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Bye Bye ’Bling Bling’ !...

« Progressivement, les dirigeants de pays ’démocratiques’ deviennent des démagogues vulgaires qui, sous couvert de ’liberté’, anéantissent toute référence à une norme autre que la sauvagerie des appétits privés. » - La République de Platon - Alain Badiou (*)

Ouf !...

’Bling Bling’ boucle ses valises.

Même, si la seule révocation d’un individu, avec sa bande, ne modifie en rien l’emprise d’une oligarchie ou d’une idéologie…

Même, si «  le système » et son clan sont en mesure de le faire réapparaître en 2017…

Même, si on ne peut préjuger, malgré l’anticipation d’un certain nombre de craintes, des qualités, capacités, autonomie réelle, de son successeur…

Savourons l’éviction d’un président de la V° République, dont l’analphabétisme historique, économique, géopolitique, pour nous limiter à ces seuls domaines, restera une honte pour la fonction. Prouvant ainsi que loin d’être «  l’élection du meilleur d’entre nous », elle n’est souvent que celle d’une marionnette des intérêts occultes d’une poignée.

Personnage dont le niveau d’arrogance, de mépris, de cynisme, de violence, de cruauté, exprimé à l’encontre de ceux qu’il considérait comme inférieurs à sa ’caste’ ou sa ’race’, n’avait d’égal que la démonstration permanente de sa servitude obséquieuse, obsessionnelle et agitée, à l’égard de ses «  Maîtres ».

Souhaitons que le ’nouvel élu’ parvienne au moins, au cours de son mandat, à extraire la fonction présidentielle de cet avilissement…

Georges STANECHY

(*) Alain Badiou, La République de Platon, éditions Fayard, 2012, p. 464.

N.B. : Dans un remarquable travail de relecture, de traitement, d’actualisation, Alain Badiou ’adapte’ à notre époque, en ’modernisant’ références et contextes, le monument de Platon, ’Politeia’, connu sous le titre de ’La République’. Un régal !

COMMENTAIRES  

07/05/2012 15:50 par calame julia

Le bouquet fut le discours à la Mutualité avec la claque comme d’habitude ! De ce que j’ai pu en
comprendre c’est sa propre défaite donc ce fut sa propre gouvernance et sa propre carotte à 
atteindre. Tout fut dit. Du reste l’in-dignité a consisté à nous montrer en images des personnes
qui criaient nicolas, pleuraient nicolas ; alors qu’à l’extérieur, à la Bastille, les personnes de la
même génération ont parlé du pays et de son représentant élu.

07/05/2012 16:34 par latitude zero

La partie la plus savoureuse de son discours à la mutualité a été quand même cet extrait :

" et j’vais vous dire une chose, que j’vous d’mande de retenir et de bien comprendre, jamais mes chers compatriotes je n’pourrais vous rendre tout c’que vous m’avez donné, vous m’avez tellement donné "

07/05/2012 16:41 par Abdelkader Dehbi

@ — calame julia :

En politique du moins, la jeunesse - pas plus d’ailleurs que la connerie - çà n’est pas affaire de génération...
Anders Behring Breivik pourrait vous le certifier.

07/05/2012 18:54 par mandrin

Après une carence d’un mois suite a la passation de pouvoir, peut débuter l’épisode judiciaire Sarko...

07/05/2012 21:22 par Spartacus

Face à cet engouement, on ne peut que constater une nouvelle fois la force du système en place.
Ceux de la gauche, qui prônent un meilleur partage des richesses, n’en ont-ils pas assez ? Ne voit-il pas que cela fait des décennies de combats inutiles ? Les acquis sociaux sont tôt ou tard toujours défaits.
Leur lutte ne sert à rien, la gauche se contente de prendre le pouvoir une fois de temps en temps, en alternance avec une droite qui fait les mesures inverses.
C’est en cela que la démocratie actuelle ne peut pas permettre aux gens de sortir de leur précarité existentielle. Elle doit être établie si et seulement si elle est délivrée d’une politique capitaliste.
La pseudo-démocratie actuelle n’est que l’instrument nécessaire aux 1% pour pouvoir réduire en esclavage les 99 autres %. Cela ne devrait d’ailleurs pas s’appeler « démocratie ».
C’est là une belle réussite des 1%, qui, après avoir fait passer leur instrument de torture nécessaire à l’obtention de leur fortune, j’ai nommé le travaille, ils réussissent à faire passer leur dictat nécessaire à la conservation de leur statut par le biais d’un instrument qu’il nomme de façon usurpée « démocratie », et le tour est joué. Ils ne risquent rien. Tout est sous leur absolu contrôle.
Les médias sont plus que jamais asservis à leur cause. Ainsi les idées transmises appelées faussement « informations » ne sont en réalité que le déversement de la propagande établie par les 1% et officialisée par les voies médiatiques et politiciennes. Cette propagande va se loger dans le cerveau de chaque individu, formatant sa pensée, l’obligeant ainsi, à se sentir presque bien et à se contenter de sa petite vie d’esclave. De plus il est rassuré par le fait que 99% des autres sont comme lui donc il ne peut pas voir et avoir d’autres perspectives ou d’autres choix.
Nombre d’intellectuels sont asservis de la même manière, passant leur vie à commenter, émettre des idées et baser leur existence sur les bassesses de fonctionnement de cette dite « démocratie ». Ceux-là perdent du temps. Et le temps c’est notre durée de vie, ce n’est pas de l’argent.
C’est la société tout entière qui s’auto-instrumentalise de cette façon. Chaque individu de sa naissance à sa mort est sous le dictat des 1%. Toutes les voix de son existence sont prétracées. Il existe des voix échappatoires pour les rebelles au système en place, ce sont les prisons.
L’individu sait de moins en moins se construire de par lui-même. On lui a tant fait croire qu’il ne peut se nourrir de par lui-même, et à partir de là , on a attaqué son instinct le plus crucial, celui de la survie. Si l’homme ne sait plus se nourrir lui-même il va se nourrir vers la main tendue même si celle-ci renferme perversité, cupidité et poisons variés. Le retour à l’auto-suffisance alimentaire permet de briser la plus importante chaîne à laquelle l’esclave est comme soudé. Construire son logement sans s’endetter auprès d’une banque qui le frappera d’intérêts donc de vol est une autre étape tout aussi expressive de liberté pour l’individu.
Ce n’est pas l’élection d’un pantin de gauche ou de droite qui libérera les individus. C’est la prise de pouvoir de chacun sur la peur qu’enfante le système actuel qui permettra la réelle prise de liberté auxquelles chaque individu de ce monde a droit.

07/05/2012 21:52 par Yannik

07/05/2012 à 16:34, par latitude zero

La partie la plus savoureuse de son discours à la mutualité a été quand même cet extrait :

" et j’vais vous dire une chose, que j’vous d’mande de retenir et de bien comprendre, jamais mes chers compatriotes je n’pourrais vous rendre tout c’que vous m’avez donné, vous m’avez tellement donné "

Une saveur bien amère alors, car pour une fois il ne mentait pas.

S’il fallait que lui et toute sa bande de mafieux qui ont pillé les Français pendant 5 ans leur rendent ce qu’ils leur ont volé, ils seraient dans le pétrin.

De toute façon ils ne le pourraient pas sur le champ, car tout cet argent dont ils se sont gavés, ils en ont dépencé une bonne part sans compter....

08/05/2012 03:54 par ADSKIPPY

@Spartacus, 7/5/2012

Quoi, on va se coucher, deja ?

Le vieux discours anarchiste ; le moi, je, individualisme, chaque un son "truc". L’individu n’est que le produit d’une organisation sociale, sinon, il n’aurait rien de remarquable. Nous sommes tous d’individus mais nous sommes d’abord et malgres tout, des etres sociaux, et a ce titre, recherchons, a priori, des solutions "sociales" et non individuels. C’est un myth de croire que l’individu se construit par lui-meme. Le "self made man" est une notion que le capitalisme a assez bien exploite.

L’auto suffisance alimentaire ? Voila une idee qui est bonne ! Je vois ca d’ici ; chacun son petit potager. Quelle image de paix et de serenite ? Il nous reste a determiner la taille du potager, en fonction de l’appetit de chacun. Mais voila qu’on oublie que les hommes et la nature ne sonts pas egaux de partout dans le monde.

Evidemment, changer un homme, le President, n’est pas assez, il faut changer la societe.

"L’individualisme ne debouche jamais a des solutions globales de societe, mais un mouvement sociale, peut repondre a des aspirations individuelles".

Le combat ne fait que commencer.

PS. Ne vous attardez pas trop sur les fautes de Francais et le clavier Anglais, mais je fais un effort.(Yannik n’est surement pas tres loin)

08/05/2012 08:55 par David

Bien dit mais le mot "race"me dérange un peu.

08/05/2012 11:09 par Michail

08/05/2012 à 08:55, par David

Bien dit mais le mot "race"me dérange un peu.

Le petit général en chef et sa bande de malfrats et nervis putrides n’auraient pas fourni pendant cinq ans à votre sens assez de preuves de leur gout pour les thèses nauséabondes racistes et xénophobes ?

Vous étiez où pendant ces cinq ans dites donc ?

08/05/2012 11:45 par vagabond

@Spartacus et Adskippy :

S : You are all individuals, You’ve got to think for yourself !
A : I’m not...

Désolée d’utiliser l’anglais mais votre conversation me rappelle les impayables Monty Python !

C’est vrai que la démocratie actuelle n’en est pas une. La population n’est jamais réellement représentée par la poignée d’élus qui parlent en son nom.

Cependant,le départ de Sarkozy est un tel soulagement ! Cet individu est un artéfact dans le système politique français.

08/05/2012 12:59 par Anonyme

Belle démonstration, Latitude Zero !

" et j’vais vous dire une chose, que j’vous d’mande de retenir et de bien comprendre, jamais mes chers compatriotes je n’pourrais vous rendre tout c’que vous m’avez donné, vous m’avez tellement donné "

Notre tout petit transforme, comme on le lui a appris, les bourreaux en victimes ! Le pauvre, c’est vrai, il ne pourra jamais rendre… tout ce qu’il a pris de force, pillé, volé, détruit, empoisonné, etc. !

Comme il ne voudra jamais rendre, lui et ses complices, ce qu’ills ont volé, il risque de n’y avoir qu’une solution : le reprendre. De force si besoin.

08/05/2012 14:10 par Spartacus

à ADSKIPPY

Merci pour ce commentaire cela permet de réfléchir. Je réagis de nouveau pour te montrer autre chose :
"nous sommes tous d’individus mais nous sommes d’abord et malgré tout, des etres sociaux" tu mets les choses à l’envers, nous sommes d’abord des individus puis, par la force des choses des êtres sociaux.
Le problème vient de l’organisation de la société. Si le "self made man" est une notion que le capitalisme a assez exploitée, ta recherche de solutions sociales et non individuelles est en panne. Elle tourne toujours en rond autour de l’exploitation d’individus par d’autres.
"Il nous reste à déterminer la taille du potager, en fonction de l’appétit de chacun. Mais voila qu’on oublie que les hommes et la nature ne sont pas égaux de partout dans le monde." Donc si les hommes ne sont pas égaux, il y en a forcément qui ne peuvent pas être libre. Dans ce cas, ce n’est pas la peine de faire la part belle à l’égalité et à la fraternité. Car pourquoi un exploité serait fraternel quand cela arrange un de la caste d’au-dessus, si le reste du temps, celui d’au-dessus exploite l’autre en se fichant pas mal de la fraternité ?

Ce n’est pas un vieux discours anarchiste le je, le moi. C’est juste la prise de conscience de l’exploitation faite par les 1%. L’auto-suffisance alimentaire, l’indépendance énergétique ne sont pas obligatoirement exclusivement individuelles, elles permettent de contrecarrer les déviances actuelles du système en place. C’est une arme qui permet de se débarrasser des côtés pervers et destructeurs du système. Car les armes de la politique et du vote sont toujours corrompues par l’argent et restent donc inefficaces.
Priver au maximum les maîtres du système actuel de leurs ressources, c’est le but. C’est une lutte bien plus efficace que voter pour un pantin ou un autre. C’est plus social que tout, car c’est montrer un exemple de lutte immédiate et réellement efficace. Parce que jusqu’à preuve du contraire, le vote n’a jamais rien apporté en changement réel. Juste des broutilles. Le capitalisme est toujours en place et lamine toujours autant de vies. Alors si tu es pour continuer à lutter en donnant des coups d’épée dans l’eau, continues. Continues à mettre ton espoir entre les mains des politiques. ils savent tels des prédateurs, se maintenir en place quitte à berner le maximum d’ahuris. Ils sont les Grands voyous du système. Tels les kapos des camps de concentration, ils sont les gardiens acharnés du système au service des financiers. Ils doivent bien rire tous ensemble en nous regardant suivre leurs lois eux qui ne respectent que celle de la cupidité !

Ne restes pas convaincu que tu aies une chance de changer les choses en élisant tes pantins au lieu de lutter. C’est justement ce qu’ils veulent.
Mais il est plus facile pour les gens de rester atone ou intellectuellement un peu actif, car sinon, cela les obligerait à provoquer un changement radical dans leur vie. Donc s’ils n’en ont que le fantasme et pas le courage de la mise en application, c’est que le système en place apporte à chacun un lot suffisant de confort qui est accepté puisqu’il évite aux concernés de se sentir en insécurité vitale.
Seulement je ne peux me résigner à une société profondément exploitée, aveugle et injuste. Je ne peux me résigner de voir que beaucoup pense combattre alors que leur combat est déjà bouclé dans l’arêne construite à cet effet et qui n’apporte qu’une compensation émotionnelle.

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