La sémantique qui a exprimé la situation en Libye n’a pas fini de mener à l’impasse cognitive. Au tout début, était cette « révolution » atypique que l’armada de l’OTAN faisait, quand les médias mettaient plutôt en scène des « révolutionnaires ».
Lors de la « victoire » et de la chute de Tripoli, le même décorum est servi à l’opinion internationale.
Le « nouveau pouvoir » à peine installé, les « révolutionnaires » sont passés de leur glorieux statut à celui de milices ou de groupes armés.
Chaque jour qui passe nous apporte son lot de vérités. Le cas irakien n’a pas servi d’exemple en matière de mensonges pour terrasser un pays et assassiner plus d’un million de civils. Les armes de destruction massive avaient servi comme prétexte, et puis, une fois le crime commis et le pays dévasté, on n’en parle plus.
L’avenir de la Libye s’annonce sombre et les médias s’intéressent à autre chose. Deux ans après l’intervention de l’OTAN, les milices continuent à semer la terreur dans le pays
Aujourd’hui, mardi 19 mars 2013, un grand moment de renommée internationale vient de se dérouler en Libye. Nicolas SARKOZY vient d’être accueilli en « libérateur » pour avoir libéré le peuple de la dictature insupportable de cet ignoble KADHAFI !
Le secrétaire à la Défense étatsunien Leon Panetta, les traits de plus en plus ravinés, sans doute par l’exercice du pouvoir et la bénédiction papale malgré tout accordée, a été entendu par le Congrès le 7 février, sans doute pour la dernière fois ès qualité. Et sans doute (bis) est-ce la raison pour laquelle il s’est un peu laissé aller à ce dangereux penchant de ne pas dissimuler la vérité, ou, dans tous les cas, la réalité des faits. Le sujet de cette audition était l’attaque de l’ambassade des États-Unis à Benghazi, le 11 septembre 2012, ayant abouti à l’assassinat de l’ambassadeur Stevens.
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