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La Shoah, « bouclier humain » du sionisme

Il n’est jamais trop tard pour apprendre

Yad VaShem Musée du Holocaust à Jérusalem

Nous sommes en janvier 2009 et :

J’ai découvert qu’on pouvait appeler « guerre » une ratonnade géante à ciel ouvert menée par des cinglés racistes rongés par un spleen identitaire et existentiel.

J’ai découvert qu’une population civile assassinée ne s’appelait plus « dommage collatéral » mais « bouclier humain ».

J’ai découvert qu’on pouvait emprisonner Gaza et ensuite lancer des tracts pour gentiment « prévenir » la population carcérale que les matons (prononcez Tsahal) allaient jouer avec eux à ballon prisonnier avec des bombes au phosphore.

J’ai découvert qu’un sioniste pouvait prendre son pied devant le spectacle et faire semblant de s’offusquer que l’on puisse mettre en doute son état de « légitime défense ».

J’ai découvert par la même occasion qu’on pouvait lui foutre un poing sur la gueule et que ça ne faisait finalement pas plus mal que sur un autre. J’ai découvert aussi que lorsqu’ils ne sont pas à dix contre un, les sionistes perdent leurs super pouvoirs de « peuple élu ».

J’ai découvert lors d’une émission sur TF1 qu’un porte-parole du régime israélien (encore un ?) pouvait brandir une photo pour appuyer ses dires sur Gaza sans que personne ne lui fasse remarquer qu’Israël interdisait l’accès à Gaza aux photographes.

J’ai découvert que brûler une voiture vide était plus grave que de tirer sur une ambulance occupée.

J’ai découvert que les dirigeants des organisations sionistes n’étaient pas encore en prison. J’ai découvert par la même occasion que l’apologie de crime de guerre n’était pas illégale en France.

J’ai découvert que « interventionnisme humanitaire », « couloirs humanitaires » et « devoir d’ingérence » ont soudainement disparu du vocabulaire de Bernard Kouchner & consorts.

J’ai découvert que l’OTAN n’intervenait plus, ne bombardait plus, ne faisaient plus rien pour sauver une population en danger.

J’ai découvert que des élus français étaient gênés de participer aux manifestations et de se retrouver sur la photo en « mauvaise compagnie ».

J’ai découvert ainsi que le risque, sinon l’assurance, de se faire traiter de salaud par des sionistes était finalement moins grave que la certitude d’en être un en se taisant.

Et c’est là que j’ai enfin compris comment les sionistes avaient transformé cette horreur de la Shoah en « bouclier humain » du sionisme.

Viktor Dedaj
« il n’est jamais trop tard pour apprendre »
janvier 2009

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