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D’Oslo-Utoya à Toulouse-Montauban : l’horreur de la guerre gagne l’Europe

En moins d’un an, la guerre mondiale contre le terrorisme (islamiste) a brusquement frappé jusque dans nos foyers. Elle se passe si loin de chez nous que nous n’en réalisions plus l’existence. Elle dure depuis si longtemps qu’on ne peut plus imaginer comment vivre sans. Mais, d’abord au Nord de l’Europe en juillet 2011, puis au Sud en mars 2012, elle a atteint le territoire européen.

Anders B. Breivik (32 ans) et Mohamed Merah (23 ans) sont l’expression des deux camps en lutte. Ils ne se sont pas contentés de placer une bombe anonyme quelque part. Tous deux ont reçu un entrainement militaire. Ils ont abattu et achevé leurs cibles, personnellement, systématiquement et froidement, comme de vrais professionnels militaires. Oui, on l’avait oublié, les petites nouvelles dans la presse sur 10, 100, 1000 morts en Irak, en Afghanistan ou à Gaza, femmes et enfants inclus, n’ont plus aucune signification ni aucun effet, mais elle est comme ça, la guerre : horrible, cruelle, méthodique, d’une souffrance inouïe pour les victimes et leurs familles. Après, il y a eu l’efficacité de nos services de police pour nous assurer que tout était sous contrôle et que tout allait reprendre son semblant de normalité. Breivik a été arrêté le jour même. Merah a été abattu le jour suivant, après trente-deux heures de siège de sa maison, au son des rafales des mitraillettes. A suivre en direct à la télévision, comme une vraie scène de guerre.

Les Templiers.

Le procès de Breivik, le tueur d’Oslo-Utoya qui a abattu 77 personnes, commencera le 16 avril prochain. Le 7 mars dernier, Breivik a été formellement inculpé pour «  acte de terrorisme » et «  homicides volontaires » par le Parquet norvégien.

Breivik se déclare «  commandant militaire du mouvement de résistance norvégien et des Templiers de Norvège  ». Il veut épurer l’Europe de la gauche multiculturaliste et de l’islam (1). Il considère Israël comme la ligne de front de «  la civilisation occidentale contre la barbarie musulmane  », et comme le pays qui a «  reconquis » un territoire sur l’islam. Breivik est l’expression de l’alliance guerrière entre l’extrême droite européenne, Israël et les Etats-Unis. Tout indique qu’au nom de sa « schizophrénie paranoïde », tout ce qui a inspiré, nourri et créé Breivik restera un livre fermé et ne sera pas mis en cause. Il échappera à un procès - et à la prison - au profit de soins psychiatriques.

Depuis l’affaire Breivik, l’actualité prouve pourtant que Breivik n’est plus un «  fait isolé » sur le sol européen, comme on a voulu le présenter. D’abord parce que nous vivons bel et bien dans un climat politique et social, raciste et islamophobe, sur un fond de crise économique et de guerre antiterroriste, dans lequel de tels actes de barbarie deviennent un phénomène social. Puis, de l’arrestation en Norvège de deux extrémistes nazis armés et en possession d’explosifs en septembre 2011, à la découverte en Allemagne des assassins néonazis d’immigrants turcs à la mi-novembre 2011, au meurtre de deux vendeurs ambulants sénégalais par un militant d’extrême droite en Italie en décembre 2011, la question du terrorisme d’extrême droite, niée par les autorités et glissant parmi les mailles du filet sécuritaire pendant toute une décennie, se pose dans tout son ampleur.

En mars 2012, à Toulouse-Montauban, des tueries racistes ont fait sept morts, en 14 jours de temps. L’auteur, qu’on surnommait d’ores et déjà le Breivik français, s’est avéré par la suite comme étant Mohamed Merah, un jeune homme de 23 ans, condamné quinze fois pour des délits pendant sa jeunesse, converti en prison et qui se revendique de la marque Al Qaida. Il semble avoir dit qu’il a agi pour venger les enfants de la Palestine, l’intervention française en Afghanistan et contre l’interdiction du port du voile intégral en France. Sur ses motivations, Mohamed Merah n’aura pas la possibilité de nous en dire plus.

Maladie mentale ?

Pendant toutes les heures où j’ai suivi le long siège de sa maison, je n’ai pas entendu dans la bouche des commentateurs le diagnostic d’une éventuelle «  schizophrénie paranoïde » » de Mohamed Merah. Bien sûr, on dira que c’est parce qu’on ne lui avait pas encore parlé (ce qui n’arrivera en tout cas plus).

Quand il s’agissait de Breivik, on a ressenti un sentiment de reniement, d’écartement, de mal à l’aise. L’horreur de Breivik, homme blanc d’extrême droite, qui avait agi en notre nom et au nom d’une vision politique de plus en plus commune en Europe, ne pouvait pas être la nôtre. Il devait nécessairement être fou. L’acte de Merah par contre nous semble correspondre à quelque chose de bien plus réel et reconnaissable. Merah est la confirmation de nos peurs. Pour nous, les actes de Merah sont présents, potentiellement ou en germes, dans les communautés musulmanes. Ils correspondent mieux à notre imaginaire sur le terrorisme. Pour lui, on ne se pose pas la question de la maladie mentale. Pour lui, on pose celle de l’endoctrinement, de la radicalisation, de l’évolution «  d’un délinquant de cité devenu djihadiste meurtrier  ».

Comme Breivik a été écarté en tant que fou isolé, personne n’a dû se justifier après son massacre, dix fois plus meurtrier que celui de Merah. Personne n’a été inquiété, personne n’a dû se justifier ou n’a dû jurer en public qu’il n’avait rien à voir avec l’idéologie du jihadiste blanc. Les responsables religieux catholiques ou protestants n’ont pas été invité au Palais, ils n’ont pas été sommés de déclarer qu’il ne faut pas faire d’amalgame «  entre le christianisme et les actes odieux de Breivik. » Rien de moins vrai pour le jihadiste musulman. On sent déjà que les armes se préparent pour encore frapper plus fort contre les communautés d’origine immigrée, musulmanes ou pro-palestiniennes. Et que la discrimination et la persécution s’annoncent de manière durcie. Toute personne consultant un site jihadiste, toute personne s’entraînant militairement sera poursuivie pénalement, déclare Sarkozy immédiatement après la liquidation de Merah. Il annonce aussi qu’au sein des prisons la lutte contre le prosélytisme sera intensifiée. Rien de tout cela n’a été entendu après les tueries d’Oslo.

Le reflet réel de la guerre en cours

Ce qui saute aux yeux, c’est que les tueries aussi froidement exécutées de 77 personnes à Oslo ou de 7 personnes à Toulouse, s’inscrivent dans un cadre on ne peut plus politique et que ses auteurs se revendiquent des deux côtés de la ligne de front de la guerre contre le terrorisme (islamiste). Dans leur cruauté, les meurtres d’Oslo ou de Toulouse sont à la hauteur de cette guerre qu’on mène : elles en sont le reflet simple et parfait. Elles sont l’illustration de l’enchaînement de vengeance et de barbarie meurtrière, aboutissement de dix ans de guerre mondiale sans fin contre le terrorisme.

C’est ce que les belles paroles sur «  l’unité des communautés, de la nation, sur les amalgames, contre la vengeance, la stigmatisation  » doivent nous faire oublier. Face à ces dix ans de guerre, c’est la négation systématique par les hommes et femmes politiques. Pour eux, pas de lien entre la flambée de racisme ou la montée de la violence sur le continent européen et notre implication dans la guerre mondiale contre le terrorisme. Parlant devant un groupe de jeunes réfugiés palestiniens, Madame Ashton, chargée des Affaires étrangères européennes, a eu le malheur de sortir la phrase suivante : "Nous nous souvenons des jeunes qui ont été tués dans toutes sortes de circonstances terribles - les enfants belges ayant perdu la vie dans une tragédie terrible. Nous pensons à ce qui s’est passé à Toulouse, aujourd’hui. Nous nous rappelons de ce qui s’est passé en Norvège il y a un an. Nous nous rappelons ce qui se passe en Syrie. Nous voyons ce qui se passe à Gaza et dans différentes parties du monde - nous nous souvenons de ces jeunes et de ces enfants qui perdent leur vie." Notre allié préféré, Israël, a explosé de colère pour la phrase sur Gaza. Le ministre israélien de l’Intérieur a tout simplement demandé la démission d’Ashton parce qu’elle a mentionné Gaza. Mais s’il y a bien un débat qu’il faudra ouvrir, c’est bien celui-là , le débat sur la guerre et sur l’oppression dans ce monde.

L’entraînement militaire des djihadistes et des autres.

Les commentateurs me font un peu rire quand ils insistent à longueur de journée sur l’entraînement de Mohamed Merah (et, figurez-vous, de dizaines d’autres !) dans des camps en Afghanistan ou au Pakistan. Ces commentaires s’accompagnent d’images vidéo d’hommes masqués, mudjahedines jihadistes avec un look extrêmement effrayant. Et Sarkozy de déclarer qu’il poursuivra pénalement chacun qui va s’entraîner en Afghanistan. Mais à quand la poursuite pénale contre ceux qui ont déclenché les guerres illégitimes contre l’Afghanistan et l’Irak ? Et en ce qui concerne l’entraînement, ne réalise-t-on pas que, pendant cette dernière décennie, on a entraîné des milliers de tueurs potentiels au sein de notre propre camp ?

Dans l’essai sur Breivik, j’écrivais : «  Dix ans de thérapie de choc contre le terrorisme islamiste ont amené plus d’adeptes à Oussama Ben Laden et au mouvement d’Al Qaida que ceux-ci n’avaient jamais pu espérer. Cela vaut également pour les recrues de Bush, de Blair et autres criminels de guerre occidentaux. En Occident, des dizaines de milliers de volontaires se sont présentés pour s’embaucher comme «  private contractor » dans les milices privées dans les pays occupés » (2). A ajouter, tous les volontaires d’extrême droite qui se sont fait enrôler dans l’armée américaine pour recevoir un entrainement militaire, qu’ils pourront utiliser … à la maison. Je vous laisse imaginer ce que cela donnera dans le monde occidental, quand toute cette belle génération de militaires, de membres des milices privées et de bandes d’extrême droite retourneront à la maison.

Les enfants ne se valent-ils pas ?

Je veux conclure par un plaidoyer pour nos enfants, pour les enfants, pour tous les enfants.

Breivik a tué deux jeunes norvégiens de quatorze ans, sept de quinze ans, sept de seize ans, dix-sept de dix-sept ans, dix-sept de dix-huit ans et ainsi de suite. Merah a abattu trois enfants juifs, Gabriel, 4 ans, Arieh, 5 ans, et Myriam, 7 ans. Mehra ne pouvait pas rendre un plus mauvais service à la cause palestinienne. Ce sont les attaques contre les enfants, contre ce qui nous est le plus cher, ce qui est le plus vulnérable et le plus innocent, qui nous ont touchés le plus. Quand je donnais cours en prison, là aussi, les enfants étaient quelque chose de sacré, auquel on ne touche pas, et ceux qui l’avaient fait étaient mis au ban. Dans les cas de Breivik ou de Merah, on est donc très loin d’un sentiment porté par l’humanité dans son ensemble. Il n’existe pas de remèdes magiques pour redresser cette situation. Mais nous pourrions commencer par nous-mêmes. Nous pourrions cesser notre compassion sélective, qui fait qu’un enfant dans ce monde n’en vaut pas un autre. Nous pourrions commencer par protester contre l’inhumanité à laquelle on assiste et qui est commise en notre nom. C’est cette sélectivité qui crée la rage et la haine. Quand on permet de tuer des enfants, année après année, au nom de notre politique occidentale, sans bouger ou se révolter, les conditions sont créées pour de nouvelles horreurs.

Au moment même où Merah abatait trois enfants juifs, le 14 mars 2012, le petit Baraka Al Mughrabi, un enfant palestinien de 7 ans était tué, lors d’une énième agression israélienne contre Gaza. Ce jour-là , on a compté 26 morts à Gaza.
Au moment même où Merah abattait les trois enfants, le 11 mars 2012, Robert Bales, sergent américain, 38 ans, abattait deux familles afghanes, seize personnes en tout, dans les villages Balandi et Alkozai, au sud de l’Afghanistan. Il a ensuite mis le feu à leurs corps. Sumad Khan, un paysan afghan, a perdu onze membres de sa famille dans ce massacre : sa femme, quatre filles entre deux et six ans, quatre fils entre huit et douze ans, et deux autres proches.

Je ne connais pas les noms de tous ces enfants. Nous ne les connaîtrons probablement jamais.

Luk Vervaet

COMMENTAIRES  

28/03/2012 04:30 par moi

la montée de la violence sur le continent européen et notre implication dans la guerre mondiale contre le terrorisme

Guerre mondiale contre le terrorisme ou guerre mondiale pour l’appropriation par quelques oligarchies des ressources de la planète, utilisant la folie meurtrière et haineuse des partis fascisant et infiltrant, soudoyant, détournant, falsifiant, les tentatives de résistance, rebaptisées terrorisme, comme autant d’armes à son service ?

28/03/2012 04:30 par babelouest

Ajoutons : seule la parole de Claude Guéant affirme que c’est Mohamed Merah qui est l’auteur des meurtres, alors que l’on apprend que des témoins ont vu l’auteur des premiers crimes : cela ne pouvait pas être lui. Violences il y a eu, mais ne s’agissait-il pas de provocations politiques ? On ne le saura sans doute jamais. Cela a pourtant beaucoup d’importance. Paris a autant de cynisme que Washington, faisons-leur "confiance" là -dessus. Quand on a fait l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, tout acte monstrueux devient anodin.

28/03/2012 09:12 par pilhaouer

L’auteur, qu’on surnommait d’ores et déjà le Breivik français, s’est avéré par la suite comme étant Mohamed Merah, un jeune homme de 23 ans, condamné quinze fois pour des délits pendant sa jeunesse, converti en prison et qui se revendique de la marque Al Qaida. Il semble avoir dit qu’il a agi pour venger les enfants de la Palestine, l’intervention française en Afghanistan et contre l’interdiction du port du voile intégral en France. Sur ses motivations, Mohamed Merah n’aura pas la possibilité de nous en dire plus.

Encore un texte dont le point de départ est la certitude que la parole de Guéant est parole d’évangile !

Mais comment peut-on prétendre décrypter les faits sur cette base ?

Quelle preuve a-t-on que le tueur de Toulouse et Mohamed Merah sont une seule et même personne. C’est si évident ? La seule chose sure, c’est qu’il ne peut plus dire le contraire !

Qui a vu les vidéos de télésurveillance ? Qui a vu l’attaque du raid ? Qui a entendu parler Mohamed Merah ?
Qui a vérifié les témoignages sur le tueur ? Les médias aux ordres ?

Ah ! Il faut faire confiance aux autorités et aux journaux télévisés ?
Bien sur !
Pour la guerre de Libye avec ses milliers de morts, il fallait aussi faire confiance au pouvoir ?
Quel était le but de cette guerre, à part susciter une sorte de consensus pour oublier les sujets intérieurs et redresser une cote de popularité en baisse ?
Eh bien non, ça n’a pas suffi pour ouvrir les yeux de certains, on n’en parle plus, c’est oublié.
Mais veut-on m’expliquer pourquoi ceux qui n’ont pas hésité à déclencher une guerre pour leurs sordides intérêts, accompagnés par les bêlements approbateurs de la goooche ne pourraient être suspectés de manipulations infâmes et criminelles ?

28/03/2012 10:34 par polo33

l’oligarchie et le sionisme sont les ennemis de l’humanité dont fait partie
le Qatar et l’Arabie Saoudite avec son argent pourris deversé dans les banlieues pour alimenter certaines radicalisations
et déstabiliser les musulmans pour retourner l’opinion publique de façon hostile à leur égard, s’ajoute
les services secrets qui manipulent à tout va
,dénoncer ses nuisances seraient que salutaire aux musulmans
,Al Jazeera la chaine de propagande de l’empire ,ils ont leur porte ouverte en France ,
ils montrent une belle face avec cette orgie de cretin du Psg devenu le Paris salafiste germain ,qui ont vendu leurs âmes pour un plat de haricots
la déstabilisation du Maghreb devrait éveiller les consciences ,au lieu de ça tout le monde se laisser bercer par l’argent de ces racistes qui ont vidé la Libye de ses Libyen noirs ,qui paient des terroristes pour renverser la Syrie avec leurs amis sionistes Sarkozy et,Cameron ,qui ne tolèrent aucune religion chez eux ,
l’islam français dot s’affranchir de ces tutelles contre nature ,et en finir avec le paternalisme étranger
les sionistes ne font qu’exploiter les failles ,le cfcm ,l’uoif sont des
pions du système ,comme Tariq Ramadan qui n’a ni encrage ni patrie ce n’est qu’un mondialiste bourgeois mais qui se permet de la ramener et de s’arroger le droit de représenter l’islam ,

28/03/2012 11:19 par chb

On a beaucoup "regretté" que la fin tragique du tueur empêche de mener l’enquête... sauf qu’une video d’alwatanvoice montre qu’il a probablement été liquidé :
http://www.alwatanvoice.com/arabic/news/2012/03/24/262682.html (milieu de page).
Résumons d’abord la version officielle : un commando de plusieurs dizaines de policiers d’élite surentraînés, et commandés par un hurluberlu "Vieille France", est chargé d’arrêter un jeune homme dans un petit deux-pièces assiégé depuis 32 heures.
Et ce que nous voyons : un jeune homme, sans arme aucune, bondissant de son balcon, saisi en plein vol par un tir mortel, comme un moineau qu’un chasseur "cueillerait" au sortir de son nid.
Coupable ou pas, indic manipulé ou pas, l’icône Merah sert la campagne électorale sécuritaire, et il a été assassiné plutôt que jugé. Ce n’est pas conforme à ma république.

28/03/2012 12:02 par Michail

On fait bouillir le chaudron de la démagogie de la haine, du racisme et de la xénophobie, qu’il en ressorte un fou furieux apôtre autodidacte et autoproclamé de la croisade des Templiers ou du Jihad, quelle différence ? Un meurtrier dans les deux cas, excité par les mêmes stimuli irresponsables et pervers, mu par la même haine d’un bouc-émissaire.

Les Norvégiens ont réagi sainement, il ont mis une raclée à l’échéance électorale suivante aux adeptes de Machiavel de tout poil, Dieu fasse que les Français agissent de même !

28/03/2012 17:55 par Safiya

@Polo33

Faut pas oublier que beaucoup parmi ces banlieusards, ont du fait de l’origine algérienne de leurs parents, leur nationalité. Tout(e) immigré(e) est inscrit au consulat algérien dont dépend sa ville, il y déclare donc la naissance de ses enfants, voilà pourquoi la double nationalité.

L’intérêt qatari pour nos banlieues et spécifiquement pour nos enfants me paraît plus que suspect. Je ne suis pas loin de penser qu’embrigader des jeunes, ceux du bas, plus que bas, de l’échelle, les laissés-pour-compte en manque de repères et bien d’autres ; les transformer en bons salafistes malléables à merci et faire naître en eux l’envie de "sauver l’Algérie des kouffars (impies) qui la gouvernent et par là -même y instaurer "la démocratie" est un scénario qui peut très bien advenir.

Alors entre ceux d’ici et ceux de là -bas, l’Algérie sera dans un bien mauvais pétrin... A côté, la décennie noire de sinistre mémoire, en paraitrait "rose" .

Aucune odeur de "sainteté" dans cet intérêt qatari.

Cordialement !

28/03/2012 20:16 par chb

Mon commentaire de tout à l’heure comporte un lien vers un hoax : tout à ma joie d’illustrer la liquidation étrange, par les forces de sécurité, du terro désigné,
j’ai pris la vidéo d’un incident au Canada pour des images de Merah.
Ne regardez pas alwatan sur ce coup-là .
Désolé.

28/03/2012 21:03 par Alain

A mon humble avis, pour stopper le terrorisme il faut d’abord faire la guerre à la guerre contre le terrorisme. Cette dernière alimente les politiques bellicistes, impérialistes, les menées paranoïaques des dirigeants de la planète, et plus généralement le refus de s’attaquer aux vrais racines des haines et des attentats : la pauvreté et la manipulation.

29/03/2012 10:09 par Anymous

Juger Mohamed Merah aurait impliqué un débat sur les causes de ’la haine de l’occident’ (cf. Jean Ziegler).

Ce qu’a fait Mohamed Merah (si c’est lui qui l’a fait) c’est ce que fait quotidiennement et à grande échelle le "Grand Satan" à la tête de "l’Empire des Ténèbres".
Sans être intégristes, salafistes ou terroristes, de nombreux arabes et bien d’autres dans le monde, n’en pensent pas moins.
Il n’y aura pas de débat, et pour cela Mohamed Merah devait mourir, mais sa tombe sera sûrement fleuri pendant longtemps.

29/03/2012 17:29 par Fernand Cloutier

28/03/2012 à 04:30, par babelouest

Vous avez parfaitement raison.

Les guerres de l’Iraq et d’Afghanistan = motifs inventés par la CIA et le Mossad.
Tous les troubles = Libye, Syrie, Liban, Parkistan, etc = CIA et MOSSAD.

Sarkozi = ancien de la CIA.................

29/03/2012 19:18 par legrandsoir

Les guerres de l’Iraq et d’Afghanistan = motifs inventés par la CIA et le Mossad.

Ca c’est à peu près certain, sauf si on trouve les armes de destruction massive à Bagdad et Ben Laden à Kaboul...

Tous les troubles = Libye, Syrie, Liban, Parkistan, etc = CIA et MOSSAD.

Hum... intéressante théorie. Vous avez des éléments plus concrets ?

Sarkozi = ancien de la CIA.................

Pourquoi "ancien" ? Il a démissionné ? Remarquez que l’on n’a pas forcément besoin d’appartenir à un club pour imiter ses moeurs.

29/03/2012 21:49 par bluerider

tant que vous n’approfondirez pas ces faits basiques, vos raisonnements reposeront sur du vent :

1/ le terrorisme tue très peu de monde, moins que les accidents de la route, l’alcool ou les morsures de serpent... c’est un FAIT BASIQUE. Donc sa place dans les médias doit être mesurée à l’aune de son poids mortifère réel.

2/ le terrorisme dit "islamique" est SOUS CONTROLE des gouvernements qui l’ont fait naitre, c’est à dire l’axe atlantiste depuis les années 70 en Afghanistan, où furent importés par les US les premiers mercenaires saoudiens et soudanais et pakistanais pour déstabiliser ce pays sous influence communiste. (même chose aujourd’hui en Syrie....)

3/ dans le cas particulier de Mohamed Mehra, les descriptions de témoins et de journalistes : homme trapu, déterminé, froid et précis, vu avec les yeux bleus et une cicatrice ou une marque au visage, ne correspondent pas avec les photos et films de MM. Il y a donc matière à contre-enquête, d’autant que selon des journaux étrangers (UK et I) ce MM était sous couverture de la DCRI et de la DGSE comme agent de renseignement.

En quoi consiste le terrorisme islamique ? C’est une couverture pour faire passer d’autres messages. Ici par exemple : polariser les indécis vers le FN afin de mettre cet électorat instable en réserve du second tour pour le candidat sortant....

il y a des précédents : l’armée US s’est retirée d’Europe en 1945 en laissant des agents dormants, qui ont été capables SUR ORDRE de former et fournir des armes à l’extrème gauche allemande et italienne dans les années 70 et 80 pour commettre d’horribles attentats (Berlin , Franckfort, Bologne...), tout cela pour ERADIQUER le communisme d’Europe. ces faits sont désormais établis et documentés, même par ARTE, c’est dire !

Aujourd’hui vous avez exactement la même chose devant les yeux, et PERSONNE ne veut y voir l’innommable : la main de barbouzes qui activent le moment venu des cellules d’extrémistes-pigeons qui ne comprennent même pas que leur cause (épouvantable, je ne dis pas le contraire, ne me faite pas défendre ces fous de dieu ou de quoi que ce soit d’autre...) est manipulée pour servir des causes bien plus importantes, car impliquant des sommes d’argent colossales, des intérêts financiers, industriels et coloniaux monstrueux...

ALLAH a bon dos, ceux qui nous dirigent s’en fichent comme de l’an 40. Seuls comptent le pouvoir (les voix) et l’argent (les financements) . Prier ne rapporte RIEN.

Au lycée, j’ai été obligé de lire Machiavel.... alors pourquoi doit-on lire ce bouquin BASIQUE , pour ensuite être incapable d’en appliquer la grille de lecture à notre monde. A quoi cela sert l’école ????

Devra-t-on, là aussi attendre 75 ans (et encore, avec nos nouvelles lois françaises d’accès aux archives, la nouvelle catégorie imprescriptble pourrait bien réduire les archives Merha au silence éternel lui aussi !) , avant de creuser à nouveau ce sujet dans les universités ou les rédactions un peu plus curieuses qu’à cette heure ? Pour un Daniele Gänser ("les armées secrêtes de l"OTAN" publié chez demilune), combien de glose universitaire onaniste ?

bien à tous,

29/03/2012 22:11 par bluerider

en résumé : je relis votre article, et il n’est appuyé sur RIEN. il est bienveillant et bien pensant pour les victimes, certes, il est humaniste c’est certain, il dénonce un vague climat dont notre civilisation judéomachin chose serait vaguement responsable, c’est vrai aussi.... mais il est terriblement superficiel. Il ne décrit que des dérives prévisibles, des avatars frustres, du mal initial et initié par d’autres. Il ne décrit pas la nature même du mal qui habite ces actes : ceux d’un terrorisme fabriqué, d’un mythe fait actes par la grâce d’officines qui relèvent de ce que Peter Dale scott appelle "l’Etat profond", où les intérêts stratégiques, les alliances supra-nationales, les enjeux géopolitiques, pétroliers, minéraliers, financiers, sont la seule source d’une guerre sans merci entre ou au delà des nations.

"Ils" s’en foutent de la religion, sauf si c’est unn moyen de gagner (pouvoir, argent, moyens, hégémonie etc) ! Est-ce si difficile à comprendre ?

Revenez ici dans 10 ans, et on en recause, de ce terrorisme d’Etat sous fausse bannière. Alors oui je sais, chez les altermondialistes "chercheurs de vérité", ce type de terrorisme est à la mode, et envahi tout le discours....

il n’empêche... trop de détails ici encore, ne collent pas à la version officielle... et aucun journaliste français ne va approfondir les vagues reprises d’articles italiens et anglais dans LeMonde... trop "touchy", trop "sensitive".

et le citoyen lambda, il fait quoi, lui... il lit votre article et va se coucher en pensant qu’il a fait sa BA non alignée sur la pensée unique ? Moi je vous le dis : A vous lire, je n’y comprend rien, à l’affaire Merha !

et pour Breivik, faute de pouvoir lire l’article sur les mentors du tueur publié sur reopen911, mais interdit de publication par drzz.info qui les a menacé, eh bien lisez Jean Claude Paye, cet excellent sociologue de Liège.

paix aux enfants morts, c’est tout ce que, comme vous et comme papa, je peux en dire.

Pour Mehra (je n’ai pas de position sur Anders B, qui semble lui être VRAIMENT un justicier solitaire et autonome...) les vrais coupables courent toujours.

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