Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

18 

Parlons de statut, puisque c’est LE sujet, paraît-il

Tout livre est œuvre collective qui associe auteur, éditeur, imprimeur, critique, diffuseur, transporteur, libraire. Le premier est nécessaire aux autres. Il est pourtant le maillon le plus mal payé dans cette chaîne (le plus souvent 10% du prix de vente HT du livre) et le seul à ne pas être payé du tout en cas de difficultés financières de l’éditeur.Presque tous les auteurs ont un autre métier.

Les grandes maisons d’éditions sont liées aux milliardaires qui contrôlent les médias. Elles sont obnubilées par le profit et défavorables aux porteurs d’idées politiques nouvelles. La promotion des livres est assurée par ceux qui ont lancé sur le marché le candidat Macron. De nombreux Français croient que Christine Angot est écrivaine.

L’autocensure est courante chez les auteurs. Ceux qui ne la pratiquent pas sont condamnés à disparaître ou à opter pour de petites maisons d’éditions (dont certains libraires ne veulent pas). Les auteurs médéfiens parlent plus fort que les adeptes de la lutte des classes. PPDA a écrit plein de livres immortels (ils l’ont dit sur toutes les chaînes à la télé).

Mais voici le pire : les auteurs n’ont pas droit au chômage ou aux congés payés.
Sûr que, la ministre de la culture étant une éditrice (Actes Sud), elle leur concocte un statut des auteurs qui va provoquer des manifestations joyeuses avec des slogans approbateurs : « Françoise Nyssen, si tu savais, ta réforme, ta réforme comme on l’attendait ».

Et en effet, en voilà une réforme qu’elle serait bonne ! Tous z’ensemble contre l’immobilisme borné, dogmatique et passéiste !

Théophraste R.

Conseil aux jeunes auteurs : faites de la téléréalité, de la politique ou tuez quelqu’un. Pour être publié il vaut mieux être célèbre.

URL de cette brève 5833
https://www.legrandsoir.info/parlons-de-statut-puisque-c-est-le-sujet-parait-il.html
Imprimer version PDF
pas de commentaires
no comment
reagir
Commentaires
23/05/2018 à 10:24 par calame julia

Question personnelle à Théophraste R. : vous-même écrivez-vous ?

#148798 
23/05/2018 à 10:46 par J.J.

Tout livre est œuvre collective qui associe auteur, éditeur, imprimeur, critique, diffuseur,

Un grand oublié au bout de cette chaîne : le lecteur !
Il est vrai que celui-ci ne compte plus vraiment beaucoup dans le succès et la promotion d’une œuvre.

#148800 
23/05/2018 à 11:50 par babelouest

@ JJ
L’an dernier j’ai auto-édité une autobiographie, et la 4e de couv était celle-ci justement :

Fallait-il raconter toutes ces réminiscences ? Chaque humain s’il se retourne, aperçoit une enfilade de faits qui se sont passés, et qu’il a vus selon sa propre optique, avec sa propre sensibilité qui accentue certains détails, en estompe d’autres.

Le lecteur est l’un des acteurs de la lecture. A la lumière de sa propre expérience, il passera à son tour sur des détails qui l’indiffèrent, ou pire, qui le choquent. En revanche, sur d’autres faits qui paraissaient marginaux pour « l’écriteur », peut-être aurait-il aimé plus de développements. Comment savoir ?

Seules, sans doute, compteront les honnêtetés des partenaires autour de ces pages : c’est ainsi que les deux apporteront quelque chose.

Soyons optimistes : j’ai réussi à en vendre un exemplaire.

#148802 
23/05/2018 à 14:19 Maxime Vivas

Le seul livre qu’on doit auto-éditer est l’histoire de sa vie pour offrir à ses enfants et petits-enfants. Le coût de fabrication est environ de 3 euros l’exemplaire.
Il ne faut JAMAIS éditer à compte-d’auteur. C’est toujours une arnaque : vous payez, les promesses de vente et de pub qui ne sont que des promesses . De plus, vous n’avez pas accès aux critiques et aux librairies.
Il faut publier à compte d’éditeur. Je l’ai fait 19 fois.
Si votre livre n’a pas été refusé plus de 30 fois sur plusieurs années, l’espoir est permis (on a des exemples célèbres).
Mon livre « La face cachée de Reporters sans frontières » a été refusé par tous les grands éditeurs. L’un d’eux m’a donné comme motif que nous allions avoir un procès. Je l’ai fait éditer en Belgique. Il a été traduit en espagnol, sélectionné pour le prix « Lire la politique » dont le président était Régis Debray. Le jury était composé de 17 chefs de rédactions des plus grands médias français (journaux, radios, télés). Mélenchon en a fait la pub (en 2008) à la radio. Les journalistes l’ont lu. Il figure dans des écoles de journalisme. Ménard n’a pas donné suite à ses 4 menaces de procès.
Un autre de mes manuscrits (d’humour : « La tour Eiffel est les cocotiers ») a été pareillement refusé partout et un grand éditeur a pris la peine de m’écrire une lettre manuscrite pour en faire un éloge appuyé et me donner la raison de son refus : manque de notoriété de l’auteur. Un petit éditeur l’a pris. Il est cité dans l’ouvrage « L’humour pour les nuls » au chapitre : « 10 des romans les plus drôles de la littérature ».
Un de mes romans (« La cathédrale au fond du jardin ») a obtenu un prix dans un salon dont la marraine était Régine Deforges. Un producteur en a acheté les droits pour un film. Patatras, l’éditeur fait faillite. Je récupère les droits et je le propose à des éditeurs, sans dire qu’il a déjà été publié : tous refusent, dont Grasset aujourd’hui même (23 mai).
Mon livre « Le dalaï lama pas si zen » a essuyé plusieurs refus avant que Max Milo le publie. Il est aujourd’hui traduit en chinois (mandarin et tibétain), allemand, espagnol, anglais (USA) et italien.
Bref, il faut savoir attendre et persévérer. J’ai dans mes tiroirs plusieurs manuscrits qui en sortiront dans un an ou dans…dix ? Les lignes éditoriales des grands éditeurs ne sont pas aimables pour ceux qui écrivent hors de la pensée unique. Néanmoins, la perspective d’un gain financier peut leur faire accepter un manuscrit qui s’en démarque. Il y a là une (mince) ouverture).
Moralité : tout ce qu’on lit dans LGS sur les 9 milliardaires qui contrôlent la presse (et donc l’édition) se vérifie concrètement pour qui veut écrire. L’erreur serait de s’en étonner et d’en souffrir.
MV

#148809 
23/05/2018 à 12:21 par Théophraste R.

@ Calame
Théophraste est un pseudonyme collectif utilisé par des personnes qui ont toutes écrit des livres. On n’en dira pas plus.
@ JJ. Vous vous trompez, le centre de tout ce billet est le lecteur. Je le mets en garde contre un "produit" et contre les annonceurs publicitaires qui le vendent.

#148803 
23/05/2018 à 14:27 par Georges SPORRI

Après avoir été le P.U.R ( pays de l’utopie rustique ) la franchouille est devenue le P.I.R ( pays des impostures répugnantes ) . Cette pauvre ANGOT victime de dégustation de clé-menti-nes sur le sguègue tendu de son papa illustre cette triste réalité . Mais elle n’est qu’une imposture avérée pas très subtile ...
Les écrivains les plus brillants sont les conseillers en communication des députés LREM qui nous ont pondu 3 fabuleux personnages : une députée LREM victime de violence sexistes après avoir participé à une émission avec une jupe courte et un décolleté + une autre députée LREM victime de violences racistes parce qu’elle a la peau noire + un député LREM victime de violences homophobes. Dans les 3 cas les "violences" sont des lettres anonymes ou des injures sur internet ... C’est magnifique ce pays où les lois sont votées par de pauvres victimes !!!

#148810 
23/05/2018 à 16:25 par Jean Cendent

Très bon conseil de Théophraste R.
Merci.
Pour être en bonne santé il vaut mieux ne pas être malade.

Bonjour, M. Maxime Vivas
Question : Faut il attendre la retraite pour avoir le droit de vivre ?


Du l’art pour les lardons / le népotisme en chanson FRANÇAISE

La censure ? Bien sûr qu’elle existe dans le domaine de la chanson, de la musique et plus que jamais !

Elle est dictée et basée sur les forces de l’argent, le népotisme et ses cohortes de pistonnages multiples ( les relations /ou pas en lien et appartenance à ses origines sociales, fils ou filles à papa ou les enfants de la baballe, le bon goût / le mauvais goût , ce qui est bien / ce qui ne l’est pas, ce qui est tendance / ou pas , à la mode / ou ringard, etc ... ). Bref, le capitalisme dans sa version la plus putréfiante : l’ultralibéralisme, avec un plus socialo-bobo : les « aides » aux associations génétiquement compatibles ( c’est à dire qui ont toutes une incroyable et très similaire vision artistico-culturelle ) qui sous le prétexte d’un rééquilibrage en faveur de la jeunesse, de la création, etc. Enfoncent encore plus le clou à droite dans la gorge de ceux qui n’ont pas l’esthétique du moment ou de convenance . ( un des "monuments" en matière d’hypocrisie sélective et du bon goût temporel, institutionnalisé , ex : le festival de Bourges )

Pour pouvoir être écouté quand tu fais de la musique il faut être entendu , si cela n’est pas le cas, tu crèves . La musique qui est distribuée / écoutée en France n’a rien à voir avec ce qui est crée réellement dans l’hexagone . Il faut faire un tour dans les centaines de studios de répétitions de notre pays pour s’en faire une idée . Je vous y encourage, si bien évidement le cœur vous en dit et pas que dans la région parisienne.

2)
Bon, pour les personnes qui croient que le talent émerge toujours quoiqu’il arrive, cela revient à penser que les délocalisations sont dû au manque de talent des ouvriers et employés français et que oui Madame ! Moi je vous le dis les ouvriers chinois ont eux ; vraiment un immense talent car eux aux moins ils vendent leurs produits partout dans le monde , c’est bien du talent ça ?!!!!
Et le talent en fait, c’est quoi cette chose étrange ? Qui en a ou en n’a pas ? Qui en décide ? Des experts ? Es ce un jury ? Des juges ? Et qui juge les juges et experts, sur leurs compétences en matière de talent ?
Bla-bla-bla, la doctrine du fameux talent n’est qu’un faire-valoir pour exécuter artistiquement les gens du peuple et au contraire encenser les personnes de la classe dominante .
C’est simple, regardez les chanteurs/chanteuses, dans une large majorité de quel milieu nous arrivent ils ?

3)
Ah oui, mais enfin il y a des EXCEPTIONS regardez untel ou untel, leurs parents étaient des ouvriers et même qu’en plus, ils étaient d’origines émigrés alors vous voyez bien qu’ il y a égalité des chances dans la chansons .
Ah bon ? Alors ( le peuple, cet étrange inconnu ) les plus nombreux doivent se satisfaire des miettes nommées EXCEPTIONS, bien vue pour l’égalité de la déveine et la soumission d’un peuple mais pour l’égalité de ce même peuple devant la vie, zéro pointé .
Et oui maman, tout pour les mêmes que dalle pour les autres , l’argent va à l’argent, l’air est connu les paroles aussi, c’est la rengaine du capitalisme .

4)
Qui en toute logique peut penser que la musique , les chansons que nous écoutons arrive à nos oreilles par magie, apporté par le vent ?
Et bien, non ! comme pour n’importe quel produit il y a tout un réseau pour arrivé jusqu’au consommateur ( hou la la !on dit amateur de musique , amoureux de l’art et de la mélodie ). Et dans cette entreprise « musicale » il y a les mêmes problèmes que dans le reste de la société industrielle sauf que chut...silence .... il faut faire rêver le bon peuple tout doit rester caché , tabou, pour que les artistes reconnues nous éclairent de leur magnificence . Alors que dans leur immense majorité les artisans musiciens, les faiseurs de chansons issu du peuple sont des précaires ; aux chômages , aux RSA ou font un autre travail pour vivre et survivre, comme un prolétaire « ordinaire ».

5)
La question est quand les ouvriers de PSA ,Renault, Arcelormittal, Michelins et tant d’autres... Avec 1000 RAISONS, sont en grève, ils font venir qui dans un concert de soutien ? ( Cela serait relativement facile de donner des noms mais bon !)
Des têtes d’affiches plus ou moins reconnues par le système capitaliste qu’ils combattent et les spolie.
Mais pas les fils ou les filles de leurs voisins ou de leurs collègues de boulot qui jouent dans un groupe de Punkhardcoretrashbluesrock / chansons pourtant sympa et cool ayant les même difficultés économique qu’eux ( le chanteur est au chômage , la batteuse au RSA , le guitariste est intérimaire, etc ... ) qui composent des chansons qui reflètent leurs vies, leurs perceptions du monde, celles de leurs amis, de leurs parents ( ouvriers, employés ). Étonnant n’es ce pas ?

La solidarité de classe devrait émaner ou si cela est trop demandé, au moins se manifester dans le « fameux » peuple de gauche et pourtant.…Rien à foutre ?...Ou j’écoute ma téloche et regarde ma radio ?...

Mais bon comme le dit mon voisin s’ils ne passent pas à la TV c’est qu’ils sont mauvais , comme lui aussi d’ailleurs, puisse qu’il est au chômage depuis que les Chinois font de bien meilleurs TV que lui €€€€€€€€...

#148812 
23/05/2018 à 21:37 par Ellilou

Rien que pour cette phrase, Théophraste, vous devriez obtenir le Prix Nobel de littérature (avec plein de Majuscules...) : "De nombreux Français croient que Christine Angot est écrivaine." Tout est dit ;-)

#148827 
24/05/2018 à 06:03 par calame julia

Théophraste R.,
ça me va comme réponse.

#148838 
24/05/2018 à 07:16 par Maxime Vivas

@ Jean Cendent

Question : Faut il attendre la retraite pour avoir le droit de vivre ?

Surtout pas ! S’agissant de l’écriture, le liberté est plus grande pour les auteurs s’ils sont en retraite ou s’ils ont d’autres ressources. Sinon, il faut se plier ou "la jouer fine", comme un syndicaliste qui arrive à ne pas se faire virer.
J’ai fréquenté un temps un écrivain qui fut adulé des lecteurs, des critiques, des médias. Glorieux ! Incontournable dans les émissions littéraires, il avait eu le prix Goncourt. Un de ses livres a été porté à l’écran où il a eu du succès. Puis, le vent tourne, ses livres suivants ne marchent plus. Méventes, oubli et plus de revenus. Il m’a confié que son éditeur lui versait une petite pension contre des travaux plus ou moins réels et pour garder son nom dans son "écurie". Sans cet et argent il est à la rue. Pas de retraite, pas de chômage.
Et attention aux gras du bide qui vous chantent ( en dînant à la Coupole) que la misère et le malheur engendrent des génies, mais qui ne savent pas pour autant expliquer pourquoi on n’en trouve pas tous les 10 mètres en Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Yémen où les missiles à agiter les neurones ne manquent pas.
Les écrivains ont besoin d’un statut pour être plus libres. Comme les cheminots, quoi, comme les fonctionnaires.

#148839 
24/05/2018 à 10:46 par Assimbonanga

Les écrivains se syndiquent-ils ? Bien souvent, ce sont les mobilisations qui débouchent sur des avancées sociales...

#148847 
24/05/2018 à 13:57 Maxime Vivas

Les écrivains n’aiment pas les écrivains (euphémisme). Jalousie, concurrence... Ce n’est pas nouveau. J’ai écrit un livre sur le sujet ("Le gueuloir").
Leur individualisme explique en grande partie le sort qui leur est fait.
MV

#148851 
24/05/2018 à 12:04 par Fald

Que les auteurs touchent 10% du prix final, je l’avais appris en 1975 alors que je suivais une formation en documentation.
A l’époque, l’auteur fournissait un manuscrit au mieux tapé sur une machine mécanique, mais parfois écrit à la main. Un typographe le composait en piochant dans sa "casse", l’imprimeur fondait des quintaux de plomb, etc., bref, il restait un boulot monstre à accomplir.
De nos jours, l’auteur fournit un texte écrit à l’ordinateur, déjà quasiment mis en page.
Même plus besoin de savoir lire pour l’imprimer, puisque nombres d’éditeurs envoient le fichier informatique par le web à Singapour ou ailleurs, là où on paye les ouvriers du livre à coups de pieds au cul.
Bref, une fois fini le travail de l’auteur, il y a beaucoup moins à faire pour sortir le bouquin. Mais la part de l’écrivain reste à 10%.
Est-ce un effet de ma nullité en math si je trouve cela scandaleux, ou est-ce qu’il y a comme un défal, voire plusieurs défauts ?
NB : je ne prêche pas pour ma paroisse, mes ambitions se bornent à faire accepter un article de temps en temps par les bénévoles de LGS pour zéro euros, somme dont je vais d’ailleurs exiger le doublement, car c’est vraiment de l’exploitation !

#148850 
24/05/2018 à 13:58 par Tartampionne

Certains des raisonnements tournent en rond : "il faut être connu pour être publié"
Sartre avait-il des relations ? non
Anne Perry plus récente ? non plus de plus avec un lourd passé qui aurait pu en dégouter plus d’un dès le départ, mais certes elle est anglaise, les éditeurs anglais auraient-ils un rapport différent aux écrivains ?
on pourrait faire une longue liste de gens inconnus (écrivant en français et publié en France) avant d’être publié parmi quelques récents : Wilfried N’Sondé (ne vous y fiez pas il écrit en français), Emmanuel Dongala, Justine Augier, Jean-Yves Le Naour >>> tous ces gens connus ou inconnus avaient-ils des postes ou des "relations" pour avoir un jour la chance d’être publié chez Actes Sud ou Perrin ?

il s’agit donc d’autre chose que des relations, mais quoi ? c’est à cette question qu’il faudrait essayer de répondre.

quant à un statut d’auteur vous pourriez aussi l’étendre aux "petits" libraires et "petits" éditeurs.

#148852 
24/05/2018 à 14:42 Maxime Vivas

Théophraste a eu un remord et a écrit : Pour être publié il vaut mieux être célèbre.
Vous citez des arbres qui cachent la forêt. Il paraît qu’on peut gagner au loto. Il y a certes toujours de nouveaux auteurs et aussi des milliers qui ne sont pas publiés pour des raisons politico-commerciales. Le comble est ici : un nouvel auteur ne trouve qu’un petit éditeur pour accepter son manuscrit, mais (cela peut se produire) son livre a du succès. Arrivent alors les grosses maisons d’édition qui le piquent au petit éditeur qui a pris un risque.
Envoyez par la poste un manuscrit. Un lecteur de la maison d’édition va parcourir les premières pages, les dernières, quelques-une au milieu et vous recevrez un courrier signé "le service des manuscrits" qui vous dit que votre texte n’entre pas dans la ligne éditoriale de l’éditeur. 99,99 % des manuscrits envoyés par la poste subissent ce sort.
Supposons que le survol hâtif convainque le premier niveau de lecture. Un second niveau va le lire entièrement. Si l’éditeur envisage de le publier, il se renseigne sur vous. Ma fiche Wikipedia ne m’aide pas, c’est ce que disait mon agent. Mais passons, ler sujet n’est pas moi. Je témoigne, c’es tout. Quoi qu’il en soit, à qualité égale, il vaut mieux être une jeune belle femme ou un jeune beau mec domicilié à Paris intramuros qui ne peut pas pifrer Zola.

#148858 
24/05/2018 à 14:31 par Dominique

Il y a aussi l’auto-édition, la partie délicate étant la reliure dans le cas des livres. Mais certains auteurs le font, plus dans les pays anglo-saxons qu’en francophonie. L’auto-édition est comparable à l’auto-production en musique. Par exemple, David Rovics, un étatsunien qui a entre autre d’excellentes chansons sur la Palestine et qui en conséquence est boycotté par l’ensemble des médias US à l’exception de Democracy Now m’a dit lors d’une discussion qu’il n’avait jamais vendu autant d’albums depuis qu’il assure lui-même la distribution et qu’il a mis presque toute sa musique disponible en téléchargement libre depuis son site. Il a été un des premiers à le faire. Democracy Now le considère comme le successeur de musiciens engagés comme Arlo Guthrie et Phil Ochs. Il a plein de bonnes chansons que nous n’entendrons jamais sur nos médias.

#148857 
24/05/2018 à 15:20 par Assimbonanga

Ça évoque par certains aspects le petit monde de l’agriculture ou du commerce. Je bois du petit lait (d’ânesse !) à lire la réponse de Maxime Vivas à 13h57. Et pour la protection sociale, il y a un prix à payer dont les agriculteurs ni les commerçants ne veulent s’acquitter à hauteur de ce qui existe dans le salariat : la cotisation.
Par ailleurs, Dominique nous apporte la démonstration qu’on peut aussi recourir à la vente directe, comme à la ferme. L’écrivain devient alors un travailleur complet, alliant intellectuel et manuel. Je gage qu’il y trouve un équilibre de vie. A moins qu’une épouse pleine d’abnégation s’y colle à sa place ?
C’est pas le tout, mais j’ai une tendinite dans le bras droit, de l’épaule au poignet, à force d’écrire fougueusement des commentaires gratuits et ça, qui s’en douterait ?

#148859 
25/05/2018 à 00:34 par depassage

Maxime Vivas

Et attention aux gras du bide qui vous chantent ( en dînant à la Coupole) que la misère et le malheur engendrent des génies, mais qui ne savent pas pour autant expliquer pourquoi on n’en trouve pas tous les 10 mètres en Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Yémen où les missiles à agiter les neurones ne manquent pas.

Sur ce point-là, je peux vous contredire. je n’affirme pas que la misère et le malheur engendrent des génies, mais les pays que vous citez ont leurs génies dans la littérature, la poésie, le comique et le chant surtout parce qu’il est facile à diffuser. Ils ont toute une culture underground méconnue du monde et même de leurs sociétés respectives dont les élites cultivées ont majoritairement les yeux tournés vers l’Occident ou la littérature religieuse dans l’espoir de sauver leurs âmes. Dans ses contrées, la culture reste encore une culture de proximité.
En niveau de la littérature les seules oeuvres qu’il est possible de connaitre sont celles éditées par l’Occident qui les choisit pour leur flagornerie pour lui et pour leur mépris des leurs. Beaucoup d’écrivains édités en France sont de ce type-là, surtout ses dernières années après le tournant libéral et ultra-libéral qu’a pris le monde dans son ensemble.

#148876 
RSS RSS Commentaires
   
Karl Marx, le retour - Pièce historique en un acte
Howard ZINN
Moins de cinq cents personnes contrôlent deux mille milliards de dollars en actifs commerciaux. Ces gens sont-ils plus nobles ? Travaillent-ils plus durement ? N’ai-je pas dit, voilà cent cinquante ans, que le capitalisme allait augmenter la richesse dans des proportions énormes mais que cette richesse serait concentrée dans des mains de moins en moins nombreuses ? « Gigantesque fusion de la Chemical Bank et de la Chase Manhattan Bank. Douze mille travailleurs vont perdre leur emploi… Actions en (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

"Il est difficile de faire comprendre quelque chose à quelqu’un lorsque son salaire lui impose de ne pas comprendre."

Sinclair Lewis
Prix Nobel de littérature


Lorsque les psychopathes prennent le contrôle de la société
NdT - Quelques extraits (en vrac) traitant des psychopathes et de leur emprise sur les sociétés modernes où ils s’épanouissent à merveille jusqu’au point de devenir une minorité dirigeante. Des passages paraîtront étrangement familiers et feront probablement penser à des situations et/ou des personnages existants ou ayant existé. Tu me dis "psychopathe" et soudain je pense à pas mal d’hommes et de femmes politiques. (attention : ce texte comporte une traduction non professionnelle d’un jargon (...)
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
CUBA : modèle de résistance ou résistance d’un modèle ? (conférence/débat audio)
Conférence de Viktor Dedaj, animateur du site "Le Grand Soir", sur le Libre Teamspeak le 4 Décembre 2011. Notre conférencier nous explique enfin la vérité sur Cuba, sur son régime, et démonte minutieusement toute la propagande des États-Unis contre Cuba. Une conférence aussi excellente qu’indispensable. L’exposé initial de Viktor Dedaj dure une quarantaine de minutes et est suivi de deux heures de questions/débat avec les auditeurs. - http://lelibrets.blogspot.com/ Le compte Youtube ayant (...)
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.