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Auteur : Jean ORTIZ

« Manu », ou le jupitérisme en danger.

Jean ORTIZ

Il est là, au premier rang, le jeune collégien, cheveux longs et visage d’ange. Le président serre des mains ; « Tocamanetas », on dit chez moi. Il le fait pour marquer des points... Après le président jupitérien, le « Manu » de proximité ? N’y voyez surtout aucune démagogie !

Le jeune collégien, après avoir fredonné quelques mots de « l’Internationale », interpelle gentiment Monsieur le Président de la République (bien malade), avec un diminutif, sans doute trop familier, mais plutôt sympathique. « Manu ». Manifestement, ce jeune est d’une génération qui n’a pas tout à fait les mêmes codes que nous, les mêmes « bonnes manières ». Sur le champ, le président s’est rebiffé sévèrement et a « recadré », pour la comm’ et sans doute pour son plaisir personnel, le jeune provocateur, qui très vite, fait marche arrière, et s’excuse en opinant de la tête. Quelle victoire, monsieur le président ! Pour vous, l’occasion est trop belle. Vous en profitez pour lui (leur, nous) faire la leçon, avec une insistance lourde, et non sans condescendance. Vous expliquez au jeune, qui le savait sans doute, que l’on est là pour une commémoration officielle de résistance : le 18 juin. Excusez-moi, mais lorsque vous évoquez le « Chant des partisans », par rapport à votre politique, ça fait plutôt tâche. Quant à « (...) Lire la suite »

Ce qui coûte cher, ce sont les inégalités sociales, les privilèges monstrueux de quelques-uns, les dégâts humains et sociaux du capitalisme, etc. Macron... piège à niais !

Jean ORTIZ

Salauds les pauvres !! Ils portent la responsabilité de leur situation, vu qu’ils pourraient être riches s’ils le voulaient. « ¡¡ A trabajar !! » « Au travail !! »

Assez de vivre à nos crochets ! Assez de pique-assiettes aux minimas sociaux ! Ça coûte la peau des fesses et on maintient dans la paresse des millions de feignasses ! Allez, au boulot, tire-au-flanc, et à coups de pieds dans le postérieur. Pour « partager » les richesses, il faut le mériter... Les droits sociaux ne sauraient être éternels. Assez « d’assistanat », qui coûte, lui, plus que la peau des fesses ! Celle du cul des sans-culottes !! Alors que la classe sociale « macroniste » s’empiffre éhontément ; pour le « bonheur de tous », la création d’emploi, la diminution des charges et prélèvements pour les plus riches, bref, le « ruissellement », « arme » contre la paupérisation, qui frappe même les classes moyennes. Ça tombe bien, il a beaucoup plu en Béarn. On vient de trouver plus menteur que les arracheurs de dents ! Le monarque présidentiel... La pauvreté ne cesse d’être en crue, et de plus en plus perceptible. Combien de mendiants, de SDF, d’enfants, qui tendent la main, de femmes seules, sous des (...) Lire la suite »
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Espagne : ne plus voir leurs gueules de fascistes, mais globalement la même politique antisociale à l’œuvre. Pedro Sanchez à la manœuvre, pour sauver le système.

Jean ORTIZ
Ne nous y trompons pas... C’est le mouvement populaire qui a principalement dézingué l’ex-chef de l’exécutif espagnol, le néo-franquiste Mariano Rajoy, réact de chez réact, taiseux, chef de la droite espagnole. Il gouvernait l’Espagne comme une « colonie », comme la propriété privée de son parti, le « parti populaire », issu du franquisme (recyclé ?). Le PP désormais présenté comme un « appareil mafieux » et corrompu jusqu’à la moelle. D’où une série d’opérations : « l’opération PSOE », « Ciudadanos »... Le succès de la motion de censure, déposée par le leader du PSOE, Pedro Sanchez, s’explique par la crise abyssale que vit l’Espagne, par la colère populaire qui monte, « ¡a dar por culo todos ! », par le verdict de l’affaire Gurtel. La « censura », votée à la majorité aux « cortès » (180 voix pour la motion, 169 voix contre). L’ERC catalan, le PNV basque, ont opté pour la motion (quelques jours avant, le PNV avait voté le budget Rajoy sans sourciller). Le succès de la motion « socialiste-sanchiste », qui a ratissé large, a (...) Lire la suite »
Faut-il habiter dans un bidonville pour être révolutionnaire, et se fringuer comme un charbonnier ?

Le chalet et les 1000 voleurs

Jean ORTIZ

La « grande affaire » médiatique en Espagne, le scandale des scandales, la cause de tous les maux, c’est un « chalet », une maison agréable, achetée, à crédit, loin du centre de Madrid (l’équivalent d’un 100 mètres carrés Puerta del Sol), par le leader de « Podemos » Pablo Iglesias, et sa compagne, porte-parole du parti.

Tous deux se sont engagés auprès des banques sur 30 ans (800 euros par tête et par mois). Les charognards, à l’affût jour et nuit, se sont emparés de l’ « affaire » pour discréditer « Podemos » (qui n’est plus le « Podemos » des débuts), faire oublier les sentences enfin prononcées par la « Audiencia nacional » dans l’immense scandale d’Etat et de financement illégal de parti (tout l’appareil du « parti populaire ») : l’affaire Gürtel, la vraie affaire. Du jamais vu en Espagne : un réseau gigantesque de corruption, de détournements de fonds publics, blanchiment d’argent sale (pléonasme), surfacturations, fausses factures, construction d’un aéroport sans avions, sursalaires, malversations « de todo tipo », du concentré de pourri de chez pourri.... « Ce n’est pas un parti, c’est une mafia », crient les manifestants contre le sinistre chef du gouvernement, le néofranquiste trumpiste Mariano Rajoy et ses « mercenaires ». Le tribunal a confirmé l’existence au sein du parti populaire d’une « caisse B » depuis 1989, une (...) Lire la suite »
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Mieux vaut en sourire...

Déroute chaviste. Tous les médias sont consternés.

Jean ORTIZ

Le chavisme enfin dans les choux ? Mais une érection peut en cacher une autre.
Les chavistes ont perdu aux présidentielles du 20 mai 2018. Ils n’ont obtenu que 67,7% des voix, contre deux candidats de droite, dont le redoutable Henri Falcon ; il fut jadis chaviste, et gouverneur d’un Etat.

L’abstention a été de près de 54%, beaucoup plus élevée qu’en France où, pour être élu président, il faut, c’est bien connu, 99% des votants et 98% des voix... Qu’importe après tout le résultat. Des révolutionnaires ne peuvent organiser que des élections truquées, frauduleuses. Donc illégitimes. Il-lé-gi-ti-mes. Le chavisme en a organisé 24 en 19 ans, et en a gagné 22. Et à partir de là, l’intervention de Washington, à venir, pour rétablir la démocratie et libérer enfin le Venezuela, va s’accélérer. Même combat : Trump, Macron, Union Eutropéenne ! Contre le « dictateur » Maduro. Celui qui a donné à chaque électeur un bon de 8 dollars pour qu’il vote chaviste. Scandale non avéré, mais coutumier dans une république bananière. On relève dans le scrutin et le dépouillement, réalisés à l’abri des bananiers, des milliers d’anomalies que l’on n’a pu démonter pour l’heure, mais que Trump, spécialiste en tromperies, lui, a décelées. Comme toujours, il en a les preuves. L’expertise, c’est lui. Les « terroristes » de Gaza l’ont (...) Lire la suite »
Qui aime bien châtie bien...

Communiste : plus que jamais.

Jean ORTIZ

Les Français ont-ils encore besoin d’un parti communiste ? Oui, s’il mène sans faiblir la lutte des classes et s’il s’inscrit dans une visée éco-communiste humaniste, faisant fi d’une pseudo opinion publique basée sur les sondages.

Fils du mouvement ouvrier et de la Guerre d’Espagne, je reste au PCF parce que je crois en un avenir pour un communisme de lutte des classes, ouvert, unitaire, créatif, d’innovations révolutionnaires. Je n’ai aucune nostalgie du passé, de ce qui a échoué, mais le PCF perdrait à se « décommuniser », à se décaféiner. La spécificité de la crise que nous vivons : civilisationnelle, anthropologique, systémique... exige, pour la survie des individus comme de la planète, des réponses « radicales », de rupture, antidotes au capitalisme. Des réponses politiques, économiques, sociales, culturelles, écologiques, étroitement imbriquées. En Amérique latine, des militants de plus en plus nombreux travaillent sur « l’éco-socialisme ». Hier, les communistes avaient un attachement presque filial à leur parti qu’ils considéraient comme quasiment infaillible. Les temps, les pratiques... ont changé, mais le bilan reste très préoccupant. Depuis plus de vingt ans, le PCF est confronté au vieillissement, à son manque de visibilité, (...) Lire la suite »
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Une vidéo pédagogique de Jean Ortiz

Je vote Maduro

Jean ORTIZ
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Et Macron veut être le meilleur ami de Donald le graveleux...

Un Trump ça trompe énormément ?

Jean ORTIZ

Non, non, non : Manu sait ce qu’il fait... Il en est même fier et en espère des « dividendes ». Ce versaillais est prêt à tout pour servir ses amis péseux.

On raconte que, dans certaines contrées, jadis, les maîtres sifflaient leurs vassaux... On raconte que « les bourgeois de Calais », la corde au cou... On raconte que, s’il avait pu, Donald, l’aurait fait : siffler Emmanuel. Mais, image oblige, Donald l’a invité pour une « visite d’Etat » de trois jours. L’ex-banquier de chez Rothchild en est fier, en notre nom paraît-il, très fier, lui le fossoyeur de l’impôt sur les grandes fortunes, entre autres oukases du « président des riches ». Lui qui n’était qu’un rouage est enfin reconnu, estampillé ami du repoussoir rougeaud de la Maison Blanche. Enfin reconnu pour son acharnement ultralibéral. La corde au cou... lui, il appelle cela « la liberté », « les réformes », les « freins », les « contraintes », les « services publics », « l’Etat ». En enrichissant toujours plus les plus riches, il nous fait croire, le niais, qu’il finira bien par pleuvoir sur les autres. Lorsque les riches n’en pourront plus de grossir, ils jetteront bien ou mal quelques menues pièces au menu peuple, (...) Lire la suite »

Les monstres

Jean ORTIZ
Notre société, notre monde, en crise, produisent des monstres. Pourquoi ? Que faire ? D’abord, ne pas hurler avec la meute, ne pas se tromper de combat. Ne pas en rajouter à des fins d’instrumentalisation politicienne. Des gamins capables de prendre en otage des innocents, de tuer sans sourciller sont des criminels. Ils n’ont aucune circonstance atténuante. Comment en sommes-nous arrivés là, au pays jadis des Lumières, des Droits de l’homme, de la Résistance ? Poser la question sous cette forme, n’est-ce pas en partie lui répondre ? Effectivement, parce que la France, son image, sa politique, ne sont plus tout ce qu’elles ont été ; désormais perçues comme inféodées à Washington, redevenues (ont-elles vraiment cessé de l’être ?) « gendarmes du monde », guerroyant dans des expéditions militaires aux objectifs impérialistes à peine cachés. Qu’est-ce que tout cela peut avoir comme relation avec les crimes de Trèbes ? Cela n’explique pas tout, mais beaucoup... La seule politique à efficacité réelle, c’est (...) Lire la suite »
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Parlons encore de privilégiés

LE PSG : le Pognon Sainte Gangrène

Jean ORTIZ

Jadis le football se jouait dans les cours de récré et les prairies verdoyantes des villes et villages. On s’entraînait après le turbin. Les sous ? Ils étaient comptés. Le « staff », comme l’on dit aujourd’hui, totalement bénévole, et en avait même souvent de sa poche... Le maillot, on le lavait à la maison.

Je n’ai été que quelques mois un médiocre arrière-droit de l’équipe junior de l’Union Sportive Bastidienne. L’USB reposait sur le dévouement popu de mordus du cuir, instituteurs, ouvriers du textile. Parmi les joueurs, on trouvait de tout... y compris des « bourrins ». Ils étaient bons, eux, les Taillade, les Rouanet, les Molina, les Ribas... Ils avaient même joué la Gambardella. Au village, les fils de pauvres tapaient dans le ballon et les fils de péseux dans la balle de tennis. Les bourges, çà ne se mélange pas. Le match du dimanche, on en parlait toute la semaine. Contre Mazamet ou Saint-Amans, villes de droite, contre Lavelanet, Cazères, les crampons taclaient souvent bas. Tradition oblige. La lutte des classes passait par les semelles ! Le club était municipal... Aujourd’hui le foot se joue à la Bourse,au tapis vert. A ceci près qu’une addition de « mercenaires » ne fait pas forcément une équipe, ni des structures, ni un projet sportif, ni un esprit de club.... Comme tout un chacun (panem et (...) Lire la suite »
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