L’armée israélienne menace d’« éliminer » les dirigeants russes qui « souhaitent du mal à Israël » (The Grayzone)

Wyatt REED
La menace voilée d’Israël à l’encontre de Moscou est intervenue juste après que les médias russes ont averti que les caméras de circulation à Moscou étaient vulnérables aux mêmes exploits qu’Israël aurait utilisés pour surveiller la résidence de l’ayatollah Khamenei avant de l’assassiner.
La porte-parole militaire israélienne Anna Ukolova a suscité l'indignation à Moscou après avoir menacé d'« éliminer » les autorités russes qui « souhaitent du mal à Israël », tout en suggérant qu'Israël pourrait pirater les caméras de vidéosurveillance russes pour identifier et suivre des cibles. Interrogée par un journaliste de la radio russe RBC sur l'accès d'Israël aux caméras de circulation russes, Ukolova a refusé de répondre directement, mais a averti que « l'élimination de Khamenei prouve que nos capacités sont sérieuses » et que « quiconque nous veut du mal ne sera pas épargné ». Elle a ajouté, d'un ton menaçant : « J'espère que Moscou ne souhaite pas de mal à Israël en ce moment – ​​j'aimerais le croire. » En réponse à un message du philosophe russe Alexandre Douguine, qui affirmait que la porte-parole de Tsahal avait menacé de tuer les « autorités russes qui adopteraient une position anti-israélienne », Ukolova a accusé Douguine de diffuser de fausses informations. (…)Lire la suite »
Bally Bagayoko, maire d’une ville avec ses 150 nationalités.

La ville des rois morts et du peuple vivant

Daniel MERMET
Le racisme rend sourd. Quand vous dites la « ville des rois », le raciste comprend la « ville des Noirs ». Et le lynchage démarre. Le déchaînement raciste gagne la fachosphère jusqu’aux médias mainstream qui courent derrière le buzz.
Le 15 mars, au premier tour des élections municipales, le candidat de La France insoumise est élu au premier tour à Saint-Denis (93). Explosion de joie mais pas partout. Sur les plateaux télé, les mines sont un peu chiffonnées et le camp des perdants bouillonne de rage. La diabolisation acharnée de Mélenchon ne ferait pas peur à ces imbéciles ? https://www.youtube.com/shorts/JFQIDIxihtA?feature=share Il faut préciser que le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, est d’origine malienne. Il a grandi en HLM, dans la banlieue parisienne. Études à Paris-VIII, basketteur, engagé dans l’associatif, cadre à la RATP, père de quatre enfants. Et à 52 ans, le voilà maire de cette de cette ville avec ses 150 nationalités. De quoi avoir depuis longtemps appris à riposter à la ségrégation ordinaire, raciale et sociale. « Nous sommes tout ce que l’extrême droite en fin de compte déteste », dit-il. À peine élu, le nouveau maire est en direct sur LCI. Dans le brouhaha qui l’entoure, il (…)Lire la suite »
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Pourquoi l’Iran est en train de gagner la guerre.

Alastair CROOKE
L’Iran mène une guerre asymétrique presque parfaite : il absorbe les frappes, désactive les bases, détruit les radars et garde le contrôle d’Ormuz sans perdre sa capacité de lancement de missiles.
Le modèle de guerre basé sur des frappes aériennes de confrontation entre les États-Unis et Israël est mis à l’épreuve par une guerre asymétrique stratégique très différente, planifiée pour la première fois par l’Iran il y a plus de vingt ans. Il est important de comprendre cela lorsqu’on tente d’évaluer le véritable équilibre de la guerre. C’est comme comparer des pommes et des oranges ; ils sont essentiellement différents par nature. Les États-Unis et Israël lancent d’énormes quantités de munitions à longue portée contre l’Iran et, à l’exception des armes nucléaires, ils ont déjà déployé pratiquement toute leur panoplie d’armement. Mais dans quel but et avec quel effet ? Nous l’ignorons. En revanche, nous savons que l’Iran dispose d’un plan de guerre asymétrique. Et il ne fait que commencer, progressant graduellement vers sa pleine mise en œuvre. L’intégralité de l’arsenal de missiles iraniens n’a pas encore été dévoilée, ni ses missiles les plus récents, ni ses drones (…)Lire la suite »
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Le décret présidentiel de Trump et les options de Cuba

Pedro Monzón Barata
Une menace nouvelle et plus directe pèse désormais sur Cuba, imposée par la force brutale de l’empire. Le 5 mars 2026, alors que le monde entier était rivé sur l’agression impériale en cours contre l’Iran, le président Donald Trump a fait une déclaration glaçante et arrogante : après l’Iran, ce sera au tour de Cuba. Dans un entretien téléphonique avec Politico, il a affirmé sans ambages que « (…)
Le lendemain, lors d'un événement à la Maison-Blanche, il a réitéré que l'action contre Cuba n'était « qu'une question de temps » une fois le conflit avec l'Iran terminé. Il ne s'agit pas de simples paroles en l'air ; c'est l'annonce publique d'un plan prémédité visant à rayer notre nation de la carte. Ses plans incluent de plus en plus une agression militaire finale, mais le renforcement du blocus énergétique est l'arme de prédilection de cet assaut ultime. Washington cherche à paralyser les centrales électriques, les stations de pompage d'eau, les hôpitaux, les ambulances et les transports, gelant ainsi l'économie du pays. Cette tragédie, œuvre du gouvernement des États-Unis, représente un acte de cynisme historique sans précédent au XXIe siècle, franchissant le seuil ultime de la guerre non conventionnelle pour infliger des souffrances massives à une population pacifique. Les coupures d'électricité de 12, 16 et 20 heures que nous subissons ne sont ni un accident géopolitique (…)Lire la suite »
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Mes ennemis ne sont pas en Iran

Caitlin JOHNSTONE
Mes ennemis ne sont pas en Iran. Mes ennemis sont à Washington et à Tel Aviv. À Londres et à Canberra. Mes ennemis sont les oligarques occidentaux et les gestionnaires d'empire qui empoisonnent ma société et rendent tout infernal, tout en massacrant des êtres humains grâce à mes impôts. Mes ennemis sont les tyrans qui transforment notre civilisation en une dystopie sous contrôle mental où il est de plus en plus illégal de critiquer les abus de mon gouvernement et de ses alliés, et de plus en plus difficile de trouver des informations qui contredisent le discours impérial. Mes ennemis sont les apologistes de l'empire et les partisans de la propagande. Les propagandistes et les manipulateurs. Ceux qui prennent parti pour Israël et les États-Unis contre les intérêts humains fondamentaux. Les lèche-bottes de l'empire m'accusent toujours d'écrire de la « propagande » pour « l'ennemi », par « ennemi » désignant quiconque l'empire centré sur les États-Unis attaque ou s'apprête à (…)Lire la suite »