Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

15 

Qui est cette naïade ?

C’est la question que pose Bernard Gensane sur son blog, en titre d’un article instructif.

Et il répond : «  A vrai dire, je n’en sais rien, si ce n’est que la photo de cette Iranienne a été prise en Iran en 1970.
Total respect pour les femmes iraniennes qui manifestent régulièrement contre l’obligation du voile ».

Il sera d’accord pour qu’on élargisse son « total respect » à toutes les femmes du monde qui luttent pour leur droit de choisir leurs atours, mais aussi pour le droit d’aimer et de ne plus aimer, d’être les égales des hommes partout, y compris au travail. Et, bien entendu pour le droit de poser en maillot de bain sans que des Pères La Vertu, « souchiens » ou pas, mais en tout cas moins tolérants qu’Allah en 1970, leur colle l’étiquette d’objets sexuels.

Théophraste R. (Directeur de la thèse de sociologie : « De l’influence de la minijupe sur la recrudescence des apoplexies parmi les fidèles de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet ».

PS. Pour ne pas choquer les Mères La Vertu et Christine Boutin, je me suis abstenu ici de la moindre allusion au monikini et au string.

URL de cette brève 5658
https://www.legrandsoir.info/qui-est-cette-naiade.html
Imprimer version PDF
pas de commentaires
no comment
reagir
Commentaires
29/12/2017 à 11:42 par pierreauguste

En 1970 à l’époque ou le shah était au pouvoir !!

#143302 
29/12/2017 à 12:51 par Assimbonanga

Ben oui, globalement l’ordre mondial du monde est un retour au puritanisme, grosse remontée des religions, de l’intolérance et de l’obscurantisme. Des blocs s’affrontent. On lève des troupes derrière des croyances irrationnelles. On s’entre-tue pour une virgule d’un vieux grimoire antérieur à la société capitaliste industrielle pour des capitalistes industriels qui se livrent une compétition de leurs gros porte-feuilles en dollars.
Tiens au fait, Bernard Arnaud est toujours le gagnant en France, l’homme le plus riche, quoique le plus discret, dont on parle peu. Et il est toujours l’ami du prési en titre, quel qu’il soit. Si une petite syndicaliste en région, avec un petit journaliste remuant, fait mine de soutenir une famille précaire* , des cars de CRS sont aussitôt diligentés devant une boutique Dior. Elle est pas belle la vie ? Ce frémissement du bas vers le haut, cette sensibilité à l’agitation populaire ? Les rênes sont bien tenues, serrées et invisibles.

*Marie-Hélène Goulard, film Merci Patron

#143306 
29/12/2017 à 12:52 par Palamède Singouin

1970, c’est l’époque du Shah. S’il n’y avait pas de contraintes vestimentaires à l’époque, disons qu’il y avait d’autres...inconvénients. Être communiste par exemple.
Ceci dit, allez en Iran, vous serez surpris par les Iraniens en général et les Iraniennes en particulier. Elles sont majoritaires dans les effectifs universitaires, jouent à cache-cache avec la police des mœurs et ont même le droit de devenir Ayatollah !!!!! Souhaitons leur de ne pas être "libérées" de la même manière que l’ont été leurs voisines Irakiennes.

#143307 
29/12/2017 à 15:07 par Fald

Méfions-nous de ces quelques photos largement utilisées par les nostalgiques du shah d’Iran et du roi d’Afghanistan pour faire croire que, sous leur règne, LES filles allaient à l’université en mini-jupe, ou, comme ici, à la plage en bikini.
Or, ce n’étaient pas LES filles, mais QUELQUES filles.
Dans ces deux pays, cela ne concernait qu’une infime minorité issue de l’aristocratie et de la grande bourgeoisie, qui vivaient « à l’occidentale », tandis que la masse végétait en plein moyen-âge.
Si les ayatollahs et la talibans avaient inventé le tchador et la bourqa, ils auraient eu plus de mal à les imposer à des femmes habituées à s’habiller comme elles le voulaient.
Seulement, la masse des femmes ne s’habillaient déjà pas comme elles voulaient.

#143308 
29/12/2017 à 16:06 par Julie

Il sera d’accord pour qu’on élargisse son « total respect » à toutes les femmes du monde qui luttent pour leur droit de choisir leurs atours, mais aussi pour le droit d’aimer et de ne plus aimer, d’être les égales des hommes partout, y compris au travail.

Ouaouh ! On deviendrait féministe au GS ? C’est quand même pas Maxime qui a écrit ça, si ? En tous cas ça fait plaisir à lire.
Une féministe endurcie, sorcière et tout ça...

#143311 
29/12/2017 à 16:30 par Ellilou

à Palamède singouin
Tout à fait d’accord avec vous, les États-Unis semblent vouloir appliquer à l’Iran le même traitement que celui qui a été appliqué en 2003 à l’Irak : fausses preuves apportées devant "la communauté internationale" (aka ONU), projet d’intervention militaire et diatribe anti-Iranienne à tout bout de champs.

#143312 
29/12/2017 à 22:40 par Christian Delarue

Si on dit qu’un VOILE n’a jamais mordu personne (bien que çà m’indispose tout comme une nippa ou une grosse croix) alors on peut dire aussi qu’un STRING seulement n’a jamais mordu personne (bien que çà gêne aussi certains ) ! kif, kif !
A défaut reste les termes d’hypotextile ou d’hypertextile qui sont plus passe-partout !

#143325 
29/12/2017 à 23:19 par Geb.

Il est certain qu’à l’époque du Shah le fait que certaines pouvaient se promener en bikini ne définissait pas obligatoirement la "liberté". Comme quoi tout n’est pas qu’une question de "textile".

Et si on remonte un peu plus loin, Mossadegh, si prisé pour se positions anti-impérialistes qui lui ont valu d’être assassiné n’était pas réputé pour son ouverture d’esprit sur le sujet.

Mais au fait, en 1950 ou 1960, en France pour ceux qui y étaient, c’était aussi "libre" que vous le pensez ? Ou vous l’avez lu dans les livres ???

Ou vous croyez qu’à la piscine de Saint-Flour il y avait foule en deux pièces ou en bikini ??? Même pas à Nice ou à Cannes. C’était largement marginal.

Pour le reste puisqu’on passe son temps à opposer les ou/ou - ni/ni je dirai : Qu’est-ce que vous préféreriez pour votre fille ?

Quelle aille à l’Université avec un foulard sur la tête, cinq prières par jour, et un vrai avenir, ou qu’elle bosse comme topless en string chez KFC ou McDo, tatouée et piercée jusqu’aux yeux pour un salaire de misère ; entre deux rails de coke et deux/trois passes pour arrondir les fins de mois ? Et une fois par semaine tomber en transes chez le prédicateur halluciné de l’Eglise baptiste du coin ?

Moi je ne "préfère" ni l’un ni l’autre. Mais dans l’absence de choix possible je choisis la première solution.

Et sur 70 millions d’iraniens il y en a certainement au moins 50 millions qui pensent comme moi.

Chez eux ils emmerdent les Mollahs, (Tout en les remerciant quand même de les préserver des KFC et McDo), mais ils gardent l’Université et l’Avenir.

Il sont peut être"rétrogrades" mais pas si cons que ça si on réfléchit bien.

#143329 
29/12/2017 à 23:25 par Renard

Sur tinder ou adopteunmec elle aurait fait un carton

#143330 
30/12/2017 à 02:06 par François

Ça sent un peu le féminisme à la fourest cette histoire. Des pseudo luttes pour faire oublier qui sont les véritables dominants.

#143332 
30/12/2017 à 04:24 par Byblos

Merci à Palamède Singouin, Fald et Geb de rappeler l’essentiel. Perso, entre un ayatollah ou Trump j’opterais sûrement pour le moindre mal. Et ça ne serait pas plus Trump qu’aucun des dirigeants occidentaux actuels.

#143333 
30/12/2017 à 09:12 par Assimbonanga

Années 60. C’est ben vrai cha. Quand j’étais petite, les femmes allaient à la messe avec un fichu sur la tête et les hommes étaient tenus, eux, d’ôter leur couvre-chef.

#143336 
30/12/2017 à 09:19 par Maxime Vivas

@ Julie

Il sera d’accord pour qu’on élargisse son « total respect » à toutes les femmes du monde qui luttent pour leur droit de choisir leurs atours, mais aussi pour le droit d’aimer et de ne plus aimer, d’être les égales des hommes partout, y compris au travail.

Ouaouh ! On deviendrait féministe au GS ? C’est quand même pas Maxime qui a écrit ça, si ? En tous cas ça fait plaisir à lire.
Une féministe endurcie, sorcière et tout ça...

C’est signé Théophraste (que j’applaudis sans réserve). Mais attention, cher-e lecteur-trice, à ceux-celles qui croient que l’ennemi.e c’est l’autre salarié-e, l’immigré.e ou le-la chomeur(se) et non pas le (la) banquier(e) et le-la patron-ne et qui font appel à la police des moeurs grammaticales dès que la vaillante sentinelle courtise le mannequin et que la jeune recrue de l’atelier du peintre s’émeut des courbes du modèle nu.
Par contre, je souhaite aux sorcières, succubes et viragos de comprendre que LGS est féministe, bien plus que les féminos-démagos-nunuches qui brandissent les hochets de la diversion tombés de la hotte du MEDEF.

#143337 
30/12/2017 à 14:24 par Fald

Tout à fait d’accord, Maxime Vivas !
D’abord pour la grammaire. J’ai toujours dit à mes élèves qu’on ferait mieux de classer les noms en 1er et 2eme groupe comme les verbes, même si la majorité des hommes et animaux mâles sont dans un groupe et le majorité des femmes et animaux femelles dans l’autre. (En latin, on dit d’ailleurs 1ère, 2ème (etc. jusqu’à 5ème) déclinaison). En allemand, que j’enseignais, il y a en plus le groupe des enfants et petits, bêtement appelé « neutre », ce qui fait croire à certains que l’allemand « déféminise » les fillettes. Mais il y a des exceptions dans les deux langues, moins en allemand où le suffixe « -in » permet de féminiser presque tous les noms, en particulier de métier. Et surtout, il y a les choses. Il faut un conte vraiment fantastique pour qu’un fauteuil et une chaise soient heureux et aient beaucoup de petits tabourets.
D’accord ensuite pour le féminisme et autres problèmes sociétaux. Ils sont importants, mais on s’en sert trop pour faire oublier le social. J’ai souvent déjà, sur LGS et ailleurs, déploré que le salariat petit et moyen, dans les 80% de la population, se pense d’abord comme hommes ou femmes, blacks, blancs ou beurs, catholiques, juifs, musulmans, etc., homos ou hétéros, jeunes ou vieux, actifs ou retraités, ou chômeurs, etc., etc. Alors que s’ils se pensaient d ‘abord comme le salariat, tant pour agir que pour s’organiser et voter, … pas interdit de rêver !
Lorsque Pierre Gattaz pose un revendication, il le fait pour tous les patron(ne)s et actionnaires, quels que soient ses préjugés racistes ou sexistes de foutu réac. Et il est suivi par l’immense majorité des patron(ne)s et actionnaires, même ceux qui sont fâchés entre eux. Cela s’appelle la conscience de classe.
Par contre, lorsque la CGT (je pense surtout à elle même si elle n’est pas seule) pose des revendications pour le salariat, elle est suivi par une minorité qui fait doucement rigoler le MEDEF.
La proportion de patrons organisés au MEDEF ou à la CG-PME est nettement plus importante que la proportion de salariés syndiqués, sans compter qu’une majorité de ces syndiqués le sont dans des organisations passablement jaunâtres.
La bourgeoisie gagne la lutte des classes d’abord parce qu’elle a conscience de son existence.

#143344 
31/12/2017 à 10:50 par Palamède Singouin

Je me permets de recommander les carnets de route de Philippe Bichon, globe trotter palois, qui vous fera découvrir mieux que la télé la vie quotidienne en Iran, au Yémen, en Birmanie ou en Ethiopie sans complaisance ni a priori...Illustrations du crayon et du pinceau de l’auteur.
C’est là :
http://www.globecroqueur.com

#143371 
RSS RSS Commentaires
   
Le choix de la défaite - Les élites françaises dans les années 1930
Annie LACROIX-RIZ
Comment, pour préserver leur domination sociale, les élites économiques et politiques françaises firent le choix de la défaite. Un grand livre d’histoire se définit premièrement par la découverte et l’exploitation méthodique de documents assez nombreux pour permettre des recoupements, deuxièmement, par un point de vue qui structure l’enquête sur le passé (Annie Lacroix-Riz répond à Marc Bloch qui, avant d’être fusillé en 1944, s’interrogeait sur les intrigues menées entre 1933 et 1939 qui conduisirent à (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

’’Derrière chaque enfant qui meurt de faim se cache un assassin’’

Jean Ziegler ( Forum Social Mondial de Porto Alegre 2003)


Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme - ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs sont qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui est ainsi (...)
Cuba - Tchernobyl : Lettre à Maria.
24 août 2006. Chère Maria, Je ne sais pas si mon nom vous dira quelque chose. A vrai dire, je ne crois pas vous avoir laissé un souvenir impérissable. C’est pourtant vous qui m’avez donné, au détour d’une seule phrase, une des plus belles leçons d’humanité qu’un homme puisse recevoir. Il y a déjà quelques années de cela mais, comme vous pouvez le constater, je n’ai pas oublié. Vous souvenez-vous, Maria, de cet occidental en visite sur votre île qui voulait vous poser quelques questions ? En réalité, et (...)
Le DECODEX Alternatif (méfiez-vous des imitations)
(mise à jour le 19/02/2017) Le Grand Soir, toujours à l’écoute de ses lecteurs (réguliers, occasionnels ou accidentels) vous offre le DECODEX ALTERNATIF, un vrai DECODEX rédigé par de vrais gens dotés d’une véritable expérience. Ces analyses ne sont basées ni sur une vague impression après un survol rapide, ni sur un coup de fil à « Conspiracywatch », mais sur l’expérience de militants/bénévoles chevronnés de « l’information alternative ». Contrairement à d’autres DECODEX de bas de gamme qui circulent sur le (...)
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.