 |
Informer n'est pas une liberté pour la presse, mais un devoir |
 |
|
|
1 commentaire
14 mars 2009
Un texte de 1959 éclairant sur la différence entre le pacifisme et l’anti-impérialisme
Pourquoi quitter l’OTAN ? : Le pacifisme bourgeois et la paix.
Ernst BLOCH
[texte déniché par COMAGUER] Les demi-mesures se vengent même du rêve le plus noble qu’ait cultivé le bourgeois : le vieux rêve de paix éternelle, objectif utopique authentiquement maternel. Pourtant les moyens utilisés à cette fin ont toujours été les plus inadaptés, et le terrain sur lequel cette cause était appelée â se développer et à prospérer a toujours été un champ de cadavres. Une société fondée elle-même sur la lutte, une société de nature antagoniste ne peut établir de paix éternelle ; malgré le réel désir qui en existe dans le peuple et parfois même dans les couches sociales plus élevées, tout au moins aussi longtemps que le bourgeois peut s’enrichir sans problèmes. Le désir absolu de paix n’est naturel que chez le paysan, l’ouvrier, le petit-bourgeois qui sont, de naissance, les candidats toujours mobilisables au tombeau du soldat inconnu. Ce désir sera d’autant plus naturel que l’homme comprendra qu’il lui faut mourir pour défendre des intérêts qui ne sont pas les siens ; intérêts qui sont parfois contraints d’arborer le masque de la cause patriotique, et ici, il n’y a pas longtemps, la cause des objectifs impérialistes d’une minorité. La lutte pour le temps libre s’associe alors tout simplement à la lutte contre la plus dangereuse et la plus inhumaine de toutes les impulsions : celle du meurtre organisé.
Toutefois la bourgeoisie au pouvoir n’a connu que très irrégulièrement des périodes où elle semblait désireuse d’éviter la guerre. Ou, plus exactement, où elle ne s’y adonnait plus que sur le sol coloriai, combattant les Philippins, les tribus indiennes des montagnes, les nègres du Congo, etc. En revanche, ce sont surtout les pays capitalistes anglo-saxons, les plus rodés à la technique des négociations frauduleuses ou des conditions draconiennes, qui optèrent longtemps pour le compromis, pour la politique de la porte ouverte. Ce n’est pas sans raison que l’Angleterre, patrie du compromis, avait apparemment fait triompher l’esprit civil du pathos féodal et guerrier, avait rayé celui-ci de la constitution. C’est ainsi que vit le jour cette espèce de jeu spécieux et précaire que l’on peut appeler pacifisme boursier : la guerre, en Europe ou avec l’Europe, paraissait trop risquée, et même dans le cas d’une victoire elle menaçait d’entraîner des pertes bien trop importantes sur le plan commercial, pour que l’on envisage sérieusement de s’y aventurer. Il est d’ailleurs des plus révélateurs que la sociologie anglo-saxonne, dépassant de loin l’époque victorienne, ait pour ainsi dire mis sur le même plan guerre et féodalisme, guerre et junker, guerre et samouraï. La sociologie spencérienne doit recourir à tout l’appareil de sa prétendue théorie de l’évolution pour prouver que la guerre ressortit exclusivement à l’état primitif et féodal de la société, à la coercition, à la tutelle, et curieusement aussi, à la centralisation au demeurant si peu féodale.
En revanche l’attitude correspondant, selon un intérêt des plus spécifiques, à l’ère industrielle, serait l’élimination du militarisme suranné, ressenti par elle comme un corps étranger — la guerre serait l’ultima ratio des rois, non des citoyens. Par conséquent, c’est au Falloir et à l’Avoir, tout au moins à l’Avoir que l’honorable théorie de la sociologie spencérienne devait d’ouvrir la cage à la blanche colombe ; la concurrence pacifique, comme on avait coutume de dire, unit les comptoirs. C’est donc sur de telles assises qu’allait se développer le pacifisme bourgeois, sous la direction de l’Angleterre et de la jeune Amérique du Nord, un pacifisme bien intentionné et imprécis, au souffle court, et constitué d’une multitude d’interprétations erronées de soi, s’avérant apte à l’emploi même sous forme de quasi-peace in our time, permettant de tolérer, voir de promouvoir un Hitler. Car le capitalisme est loin d’être ce mouton pour lequel les sociologues spencériens le font passer, et le risque n’effraie pas l’entrepreneur, lorsque l’objectif à atteindre est l’anéantissement de la concurrence. Quant au prétendu militarisme en soi, qui, issu du passé féodal précapitaliste, s’était maintenu en Allemagne et au Japon, il serait depuis belle lurette redevenu un simple accessoire de parade si dans ces deux pays précisément, il n’avait pu s’appuyer sur une mission impérialiste toute neuve.
Au siècle du capitalisme monopolistique la guerre et la paix ne sont donc plus aux antipodes l’une de l’autre ; elles sont issues toutes deux du même commerce, de lui précisément ; la guerre moderne procède elle-même de la paix capitaliste et en porte les traits effrayants. La lutte pour les débouchés, la compétition par tous les moyens sont inscrites dans la nature même du capital, ainsi ne peut-il entretenir de paix éternelle, ainsi les systèmes impérialistes développent-ils l’atmosphère explosive d’une constante avant-guerre, dans laquelle la déclaration de guerre (dont on peut aussi se passer, comme cela est apparu il n’y a pas si longtemps) devient un simple exutoire. Un idéalisme d’abord sentimental, puis débraillé, et enfin véreux peut donc lui aussi arroser la fleur de la paix dans les hauteurs dominantes de la bourgeoisie ; mais ici cette fleur ne fait que camoufler les préparatifs de l’agression brutale, si vis bellum, para pacem, (if you want fascism, speak about freedom. Dans le capitalisme avancé, l’esprit civil lui-même s’est à ce point identifié aux gros bombardiers que c’est l’impérialisme seulement, phase ultime du capitalisme, qui a poussé la guerre jusqu’à son point culminant que l’on appelle « guerre totale ». Et sites diverses guerres de Wall Street sont totales, c’est non seulement parce qu’elles ne se passent plus du tout seulement entre armées, mais aussi parce qu’elles sélectionnent avec un héroïsme tout particulier les sans-défense pour en faire leurs victimes. La population des églises, les femmes et les enfants n’avaient pas de raison de trembler devant les armées de chevaliers, mais la fureur de la bourgeoisie impérialiste ne leur fait pas de quartier. De même ce qui a subsisté de pacifisme au sein de la grande bourgeoisie et condamne l’agression fabriquée de toutes pièces à la Maison Blanche, au Vatican et par les fidèles de la bourse, les Tartuffes, les ratichons de Franco, ce n’est plus seulement de l’idéalisme véreux, mais de l’escroquerie pure. Ainsi la paix prospère-t-elle sur le sol capitaliste comme un mouton à l’abattoir ; le rêve de paix est aussi peu réalisable dans le contexte capitaliste que celui de la philanthropie en général. Certes, les guerres pourraient être évitées si ses futures victimes s’unissaient et intervenaient dans une action commune suffisamment forte, mais elles restent une menace constante, et dans le meilleur des cas, on ne peut parler que d’une absence de guerre, maintenue à grand-peine et requérant une constante vigilance. Seul le socialisme écarte les causes de la guerre ainsi que le germe de nouvelles guerres que tout traité de paix capitaliste porte en elle. La paix n’est pas une affaire de parti ; dans cette ère où elle est constamment menacée, elle est l’affaire de l’humanité par excellence, mais d’une humanité sans Nemrods. Le désir volontaire d’écarter la guerre et de disposer de temps libre, autrement dit le désir de loisirs pacifiques ne deviendra un fait qu’à partir du moment où le profit maximal impérialiste sera jugulé, c’est-à-dire aboli. Sans cela l’absence, et plus encore l’impossibilité des guerres d’agression ne deviendra jamais une situation normale, après avoir été si longtemps un état intensément souhaité.
Voilà donc ce qui se passe ici aussi dès que l’on enferme le loup dans la bergerie. A cela s’ajoute que les loups eux-mêmes ont été obligés d’avouer que la paix était un vieux rêve, tout dépourvu d’attrait qu’il fût pour eux. L’appel lancé par Berta de Suttner : « Bas les armes ! » était l’écho d’une nostalgie si vieille, surtout si souvent dépeinte, que le pacifisme possède pour ainsi dire la tradition d’une utopie propre. D’une utopie qui, même si elle se trouve parfois impliquée dans les utopies sociales, ne coïncide cependant pas du tout avec elles. Car le rêve de paix se trouve précisément développé chez des auteurs qui ne nous ont pas laissé de projets détaillés de l’Etat idéal, comme chez les anciens prophètes d’Israël ou comme chez Kant.
Et il fait également partie du droit naturel révolutionnaire : Grotius, le fondateur du droit international, dépeint la paix comme une situation normale. Et avant d’en arriver au pacifisme boursier et â ses faux-semblants, le rêve de paix était proche de la jeune Aufklärung bourgeoise et de ses ligues contre les princes, contre les guerres de seigneurs et les guerres de religion. L’ironie du destin capitaliste voulut que ce fût la Révolution française, avec l’armée nationale qu’elle avait dû constituer pour sa défense, qui se trouvât à l’origine du service militaire obligatoire pour tous. C’est chez Kant que l’utopie pacifiste se fit la plus insistante, mais non pas dans le contexte de l’utopie sociale ; c’est â la lumière de la moralité qu’elle allait s’allumer. Le projet contenu dans l’essai de 1795 intitulé Pour la paix éternelle, n’accorde rien à la politique, sans qu’il soit au préalable rendu hommage à la morale, en tant que souveraine absolue. « La politique dit : Soyez rusés comme les serpents ; à quoi la morale ajoute (condition restrictive) : et sans tromperie, comme les colombes » (Werke, Hartenstein, VI, p. 437). Concilier les deux, reconnaît Kant, est difficile, mais c’est pour lui une exigence indiscutable. Une politique morale, une morale politique assureraient la paix éternelle, du moment que l’Etat, chez tous les grands peuples, aurait une structure telle qu’il semblerait résulter d’un contrat librement décidé par ses sujets. La constitution qui voit ainsi le jour est la loi républicaine, elle seule a « outre la limpidité de l’origine, due à la source pure de la notion de Droit, dont elle a jailli, la perspective de s’ouvrir sur ce prolongement tant souhaité qu’est la paix éternelle » (loc. cita., p. 417). Pourtant lorsqu’il se lance dans la théorie d’une République universelle unique, Kant a, en dépit de tout rigorisme moral, le bon sens du chat échaudé et se contente d’un succédané, au milieu de tous les Etats de proie qui existent réellement : la société des nations. « Pour les Etats dans leurs relations mutuelles, il ne peut raisonnablement y avoir d’autre manière de sortir de la situation anarchique, qui ne peut impliquer que la guerre, qu’en renonçant, de la même manière que les individus isolés, à la liberté sauvage (ignorant les lois), en s’accommodant des lois coercitives publiques et en formant ainsi un Etat de nations (s’accroissant sa.’s cesse) qui finirait par englober tous les peuples de la terre. Mais comme d’après l’idée qu’ils se font du Droit international, ce n’est pas du tout ce qu’ils veulent,.., ainsi, à la place de l’idée positive d’une république universelle (si l’on veut que tout ne soit pas perdu) l’unique issue est le succédané négatif d’une alliance empêchant la guerre, la surmontant et s’accroissant sans cesse, capable d’arrêter le flot de la tendance irrespectueuse du Droit, de la tendance hostile, bien qu’elle menace constamment de se rallumer » (loc. cit., p. 423 sq.).
Un tel pessimisme se distingue en tout cas de la crédulité des pacifistes qui voyaient dans une « république universelle » américaine un moyen de promouvoir la paix, et non l’industrie de l’armement. Le pessimisme de Kant en ce qui concerne son rêve de paix n’a pas pour seule origine la juste appréciation des Etats irrespectueux du Droit, mais aussi et tout autant le Décalogue et les Prophètes. L’un et les autres s’adressaient, sans se faire d’illusions, à l’homme devenu un loup pour l’homme ; le Décalogue avec l’implacable commandement enjoignant de ne point tuer, le prophète Isaïe avec cette prédiction extrême : « Ils feront fondre vos glaives pour en faire des faucilles et vos lances pour en faire des socs de charrue. » Voilà une affirmation toute messianique, qui n’a pas confié aux rois assyriens et certainement pas non plus aux prêtres actuels de Baal la responsabilité du règne de la paix, ou ne les y a pas mêlés. Il faut laisser cela à la « communauté de défense » des loups, au pacifisme de la tromperie, de l’imposture qui fait passer les agressés pour les agresseurs, et fabrique les bombes atomiques pour sauver la civilisation.
En résumé : le vieux rêve de paix présuppose de façon presque plus impérative encore que tout autre élément de l’utopie sociale une base limpide et une mise au point claire. Dès la Première Guerre mondiale (si l’on considère ne serait-ce que les junkers prussiens), il s’avérait déjà incontestablement que le pacifisme ne consiste pas du tout à mettre absolument un terme aux guerres existantes, mais bien à enrayer les causes de guerres ultérieures. De la Seconde Guerre mondiale, qui n’est pas terminée et qui n’a fait que déplacer l’agresseur de Berlin à Washington, il ressort à l’évidence que le militarisme, en dépit du fait qu’il s’est appuyé avant tout, comme en Prusse ou au Japon, sur la brutalité d’une classe de junkers, n’a pas pour origine la barbarie féodale, mais les rapports de propriété les plus modernes et que la prévention radicale de toute guerre future ne peut réussir à longue échéance sans que soit mis un terme durable aux intérêts monopolistiques. Les lances ne peuvent vraiment devenir des socs de charrue qu’à partir du moment où le sol où passe la charrue devient la propriété de tous ; pas une minute plus tôt, pas une minute plus tard. La paix capitaliste est un paradoxe qui plus que jamais répand la terreur et qui impose aux peuples de défendre la cause de la paix avec la plus grande vigilance et les plus grands efforts ; au contraire, la notion de « paix socialiste » est une tautologie.
In « Le principe Espérance »
Tome II : Les épures d’un monde meilleur
Ernst Bloch
Publié en Allemagne en 1959
Version française 1982 (Gallimard)
URL de cet article http://www.legrandsoir.info/Pourquoi-quitter-l-OTAN-Le-pacifisme-bourgeois-et-la-paix.html
8200
Pourquoi quitter l’OTAN ? : Le pacifisme bourgeois et la paix.
14/03/2009 à 21:12, par MK
Ce texte est un pur bijou de réalisme et d’analyse, et hélas d’une actualité brulante. Il mériterait d’être diffuser à la une d’un Libé ou d’un Monde, en vue des prochains préparatifs des 60 ans de l’OTAN, afin d’ouvrir les yeux de ceux qui n’ont pas encore compris cela.
82.***.221.*** #55481
|
Ernst BLOCH
(pas d'autre article)
Ne croyez en rien avant que ce ne soit officiellement démenti.
Claud Cockburn #192
traduit par Ángeles Muñoz avec la collaboration de Sara Albert
Madrid, février 1939. La Guerre d’Espagne touche à sa fin. Leonor va connaître l’exode, la torture, la condamnation à mort, et les longues années de prison...
L’horreur quotidienne de l’univers carcéral franquiste tel que l’ont vécu des milliers de femmes et d’enfants est décrite ici par Juana Doña avec un réalisme sans concession et sans complaisance. Ce livre est son témoignage.
Écrit en 1967, (...)
Lire la suite »

9 février 2010
Belen GOPEGUI, Santiago ALBA RICO, Pascual SERRANO, Carlos FERNANDEZ LIRIA
A partir d'une Histoire parfaitement semblable, à base de colonialisme et de sous-développement, le socialisme a fait infiniment plus pour Cuba que le capitalisme pour Haïti ou le Congo.
Nous vivons un temps propice à la réflexion économique. Après quelques décennies de prédominance (...)
9 février 2010
Plusieurs annonces successives sur la belle santé l'économie chinoise ont semé le trouble dans la classe dirigeante occidentale :
Le PIB de la République Populaire chinoise a augmenté de 8.7% en 2009, la progression la plus rapide du monde au moment même où les économies occidentales peinent (...)
9 février 2010
Jacques SAPIR, Pascale FOURIER
Deuxième partie de l'entretien réalisé le 12 janvier avec Jacques Sapir, directeur de recherche à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.
Je vous rappelle le contexte, j'étais allée voir Jacques Sapir, un an après notre entretien précédent pour faire le point sur la crise, et j'avais (...)
8 février 2010
Jacques SAPIR, Pascale FOURIER
La crise ? Mais quelle crise ?... Il n'y a plus de crise ou en tout cas on n'en parle peu ou pas... Les banques font des bénéfices pharaoniques... enfin, bref, tout semble aller pour le mieux ! Bon d'accord, le chômage augmente, un million de chômeurs vont arriver en fin de droits en 2010, mais (...)
8 février 2010
Michael WINTERBOTTOM, Naomi KLEIN
« Seule une crise, réelle ou supposée, peut produire des changements. Lorsqu'elle se produit, les mesures à prendre dépendent des idées en vigueur. Telle est, me semble-t-il, notre véritable fonction : trouver des solutions de rechange aux politiques existantes et les entretenir jusqu'à ce que (...)
8 février 2010
(Le Monde, édition du 22 février 2004)
1. D'aimables républicaines et républicains arguèrent un jour qu'il fallait une loi pour interdire tout foulard sur les cheveux des filles. A l'école d'abord, ailleurs ensuite, partout si possible. Que dis-je, une loi ? Une Loi ! Le président de la (...)
7 février 2010
Désormais les dirigeants des corporations (*) pourront acheter directement les élections sans passer par des intermédiaires. La Cour Suprême des Etats-Unis vient d'augmenter considérablement le pouvoir d'une petite minorité de la population qui contrôle l'économie.
Le 21 janvier 2010 entrera (...)
7 février 2010
Après le tremblement de terre du 12 janvier qui a dévasté Haïti, le gouvernement français prend des mesures pour faire cesser en Europe l'opposition politique à l'occupation militaire américaine de Haïti.
L'intervention américaine a bloqué les aides essentielles en nourriture et médicaments, y (...)

Thèmes similaires
18 novembre 2009
Il y a vingt ans, la fin de la Guerre Froide devait introduire une ère de paix. Pourtant, depuis dix ans, l'Otan fait la guerre – d'abord au Kosovo, aujourd'hui en Afghanistan. C'est la guerre et non la paix qui est de retour. Pourquoi ?
Je veux présenter plusieurs propositions qui à mon (...)
10 mai 2009
Avec comme seules réactions officielles géorgiennes, les objurgations (1) antirusses et larbines de l'Otan que déblatère Mikheïl Saakachvili, ce clown présidentiel simiesque de notre temps, abîme doublement incarné du vilain et du nain politique, combien indécent, au moment où l'Otan fait ses (...)
30 avril 2009
Les feux à la périphérie de Strasbourg une fois éteints, la « grandeur » française se mesurera dorénavant à l'intérieur d'une alliance qui semble dès à présent peu encline à satisfaire le petit De Gaulle de service, Nicolas Sarkozy.
L'affrontement avec les Etats-Unis sur l'entrée de la Turquie (...)
26 janvier 2010
L'agression sioniste contre Gaza de l'hiver 2008-2009 est la continuation de la guerre de colonisation commencée en 1947. Cette dernière guerre a été préparée politiquement, particulièrement pour le public occidental, par le placement, par les USA et l'Union européenne, du Hamas, du Jihad (...)
14 janvier 2010
« (...) De plus, le processus de transformation, même s'il apporte un changement révolutionnaire, risque d'être long, en l'absence de quelque événement catastrophique et catalyseur - tel qu'un nouveau Pearl Harbour. (...) »
Project for New American Century (Pnac)
Cette phrase tirée du (...)
12 janvier 2010
J'ai beau faire tous les efforts humainement possibles, mais je n'y arrive pas, pour croire ce que nos responsables politiques et la presse officielle nous rapportent sur les tragédies humaines et sur ceux qui en sont les principaux responsables. Il y a ce quelque chose qui s'appelle « la (...)
Cet espace publicitaire était géré par Google
Devant la multiplication de publicités et messages de propagande israeliens affichés ici par Google, le Grand Soir préfère se passer des revenus génerés.

De mal empire
3 février 2010
La possibilité d'une nouvelle guerre américaine a augmenté la semaine dernière lorsque l'administration Obama a sévèrement critiqué à la fois la Chine et l'Iran. Le premier acte d'agression a été lancé par la Secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, qui a « averti » la Chine qu'elle devait soutenir (...)
21 janvier 2010
Les États-Unis qui prétendent, de façon absurde, trouver des terroristes d'Al Qaeda sur des vols en provenance de Cuba, sont eux-mêmes le sanctuaire d'une importante colonie de terroristes, de tortionnaires et d'ex-présidents assassins.
En plus d'avoir initié, orienté, financé et géré le (...)
17 janvier 2010
L'envoi de 10 000 marines en Haïti, la prise de contrôle par les USA de tous les points stratégiques, à commencer par l'aéroport de Port-au-Prince, le refus de laisser atterrir, sous prétexte de saturation, un avion français : tout semble annoncer une prise de contrôle d'Haïti par Washington. (...)
13 janvier 2010
Si une survivante de l'Holocauste, âgée de 85 ans, avait fait la grève de la faim en soutien d'un peuple assiégé dans une autre partie du monde, et si des centaines de manifestants plutôt occidentaux avaient été pris pour cible et battus par la police, vous pouvez être sûr que nous aurions (...)
|
|
annonces sélectionnées et proposées par Amazon.fr
|
|
Pour soutenir le Grand Soir 
Cet espace vous est offert en libre service pour publier des articles et annoncer des événements. Merci de bien mentionner les sources et les références.
Nos lecteurs proposent

9 février 2010
Elles ont joué, elles ont perdu. Sauvées par l'argent de l'état (donc du contribuable, donc de leurs propres clients).
http://www.lepost.fr/sond age/2010/0...
Il fallait le dire
9 février 2010
L'initiateur "anti minarets"… s'est converti à l'islam.
Le politicien suisse Daniel streich, qui devint célèbre en raison de son opposition à la construction des minarets dans les mosquées (...)
Morte de rire
8 février 2010
CE MERCREDI 10 FEVRIER 2010
A 18H30
C'EST « L'HEURE DE L'METTRE »
Sur RADIO CAMPUS Lille 106,6
En direct et en archives sur www.campuslille.com
« En aucun cas nous ne devons nous fourvoyer (...)
hdm
8 février 2010
Un texte d'Eduardo Galeano paru sur Servindi le 20 janvier dernier, mais qui date de 1996. Galeano revient dans ce texte sur l'histoire d'Haïti. Ou comment l'Occident a construit la malédiction (...)
Eduardo GALEANO
7 février 2010
Les problèmes culturels ne sont pas secondaires par rapport aux problèmes politiques ou économiques. Tout se tient et les langues, les moyens de communication de masse sont des armes ou des (...)
Bernard GENSANE
6 février 2010
Eric WOERTH, le classisme et le "politiquement correct".
Eric WOERTH vient coup sur coup défendre publiquement les hauts revenus de Proglio et le démantèlement du statut de la fonction publique (...)
Christian DELARUE
6 février 2010
En ce début d'année, un ami entrepreneur en Inde du Nord nous informait que Jeff Knaebel, un homme qui tente de réveiller les consciences en diffusant la leçon de Gandhi, était menacé de prison. (...)
Eva Cantavenera
6 février 2010
Les États-Unis continuent de donner refuge à des fugitifs boliviens malgré leur politique "antiterroriste".
Un leader de l'opposition bolivienne, accusé d'avoir des liens avec une groupe (...)
Primitivi
6 février 2010
Dans sa livraison de février 2010, Le Monde Diplomatique (Serge Halimi) revient sur le « consensus de Pékin » : Paraphrasant une formule célèbre de Mao Zedong du 1er octobre 1949, le président Hu (...)
Bernard Gensane
5 février 2010
Le 30 janvier, 2010. - Le fractionnement gouvernemental n'a pas engendré d'opposition de la part de la droite, ni des groupes de la gauche radicale, le président Rafael Correa l'a fait lui-même (...)
Primitivi
5 février 2010
La guerre de basse intensité s´intensifie, après l´expulsion de la communauté San Pedro, Base d´appui Zapatiste, deux nouvelles communautés ont été victimes d´expulsion violente, par le (...)
Espoir Chiapas
5 février 2010
L'ONG mexicaine "Frente Nacional Contra la Represión" indique que : “Des escadrons de la mort agissent à Ciudad Juárez”. Le porte-parole du Front National Contre la Répression, Carlos (...)
Primitivi
4 février 2010
Île-de-France – Décroissance !
Projet citoyen et politique pour les élections régionales en Île-de-France
Dans le cadre des élections régionales, nous proposons une série d'uto-pistes (...)
Île-de-France – Décroissance !
4 février 2010
Le mercredi 27 janvier fut un jour historique pour le Honduras. Le même jour le nouveau président Pepe Lobo entrait en fonction mais les élections qui l'ont placé à la tête du pays ont enregistré (...)
Primitivi
2 février 2010
Siège du Parti communiste français, Espace Niemeyer
Communiqué du PCF
La Rencontre des progressistes d'Amérique latine et d'Europe qui s'est tenue à Paris, à l'invitation du Parti communiste (...)
Communiqué PCF
2 février 2010
URGENT- PARIS -SANS PAPIERS -RASSEMBLEMENT RUE DU REGARD LE 2 FÉVRIER
mardi 2 février 2010
Communiqué des organisations syndicales et associations soussignées, signataires de la lettre du 1er (...)
INTERSYNDICALE - TRAVAILLEURS SANS PAPIERS
VU SUR LE WEB

Mona al-Samouni, 12 ans, est déprimée et revit dans ses cauchemars le jour - il y a un peu plus d'un an - où elle a vu ses parents et un certain nombre de ses proches se faire tuer par des soldats israéliens dans leur maison de Zeitoun, au sud-est de Gaza-ville.
Comme beaucoup d'autres enfants (...)
Info-Palestine
Rebondissement dans l'affaire de Villiers-le-Bel. L'avocat des familles des deux jeunes a déposé une plainte pour faux témoignage contre les policiers.
en lire plus
Les mots ont un sens
 Khalil Tafakji, géographe et cartographe palestinien de Jérusalem, vient de recevoir par simple courrier un ordre signé du ministère de la sécurité intérieure israélien lui interdisant tout voyage à l'étranger pendant les six prochains mois. « Pour des raisons de sécurité », indique la lettre. (...)
Les blogs du Diplo
Traduction de l'article "Pawns Matter / Why Washington "Cares" About Honduras and Haiti" par MARK WEISBROT
Publié à l'origine par le Guardian .
Et dans Counter Punch.
La mainmise des Etats-Unis sur les pays d'Amérique Latine, en particulier des pays pauvres qui veulent d'émanciper.
Pourquoi (...)
Des bassines et du zèle
« Il faut environ 225 kilos de maïs pour faire un plein de 50 litres de carburant agroalimentaire. 225 kilos de maïs, c'est suffisant pour nourrir une personne pendant un an, » rappelle Chems Eddine Chitour, professeur à l'Ecole Polytechnique d'Alger et spécialiste des questions énergétiques. (...)
ContreInfo
[Philou sur TrackerNews - 2/01/2010] Pour les handicappés de la technologie parmi nous, il existe également un tutoriel vidéo très simple et très bien fait, qui explique comment installer un VPN. Cela pèse 450 Mo et se trouve sur la quasi totalité des serveurs bittorrent. (...)
Libertes & Internets
 La voie vers la réélection d'Evo Morales est enfin dégagée après l'approbation par le Congrès d'une nouvelle loi électorale permettant la tenue des élections du 6 décembre prochain. Pour ce faire, le chef d'État bolivien a dû endurer cinq jours de grève de la faim, appeler de nouveau à une (...)
RISAL
Pourquoi donc, il y a vingt ans, presque tous les pays de la planète ont-ils signé une convention internationale des droits de l'enfant? Pourquoi proclamer ces droits en se réunissant tous ensemble, par delà les frontières, les guerres, les conflits, les idéologies? Entre autres, parce que (...)
Chronique de l’humanité ordinaire
On sera sauvés par où on a péché : alors que le marché détruit la planète, comment la préserver ? Par plus de marché !
Fakir
 Qu'est-ce donc un immigré aux yeux des dirigeants du pays d'accueil ?, s'interroge le sociologue Abdelmalek Sayad dans une étude consacrée à l'immigration algérienne en France. « Un immigré, c'est essentiellement une force de travail, et une force de travail provisoire, temporaire, en transit. (...)
Le Plan B
COLLOQUE INTERNATIONAL
Le bolivarisme : du Libertador à Hugo Chavez
25-26 mars 2010
UNIVERSITE DE PAU
Laboratoire de recherches Arc Atlantique
Avenue de l’Université, Pau
(amphithéâtre de la présidence)
http://www.culturamerica. fr/
Partenariats
Universidad de América latina y el (...)
Memoire des luttes
« A force de réfléchir avant de légiférer, on reste immobile. »
Frédéric Lefebvre, humoriste
Le projet de « loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (dite LOPPSI II, en référence à la « loi d'orientation et de programmation pour la sécurité (...)
Syndicat de la magistrature
|