RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibeseBuzz
 

BERD : Voler aux pauvres pour donner aux riches.

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé le 19 mai 2012 s’être dotée d’un fonds spécial d’un milliard d’euros destiné à quatre pays de la région MENA, à savoir le Maroc, la Jordanie, l’Egypte et la Tunisie. Dans le communiqué faisant suite à l’annonce, elle a expliqué que ce fonds "permettra de lancer des investissements dans des démocraties arabes émergentes, en réponse à la vague de changements politiques intervenus dans certaines parties du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord". Les mots semblent innoncents, si ce n’est qu’ils sont sortis de la bouche de la BERD. Pour les comprendre, il faut remonter à la genèse de la banque, en 1991.

Cette année-là , le rideau de fer s’effondre brutalement, même si plusieurs éléments indiquaient que cela était inéluctable. Les pays de l’ex-bloc soviétique ne sont pas préparés au "changement", c’est-à -dire au passage définitif à l’économie de marché, malgré la perestroïka prônée quelques années plus tôt par Mikhaïl Gorbatchev, dernier président de l’URSS. La BERD est créée dans ce contexte-là . Ainsi, elle sera à l’origine d’un vol en règle, un des plus grands hold-up perpétrés contre une population de toute l’Histoire, à coup de privatisations et de prise en main forcée des entreprises les plus rentables des pays de l’Est, grâce à l’assistance de dirigeants politiques de connivence, tel Boris Eltsine en Russie. De là naîtront les disparités qui existent encore dans ces pays, avec foule de gens très pauvres en bas de l’échelle sociale, et l’un des plus grands nombres de milliardaires au monde tout en haut.

Aujourd’hui, en pleine crise des dettes souveraines, l’Occident est en détresse. Il a besoin de nouveaux marchés, de nouvelles liquidités, pour appuyer son mode de vie basé sur la surconsommation des ressources de la planète. Les quelques pays arabes visés par ce prêt - et non donc un généreux don - devraient désormais jouer ce nouveau rôle de pompe à fric. Le communiqué de la BERD est clair là -dessus. Son investissement sera axé "sur le développement du secteur privé, la croissance des petites et moyennes entreprises, l’amélioration des services municipaux, le développement de secteurs financiers stables et l’amélioration des services de fourniture d’énergie".

Les pays du Nord, à travers des institutions financères à leur service (les Etats-Unis détiennent par exemple 16% des droits de vote au FMI), n’en sont malgré tout là pas à leur coup d’essai, et ne cesseront jamais de s’accaparer des tronçons pharamineux de l’économie du tiers-monde, surtout dans le domaine des ressources énergétiques. La BERD a à ce propos accordé un autre prêt de 6,5 milliards de dollars aux mêmes pays arabes suscités pour financer des programmes dans ce domaine-là . Il serait sans doute temps de réagir.

Wissam El Bouzdaini
Journaliste à l’hebdomadaire marocain Maroc Hebdo International.

URL de cet article 16763
Michel Boujut : Le jour où Gary Cooper est mort.
Bernard GENSANE

Le jour de la mort de Gary Cooper, Michel Boujut est entré en insoumission comme il est entré dans les films, en devenant un cinéphile authentique, juste avant que naisse sa vocation de critique de cinéma. Chez qui d’autre que lui ces deux états ont-ils pu à ce point s’interpénétrer, se modeler de concert ? Cinéma et dissidence furent, dès lors, à jamais inséparables pour lui. Il s’abreuva d’images « libératrices », alors qu’on sait bien qu’aujourd’hui les images auraient plutôt tendance à nous « cerner ». (...)

Agrandir | voir bibliographie

 

Informer n’est pas une liberté pour la presse, mais un devoir. La liberté de la presse a bien une limite : elle s’arrête exactement là où commence mon droit à une véritable information.

Viktor Dedaj

Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
46 
L’UNESCO et le «  symposium international sur la liberté d’expression » : entre instrumentalisation et nouvelle croisade (il fallait le voir pour le croire)
Le 26 janvier 2011, la presse Cubaine a annoncé l’homologation du premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon. Vous n’en avez pas entendu parler. Soit la presse cubaine ment, soit notre presse, jouissant de sa liberté d’expression légendaire, a décidé de ne pas vous en parler. (1) Le même jour, à l’initiative de la délégation suédoise à l’UNESCO, s’est tenu au siège de l’organisation à Paris un colloque international intitulé « Symposium international sur la liberté (...)
17 
Analyse de la culture du mensonge et de la manipulation "à la Marie-Anne Boutoleau/Ornella Guyet" sur un site alter.
Question : Est-il possible de rédiger un article accusateur qui fait un buzz sur internet en fournissant des "sources" et des "documents" qui, une fois vérifiés, prouvent... le contraire de ce qui est affirmé ? Réponse : Oui, c’est possible. Question : Qui peut tomber dans un tel panneau ? Réponse : tout le monde - vous, par exemple. Question : Qui peut faire ça et comment font-ils ? Réponse : Marie-Anne Boutoleau, Article XI et CQFD, en comptant sur un phénomène connu : "l’inertie des (...)
87 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.