Auteur Bruno GUIGUE

En Occident, pas de pleureuses pour les enfants yéménites

Bruno GUIGUE
La prospérité de notre industrie de l’armement vaut bien la vie de quelques milliers d’enfants yéménites. C’est ce que répondit implicitement Manuel Valls lorsqu’on lui demanda ce qu’il pensait des bombardements saoudiens qui dévastent le Yémen et terrorisent sa population. « Est-il indécent de se battre pour nos emplois ? » répondit le premier ministre le 15 octobre 2015 sur Bfm/Tv. « Indécence », dites-vous ? A la tête d’un gouvernement qui aura généreusement distribué des armes et des (…)

Cette gauche qui sert de supplétif à l’OTAN

Bruno GUIGUE
A de rares exceptions près (Jean-Luc Mélenchon, le PRCF), le moins qu’on puisse dire est que la gauche française pratique le déni de réalité sur la Syrie. Depuis 2011, c’est impressionnant. Elle a tout avalé. Avec gourmandise. Un véritable festin de couleuvres ! Elle s’est d’abord fiée à des sources douteuses (OSDH) dont elle a répété en boucle les chiffres invérifiables et les affirmations gratuites. Bonne fille, elle a accrédité la narration ridicule du (…)

Les coupeurs de tête à l’ONU !

Bruno GUIGUE
Élire l’Arabie saoudite au Conseil des droits de l’homme, c’est comme nommer un pédophile directeur d’école. Mais ça y est, c’est fait. Cette monarchie est esclavagiste et corrompue. Pudibonde et obscène, elle se prosterne devant le dieu-dollar et vomit tout ce qui n’est pas wahhabite. Elle diffuse à l’échelle planétaire une idéologie débile et sectaire. Elle invoque le Créateur à chaque virement bancaire, mais elle décapite comme d’autres font un barbecue. Seulement voilà, elle a beaucoup (…)

France : l’avènement de la démocratie pour rire

Bruno GUIGUE
La querelle du burkini, c'est le saut qualitatif qui précipite la politique française dans le néant, le dernier accès d'auto-dérision qui lui porte le coup de grâce. De l'extrême-droite à l'extrême-gauche, toute la classe politique a joué sa partition dans cette cacophonie estivale. Gauche obsédée du foulard, revenants de la droite décomplexée, FN à l'affût, quelle belle unanimité ! A croire que le trouble identitaire est leur gagne-pain, le péril musulman leur fonds (…)

Le sionisme est-il soluble dans le droit international ?

Bruno GUIGUE
Spectatrice impuissante des affrontements entre l’occupant israélien et la résistance armée au cours de l’été 2014, la présidence palestinienne a décidé de mener une offensive diplomatique d’envergure. Il y a vingt ans, l’OLP a solennellement renoncé à la lutte armée. Avalisant les accords d’Oslo, elle a troqué une paix factice contre une autonomie illusoire (Voir : « Le processus d’Oslo : la paix pour un plat de lentilles »). Prise au piège d’une négociation inégale, elle a tout concédé (…)
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Pourquoi le régime syrien a tenu bon

Bruno GUIGUE
Peut-on encore parler de la crise syrienne de façon rationnelle ? A entendre cette incessante litanie de mensonges assénés, comme s’ils étaient des vérités premières, par des médias aux ordres, on en douterait aisément. Pourtant les faits sont là, ils sont « têtus » et résistent aux dénégations les plus insistantes. L’effondrement d’un récit édifiant Depuis l’été 2011, les éditoriaux de la presse occidentale célèbrent en chœur les funérailles anticipées du pouvoir damascène : « tyran (…)

Israël, allié indéfectible du régime d’apartheid

Bruno GUIGUE
Au moment où la planète entière porte le deuil de Nelson Mandela, Benyamin Netanyahou annonce qu’il ne participera pas aux cérémonies de Pretoria. Pour quel motif ? Parce que « ce voyage coûterait trop cher » à l’Etat hébreu. On croit rêver. Au moment où la planète entière porte le deuil de Nelson Mandela, Benyamin Netanyahou annonce qu’il ne participera pas aux cérémonies de Pretoria. Pour quel motif ? Parce que « ce voyage coûterait trop cher » à l’Etat hébreu. On croit rêver. Les (…)

Le drone, ou l’instrument du Bien

Bruno GUIGUE
A raison d’une attaque tous les quatre jours depuis l’accession au pouvoir de Barack Obama, l’utilisation massive de ces oiseaux de la mort a fait des ravages. Depuis le 11 septembre 2001, la lutte contre le terrorisme est le slogan monomaniaque d’un Occident obnubilé par la violence des faibles. Mais dans cette dramaturgie manichéenne, une décision stratégique de la présidence Obama a marqué une étape nouvelle : l’emploi massif des drones de combat. Il cumule, en effet, les avantages de (…)

Le processus d’Oslo : la « paix » pour un plat de lentilles

Bruno GUIGUE
On se souvient encore des envolées lyriques sur le « miracle de la paix » accompli en 1993 devant la Maison Blanche par des leaders charismatiques aussitôt couronnés du prix Nobel. On se souvient encore des envolées lyriques sur le « miracle de la paix » accompli en 1993 devant la Maison Blanche par des leaders charismatiques aussitôt couronnés du prix Nobel. Et pourtant, en dépit de cette réconciliation-spectacle aux allures de show médiatique, l’affrontement israélo-palestinien n’a (…)

De Guy Mollet à François Hollande, le tropisme colonial

Bruno GUIGUE
La diplomatie française se réclame volontiers d’une morale humaniste, mais elle l’applique de façon sélective. Atteinte du syndrome des « deux poids, deux mesures », elle ne convainc que les convaincus. En 1956, le socialiste Guy Mollet mena contre l’Egypte nassérienne une désastreuse expédition militaire. En 1991, François Mitterrand participa à la coalition internationale contre l’Irak. En 2013, François Hollande rêve de bombarder la Syrie de Bachar Al-Assad. Cette remarquable (…)

Terrorisme : les règles d’or de la doxa

Bruno GUIGUE
Ainsi la médiatisation du terrorisme se caractérise par son extrême variabilité, mais selon un axe qui épouse la division de la planète entre le monde d’en haut et le monde d’en bas : dans un cas, elle le condamne à l’insignifiance, dans l’autre elle le voue à l’hyperbole. Si l’on s’en tient à sa définition usuelle, les choses paraissent simples : le terrorisme est l’exercice indiscriminé de la violence à l’égard de populations civiles en vue d’obtenir un résultat politique. Comme une (…)