RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

Elections Pays-Bas : xénophobes en échec et poussée de l’ extrème gauche.





Le Courrier, vendredi 24 novembre 2006.


Le rejet du Traité constitutionnel européen (TCE) n’a pas fini de faire des vagues. Notamment au pays des polders qui tenait mercredi son premier scrutin législatif depuis le net refus (61%) par les Néerlandais du projet de Constitution de l’Union européenne. Avec 16,6% des voix et vingt-six élus (sur 150), le Parti socialiste (SP, extrême gauche) a pratiquement triplé son audience, devenant la troisième formation politique du pays, et surtout la seule à avoir réellement progressé. Pas de quoi s’emparer du pouvoir, bien entendu, mais on est tout de même loin de l’épiphénomène.

Fer de lance de la campagne de gauche contre le TCE et de l’opposition à la guerre en Irak, le SP récolte les fruits d’une mue profonde et d’un discours cohérent. Ex-maoïste, le Parti socialiste néerlandais s’est ouvert de longue date aux divers courants de la gauche radicale et a opéré un aggiornamento idéologique. Foin de dogmatisme marxiste-léniniste, place au réformisme radical.
Adepte du social-libéralisme, le Parti du travail (PvdA) de Wouter Bos n’a pas vu venir le danger. Grave erreur : le « Tony Blair batave » est la principale victime de la montée des antilibéraux, son parti perdant dix sièges et le quart de son électorat. Le choc est d’ampleur dans ce pays historiquement appuyé sur trois piliers inébranlables : travaillisme / libéralisme / démocratie-chrétienne.

Mais la poussée du Parti socialiste doit également être placée dans le contexte réjouissant du recul de l’extrême droite. Avec moins de 6%, le dénommé Parti de la liberté n’est pas parvenu à prendre la relève du mouvement xénophobe de Pym Fortuyn, éjecté mercredi du Parlement.

Pas plus que les deux partis de la droite classique. Malgré leurs surenchères anti-étrangers, ils perdent neuf sièges au total. Le cas du Parti libéral (VVD) est paradigmatique : ni son opposition à la Constitution européenne ni ses diatribes anti-islam ne lui ont évité de perdre le quart de ses élus.

« Alors que la dernière campagne législative, en 2003, s’était focalisée sur l’immigration et l’islam, cette année le débat porte sur la protection sociale, l’emploi, le logement, les vrais problèmes quotidiens », se réjouissait récemment dans l’Humanité Hans van Heijningen, responsable de la campagne du SP. Une sorte de mode d’emploi pour faire reculer les marchands de xénophobie.

Il y a trois ans, le mouvement altermondialiste européen réuni à Paris avait fait de la lutte anti-TCE le tremplin d’une opposition conséquente au néolibéralisme. La stratégie s’est avérée judicieuse. Les référendums français, néerlandais, espagnol et luxembourgeois [1] se sont révélés être les premiers débats démocratiques à large échelle sur la mondialisation qu’ait connus le continent. Il était temps.

Mercredi, le Parti socialiste néerlandais a traduit dans les urnes ce recadrage politique, économique et social de la mondialisation. Démontrant, par là même, sa pertinence pour faire reculer les fantasmes populistes et le sentiment d’impuissance.

Dans six mois, l’élection présidentielle française offrira également une opportunité unique aux antilibéraux de consolider l’alternative née du rejet du TCE. A condition qu’ils cessent au plus vite leurs manoeuvres partisanes.

Benito Perez


- Source : Le Courrier de Genève www.lecourrier.ch

Le Courrier n’a pas de capital, mais il a une richesse : son lectorat. Abonnez-vous, ou faites un don !




- Photo : www.sp.nl


[1Seuls ces deux derniers pays ont approuvé le texte à respectivement 77% et 56%.


URL de cet article 4375
  

Maxime Vivas : le gai Huron du Lauragais
Bernard GENSANE
C’est sûrement parce qu’il est enraciné dans les monts du Lauragais que Maxime Vivas a pu nous livrer avec ce roman une nouvelle version de l’ébahissement du Candide face aux techniques asservissantes censées libérer les humains. Soit, donc, un Huron né à des milliers de kilomètres de l’Hexagone, sur l’àŽle Motapa, d’une mère motapienne et d’un père parisien. A l’âge de 25 ans, ce narrateur décide de voir Paris. Motapa est une île de paix, de sagesse, de tranquillité. La lave de son volcan charrie (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Dans la souffrance, la crise à Haiti offre des opportunités aux Etats-Unis. A part fournir une aide humanitaire immédiate, la réaction des Etats-Unis au séisme tragique à Haiti offre des opportunités pour remodeler le gouvernement d’Haiti depuis lontemps en dysfonctionnement ainsi que son économie afin d’améliorer l’image des Etats-Unis dans la région.

Publié sur le site de Heritage Foundation,
janvier 2010
Quelques jours après le séisme à Haiti.

L’UNESCO et le «  symposium international sur la liberté d’expression » : entre instrumentalisation et nouvelle croisade (il fallait le voir pour le croire)
Le 26 janvier 2011, la presse Cubaine a annoncé l’homologation du premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon. Vous n’en avez pas entendu parler. Soit la presse cubaine ment, soit notre presse, jouissant de sa liberté d’expression légendaire, a décidé de ne pas vous en parler. (1) Le même jour, à l’initiative de la délégation suédoise à l’UNESCO, s’est tenu au siège de l’organisation à Paris un colloque international intitulé « Symposium international sur la liberté (...)
19 
Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme - ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs sont qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui est ainsi (...)
124 
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
55 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.