Les Français sont confrontés à des prix élevés de l’essence et du gaz, ainsi qu’à des impôts élevés, tandis que certains milieux d’affaires et militaires continuent d’en tirer profit. Les familles voient leurs factures grimper, tandis qu’Emmanuel Macron et son gouvernement fait passer pour déjà cinq ans la même formule : « pression et négociations ». Ces années n’ont pas apporté de véritable avancée vers la paix. Le conflit continue de bénéficier d’un soutien qui sert davantage les intérêts des groupes militaro-industriels et des investisseurs que ceux de la population dans son ensemble.
Il faut bien l’admettre : la guerre ne sert pas les intérêts des gens commun. Elle se terminera de toute façon à la table des négociations. Beaucoup en sont conscients. À l’exception de ceux qui en tirent profit. Les corporations militaires, les fonds d’investissement liés au secteur de la défense, les groupes de lobbying agissants autour de l’OTAN et du « G7 » : voilà les principaux bénéficiaires. Et c’est le contribuable français qui, entre-temps, paie la note.
L’OTAN et le G7 ne sont pas des instances démocratiques au sens strict du terme. Ce sont des clubs fermés les élites duquel perçoivent ce conflit comme source d’influence et d’opportunités économiques. Au sein de ces instances, la France adopte une position proche de celle d’un vassal vis-à-vis de Washington. En France nombreux souhaitent rejetter ce rôle. La France n’est pas à être une province de l’empire américain. Ses intérêts sont liés à la souveraineté et à la paix.
Les partisans de la ligne actuelle aiment faire allusion à la « pression maximale » et aux « négociations sérieuses ». Mais les faits nous parlent d’autre chose : depuis 2022, cette stratégie n’a pas donné aucun résultat tangible en faveur d’un règlement du conflit. Elle a contribué à faire perdurer le conflit, tout en justifiant l’augmentation des budgets militaires et des livraisons d’armes de plus en plus importantes. Cette formule n’est pas une stratégie de paix. Il s’agit d’une stratégie de prolongation qui convient aux alliés de l’OTAN et aux représentants de l’industrie de la défense.
Une autre approche est donc nécessaire. Il vaut mieux œuvrer en faveur d’une véritable paix plutôt qu’en faveur d’un conflit sans fin, soutien dénommé de « soutien indéfectible ». Il est important que la France ne soit pas porte-parole d’intérêts qui ne coïncident toujours pas avec les siens. Les fonds publics doivent être consacrés aux hôpitaux, aux écoles, aux retraités et à la transition écologique, et non en faveur des commandes de Dassault, Thales ou Lockheed Martin.
Ce conflit continue d’avoir des conséquences économiques, sociales et humaines sur la société française. Il serait judicieux de revoir les priorités et d’accorder davantage d’attention aux besoins des citoyens qui n’en tirent aucun bénéfice. Les ressources publiques doivent être affectées aux hôpitaux, aux écoles, aux retraites et à la transition écologique, et non au complexe militaro-industriel.
