« Informer n'est pas une liberté pour la presse mais un devoir »
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Thème : France
Changer le statut et le nombre de nos élus
C.COMSA
Tout le monde connait cette petite comparaison sur le nombre d’élus entre deux démocraties, d’un coté les États-Unis et de l’autre la France. Pour la première, l’on dénombre 300 millions d’habitants, et l’on compte , 100 sénateurs et 435 députés, et pour la seconde, 60 millions d’habitants, 350 sénateurs et 577 députés. Donc si les États-Unis nous imitaient, ils auraient : 2100 Sénateurs et 3462 députés ! Et en France, si nous adoptions le système americain, nous n’aurions que 17 Sénateurs et seulement 73 députés. Intéressant non ? Oui, mais un peu démago, non ? La comparaison de la France avec les USA équivaut à comparer le football et le rugby. Combien le football compte-t-il de joueurs et combien le rugby en compte-t-il ? Ou alors comparer le handball et le basket, alors que les règles ne sont pas les mêmes. Aux (...) Lire la suite »
 
Encore une réforme courageuse
Mauris DWAABALA

Selon J-M Ayrault, cette réforme du quotient familial "est la preuve qu’on peut sauver le modèle social français en le réformant, en réduisant les injustices, en répondant à des besoins nouveaux et en apportant plus de solidarité".

Question de point de vue. Pour Michel Canet, président de l’Union des familles laïques (UFAL), ces mesures vont dans le sens d’"une semi-privatisation de la politique sociale". Le plafonnement du quotient familial va concerner nombre de couples de cadres et « l’aménagement », comme il est dit élégamment, de la prestation jeune enfant touchera des couples avec un revenu de 3250 euros par mois, qui perdront tout de même plus de 900 euros par an ! Certes, le gouvernement, en renonçant à moduler les allocations familiales en fonction des revenus, semble avoir renoncé à porter atteinte à l’universalisme de la politique familiale hérité de la période de la Libération. Il reste cependant qu’avec la modulation du quotient familial, c’est la famille en tant que telle qui va devoir ouvrir sa bourse. Par le biais (...) Lire la suite »
 
L’ « UMPS » ou la poussière sous le tapis
Denis THOMAS

Au pouvoir : le PS, son échec et ses reniements. A l’opposition : l’UMP, ses divisions et son étonnante incapacité à profiter des erreurs de l’adversaire. Au milieu : des Français déboussolés, appauvris et de plus en plus distants vis-à-vis de la politique. D’où un jeu à la mode : tout faire, à droite comme à gauche, pour masquer les errements et les fautes. Glisser « la poussière sous le tapis », cacher l’incurie. Mais jusqu’où et combien de temps ?

La problématique est tristement connue et désespérément tenace. Relancer l'emploi, le pouvoir d'achat tout en équilibrant les comptes nationaux et assurer une « certaine » pérennité de la Sécu et des retraites. Autant dire que cocher toutes les cases relève de l'imaginaire et croire le contraire de la cour de récréation. Reste que le jeu de dupe auquel se livre tout animal politique est de cultiver les espoirs de ses mandants sur l'air de « demain on rase gratis » en colmatant tant bien que mal les brèches béantes du présent. Et du passé. Parfois, l'affaire se complique. Ainsi François Hollande, l'homme qui taxe plus vite que son ombre, vient avec son tout récent arbitrage sur les allocations familiales, de taper on ne peut plus franchement sur le « social » et sur les classes moyennes. Ou, du moins, (...) Lire la suite »
 
La sauce hollandaise
Mauris DWAABALA

Pour le grand public à l’oreille supposée complaisante, l’hôte de l’Élysée garde les yeux rivés sur la ligne bleue de l’inversion de la courbe du chômage pour la fin de l’année. Une perspective que tout dément : la vie quotidienne comme les prévisions de l’OCDE.

C'est sans doute avec ce noble dessein en tête que le Chef de l'État s'est rendu à la mi-mai dans la capitale belge pour rencontrer la Commission européenne. Il s'y est engagé à poursuivre la mise en place de réformes, "non parce que l'Europe le demanderait mais parce que c'est l'intérêt de la France" a-t-il déclaré en bombant le torse, cependant que José Manuel Barroso, qui ne cache pas les convergences de vues entre Bruxelles et le Gouvernement français ces derniers mois, déclare que le "message d'exigence" adressé ce mercredi à Paris "est en ligne avec les préoccupations exprimées par le Président français François Hollande". Quelles sont donc les recommandations économiques dévoilées ce mercredi par la Commission européenne parce que c'est l'intérêt de la France ? Elles concernent les droits actuels (...) Lire la suite »
 
Moloch : dieu auquel on sacrifiait les premiers-nés en les jetant dans un brasier
Bruxelles : le Moloch demande plus de sang.
Ariane WALTER

« Il faut régler l’histoire des retraites cette année. Ça traîne. » Voilà le message des faux prêtres qui parlent dans des statues vides pour imiter la voix des dieux. (Histoire des Oracles. Fontenelle.)

On connaît tous ces anciens cultes, témoignages de hautes civilisations et de folie humaine, comme si le cerveau, passée une certaine croissance, ne pouvait que sombrer dans un delirium assassin. L’orgueil d’être puissant devient psychopathie, cancer qui veut dévorer toutes les autres cellules. Oui, l’ « Europe » est notre cancer. Notre Moloch intraitable qui, comme à Carthage ou à Mexico réclamait encore plus de têtes, encore plus de cœurs palpitants. « Bruxelles » est le nouveau Moloch. Le nouveau temple qui demande toujours plus de sacrifices. « Sacrifices ! » Comme nous retrouvons ce mot dans son sens religieux et implacable ! Mais pourquoi appeler ce malheur « Bruxelles » ? « Bruxelles dit », « Bruxelles veut » … Pourquoi cette ville qui faisait naître le sourire avec ses moules, ses frites et (...) Lire la suite »
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Diplomatie française : l’inculture et l’ignorance aux commandes. L’exemple de la Syrie.
Roland HUREAUX
Ceux qui dirigent la diplomatie française l’auront bien cherché ! L’annonce d’une conférence internationale sur la Syrie, avec la participation du gouvernement Assad, dont le principe a été négocié directement entre les Etats-Unis et la Russie, constitue un camouflet pour la politique française. D’autant que Londres, Jérusalem et même Ankara, mais pas Paris, semble-t-il, ont été immédiatement associés au processus. En faisant au cours des derniers mois, au sujet de la Syrie, de la surenchère sur la politique américaine elle-même, la France s’est ainsi marginalisée. Cette surenchère s’est exprimée par la reconnaissance du conseil national qui tient lieu de gouvernent provisoire des rebelles, à la représentativité douteuse, et la volonté frénétique d’armer la rébellion syrienne, deux positions que le présent (...) Lire la suite »
 
Finalement...
L’État renonce à encadrer le salaire des patrons : On a eu très peur !
Denis THOMAS

Après des nuits d’insomnies, le gouvernement a tranché : il n’y aura pas de projet « spécifique sur la gouvernance des entreprises ». Entendez par là : pas question de limiter le salaires des grands patrons du privé. La France respire et va pouvoir garder ces talents que le monde entier nous envie.

C’est naturellement notre Moscovici-sur-la-sellette qui s’est collé à faire cette brillante communication dans le quotidien Les Echos, connu comme un brûlot activiste au profit du monde du Travail. Il envoie ainsi une autre promesse de campagne de François Hollande aux oubliettes mais, nous n’en sommes plus à ça près. L’Ami Mollette avait alors affirmé : "j'imposerai aux dirigeants des entreprises publiques un écart maximal de rémunérations de 1 à 20". Et aussi de guérir les écrouelles, envoyer des parapluies sur Mars et faire perdre quarante kilos à Gérard Depardieu au terme d’une cure d’abstinence totale sur le Saint-Emilion. Sans rire, le gouvernement indique à présent préférer '"une autorégulation exigeante" de la part des boss du Cac 40 et d'agir dans « le dialogue". Et, avec une habitude qui (...) Lire la suite »
 
Après la fraude fiscale, le pouvoir d’achat va exploser au nez de Hollande
Denis THOMAS

Le moins que l’on puisse dire est que le lynchage médiatique dont fait l’objet François hollande est à large spectre. Le « Hollande bashing » à la « Une » touche tous les aspects de la politique et de la personnalité en creux du successeur de Sarkozy.
Tous ? Non, un résiste encore : le « pouvoir d’achat », terme soigneusement écarté des éléments de langage gouvernementaux. Mais il va très bientôt jaillir comme un diable de sa boîte. Plus fort et plus longtemps que Cahuzac...

Avec un retard plus ou moins calculé, les médias vont inévitablement s’emparer de la chose. Le Français, lui, est déjà au cœur de cette triste « actualité » depuis des lustres et n’a pas attendu l’arrivée de Moi Président pour constater une baisse vertigineuse de son niveau de vie. Reste que le présent exécutif, avec une « méthode » qui n’appartient qu’à lui, poursuit la quête aussi ancienne qu’acrobatique pour faire rentrer l’argent dans les caisses. Tous se livrent à d’épatantes simulations aux allures de frénétiques bouche-trous. Tout d’abord, après avoir fait beaucoup couler d’encre et gloser dans les chaumières – et surtout dans les sièges des constructeurs automobiles hexagonaux – Bercy, après moult préconisations élyséennes, a affirmé que l’alignement fiscal du gas oil sur celui du super était abandonné. Et (...) Lire la suite »
 
Un gouvernement qui irait de Montebourg, du PS, à Philippot du FN ?
Où va Nicolas Dupont-Aignan ?
PRCF

Souvent en rupture avec l’UMP, sa famille d’origine, Nicolas Dupont-Aignan a fréquemment pris des positions courageuses : pour la renationalisation à 100% de l’EDF, contre le tout-anglais, contre la constitution européenne, pour la souveraineté nationale... En même temps, son discours sur la sécurité et sur l’immigration le rapproche de la droite dure et il a soutenu les contre-réformes Fillon sur les retraites.

Force est en outre de constater que, dès lors qu'il s'agit de dessiner une perspective politique d'ensemble, le chef de file de "Debout la République" semble incapable d'un choix REPUBLICAIN : ainsi NDA vient-il encore d'appeler sur France-Info à mettre en place un "gouvernement d'union nationale" qui irait de Montebourg, de la prétendue "aile gauche" du PS, à Philippot, une étoile montante du FN. Le fait que NDA ajoute aussitôt qu'il s'agirait d'un gouvernement républicain qui travaillerait sur la ligne de NDA et non sur celle du FN n'a rien de rassurant. D'une part, les rapports de forces entre "Debout la République" et le FN sont tellement déséquilibrés que l'on voit très clairement QUI, en réalité, fait mouvement vers qui. D'autre part, ce n'est pas d'un gouvernement d' "union nationale" (...) Lire la suite »
 
France : le dualisme des « saigneurs »
Bernard CONTE

Le dualisme sociétal a longtemps été l’apanage du Tiers-monde. Il se caractérise notamment par la polarisation riches-pauvres de la société et la grande faiblesse de la classe moyenne. La dynamique néolibérale impose un ajustement structurel qui tend à généraliser au monde entier le dualisme des sociétés sous-développées.

C’est ce que je nomme la Tiers-mondialisation de la planète(1). Cette Tiers-mondialisation atteint maintenant les pays du Nord, dits développés, sans épargner le pays « central » : les États-Unis. Des auteurs, de plus en plus nombreux (2), décrivent le phénomène à travers la désindustrialisation, la montée du chômage, la dégradation des services publics, l’euthanasie des classes moyennes, la paupérisation des masses, la trahison des élites… La manifestation la plus flagrante s’observe dans les villes qui, industrieuses au cours de la période des Trente glorieuses, déclinent depuis le début de la mondialisation néolibérale. Par exemple, des cités comme Détroit, autrefois fleuron de la construction automobile nord-américaine, en viennent à « ressembler aux enfers du Tiers-monde ». La pandémie touche aussi (...) Lire la suite »
 
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