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Grèce

En Grèce, en quatre ans le nombre de suicides pour raisons économiques a quadruplé.
Contre la ségrégation et l’exploitation : la tragicomédie, arme politique.
Yangos ANDREADIS

Yangos Andreadis est Universitaire, directeur du Centre de Drame et de Spectacle Classique de l’Université Panteion d’Athènes.

Il a bien voulu confier au Grand Soir le texte de son intervention du 3 décembre 2011 à Paris au colloque international « Pour une civilisation de l’émancipation humaine, Trans-Révolutions, Révolutions individuelles et collectives » organisé par le psychiatre Hervé Hubert, animateur du TRIP (Travaux de Recherche sur l’Inconscient et la Pulsion).

LGS

De nouvelles armes destructrices, sont mises à l’essai : celles d’une dictature néofasciste préférant pour le moment aux blindés la terreur des medias et des marchés. La Guerre - qui cette fois démarre comme guerre économique menaçant de devenir une guerre globale- est déjà en train de se propager en Europe et dans le monde. Les instigateurs de cette guerre n’ont pas de patrie et, comme les personnages agents du destin dans la Tragédie ils aiment les masques, les jeux de mots macabres et les énigmes. Qu’ils s’appellent « forces du Marché », maison d’évaluation, banques centrales, leur objectif reste le même : Subjuguer le monde entier. Peut-on encore faire de l’art, théâtral ou autre, au milieu de la crise actuelle ? Et quel genre, dans quel contexte et quel but ? La réponse oui. Peut être plus que jamais. (...) Lire la suite »
 
Crise politique et lutte de classes en Grèce : Analyse de l’OKDE Ergatiki Pali
Courant Communiste Révolutionnaire du NPA

Avec la crise en Italie, la crise grecque est le point le plus avancé de l’instabilité économique en Europe. Cela a de fortes répercussions au niveau politique et institutionnel, non pas seulement en Grèce mais également à l’échelon européen, et au delà. Comme nous le signalions précédemment, la raison fondamentale de cette instabilité politico-institutionnelle se trouve du côté de la « guerre de résistance prolongée », pour reprendre l’expression des camarades de l’OKDE, que sont en train de mener les travailleurs du public et du privé aux côtés de la jeunesse [1].

Georges Papandréou, en brandissant l’épouvantail du référendum, s’est grillé politiquement, non seulement au niveau européen mais également intérieur. Il a cependant tout de même réussi à remettre de l’ordre dans son propre parti, le PASOK[2], et à forcer Nouvelle Démocratie (ND), l’opposition de droite d’Antonis Samaras[3], à accepter de soutenir le plan d’austérité voté le 27 octobre dernier. C’est sur cette base qu’un gouvernement d’union nationale a été mis en place, mené par Lucas Papademos, un économiste grec, ancien de la Commission Européenne. Le nouveau gouvernement compte sur la participation du PASOK et de ND bien entendu mais également du parti d’extrême droite LAOS, pour la première depuis la chute de la dictature des colonels. A peine après avoir annoncé la composition de son gouvernement Papademos a (...) Lire la suite »
 
Après la Grèce, ce fascisme financier qui menace l’Europe…
Medelu (MEmoire DEs LUttes)

Onze personnalités grecques, dont le compositeur Mikis Theodorakis et Manolis Glezos, le héros de la Résistance qui arracha en 1941 le drapeau hitlérien qui flottait sur l’Acropole durant l’occupation nazie, dénoncent le fascisme financier qui menace. Ils appellent les peuples d’Europe à s’unir pour en finir avec la dictature des marchés.

Cet appel, rédigé en octobre dernier, est plus pertinent que jamais après l’humiliante convocation de Georges Papandréou par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à la veille du G-20 de Cannes. Rudoyé pour zèle insuffisant dans l’application du plan de rigueur infligé au peuple grec, le premier ministre (par ailleurs président de l’Internationale socialiste) a dû remballer son projet de référendum et s’engager, le doigt sur la couture du pantalon, à obéir aux ordres de la troïka Commission, BCE et FMI, fondée de pouvoir de la finance internationale. Ayant transformé son pays en république bananière, Georges Papandréou, mission accomplie, a démissionné de ses fonctions pour laisser la place à un gouvernement de coalition où les « socialistes » du Pasok siègent au côté de la droite de la Nouvelle Démocratie. A (...) Lire la suite »
 
Grèce : le pavé dans la mare
Patrick MIGNARD
La décision prise par le Premier Ministre grec, Papandréou d’avoir recours à un référendum populaire pour savoir si oui ou non la Grèce doit accepter le plan issu de l’accord européen des 26 et 27 octobre à Bruxelles, la concernant, est probablement un des moments politiques les plus passionnant de cette année finissante. Cet évènement en dit long sur l’état de la « démocratie » en Europe et sur la manière dont les décisions sont prises. UN SEISME POLITIQUE Le séisme ne vient pas simplement de ce qui pourrais se passer,… Mais c’est d’abord la manière, à l’annonce de la décision grecque, dont ont réagi la classe politique dirigeante européenne, puis les bourses et marchés. Le tollé des dirigeants européens, et en particulier ceux de l’Allemagne et de la France, éclaire singulièrement la « confiance » que ces « (...) Lire la suite »
 
Dans l’hypothèse où ils sortiraient de l’Euro, est-ce la fin du calvaire des Grecs ?
Chems Eddine CHITOUR
« Il faut prendre l'argent où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres. D'accord ils ne sont pas riches mais ils sont nombreux. » - Alphonse Allais Il était une fois la Grèce un petit pays qui fut pour l'Europe la matrice de la civilisation et de la démocratie et qui traverse une période noire. Le plus triste est que des pays qui ont jailli du néant se permettent de faire la leçon. On lit quelques morceaux d'anthologie dans les dépêches main stream sur la morgue envers la Grèce : « A la veille du G20, mercredi soir, lors d'un mini-sommet de crise, la France et l'Allemagne ont posé un ultimatum à la Grèce : un référendum oui, mais pour décider si la Grèce reste ou non dans la zone euro. En attendant, le pays ne recevra plus un centime. (...) Pour Christophe Barbier le chevalier à l’écharpe rouge, de (...) Lire la suite »
 
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