La judiciarisation galopante à l’ hôpital / Mes nuits à l’hôpital.








Mardi 4 décembre 2007


Arrivé à mon poste, c’est à dire à 21 h 15, ma cadre m’attendait dans la salle de repos. Elle me remis une lettre qui m’etait destinée.

Son contenu : à la demande du Lieutenant de Police, Officier de Police Judiciaire
Mr X ( Moi ) est prié de bien vouloir se présenter à l’hôtel de Police dès réception pour affaire vous concernant......


Rappel des faits

Juillet dernier, les collègues de l’apres-midi reçurent une patiente agée de 59 ans via les urgences. Elle etait accueillie par une infirmière. Prise des paramètres, installation sur le lit, demande de renseignement administratif afin de remplir son dossier de soin, surveillance de la douleur....

Un patient n’étant jamais seul, un autre dans une chambre voisine fit une crise d’épilepsie. L’infirmière quitta la chambre de la patiente précipitemment pour secourir le malade en état de crise. Pendant son intervention, la patiente agée de 59 ans tomba de son lit. Quelques semaines plus tard, elle mourait.

La famille porta plainte au motif que la mort a été causée par la chute et que l’infirmière est responsable car elle a oublié de relever les barrières.

Tout le personnel paramédical de mon service a été convoqué par un Officier de Police Judiciaire.(...)

- Lire l’ article http://viehopital.over-blog.com






Hôpital entreprise contre hôpital public, par Pr. André Grimaldi.



Franchises médicales : l’argent perdu de la Sécu ... est du côté des riches ! par PRS.


Pour sauver l’ hôpital public, plus de 1000 médecins hospitaliers écrivent à la Ministre de la Santé.






COMMENTAIRES  

11/12/2007 11:27 par à -nos-amis

Un patient ne veut pas le "meilleur" mais seulement être traité humainement, et il sait lorsque cela se passe.

Ces choses là ne peuvent pas être discutées in-abstracto, elles relèvent des circonstances particulières et de l’état d’esprit de chaque agent de santé. Codifier est un pis-aller.

Il y a pourtant un pré-supposé qu’il faut éradiquer : c’est qu’il existe une convergence d’intérêts immédiate entre les professions de santé (x, y ou z..) et la matière première que sont les patients. Et que cette convergence s’appelle "la santé publique".

L’intéret ne se divise pas : le malade est (peut être) égocentrique parce qu’il est bordé par sa maladie, le soignant est (peut être) égoïste parce qu’il tire un profit matériel du besoin d’un autre (il n’y a pas d’abnégation).

En moyenne, le malade n’a pas choisi d’être là et le soignant ne sait pas à priori quoi faire "pour cet être là précisément". Mais y-a t-il encore, pour de multiples raisons, la possibilité de ce "temps d’apprentissage" ?

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