas d'un reportage sur une guerre parrainée par l'État. Le cliché le plus ancien est que la vérité est la première victime de la guerre. Je ne suis pas d'accord. C'est le journalisme qui est la première victime. De plus, le journalisme est devenu une arme de guerre, une censure virulente qui n'est pas reconnue aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans d'autres démocraties ; une censure par (...) Lire la suite »

Assassiner l’Histoire

John PILGER
L'un des « événements » les plus en vogue de la télévision américaine, The Vietnam War (La guerre du Vietnam), a débuté sur la chaîne de télévision PBS. Les auteurs sont Ken Burns et Lynn Novick. Acclamé pour ses documentaires sur la guerre de Sécession, la Grande Dépression et l'histoire du jazz, Burns dit que ses films sur le Vietnam « vont encourager notre pays à commencer à parler et à réfléchir sur la guerre du Vietnam d'une manière entièrement nouvelle ». Dans une société souvent dépourvue de mémoire historique et en proie à la propagande sur son « exceptionnalisme », la guerre du Vietnam « entièrement nouvelle » de Burns est présentée comme une « œuvre historique épique ». Sa campagne de publicité luxueuse fait la promotion de son plus grand bailleur de fonds, Bank of America, qui, en 1971, a été incendié par les étudiants de Santa Barbara, en Californie, comme symbole de la guerre haïe au Vietnam. M. Burns dit qu'il est reconnaissant envers « toute la famille de Bank of America », qui « a longtemps soutenu les (...) Lire la suite »
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Comment le monde pourrait finir. (Consortium News)

John PILGER
Le capitaine du sous-marin américain dit : « Nous devons tous mourir un jour, tôt ou tard. Le problème a toujours été que vous n'êtes jamais prêt, parce que vous ne savez pas quand cela se produira. Eh bien, maintenant nous le savons et il n'y a rien que nous puissions faire. » Il dit qu'il sera mort d'ici septembre. Il faudra environ une semaine pour mourir, même si personne ne peut en être certain. Ce sont les animaux qui survivent le plus longtemps. La guerre n'a duré qu'un mois. Les protagonistes furent les États-Unis, la Russie et la Chine. Il n'est pas clair si elle fut déclenchée par accident ou par erreur. Il n'y eut pas de vainqueur. L'hémisphère nord est à présent contaminé et sans vie. Un rideau de radioactivité se déplace vers le sud en direction de l'Australie et la Nouvelle-Zélande, l'Afrique Australe et l'Amérique du Sud. En septembre, les dernières villes, villes et villages succomberont. Comme au nord, la plupart des bâtiments resteront intacts, certains éclairés par les derniers (...) Lire la suite »

Le problème, ce n’est pas Trump. C’est nous. (Counterpunch)

John PILGER

John Pilger s’amuse de ceux à qui l’élection de Trump arrachent des cris d’orfraie, alors qu’ils étaient silencieux durant ces années où Obama balançait 72 bombes par jour sur les pays les plus pauvres de la planète. Il y a pourtant une ligne droite qui a mené d’Obama à Trump.

Le jour où le président Trump sera investi, des milliers d'écrivains aux États-Unis exprimeront leur indignation. « Pour nous guérir et aller de l’avant…, disent les membres de Writers Resist, nous voulons contourner le discours politique direct, à la faveur d’un regard inspiré sur l’avenir et sur la manière dont nous, en tant qu'écrivains, pouvons être une force unificatrice pour la protection de la démocratie ». Et d’ajouter : « Nous exhortons les organisateurs et les orateurs locaux à éviter d’utiliser les noms de politiciens ou d’adopter la langue “anti” comme point central de leur événement Writers Resist. Il est important de veiller à ce que les organisations à but non lucratif, qui sont interdites de campagne politique, soient mises en confiance pour participer et parrainer ces événements. » Ainsi, toute véritable protestation doit être évitée, car elle n’est pas exonérée d’impôt. Comparez ces railleries avec les déclarations du Congrès des écrivains américains, tenu au Carnegie Hall, à New York, en (...) Lire la suite »

John Pilger : « J’ai fait ce film pour briser le silence sur la guerre nucléaire »

John PILGER
John Pilger : « J’ai fait ce film (The Coming War on China) pour briser le silence sur la guerre nucléaire » John Pilger a couvert la guerre du Vietnam pendant dix ans lorsqu’il était encore un jeune journaliste. Depuis lors, il a mis en lumière ce que cachaient les nombreux conflits et s’est avéré être l’un des analystes les plus fiables en termes de politique internationale ainsi qu’un cinéaste talentueux. En tant qu’ennemi juré de la guerre de propagande, il a salué l’action des lanceurs d’alerte qui ont exposé les terribles abus des gouvernements occidentaux commis avec le silence complice et parfois même l’appui des grands médias. Dans cette entrevue exclusive qu’il a accordée à Investig’Action, John Pilger nous parle de son nouveau film La guerre à venir contre la Chine. Il nous interpelle également sur les dangers actuels d’un déploiement de la guerre nucléaire qui menacerait l’humanité toute entière. Le 5 décembre, votre nouveau film La guerre à venir contre la Chine sera diffusé pour la première (...) Lire la suite »
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A l’intérieur du gouvernement invisible : Guerre, Propagande, Clinton & Trump

John PILGER
Le journaliste américain, Edward Bernays, est souvent présenté comme l'inventeur de la propagande moderne. Neveu de Sigmund Freud, le pionnier de la psychanalyse, Bernays a inventé le terme « relations publiques » comme un euphémisme pour désigner les manipulations et les tromperies. En 1929, il a persuadé les féministes de promouvoir les cigarettes pour les femmes en fumant lors d'une parade à New York – un comportement considéré à l'époque comme saugrenu. Une féministe, Ruth Booth, a déclaré, « Femmes ! Allumez un nouveau flambeau de la liberté ! Luttez contre un autre tabou sexiste ! » L'influence de Bernays s'étendait bien au-delà de la publicité. Son plus grand succès a été de convaincre le public américain de se joindre à la grande tuerie de la Première Guerre mondiale. Le secret, disait-il, était « de fabriquer le consentement » des personnes afin de les « contrôler et orienter selon notre volonté et à leur insu ». Il décrivait cela comme « le véritable pouvoir de décision dans notre société » et (...) Lire la suite »
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Si la guerre avec la Russie éclate, à dessein ou par accident, les journalistes en porteront une grande part de responsabilité.

La provocation d’une guerre nucléaire par les médias

John PILGER
La disculpation d'un homme accusé du pire des crimes, le génocide, n'a pas fait les manchettes. Ni la BBC ni CNN n'en ont parlé. The Guardian s'est permis un bref commentaire. Un tel aveu officiel et rare fut, sans surprise, enterré ou occulté. Cela révélerait trop de choses sur les dirigeants du monde. Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) a discrètement blanchi le feu président serbe, Slobodan Milosevic, de crimes de guerre commis pendant la guerre de Bosnie de 1992 à 1995, y compris du massacre de Srebrenica. Loin d'avoir conspiré avec le leader des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, qui a été condamné, Milosevic avait en réalité « condamné le nettoyage ethnique », s'était opposé à Karadzic et a tenté d'arrêter la guerre qui a démembré la Yougoslavie. Enterré vers la fin d'un arrêt de 2,590 pages sur Karadzic, publié au mois de Février dernier, cette vérité démolit un peu plus la propagande qui justifia l'assaut illégal de l'OTAN sur la Serbie en 1999. Milosevic est mort d'une (...) Lire la suite »
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Documentaire : "La Guerre à venir contre la Chine" (Foreign Policy In Focus)

John PILGER

John Pilger est un journaliste de renommée mondiale, documentariste et auteur. Il a remporté à deux reprises la plus haute distinction britannique pour le journalisme. Ses films ont remporté des prix de l’académie de télévision en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Deux de ses films, sur le Cambodge et le Timor oriental, comptent parmi les plus importants du 20e siècle. The Coming War on China est son 60e film.

Daniel Broudy : Vous êtes en train de boucler le travail sur votre dernier projet dont le titre, semble-t-il, peut également déclencher des sentiments de crainte considérables. Son titre, The Coming War (La guerre qui vient), est assez déprimant. Pouvez-vous expliquer ce qui provoque chez vous ce regard particulier sur les événements du monde, tels que vous les voyez se dérouler en Asie de l'Est ? John Pilger : Le film reprend le thème d'une grande partie de mon travail. Il vise à expliquer comment une grande puissance peut s'imposer tout en avançant à visage couvert et en occultant le danger qu'elle représente. Ce film traite des États-Unis – qui doutent désormais de leur pouvoir de domination – qui sont en train de rallumer la guerre froide. La guerre froide a été lancée à nouveau sur deux fronts : contre la Russie et contre la Chine. Je me concentre sur la Chine dans un film sur la région Asie-Pacifique. Il est situé dans les îles Marshall où les États-Unis ont fait exploser 67 bombes atomiques, (...) Lire la suite »

Pourquoi les Britanniques ont dit non à l’Europe

John PILGER

La décision de quitter l’Europe votée par la majorité des Britanniques est un acte parfaitement démocratique. Des millions de gens ordinaires ont refusé de se laisser impressionner, intimider et mépriser par les analystes des principaux partis, le monde des affaires, l’oligarchie financière et les grands médias.

Ce fut en grande partie le vote de ceux qui étaient déçus et démoralisés par l’arrogance des défenseurs d’une politique de maintien dans l’UE associée à la déconstruction d’une politique sociale équitable en Grande Bretagne. Le service National de Santé, dernier bastion des réformes historiques de 1945, a été à ce point démantelé par les Conservateurs et les Travaillistes partisans des privatisations qu’il en est réduit à devoir se battre pour sa survie. L’alarme a été déclenchée quand George Osborne, secrétaire au trésor, incarnation de l’ancien régime britannique et de la mafia bancaire en Europe, a menacé d’amputer de 30 milliards de £ le budget des services publics si la population faisait le mauvais choix. Ce chantage était scandaleux. Le problème de l’immigration a été exploité au cours de la campagne avec un cynisme achevé non seulement par les populistes délirants d’extrême droite mais aussi par les travaillistes traînant avec eux une vieille tradition de racisme, symptôme de corruption du sommet plutôt que de (...) Lire la suite »
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